RÉCIT – Ces derniers jours, la visite du chef d’État français dans l’archipel a été marquée par des petits retards, qui ont été remarqués dans un pays où le respect de la ponctualité est un pilier de la culture nationale.
Le président de la République française, maître des horloges détraquées ? La réputation de nos dirigeants n’est plus à faire au sujet de leur mépris de la ponctualité. François Mitterrand se targuait d’être toujours en retard et de ne pas porter de montre. Ses récents successeurs n’ont pas beaucoup fait mieux. Jusqu’à Emmanuel Macron, qui perpétue cette tradition au grand dam de son entourage, de manière certes égalitaire : d’anciens combattants à Joe Biden, en passant par le roi Charles III et la reine d’Angleterre, beaucoup de gens de toute extraction ont dû, à un moment ou à un autre, subir son retard, racontent ses familiers. Ce trait a ses apologistes. Pourquoi Emmanuel Macron a raison d’être en retard, écrivait Arthur Chevallier dans Le Point en 2024. Mais le retard est de manière quasi-universelle perçu comme une marque de goujaterie – et jamais de façon aussi aiguë qu’au Japon, sanctuaire moderne de l’exacte ponctualité.
La réputation d’Emmanuel Macron le précède d’autant…
