Tag: états-unis

  • Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Wall Street a chuté vendredi, et le pétrole WTI dépassé 100 dollars
    La Bourse de New York a chuté vendredi, inquiète du prolongement de la guerre au Moyen-Orient et de ses effets sur l’inflation et la croissance économique, l’indice Dow Jones perdant 1,73% et l’indice élargi S&P 500 1,67%, tandis que le Nasdaq, à forte composition technologique, a cédé 2,15%. Les Bourses européennes ont fini la semaine dans le rouge.

    Le baril de pétrole Brent pour livraison en mai a pris 4,22%, à 112,57 dollars, dépassant 110 dollars pour la première fois depuis le décrochage de lundi, et le WTI américain 5,46%, à 99,64 dollars. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), il a dépassé le seuil symbolique de 100 dollars.

    Le rendement des emprunts d’État américain à 10 ans s’est encore tendu, jusqu’à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture, les investisseurs se méfiant du risque d’inflation et demandant des taux d’intérêt plus élevés pour prêter.

    Flambée de l’énergie: réunion des ministres européens mardi
    Les ministres de l’Énergie des pays de l’Union européenne se retrouveront mardi en visioconférence pour échanger sur « la sécurité de l’approvisionnement énergétique », a annoncé Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’UE.

    La France annonce des aides carburants
    Le gouvernement français annonce des « aides ciblées » en avril pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants. Les petites entreprises du transport routier en difficulté et les pêcheurs pourront recevoir une aide de 20 centimes d’euros par litre de carburant, tandis que le gazole agricole sera exonéré de taxe sur la période. « On nous donne une petite bouffée d’air. Mais il ne faut pas se leurrer et croire que ce sera suffisant pour sortir la filière de l’enchaînement de crises qui la frappe », réagit auprès de l’AFP José Jouneau, président du comité ligérien des pêches.

    Retour au charbon
    La crise énergétique pourrait forcer l’Allemagne à garder des centrales à charbon actives plus longtemps si la guerre se prolonge et provoque des pénuries, selon le chancelier allemand Friedrich Merz. « Nous devons alimenter ce pays en électricité. Je ne suis pas prêt à mettre en péril le cœur de notre industrie simplement parce que nous avons opté pour des plans de sortie qui sont devenus irréalistes », déclare le chef de l’exécutif.

    Demi-tour dans le détroit d’Ormuz
    Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir forcé trois porte-conteneurs à faire demi-tour dans le détroit d’Ormuz. Ils affirment que cette route stratégique est fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à « l’ennemi ». L’industrie de l’énergie « sous-estime les bouleversements et les risques géopolitiques qui nous attendent », dit à l’AFP Mark Brownstein, vice-président d’une association environnementale, depuis le forum CERAWeek au Texas.

    Trafic aérien : moins d’annulations, mais des programmes allégés
    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a lui aussi baissé en parallèle, selon une société spécialisée.

    Des milliers de tonnes de thé bloquées au Kenya
    Entre 6.000 et 8.000 tonnes de thé, d’une valeur d’environ 24 millions de dollars (21 millions d’euros), sont bloquées au port kényan de Mombasa par la guerre au Moyen-Orient, rapporte l’association est-africaine du commerce du thé (EATTA). La viande et l’horticulture kényanes subissent également l’impact du conflit, enregistrant des millions de dollars de pertes.

    La production d’une grande aciérie iranienne interrompue
    La production d’une grande aciérie en Iran a été interrompue à la suite des frappes américano-israéliennes, ont rapporté samedi des médias iraniens. Selon un communiqué de Khuzestan Steel Company, une société basée dans le sud-ouest de l’Iran, cité par le quotidien iranien Shargh, les « chaînes de production de l’usine ont été arrêtées » après que plusieurs unités et installations sidérurgiques ont été touchées vendredi lors de frappes.

