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  • OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI en plein virage… ou en rétropédalage. L’entreprise américaine multiplie les annonces ces derniers jours pour amorcer un changement de stratégie. Le créateur de ChatGPT vient notamment de mettre fin à son application de génération de vidéo Sora. Celle-ci capterait trop de ressources en calcul alors que l’entreprise doit se concentrer sur sa course contre ses rivaux. Et notamment sur l’entraînement de son futur modèle surnommé « Spud », qui devrait sortir dans quelques semaines, précise un mémo de Sam Altman consulté par The Information. Exit aussi le contrat avec Disney, annoncé il y a à peine trois mois, qui aurait pu rapporter un milliard de dollars à OpenAI en permettant aux utilisateurs de créer des vidéos de leurs personnages préférés.

    La fonctionnalité « Instant check-out », qui permettait de réaliser ses achats directement dans ChatGPT, vient elle aussi d’être discrètement abandonnée — OpenAI fait valoir que le niveau de « flexibilité » attendu n’était pas au rendez-vous. Walmart, l’un des premiers clients à vendre des produits directement dans ChatGPT, raconte à Wired que les premières expérimentations se sont avérées peu convaincantes.

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  • Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Entreprises : ces pouvoirs méconnus que vos élus locaux peuvent activer

    Les informations à retenir

    L’essentiel du partage des compétences économiques

    • Le chef de file : La région détient la compétence exclusive pour définir le régime des aides directes (création, extension) avec le SRDEII.

    • Le levier local : Les Communes et EPCI conservent la compétence exclusive sur l’immobilier d’entreprise (terrains, locaux, subventions à l’investissement immobilier).

    • L’exception verte : Par dérogation, les maires peuvent désormais entrer au capital de sociétés (SA, SAS) produisant des énergies renouvelables sur leur territoire.

    Spontanément, l’électeur ne pense pas d’abord à la commune pour l’économie. Pourtant, selon un document de la direction générale des Collectivités locales (DGCL) — rattachée au ministère de l’Intérieur — actualisé en juillet 2025 sur la répartition des compétences, la commune, l’intercommunalité, le département, la région et l’État partagent les interventions économiques.

    Un cadre strict pour les aides économiques

    La région définit les orientations du schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Elle présente et discute ensuite ce schéma en conférence territoriale de l’action publique (CTAP). La CTAP favorise l’exercice concerté des compétences entre les collectivités et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

    La région élabore le projet de SRDEII en concertation avec les EPCI à fiscalité propre. Le ministère de l’Intérieur rappelle : « « Sur le territoire d’une métropole, le conseil régional et le conseil de la métropole élaborent et adoptent conjointement les orientations applicables. À défaut d’accord, la métropole adopte un document d’orientations stratégiques qui prend en compte le schéma régional. » » Des conventions entre la région et les intercommunalités peuvent aussi mettre en œuvre ce schéma.

    La région détient la compétence exclusive pour définir et octroyer les aides de droit commun pour créer ou étendre des activités économiques. Par dérogation, les départements peuvent participer au financement des comités de pêches maritimes, des élevages marins ou de la conchyliculture. Le Code général des collectivités territoriales (CGCT) précise qu’ils interviennent aussi « « en faveur d’activités de production, de commercialisation et de transformation de produits agricoles, de la forêt, de la pêche ou de l’aquaculture. » »

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  • “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    “Où sont les millions ?” : dans les grands groupes français, l’IA générative à l’épreuve du réel

    En 1987, Robert Solow, économiste américain lauréat du prix Nobel, formulait un constat devenu célèbre : “Vous pouvez voir l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité.” Quarante ans plus tard, en remplaçant “informatique” par “IA générative”, le paradoxe n’a pas pris une ride. En dépit du bruit médiatique autour de cette technologie depuis plus de trois ans et la sortie de ChatGPT, les résultats tangibles sur l’économie tardent à se concrétiser. Fin février, une gigantesque enquête du National Bureau of Economic Research, menée auprès de 6 000 dirigeants d’entreprises aux Etats-Unis, en Europe et en Australie, concluait que près de neuf entreprises sur dix n’observaient aucun impact perceptible de l’IA générative sur leur emploi ou leur productivité sur les trois dernières années. Le chiffre fait écho à celui du MIT, qui avait défrayé la chronique l’été dernier en affirmant que 95 % des projets associés en entreprise échouaient à délivrer un retour sur investissement.

    Ces derniers mois, L’Express a rencontré plusieurs “grands comptes”, ces sociétés de premier plan de l’Hexagone comme Air France, Total, Axa… Des fleurons du CAC40 dont une partie dispose de bureaux donnant sur la dalle venteuse du quartier d’affaires La Défense. Tous l’admettent : malgré de fortes ambitions et des investissements dépassant parfois les six chiffres, la réalité du terrain est autrement plus modeste. La première difficulté concerne la donnée. L’IA générative repose sur des modèles de langage (LLM), très habiles pour fouiller dans des masses importantes d’informations. Or, si celles-ci sont incomplètes ou éparpillées aux quatre coins de l’entreprise, le résultat sera médiocre. C’est précisément le quotidien de la plupart des grands groupes. Contrairement aux start-up, qui construisent leurs bases de données sur des architectures modernes, ces derniers traînent des décennies de systèmes qui communiquent difficilement, comme un logiciel de comptabilité âgé de 30 ans avec un outil de marketing dernier cri. Les professionnels ont du jargon pour ces problèmes. Les “silos” de données cloisonnées, et le “legacy”, désignant ces systèmes informatiques qui s’empilent depuis plusieurs dizaines d’années.

