Tag: économie

  • Or : la Banque de France délaisse New York pour Paris (et empoche 12,8 milliards d’euros)

    Or : la Banque de France délaisse New York pour Paris (et empoche 12,8 milliards d’euros)

    12,8 milliards d’euros. C’est la plus-value que la Banque de France (BdF) a annoncé avoir enregistré dans le cadre d’un processus de rationalisation de ses réserves d’or ce mardi 24 mars. Depuis 2005, la banque centrale française remplace progressivement ses avoirs en or anciens ou non conformes aux normes internationales par des lingots répondant aux normes modernes, évitant ainsi les démarches liées au raffinage.

    Un audit interne, datant de 2024, recommandait à la BdF de finaliser ce processus pour son stock d’or résiduel encore conservé à New York, représentant 5 % de ses réserves totales d’or.

    La Banque de France s’applique depuis plusieurs années à faire fondre, généralement en Suisse, certaines de ses barres d’or en réserve pour en fabriquer de nouvelles avec un taux de pureté plus élevé, au-delà des 99,5 %, qui correspond aux « standards les plus modernes » de préservation de l’or.

    L’institution possédait 129 tonnes d’or au sein de la Réserve fédérale américaine, mais ne souhaitait pas les faire fondre aux États-Unis ni les rapatrier par bateau sur le Vieux Continent, ce qui aurait été très coûteux. La Banque de France a donc vendu ces 129 tonnes d’or et les a rachetées en Europe, lui permettant d’enregistrer au passage un large bénéfice dans sa comptabilité du fait de la différence entre le cours actuel de l’or, très élevé, et les cours d’achat.

    Au total, 26 opérations portant sur ce stock ont été effectuées entre juillet 2025 et janvier 2026, permettant de générer une plus-value exceptionnelle de 11 milliards d’euros au titre de l’exercice 2025 et 1,8 milliard d’euros pour 2026.

    Les nouveaux lingots stockés à Paris et non plus à New York

    Ce processus sur l’or américain est désormais achevé. Le volume total des réserves d’or de la BdF est resté inchangé, à environ 2 437 tonnes, mais les nouveaux lingots sont désormais stockés à Paris et non plus à New York.

    Pour le gouverneur de la BdF, François Villeroy de Galhau, le remplacement des stocks américains par des stocks situés en France n’a pas été motivé par des considérations politiques, mais en raison de la qualité supérieure de l’or négocié sur le marché européen. La Banque de France a indiqué détenir encore 134 tonnes d’or, principalement des lingots et des pièces anciennes conservés à Paris, qu’elle doit remettre aux normes d’ici 2028.

    La plus-value exceptionnelle réalisée a permis à la banque centrale d’afficher un bénéfice net de 8,1 milliards d’euros pour 2025, après une perte nette de 7,7 milliards d’euros l’année précédente. 

    La baisse des taux directeurs de la BCE

    Autre facteur de ce bon résultat 2025 : la baisse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) l’année dernière, dont le taux auquel la banque centrale rémunère l’argent déposé par les banques commerciales à la BCE. Du fait d’une inflation en baisse en 2025, la Banque centrale a progressivement baissé ce taux de 3 % en début d’année à 2 % à partir de juin 2025.

    Ce qui donne, pour la Banque de France, un taux moyen de rémunération des dépôts des banques commerciales de 2,3 % sur l’année contre 3,7 % en 2024 et qui permet à l’institution d’augmenter de 10,2 milliards d’euros son revenu dit « monétaire ».

    François Villeroy de Galhau a assuré qu’avec 283 milliards d’euros de situation nette, c’est-à-dire l’argent « en théorie disponible pour faire face à tout choc monétaire », la Banque de France était capable d’affronter « n’importe quel choc » à venir. Il s’agissait des derniers résultats annuels présentés par le gouverneur de la Banque de France. Après onze ans de service, François Villeroy de Galhau a annoncé qu’il quitterait l’institution en juin, avant la fin de son mandat.

