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  • Hausse des prix des carburants : cinq pays de l’UE écrivent à la Commission

    Hausse des prix des carburants : cinq pays de l’UE écrivent à la Commission

    Le ministre de l’Économie espagnol ainsi que ses homologues autrichien, allemand, italien et portugais appellent le commissaire européen au Climat Wopke Hoekstra à mettre en place une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises énergétiques, a annoncé l’ibère Carlos Cuerpo.

    L’objet du courrier, daté du 3 avril, est on ne peut clair : « taxation des profits exceptionnels ». À l’initiative et en compagnie du premier vice-président du gouvernement espagnol et ministre de l’Économie, du Commerce et des Entreprises, Carlos Cuerpo, le ministre des Finances autrichien Markus Martebauer ainsi que leurs homologues allemand Lars Klingbeil, italien Giancarlo Giorgetti et espagnol Joaquim Miranda Sarmento viennent d’écrire au commissaire européen chargé du Climat, de la Neutralité carbone et de la Croissance propre, Wopke Hoekstra.

    « Nous [lui] demandons d’explorer un instrument de solidarité temporaire permettant aux entreprises énergétiques de contribuer à partir des profits exceptionnels dus à la guerre et d’alléger le fardeau pesant sur les consommateurs et les contribuables », écrit l’ibère Carlos Cuerpo sur X.

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    Répartir équitablement la charge

    Partant du principe que « le conflit au Moyen-Orient a entraîné une hausse des prix du pétrole, faisant peser une charge importante sur l’économie européenne et sur les citoyens européens », l’organe exécutif de l’Union européenne doit « veiller à ce que cette charge soit répartie équitablement », introduisent les cinq ministres.

    Lors de la réunion de l’Eurogroupe du 27 mars 2026, ils avaient déjà préconisé et soutenu des mesures visant à taxer les profits exceptionnels des entreprises énergétiques. Et sachant qu’un instrument comparable avait déjà été introduit en 2022 sous la forme d’une contribution de solidarité temporaire pour faire face aux prix élevés de l’énergie.

    « Compte tenu des distorsions actuelles du marché et des contraintes budgétaires, la Commission européenne devrait élaborer rapidement un instrument de contribution à l’échelle de l’UE, fondé sur une base juridique solide (et sans préjudice des autres efforts et mesures des États membres) afin de faire face aux prix élevés de l’énergie », ajoutent-ils encore.

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    Ne pas imposer de charges supplémentaires aux budgets

    Objectif : envoyer un signal aux citoyens des États membres ainsi qu’à l’économie dans son ensemble et adresser un message clair à ceux qui profitent des conséquences de la guerre doivent prendre leur part pour alléger la charge qui pèse sur le grand public.

    Travailler ensemble et trouver une solution européenne « est la bonne approche ». Cela permettrait de financer un soutien temporaire, en particulier pour les consommateurs, et de contenir la hausse de l’inflation, sans imposer de charges supplémentaires aux budgets publics, poursuivent-ils.

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    « Nous nous félicitons que la Commission européenne se soit engagée à examiner rapidement cette question. Dans ce contexte, il convient d’étudier si et comment les profits réalisés à l’étranger par les multinationales pétrolières peuvent être inclus de manière plus ciblée que cela n’a été le cas avec la contribution de solidarité de 2022 », concluent les cinq cosignataires.

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    Hasard du calendrier ou coïncidence, la Première ministre italienne, en visite à Doha, a rencontré, samedi, l’émir du Qatar, avec lequel elle a évoqué la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

    Georgia Meloni et le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani « ont abordé les questions énergétiques (…) et discuté des mesures possibles pour atténuer les chocs subis », a indiqué un communiqué du cabinet de la dirigeante italienne.

    La cheffe du gouvernement transalpin a aussi assuré que son pays était prêt à « contribuer à la réhabilitation des infrastructures énergétiques qataries, essentielles pour la sécurité énergétique à l’échelle mondiale ».

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    Encore « pire » dans les semaines à venir

    Dans un entretien au Financial Times, le commissaire européen à l’Énergie a averti, dès vendredi, que l’Union devait envisager « toutes les possibilités » face à une crise appelée à durer.

    « Ce sera une crise longue (…) les prix de l’énergie seront plus élevés pendant très longtemps », a-t-il déclaré, soulignant que, pour certains produits plus « critiques », « nous nous attendons à ce que ce soit encore pire dans les semaines à venir », a estimé Dan Jørgensen.

    La lettre ne précise néanmoins ni le niveau de la taxe envisagée ni les entreprises qui seraient concernées, relève l’AFP.

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