    La Thaïlande dit avoir conclu un accord avec l’Iran pour le détroit d’Ormuz
    La Thaïlande a affirmé samedi avoir conclu un accord avec l’Iran pour permettre le passage de ses pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Un accord a été conclu afin de permettre aux navires pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d’Ormuz, contribuant ainsi à apaiser les inquiétudes concernant l’acheminement de carburant vers la Thaïlande », a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul lors d’une conférence de presse.

    Source link

  • Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice.

    C’est officiel. La signature de Donald Trump figurera sur les futurs billets de banque américains, comme l’a annoncé le Trésor ce jeudi. Une première : jamais, depuis la création du billet vert en 1861, un président des États-Unis en exercice n’avait apposé son nom sur la monnaie du pays. L’annonce intervient une semaine après l’approbation d’une pièce commémorative en or à l’effigie du 47e président.

    Les premiers billets de 100 dollars arborant cette signature sortiront des presses en juin. La mesure sera ensuite étendue à toutes les coupures, précise le communiqué gouvernemental. Jusqu’ici, seuls le secrétaire au Trésor et le trésorier des États-Unis signaient les billets. L’ajout de la signature présidentielle est donc un précédent.


    Passer la publicité

    Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a justifié cette décision. «La place qu’occupe le président dans l’histoire en tant qu’architecte de la renaissance économique de l’âge d’or américain est indéniable», a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent dans un communiqué. «Apposer sa signature sur la monnaie américaine est non seulement tout à fait approprié, mais aussi amplement mérité.»

    Un projet loin de faire l’unanimité

    Seulement, cela ne s’arrête pas là. La semaine dernière, la commission fédérale des beaux-arts (Commission of Fine Arts), dont tous les membres ont été nommés par Donald Trump, a donné son feu vert à la frappe d’une pièce commémorative en or. L’occasion officielle ? Le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, le 4 juillet prochain. Et le motif retenu promet d’être martial. Côté face : le président debout, les poings fermés sur un bureau, le visage déterminé. Côté pile : un aigle, symbole national. Si le prix de vente reste inconnu, des pièces de collection équivalentes dépassent les 1000 dollars à l’US Mint, l’institution gouvernementale en charge de la monnaie américaine. Deux autres pièces sont à l’étude, dont une d’un dollar et une d’une once d’or (environ 31 grammes).

    Le sujet divise jusque dans les instances du Trésor. Fin février, le CCAC (Citizens Coinage Advisory Committee), comité consultatif sur les nouvelles pièces, avait refusé d’examiner le projet. L’un de ses membres, Donald Scarinci, avait alors tiré la sonnette d’alarme. Depuis 1776, selon lui, les États-Unis n’ont pas fait frapper de pièces à l’image d’un dirigeant élu durant son mandat. «Seuls les nations régies par des rois ou des dictateurs apposent l’image de leur dirigeant sur leurs pièces», avait-il alors souligné.

    Dès l’automne 2025, un premier dessin avait été dévoilé. L’ébauche de la pièce d’un dollar montrait Trump sur les deux faces, une rareté pour de la monnaie officielle. Au revers, le président apparaissait le poing levé, entouré des mots «FIGHT FIGHT FIGHT». Une référence directe à sa réaction après la tentative d’assassinat de juillet 2024.

    La Maison-Blanche à l’ère Trump

    Toujours est-il que ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les gestes pour inscrire son nom dans le paysage américain. Et le chantier le plus spectaculaire se déroule au cœur même du pouvoir : la Maison-Blanche. En octobre, le président a fait raser l’aile est de la résidence présidentielle, celle qui abritait traditionnellement les bureaux de la «First Lady». À la place : une salle de bal dorée de plus de 8000 mètres carrés, dont 2000 dédiés à une gigantesque salle de réception. Le chantier a été lancé sans attendre le feu vert des autorités compétentes, ni même la présentation de plans définitifs. Le coût, d’abord estimé à 250 millions de dollars, a depuis explosé pour atteindre 400 millions. Mais la Maison-Blanche se veut rassurante et affirme que l’opération sera financée par des donateurs privés.