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  • Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump

    Marché pétrolier : ces ventes massives qui sèment le doute, juste avant l’annonce de Donald Trump

    C’est une opération étonnante, voire suspecte, qui pourrait ressembler à un délit d’initié. Lundi 23 mars, environ un quart d’heure avant que Donald Trump ne publie sur ses réseaux sociaux un message évoquant des “conversations positives” avec l’Iran – et donc une potentielle issue favorable au conflit -, des milliers de contrats ont été échangés pendant deux minutes sur le marché pétrolier, pour une valeur de 580 millions de dollars, une somme inhabituellement élevée.

    L’information, révélée par le Financial Times et Bloomberg, pose plusieurs questions, car les vendeurs, qui se sont délestés de quantités importantes de contrats sur le pétrole juste avant l’annonce du président, l’ont fait au meilleur moment. “Il est difficile de prouver une causalité… mais on peut se demander qui aurait été relativement agressif dans la vente de contrats à terme à ce moment-là, 15 minutes avant le message de Trump”, a déclaré auprès du Financial Times un stratège de marché d’un courtier américain.

    LIRE AUSSI : “Donald Trump a vu trop grand face à l’Iran” : l’analyse implacable du spécialiste Robert A. Pape

    “L’histoire serait incompréhensible s’il n’existait pas une explication évidente : une personne proche de Trump était au courant de ses intentions et a exploité cette information privilégiée pour réaliser des profits considérables et immédiats”, avance de son côté l’économiste américain Paul Krugman, prix Nobel en 2008. Et de poursuivre : “Lorsque des dirigeants d’une entreprise ou leurs proches exploitent des informations confidentielles à des fins d’enrichissement personnel, il s’agit de délit d’initié, illégal.”

    L’Iran dément

    Le doute a été renforcé quelques heures plus tard par un démenti venu d’Iran. “Aucune négociation n’a eu lieu avec les États-Unis, et de fausses informations sont utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont embourbés”, a déclaré sur X Mohammad-Bagher Ghalibaf, l’une des figures importantes du régime, qui n’en sait sans doute pas plus que les autres sur une éventuelle manipulation des cours du pétrole. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Kush Desai, a de son côté précisé que “la Maison-Blanche ne tolère pas que des responsables de l’administration tirent illégalement profit d’informations privilégiées, et toute insinuation selon laquelle des responsables seraient impliqués dans de telles activités sans preuve est infondée et irresponsable”.

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    Par le passé, plusieurs annonces ou décisions ont déjà été accompagnées de mouvements de marché inhabituels, suscitant des interrogations sur d’éventuelles fuites d’informations ou sur l’utilisation d’informations privilégiées. Certaines déclarations concernant les droits de douane avaient notamment entraîné des fluctuations brutales des marchés, parfois précédées de volumes anormalement élevés. La personnalité de Donald Trump, qui a toujours semblé privilégier ses intérêts personnels et ceux de son entourage plutôt que l’intérêt général, renforce également ces suspicions.

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  • En provoquant un choc d’inflation, la crise iranienne va nuire à l’économie tricolore

    En provoquant un choc d’inflation, la crise iranienne va nuire à l’économie tricolore

    Cela fera un mois, samedi 28 mars, que les Etats-Unis et Israël ont entrepris une guerre aérienne contre l’Iran. Ce conflit imprévu au Moyen-Orient, à la durée et à l’issue très incertaines, va peser sur la trajectoire de l’économie française en 2026. Et notamment au second semestre. D’autant que « l’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n’est désormais plus d’actualité », a reconnu, mardi 24 mars, le ministre de l’Economie Roland Lescure, face à la commission des finances de l’Assemblée nationale.

    En attendant des vents mauvais, la croissance « bien que fragilisée, résisterait au premier semestre, avec +0,2 % par trimestre et + 0,9 % d’acquis à mi-année, soit déjà autant que pour l’ensemble de l’année 2025 », anticipe l’Insee dans sa note de conjoncture publiée mardi. Pour le dire simplement, jusqu’à l’été, la France devrait plutôt s’en tirer, portée par une année 2025 convenable sur le plan de l’activité — +0,9 % de croissance, après +1,1 % en 2024 — et deux secteurs industriels majeurs : l’aéronautique et la défense.

    Mais le blocage du Détroit d’Ormuz — par lequel transitait chaque jour près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole avant le début du conflit — et l’endommagement par l’Iran d’infrastructures énergétiques situées dans des pays arabes voisins (Qatar, Emirats Arabes Unis, etc.) a provoqué, depuis près de quatre semaines, une flambée du cours du pétrole (+60 %) et du gaz (+70 %). Ce mardi, en fin d’après-midi, le cours du baril de Brent affichait plus de 104 dollars — il s’établissait à 63 dollars en moyenne fin 2025.

