Les larmes de Delanoë
Comme chaque année depuis 2014, Bertrand Delanoë a réuni ses anciens collaborateurs. Les retrouvailles ont eu lieu jeudi à La Scala, située dans le Xe arrondissement de Paris. Après un propos introductif de Nicolas Revel et Mathias Vicherat, deux de ses ex-directeurs de cabinet à l’Hôtel de Ville, l’ancien édile PS de la capitale a pris la parole.
Qui imaginait que l’un d’entre vous deviendrait maire de Paris ? a lancé Bertrand Delanoë à la centaine de participants dans une ambiance joyeuse. Il y en avait peut-être un qui le pensait déjà, car ça vient de loin, ces choses-là… » Il faisait évidemment allusion à Emmanuel Grégoire, présent dans l’assistance : ce dernier a été son chef de cabinet à l’Hôtel de Ville de 2010 à 2012.
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Le nouveau maire de Paris a improvisé un petit mot. Très ému par ce passage de flambeau, Bertrand Delanoë n’a pu retenir quelques larmes. Il a vu aussi dans l’audience de qualité présente un réseau sur lequel Emmanuel Grégoire pourrait compter dans les années à venir.
L’après-Mariani à Paris
Après la déroute de ses listes municipales dans la capitale, avec seulement 1,61% des suffrages, balayées par la concurrence de Sarah Knafo, l’eurodéputé Thierry Mariani devrait quitter d’ici à septembre la fédération parisienne du RN, symbole de l’incapacité du lepénisme à s’implanter en grande métropole. Parmi les noms qui circulent pour le remplacer figure celui de Patrice Hubert, directeur général du parti, militant de longue date et jadis référent du Front national à Moscou, où il a travaillé dans le privé.
La cohabitation Moulin-Gustin
À Matignon, la perspective du départ prochain d’Emmanuel Moulin du secrétariat général de l’Élysée, un an après son arrivée, cause peu de peine. Les relations entre celui-ci et le directeur de cabinet de Sébastien Lecornu, Philippe Gustin, sont en effet très mauvaises. Leur mésentente n’a en revanche pas rejailli sur leurs patrons respectifs : le chef de l’État et son Premier ministre, en contact permanent, continuent d’avoir une relation très fluide.
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L’apéro d’Attal

Gabriel Attal a invité les députés Renaissance ainsi que tous leurs collaborateurs parlementaires à un apéritif le 7 avril au siège de leur mouvement. Ce sera l’occasion pour leur président de groupe et de parti de faire le point, après la pause parlementaire durant les élections municipales, sur l’agenda des semaines à venir. Déterminé à être candidat à l’Élysée, l’ex-Premier ministre va multiplier les initiatives, de la sortie de son livre le 23 avril (le titre en est En homme libre) à une série de réunions publiques en province.
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L’ami de Ciotti et le Sénat
La victoire d’Éric Ciotti à Nice permet à l’UDR d’espérer prendre des sièges aux Républicains dans les Alpes-Maritimes lors des prochaines sénatoriales. L’édile devra néanmoins trancher avec Jordan Bardella un dilemme : son parti fera-t-il liste commune avec le RN, qui a conquis Menton et Cagnes-sur-Mer ? Charles-Ange Ginésy, le patron du département, lorgne le mandat de sénateur, mais n’est pas sûr de vouloir de colistiers frontistes. Idem pour ses soutiens, qui veulent préserver l’ambiguïté locale entre droite et extrême droite.
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Collard fait école
Dans le Gard, où il fut élu de 2012 à 2020 avant de siéger avec l’extrême droite au Parlement européen, trois des anciens collaborateurs parlementaires de Gilbert Collard ont remporté des mairies. À Vauvert, il s’agit d’une première pour le député Nicolas Meizonnet (qui fut son suppléant à l’Assemblée nationale), tout comme pour Laurent Milesi à Vers-Pont-du-Gard. Réélu à Uchaud, Joffrey Leon a, lui, pour la première fois, remporté la présidence de la communauté de communes Rhôny-Vistre-Vidourle.
Roubaix, l’entente impossible

Pour éviter l’élection de David Guiraud, le candidat Insoumis à la mairie de Roubaix, Xavier Bertrand a proposé dans l’entre-deux-tours un deal au PS et aux Écologistes : en échange du retrait de leur liste, le candidat LR, arrivé deuxième, leur réserverait deux tiers des places sur la sienne. Mais Olivier Faure et Marine Tondelier ont mis un veto à cette solution. « Ils n’ont pas voulu emmerder Guiraud », en a conclu le patron LR des Hauts-de-France.