    Passer la publicité

    Il n’empêche, le projet suscite une levée de boucliers. Les associations de défense du patrimoine dénoncent les dimensions de la nouvelle aile, dont la surface dépassera à elle seule celles de la résidence historique et de l’aile ouest, où se situe le bureau ovale. Conséquence directe : le jardin sera largement bétonné et la sente ovale qui le traverse devra contourner le nouvel immeuble. Qui plus est, l’insertion de l’immeuble dans le paysage de la ville fait encore débat. Les opposants soulignent que le nouvel édifice dénaturera les perspectives historiques de la capitale, celle de la Pennsylvania Avenue, qui relie la Maison-Blanche au Congrès, comme celle que l’on contemple depuis le Mall, l’une des vues les plus célèbres de Washington DC.

    Les critiques viennent ici principalement de la National Trust for Historic Preservation, qui a intenté une action en justice contre le gouvernement américain au début de l’année. L’organisation arguait que l’administration Trump n’avait ni respecté les exigences légales en matière d’évaluation, ni obtenu l’autorisation du Congrès pour de tels travaux. Ces poursuites ont échoué et le président américain a jugé qu’il était de toute façon «trop tard» pour arrêter le chantier.

    Culte de la personnalité

    Ailleurs, la même logique est à l’œuvre. Le Kennedy Center, institution culturelle emblématique de Washington, a été rebaptisé au nom du républicain. En Floride, l’aéroport international de Palm Beach doit aussi changer de dénomination, en vertu d’une loi votée par les parlementaires de cet État, où se trouve Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump.

    Pour ses adversaires, le trait commun de ces initiatives est clair : un culte de la personnalité. Pour ses soutiens, Donald Trump grave simplement dans le marbre – et dans le métal – la trace d’une présidence qu’ils jugent historique.

    Source link

  • Sarah Fainberg : « Nous sommes dans le brouillard, celui de la guerre et des intentions de Trump »

    Sarah Fainberg : « Nous sommes dans le brouillard, celui de la guerre et des intentions de Trump »

    GRAND ENTRETIEN – La chercheuse au centre Elrom d’études spatiales de l’université de Tel-Aviv revient sur la « guerre préventive » qu’Israël mène en Iran, où Tsahal se confronte tant à la résilience de la capacité de frappe iranienne qu’aux soubresauts de Washington.

    LE FIGARO. – Quelle est la nature de la guerre que mène Israël en Iran  ? On a le sentiment d’une guerre existentielle, visant à changer toute la donne du Moyen-Orient, comme Israël tente de le faire depuis le 7 octobre.

    SARAH FAINBERG. – On parle en Israël de seconde guerre d’indépendance. Ce qui veut dire que cette guerre est perçue comme la condition sine qua non de la pérennité d’Israël en tant qu’État souverain. La vulnérabilité stratégique d’Israël apparue le 7 octobre 2023 a renforcé l’un des piliers de la culture stratégique israélienne, à savoir l’idée de la guerre préventive au service de la survie. C’est vrai tant pour la population que pour l’establishment.

    «Téhéran a tiré les leçons de notre expérience» : Moscou accusé de livrer des drones à l’Iran

    On le voit clairement car la stratégie iranienne visant à faire pression sur la population civile de façon à réduire la durée de cette guerre, ne marche pas. Les Israéliens font preuve d’une grande discipline civique même s’il y a de plus en plus de dégâts, de blessés, de morts. Prévaut l’impératif citoyen de l’endurance…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    DÉCRYPTAGE – Pour intercepter les frappes de missiles contre son territoire, l’Ukraine a besoin de missiles Patriot produits par les États-Unis.

    La guerre en Iran menace l’Ukraine directement. Elle affaiblit le soutien occidental dont elle aurait besoin. Si aucun des belligérants n’a pour l’instant réussi à prendre l’avantage sur le front, plus de quatre ans après le début de l’invasion, la Russie poursuit sa bataille « dans la profondeur » à coups de salves de drones et de missiles pour atteindre des cibles stratégiques loin du front. Or, pour défendre son territoire, l’Ukraine dépend très largement des batteries Patriot et des missiles intercepteurs produits par les États-Unis. Mais le président américain, Donald Trump, en a aussi besoin pour protéger les pays du Golfe, alors que l’opération Fureur épique, lancée il y a un mois, n’a pas encore permis de mettre l’Iran à genoux. « C’est très sensible », confirme une source militaire française.