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  • Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Libre-échange : ce que contient l’accord signé entre l’Union européenne et l’Australie

    Et de trois. Après l’accord controversé conclu avec les pays du Mercosur, et le vaste partenariat noué fin janvier avec l’Inde, l’Union européenne a signé ce mardi 24 mars un accord commercial avec l’Australie, une annonce qui marque la conclusion de plusieurs années de négociations et qui intervient alors que les Vingt-Sept cherchent à diversifier leurs marchés d’exportation et à étendre leurs liens au-delà de leurs partenaires traditionnels.

    Cet accord reflète notamment la volonté de Bruxelles de s’affranchir de sa dépendance à l’égard de la Chine, en particulier en ce qui concerne les minerais critiques dont Pékin a limité les exportations. Il signale également l’importance grandissante accordée par l’UE à la région Indo-Pacifique, dans le sillage des accords commerciaux scellés ces derniers mois avec New Delhi mais aussi l’Indonésie.

    Les vins, les fruits et le chocolat européens exemptés de droits de douane

    Aux termes de l’accord commercial, les droits de douane australiens vont être supprimés pour la quasi-totalité des produits en provenance de l’UE, avec pour effet d’éliminer un milliard d’euros de taxes douanières par an pour les entreprises, a déclaré la Commission européenne. Aucune taxe douanière ne sera ainsi prélevée par l’Australie sur les vins, le champagne, les fruits, les légumes et le chocolat européens, et ce dès l’entrée en vigueur de l’accord, quand la suppression des surtaxes sera progressive pour d’autres produits comme le fromage.

    L’UE va de son côté autoriser des produits agricoles australiens à être importés dans le bloc sans droits de douane, ou avec des taxes douanières revues à la baisse, sur la base de quotas. Ainsi, pour le bœuf australien, 16 830 tonnes seront exemptées de droits de douane, et 13 770 tonnes – soit 45 % du volume total – seront taxées à 7,5 %. L’entrée de 25 000 tonnes de viande ovine et caprine australienne issue d’animaux nourris à l’herbe sera aussi autorisée, avec une mise en place progressive sur sept ans.

    LIRE AUSSI : “Le retard sur le Mercosur a déjà fait perdre 291 milliards d’euros à l’Europe” : le calcul choc de l’économiste Oscar Guinea

    Pour rassurer les agriculteurs, déjà vent debout contre l’entente nouée avec les pays latino-américains du Mercosur, la Commission a souligné que l’accord avec l’Australie comprendrait une clause de sauvegarde, distincte du texte principal, concernant les produits agroalimentaires sensibles. “Si un afflux soudain de produits venait à se produire, nous aurons les moyens de gérer cette situation”, a expliqué le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic.

    Les droits de douane sur les importations de minerais critiques, dont l’Australie dispose en quantité, seront par ailleurs réduits, a indiqué la Commission européenne, selon qui le marché sera de fait “beaucoup plus prévisible et stable”. L’acier, européen comme australien, ne sera en revanche pas concerné par les exemptions de droits de douane.

    Concernant l’automobile, les constructeurs européens bénéficieront du relèvement du seuil de la taxe australienne sur les voitures de luxe pour les véhicules électriques, qui permettra aux trois quarts de ces derniers d’en être exonérés.

    Huit ans de négociations

    Si “l’UE et l’Australie sont géographiquement éloignées, nous ne pourrions pas être plus proches s’agissant de notre façon de voir le monde”, a déclaré la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen à l’issue d’une rencontre à Canberra avec le Premier ministre australien Anthony Albanese.

    Commencées en 2018, les négociations entre Bruxelles et Canberra ont progressé lentement avant de s’accélérer dans le contexte des tensions commerciales mondiales, en particulier la politique de droits de douane des Etats-Unis. Elles s’étaient un temps retrouvées dans l’impasse, en 2023, principalement en raison de la question des quotas européens sur les importations de bœuf australien et des protections pour le secteur agricole.

