La Bourse n’achète pas la « ReconKering ». Après des mois d’attente et d’espoirs, Luca de Meo a présenté son plan pour redresser Kering ce jeudi matin. Une annonce très attendue… mais qui a fait chuter l’action de l’entreprise de plus de 6 % à l’ouverture de la Bourse de Paris, pour finalement clôturer à -2,2 %, à 248 euros. Mercredi, le titre avait déjà subi une violente correction de plus de 9 % après des résultats inférieurs aux attentes.
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L’iconique patron s’est pourtant paré d’un ton ferme et rassurant ce jeudi 16 avril. « ReconKering », c’est « restaurer la clarté de la vision » du groupe de luxe français, en difficulté, et retrouver « une place de leader » du luxe d’ici à 2030.
L’effet « de Meo » déjà dans les cours
Parmi ses priorités, Kering veut améliorer sa rentabilité. Le nouveau directeur général a ainsi annoncé vouloir plus que doubler son taux de marge opérationnelle « à moyen terme » afin qu’il atteigne au moins 22 %, sans toutefois préciser l’échéance exacte. Le groupe veut aussi voir le ROCE (rentabilité des capitaux investis) au-dessus de 20 %… là encore sans date précise.
« Ce sont des annonces fortes qui montrent que Kering pourrait se réaligner sur la rentabilité des autres groupes de luxe », reconnaît Emeric Blond, gérant chez Tailor AM.