    « En quelques semaines, les Américains et les pays du Golfe ont utilisé plus de Patriot qu’ils n’en ont livré à l’Ukraine », souligne Yohann Michel, spécialiste des enjeux militaires…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

    Source link

  • À New York, le début de la saga judiciaire de Nicolas Maduro avec la première d’une longue série de comparutions

    À New York, le début de la saga judiciaire de Nicolas Maduro avec la première d’une longue série de comparutions

    DÉCRYPTAGE – L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue, il plaide non coupable.

    C’est la première apparition publique de Nicolas Maduro depuis son inculpation devant un juge américain à New York le 5 janvier dernier, deux jours après sa capture par l’armée américaine à Caracas. L’ex-dictateur du Venezuela doit comparaître ce jeudi avec Cilia Flores, son épouse, lors d’une audience qui va porter sur des questions de procédure. Il est inculpé de plusieurs chefs d’accusation, dont de narcoterrorisme et de trafic de drogue. Il a plaidé non coupable, comme sa femme.

    Parmi les questions litigieuses à régler avant le procès, il y a notamment la question du paiement de ses avocats. L’administration américaine a empêché l’État vénézuélien d’acquitter leurs honoraires, en raison des sanctions mises en place par Washington contre le régime. Le fait que Nicolas Maduro n’ait pas droit à un avocat de son choix est une violation de la Constitution américaine, a estimé Barry Pollack, en charge de sa défense. Ce membre du barreau chevronné qui a défendu, entre autres, Julian Assange

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 78% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Venezuela : «Les narcotrafiquants disposent toujours d’une inventivité sans limites pour contourner l’armada américaine»

    Venezuela : «Les narcotrafiquants disposent toujours d’une inventivité sans limites pour contourner l’armada américaine»

    ENTRETIEN – Alors que l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro doit comparaître ce jeudi aux États-Unis, Washington continue sa campagne de frappes contre les narcotrafiquants dans les Caraïbes, mais «l’efficacité globale du dispositif apparaît limitée», analyse le spécialiste Laurent Giacobbi.

    Depuis septembre dernier, les États-Unis déploient une vaste armada dans les Caraïbes pour lutter contre le trafic de drogue, menant des frappes ciblées sur les embarcations des narcotrafiquants. C’est dans ce contexte que Donald Trump a justifié le 3 janvier l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro accusé de narcotrafic, qui doit comparaître ce jeudi aux États-Unis. Aujourd’hui la campagne de frappes américaines se poursuit alors que Donald Trump augmente la pression sur Cuba.


    Laurent Giacobbi est enseignant à l’Université des Antilles et chercheur associé à l’IRIS. Il est spécialiste de la géopolitique de l’Amérique latine et des Caraïbes. 


    LE FIGARO.- Le 3 janvier dernier, Donald Trump a organisé la capture de Nicolas Maduro  au nom de la lutte contre les cartels de drogue. La vaste armada américaine déployée pour l’occasion dans les Caraïbes est-elle toujours aussi massive aujourd’hui ? Qu’en est-il de la mainmise américaine sur le Venezuela ? 

    LAURENT GIACOBBI. -…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 90% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Près d’un mois après le début de la guerre, les boucliers américain et israélien à la peine face aux missiles et aux drones de l’Iran ?

    Près d’un mois après le début de la guerre, les boucliers américain et israélien à la peine face aux missiles et aux drones de l’Iran ?

    DÉCRYPTAGE – Si Tsahal affirme avoir «intercepté» 92% des missiles balistiques tirés par Téhéran, la multiplication des projectiles qui s’écrasent sur le sol israélien pose la question de la robustesse et de l’endurance des systèmes défensifs israélo-américains.

    Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a lui même reconnu que la soirée fut «très difficile». Samedi, deux missiles iraniens se sont écrasés en territoire israélien, sur les villes d’Arad et de Dimona, où se situe un centre de recherche nucléaire militaire qui n’a pas été touché. La chute des deux projectiles en pleins centres-villes a contraint Tsahal à déclencher une enquête. Au moins 175 personnes ont été blessées dans les deux localités. Que Dimona en particulier soit frappé de la sorte «était inimaginable il y a encore quelques semaines», note sur X le chercheur en stratégie Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine Défense et Sécurité internationale. Ce mardi, un missile iranien a une nouvelle fois échappé aux défenses israéliennes et s’est abattu en plein cœur de Tel-Aviv, portant à une douzaine le total de blessés en Israël pour cette seule journée. Depuis le 28 février et le début de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, entre 14 et 18 personnes…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    La croissance française bénéficie-t-elle déjà de la révolution de l’intelligence artificielle ? L’arrivée de ChatGPT (OpenAI) et d’autres modèles (Claude, Gemini) suscite de grands espoirs. Ces technologies promettent des gains de productivité et de nouvelles richesses.

    « Dans tous les pays, ce développement accéléré est susceptible d’affecter l’activité économique par plusieurs canaux à court terme côté demande et même côté offre, du fait de sa rapidité de diffusion », note l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa note de conjoncture publiée mardi.

    Mais si les États-Unis commencent déjà à profiter des fruits de cette révolution, la France a encore des difficultés à évaluer les véritables conséquences sur son tissu économique.

    Les investissements représentent un tiers de la croissance américaine

    Outre-Atlantique, l’intelligence artificielle participe à la croissance en premier lieu grâce aux investissements des entreprises. Des investissements qui comprennent les logiciels et équipements informatiques mais aussi les centres de données, note l’Insee. D’après ses chiffres, au quatrième trimestre 2025, l’investissement en équipements informatiques (hors centres de données) représentait 2,2 % du PIB en valeur et celui en logiciels 2,5 %. Soit une augmentation de 0,3 point pour le premier et de 0,2 point pour le second par rapport à mi-2022, quand ChatGPT n’était pas encore sur le marché.

    De leur côté, les centres de données ont poussé comme des champignons sur le territoire américain. Mais pour le moment, ils ne représentent que 0,1 % du PIB. Au total, un tiers de la croissance américaine en 2025 dépend des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Une poussée de l’investissement qui rappelle la période précédant la bulle Internet. « Sur la période récente, l’année 2025 se distingue par une contribution de l’investissement numérique d’une ampleur comparable à celle observée à la fin des années 1990 », écrit l’institut.

    En France, il est plus difficile de flécher ces investissements. Le secteur qui pourrait investir le plus dans l’IA est celui de l’information et de la communication. S’il participe à l’activité économique, sa contribution à la croissance « tend à diminuer », estime l’Insee, bien loin de la situation américaine. Pour les centres de données, l’Insee précise qu’il n’y a pas encore de séries statistiques comparables à celles de nos partenaires américains. 352 centres seraient exploités en 2024, selon l’Ademe.

    Une consommation française pas du tout dopée à l’IA

    La révolution de l’IA peut également participer à la croissance grâce à la consommation aux États-Unis. En effet, les ménages américains tirent une partie de leur richesse des marchés financiers. Quand les actifs détenus par les ménages augmentent, ils peuvent davantage consommer. L’essor de l’intelligence artificielle a poussé les marchés financiers à de nouveaux records, notamment sur les valeurs technologiques.

    Mais une telle analyse comporte des limites : généralement ce sont les ménages les plus aisés qui bénéficient des plus-values liées à l’intelligence artificielle. « L’effet sur la consommation est vraisemblablement positif mais modéré en moyenne, compte tenu d’une propension à consommer plus faible en haut de la distribution », complète l’institut.

    Par ailleurs, les records de valorisation des valeurs technologiques ont pu faire craindre un retournement du marché, voire l’éclatement d’une bulle IA.