    LIRE AUSSI : De l’Inde à l’Australie, la course aux nouveaux marchés de l’Europe

    L’an dernier, les entreprises européennes ont exporté quelque 35 milliards d’euros de produits vers l’Australie. La Commission européenne dit s’attendre à ce que cet accord commercial contribue à faire grimper ses exportations totales vers l’Australie de 33 % au cours des dix prochaines années.

    Outre ce volet économique, Bruxelles et Canberra ont également conclu un partenariat en matière de sécurité et de défense destiné notamment à renforcer leur “coordination sur des priorités stratégiques” et à accroître leur coopération sur la sécurité maritime, la cybersécurité et les ingérences étrangères. “Avec ces nouveaux partenariats dynamiques de sécurité et de défense, de même que le commerce, nous nous rapprochons encore plus l’une de l’autre”, a souligné Ursula von der Leyen.

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  • UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    UE-Australie : une relation commerciale qui profite davantage aux Européens

    Huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu à l’Union européenne et l’Australie pour négocier et aboutir à un accord de libre-échange. Il a été signé ce mardi à Canberra, la capitale du pays-continent, par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre australien, Antony Albanese. Il doit toutefois encore obtenir l’approbation du Conseil européen pour entrer en vigueur.

    L’objectif réciproque des deux partenaires à travers ce traité est simple : diversifier les débouchés de leurs exportations pour faire face aux pressions des États-Unis et de la Chine. L’UE s’attend à augmenter ses exportations vers l’Australie d’un tiers au cours de la prochaine décennie.

    Côté australien, l’exécutif estime que l’accord permettrait à l’Australie de gagner 10 milliards de dollars australiens (6,1 milliards d’euros) en termes d’échanges commerciaux.

    Des échanges qui profitent davantage à l’UE

    Actuellement, les Vingt-Sept sont le troisième partenaire commercial de l’Australie en ce qui concerne les échanges de biens, derrière la Chine et le Japon. Ils pourraient même chiper la place de deuxième grâce à cet accord et l’intensification attendue du commerce, selon le gouvernement australien.

    Dans le détail, les échanges de biens ont dépassé les 47 milliards d’euros en 2025, représentant 8,6 % du commerce australien. Les Européens sont davantage gagnants puisqu’ils ont envoyés pour près de 37 milliards d’euros de marchandises vers l’Australie. À l’inverse, ils ont importé pour 10 milliards d’euros. Parmi les principaux biens échangés : des machines, des produits chimiques, des équipements de transport et des minerais.

    La situation est quasiment similaire concernant les échanges de services. Ils ont représenté 42 milliards d’euros en 2024, dernières données disponibles. Répartis entre 31 milliards d’euros de services exportés par l’UE vers l’Australie, contre 11 milliards d’euros d’importations de services australiens. Ces échanges ont principalement concernés des services de télécommunications, d’informatique et d’information, des services professionnels, scientifiques et techniques, des services de voyage et des services de transport.

    Les échanges de biens et services entre l’UE et l’Australie avant l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    La relation entre l’UE et l’Australie s’est fortement intensifiée au cours des dix dernières années. Les échanges de biens ont progressé de presque +50 % quand ceux des services ont bondi de +138 %, illustrant la volonté des deux parties d’accentuer leur partenariat.

    Et la France dans tout ça ?

    La France figure à la troisième marche du podium des partenaires les plus importants de l’Australie parmi les Vingt-Sept membres de l’UE.

    Plus globalement, l’Hexagone est le 15ème plus gros fournisseur de l’Australie en termes de biens, avec des exportations ayant atteint 4,1 milliards d’euros en 2024. Elle s’affiche en revanche comme son 23ème plus gros client, ayant importé pour 1,4 milliard d’euros de marchandises la même année.

    Du côté des services, les exportations de la France vers l’Australie se sont élevées à 2,6 milliards d’euros en 2024 et les importations à 1,2 milliard.

    Les entreprises européennes plébiscitent le sol australien

    Les relations commerciales entre l’UE et l’Australie ne s’arrêtent pas seulement aux échanges de biens et de services. Les Vingt-Sept sont, en outre, la deuxième source d’investissements directs étrangers (IDE) en Australie, après les États-Unis.