    LIRE AUSSI : “Les lettres de motivation ne valent plus rien” : comment l’IA rebat les cartes en entreprise

    Au sein de la banque LCL, Didier Lellouche, responsable de l’intelligence artificielle, évoque ainsi son “cimetière des POC” : ces preuves de concept, courantes dans les entreprises, qui permettent de tester la technologie sur des cas d’usage. “Dès lors qu’on voulait intégrer un projet d’IA générative dans le système d’information, ça ne marchait plus. Trop compliqué, trop coûteux.” Les tarifs de l’inférence – le fonctionnement de l’IA, facturé par unité de texte appelé token – sont encore trop “opaques” en fonction de leurs besoins, font entendre des interrogés. A Bpifrance, Lionel Chaine, directeur des systèmes d’information de la banque d’investissement, fournit un ratio édifiant : sur 240 tests d’utilisation de l’IA générative, seuls 17 ont finalement été mis en production. “Tout le monde est en train d’apprendre, ajoute-t-il. Et cette fois, malheureusement, on ne peut pas acheter l’expérience des cabinets de conseil afin de nous guider.” Ghislain de Pierrefeu, consultant chez l’un d’eux, le français Wavestone qui a accompagné plusieurs de ces “grands comptes” dans leur transformation, abonde : “Il y a un vrai décalage entre le discours ambiant – l’idée que l’IA générative change le monde – et la réalité des gains. Tout le monde galère.” Un responsable d’une grande entreprise va plus loin : “L’IA générative est survendue.”

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  • Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : “L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde”

    Leonardo Maria Del Vecchio, patron de Ray-Ban : “L’Europe est l’échelle minimale pour compter dans le monde”

    Leonardo Maria Del Vecchio nous reçoit dans les bureaux de LMDV Capital, son family office avec vue sur Milan. Il affiche la détermination de ceux qui ne veulent pas être seulement perçus comme les héritiers d’un nom. Le sien est l’un des plus prestigieux du capitalisme italien – son père disparu en 2022 est le fondateur de l’empire Luxottica. A tout juste trente ans, celui qui préside Ray-Ban et officie comme Chief Strategy Officer d’EssilorLuxottica veut s’imposer comme un acteur incontournable de l’économie de la péninsule. A travers LMDV Capital, il déploie une stratégie d’investissement diversifiée, avec déjà plus de 50 participations en seulement quatre ans. Un portefeuille qui vise à exalter et défendre les excellences du made in Italy : des restaurants haut de gamme à Milan (Casa Fiori Chiari, Vesta, Trattoria del Ciumbia) à l’acquisition d’une marque historique d’eau minérale Acqua e Terme Fiuggi. Il nous livre sa vision entre pragmatisme économique et défense de la souveraineté italienne et européenne.

    L’Express : Les entreprises dans lesquelles vous investissez sont essentiellement italiennes. Pourquoi cette préférence ?

    Leonardo Maria Del Vecchio : C’est un choix de cœur autant que stratégique. Je crois profondément en la force des entreprises italiennes lorsqu’elles sont soutenues par une organisation, une technologie et une vision internationale. Notre système industriel possède encore un énorme potentiel à exprimer sur les marchés mondiaux, s’il est placé dans les bonnes conditions.

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  • Mango : la recette magique de ce fleuron espagnol pour déjouer la crise du prêt-à-porter

    Mango : la recette magique de ce fleuron espagnol pour déjouer la crise du prêt-à-porter

    Quoi de mieux qu’une promenade rue de Rivoli pour prendre le pouls de la filière du prêt-à-porter en France ? Sur cette artère incontournable du shopping parisien, les vitrines des acteurs traditionnels du milieu de gamme, comme Camaïeu ou Naf Naf, n’existent plus que dans les souvenirs, victimes d’une crise mêlant changement des habitudes de consommation, inflation et concurrence chinoise. Parmi les survivants, les enseignes de l’empire Inditex – numéro un mondial de l’habillement avec sa figure de proue, le géant Zara, mais aussi Bershka et Pull and Bear. Un autre espagnol, dix fois plus petit, fait de la résistance : Mango. Fondé dans les années 1980 par les frères d’origine turque Isak et Nahman Andic, la marque vient de boucler une année record avec un bénéfice de 242 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 3,8 milliards, en croissance de 13 %.

    LIRE AUSSI : Zara, l’exception qui cartonne : la redoutable stratégie du géant espagnol

    Pour comprendre ce succès, il faut s’envoler pour Palau-solità i Plegamans, à une trentaine de kilomètres de Barcelone. Un complexe de bâtiments blancs, dont un ancien hangar d’aviation, forme le Mango Campus. Un an après le décès d’Isak Andic dans des circonstances troubles – l’enquête est en cours -, l’ombre du fondateur plane toujours au-dessus de cette zone industrielle. Les œuvres d’art issues de sa collection privée ornent les couloirs du siège tandis qu’à l’entrée trône une sculpture signée Jaume Plensa, l’un de ses proches.

    Faire la mode, pas des vêtements

    C’est ici que les deux collections annuelles de Mango – auxquelles s’ajoutent des éditions limitées – sont imaginées. Avec un processus millimétré : le tissu est soigneusement sélectionné, découpé par un robot laser puis confié à une équipe de couturières qui fabriquent les échantillons. “Tout notre processus créatif se déroule en interne, nous n’envoyons à nos usines que les prototypes déjà prêts, explique Luis Casacuberta, directeur des produits et du développement durable. Cette méthode nous ralentit mais peu importe : nous ne créons pas seulement des vêtements, nous créons la mode”. Une fois fabriqués en Turquie, en Chine ou encore en Inde, les robes, chemisiers et autres pantalons sont stockés dans le centre logistique de Lliçà d’Amunt, à quelques encablures du campus, avant d’être expédiés aux quatre coins du monde. Chaque année, près de 200 millions de pièces transitent dans cet immense entrepôt.

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