    Dans l’Hexagone, le canal de la consommation est écarté par l’Insee. « L’existence d’éventuels effets de richesse sur la consommation en France est en général sujette à débat », argue l’institut. Il est aussi « peu probable qu’un tel effet ait pu jouer récemment, dans un contexte où la consommation des ménages est décevante depuis plusieurs années et le taux d’épargne historiquement haut ».

    Risque sur l’emploi

    Concernant les emplois, l’IA a été employée rapidement par les entreprises, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Un quart des salariés utiliserait déjà cette technologie au travail, précise l’Insee. Elle aurait également déjà amélioré la productivité.

    Mais cette révolution participe aussi à réduire les emplois dans des secteurs liés à l’informatique, outre-Atlantique mais aussi en France. Ainsi, l’emploi a baissé dans le secteur des activités informatiques et services d’information en France depuis 2023, « tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée », complète l’institut.

    Ce sont surtout les plus jeunes qui sont concernés par un repli de l’emploi. Fin 2025, l’emploi des 15-29 ans recule de 7,4 % dans l’informatique et de 5,8 % dans l’édition. En comparaison, l’ensemble du secteur marchand ne baisse que de 0,7 %. Il n’empêche, toujours en France, « les effets sur l’emploi global resteraient ainsi encore largement indéterminés ».

    Source link

  • Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Le coût économique des émissions de CO2 est bien plus important que ce qui avait été estimé jusqu’à présent, selon une étude publiée ce mercredi 25 mars par la revue Nature. Celle-ci rend les plus gros pollueurs responsables de milliers de milliards d’euros de dommages climatiques à travers le monde.

    L’étude mesure précisément la façon dont le réchauffement affecte l’économie mondiale. Ce travail assigne une part des dommages à des émetteurs précis, États ou pétroliers.

    Les chercheurs ont analysé l’affaiblissement de la productivité et des rendements agricoles. Ils intègrent aussi les phénomènes extrêmes comme les canicules et les sécheresses. Et selon eux, les émissions passées grèvent lourdement l’avenir économique.

    « Nous avons été surpris par l’ampleur des préjudices estimés », confie à l’AFP Marshall Burke. Le professeur à l’université de Stanford souligne que les dommages futurs seront supérieurs aux dommages passés. La persistance du CO2 dans l’atmosphère explique cette accumulation de coûts.

    Les États-Unis dominent le classement des responsables avec une facture de 10 200 milliards de dollars (9 600 milliards d’euros). La Chine suit avec 8 700 milliards (8 200 milliards d’euros), devant l’Union européenne et ses 6 400 milliards (6 000 milliards d’euros). Ces chiffres portent sur la période allant de 1990 à 2020.

    Dans le secteur privé, les chiffres sont tout aussi vertigineux pour les majors pétrolières. Saudi Aramco a causé 3 000 milliards de dollars (2 800 milliards d’euros) de pertes entre 1988 et 2015. ExxonMobil est également cité avec 1 600 milliards de dollars (1 500 milliards d’euros) de dommages historiques.

    Le transport aérien est aussi pointé du doigt pour sa contribution aux dommages futurs. Un vol long-courrier annuel pendant dix ans génère 25 000 dollars (23 500 euros) de pertes d’ici à 2100. Les comportements individuels des plus riches ont donc un effet financier mesurable.

    L’étude offre un cadre pour estimer les coûts provenant d’émetteurs particuliers. Elle alimente les discussions sur les « pertes et dommages » (L&D) au niveau international. Ce mécanisme prévoit que les pollueurs paient pour les impacts inévitables.

    L’efficacité de la captation du carbone (CDR) pour réduire ces dettes reste limitée. Un délai de 25 ans après l’émission réduit seulement les dommages de moitié. La rapidité d’action est donc le seul moyen de limiter l’inflation de la facture.

    Les experts notent que ces estimations sont probablement prudentes. Elles ne prennent pas en compte la montée des eaux ou la perte de biodiversité. La réalité financière pourrait s’avérer bien plus lourde pour les acteurs concernés.

    Source link