    Cela signifie que les entreprises européennes font partie de celles qui investissent le plus dans le pays-continent. Pays-Bas, Allemagne et France forment ainsi le « top 3 » des plus gros investisseurs de l’UE, selon les données de l’ambassade française.

    Au total, les investissements des entreprises européennes sur le sol australien ont représenté plus de 120 milliards d’euros en 2024.  Ils ont été particulièrement importants dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les infrastructures, les transports et la fabrication avancée.

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  • Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro

    Slovénie : les recettes d’une réussite industrielle, par Alban Magro

    Il y a toujours un intérêt à aborder un ensemble dans le détail. Cette phrase prend tout son sens lorsque, face à une carte d’Europe, on observe de près un pays aussi discret que la Slovénie. Souvent réduite à une ancienne République de l’Est ou à une destination touristique autour du lac de Bled, cette petite nation de deux millions d’habitants constitue en réalité l’un des systèmes industriels les plus préservés d’Europe.

    Avant son indépendance, la Slovénie pouvait apparaître comme un simple wagon du train yougoslave, comptant pour seulement 10 % de sa population. En réalité, elle en était déjà la locomotive économique, représentant à la fin des années 1980 près d’un cinquième du PIB fédéral et environ un tiers des exportations. Cette tradition industrielle ne s’est pas dissipée après 1991 : elle s’est au contraire amplifiée.

    LIRE AUSSI : Pogacar et tant d’autres champions : les secrets de la Slovénie dévoilés par son ministre des Sports

    Fait largement méconnu, la Slovénie figure parmi les économies les plus industrialisées de l’Union européenne. Le secteur manufacturier représente environ 19 % du PIB, contre 14 % dans l’Union européenne et à peine 10 % en France. Il dépasse même les champions allemands et polonais, qui enregistrent respectivement 18 % et 16 %. Plus révélateur encore, près d’un tiers des actifs travaille dans l’industrie, soit plus du double de la France. Pour un pays qui s’interroge sur sa réindustrialisation, la Slovénie constitue ainsi un cas d’étude instructif, non parce qu’elle serait un modèle parfait, mais parce qu’elle permet d’identifier quelques mécanismes simples qui expliquent la solidité industrielle d’une économie, particulièrement dans un contexte de mise en danger du secteur en Europe. Autant de recettes qui dépassent la simple compétitivité du coût de la main-d’œuvre ou de la fiscalité, qui d’ailleurs sont loin d’être les plus attractifs de l’UE.

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  • Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Dans la crise que subit le secteur viticole de plein fouet, les appellations ne subissent définitivement pas le même sort. « Le vin rouge souffre le plus », introduit François-Xavier Druart, directeur des filières affinitaires à la Caisse d’Épargne Côte d’Azur (CECAZ), en faisant la liste des plus touchés : les vins de Bordeaux, le Côtes du Rhône, les vins du Languedoc. Le rosé, qui représente environ 90% des vins de Provence, résiste bien, admet celui qui était directeur du centre d’affaires multi-marchés de la même banque.

    Pour autant, il est indéniable que les dynamiques de marché sont bousculées par la crise viticole qui sévit. Avec pour raisons, la baisse de la consommation de vin, les aléas climatiques, les bouleversements géopolitiques, l’incertitude économique et politique. « Jusqu’en 2024, sur les Côtes de Provence, nous étions sur un marché avec pas mal de transactions. De gros acteurs achetaient des domaines, le marché était assez actif et nous mettions en place des financements de long terme qui visaient à acquérir ces domaines », se remémore François-Xavier Druart. Mais depuis deux ans, force est de constater que la donne a changé. Moins de transactions, donc moins de financements de long terme. Pour autant, l’établissement bancaire l’assure, devant le vieillissement de la population, viendra le renouvellement de génération et dans son sillon, le financement de reprise des domaines. En attendant, ce sont des financements de courts et moyens termes qui sont favorisés, notamment des investissements matériels : modernisation des équipements, adaptation au climat et à l’environnement « pour que les viticulteurs montent en qualité sur la valeur environnementale de leur exploitation, 30% du vignoble des vins de Provence étant reconnue HVE (pour haute valeur environnementale, NDLR) », mais également le financement des activités de diversification. Enfin, les sujets de trésorerie classique qui incombent à ce secteur qui connaît peu de rentrées de trésorerie mais des charges sur la moitié de l’année, des vendanges de la fin de l’été à la vente au printemps. Un calendrier périodique que soutiennent les banques. « Nos encours de financement restent stables autour de 70 millions d’euros par an. Il y a un changement dans la typologie des financements, mais l’activité de financement ne s’est pas arrêtée », résume François-Xavier Druart.

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  • Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    C’est un bilan quasi-insolent que Virbac affiche pour l’année 2025 : 7,9% de croissance, une marge opérationnelle de 16,3% et un chiffre d’affaires qui tutoie les 1,5 milliard d’euros à 1,465 milliard d’euros exactement. D’excellentes données financières qui consolident le positionnement du laboratoire français sur un secteur très concurrentiel. Le marché mondial de la santé animale devrait d’ailleurs peser 97 milliards de dollars d’ici 2032 alors qu’il n’en pesait que 41 milliards de dollars en 2018.

    Entre temps, le sujet a pris de l’ampleur, porté aussi par une crise sanitaire qui a joué le rôle d’accélérateur alors que l’on assistait, parallèlement, à une prise de conscience plus ample de la santé animale. Ce qui explique, notamment, la hausse de l’intérêt pour les vaccins. Et tous les efforts des acteurs du secteur pour se positionner sur ce segment.

    Dans ce contexte, la volonté de Virbac d’investir dans la R&D prend tout son sens. D’ailleurs, en 2025, le laboratoire français basé à Carros près de Nice a largement privilégié la recherche et le développement, lui consacrant une enveloppe de 115 millions d’euros, une somme jamais encore investie. Une volonté qui s’est traduite, en partie, par la mise sur le marché, en septembre dernier, de Vikaly, le premier aliment médicamenteux pour chat. Une première qui a demandé des années de développement. Ce qui prouve que l’innovation exige du temps. « Pour nous l’innovation ce n’est pas uniquement la R&D. C’est aussi la collaboration avec les Universités, les autres entreprises. Pour les start-up, les biotech, nous sommes un bon partenaire » souligne le nouveau directeur général arrivé aux manettes en septembre dernier.

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  • 🔴 Accord entre l’UE et l’Australie, aides pour le carburant, Livret A… L’essentiel de l’actualité ce mardi 24 mars

    🔴 Accord entre l’UE et l’Australie, aides pour le carburant, Livret A… L’essentiel de l’actualité ce mardi 24 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le mardi 24 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Union européenne et l’Australie viennent de signer un vaste accord commercial. Pendant ce temps, le gouvernement français vient d’annoncer des aides à la trésorerie de certains secteurs touchés par la hausse des prix du carburant. Enfin, les Français continuent de vider leurs Livret A.

    📍L’Australie et l’UE signent un vaste accord commercial

    L’Australie et l’Union européenne (UE) ont signé mardi à Canberra un vaste accord de libre-échange, conclu au terme d’années de négociations pour stimuler le commerce bilatéral, malgré les protestations d’agriculteurs européens.

    Le texte a été signé lors de la première visite de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans le pays depuis son entrée en fonction, alors que les deux partenaires font face à des incertitudes renforcées par la guerre au Moyen-Orient.

    L’Australie et l’UE sont également convenus de renforcer leur coopération en matière de défense et d’améliorer l’accès européen aux minéraux critiques australiens.

    👉Pour en savoir plus : Von der Leyen à Canberra : l’Europe troque son bœuf contre le lithium australien

    📍Hausse des prix du carburant : le gouvernement va aider les agriculteurs et les pêcheurs

    Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé lundi soir des mesures de soutien à la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture, mais sans aide directe à la pompe.

    Il a ainsi demandé aux raffineurs d’évaluer, « dans les meilleurs délais », la capacité de leurs sites en France « à augmenter rapidement et temporairement la production en produits raffinés », dans un courrier consulté par l’AFP.

    📍Les Français vident leurs Livret A

    Les Français ont retiré 740 millions d’euros de plus qu’ils n’en ont déposé sur leur Livret A en février, selon les chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts, l’organisme qui gère la majorité des sommes déposées sur les livrets d’épargne.

    Depuis l’automne et la baisse des taux de rémunération des livrets, les Français vident légèrement leurs Livrets A, mois après mois (sauf en décembre), au profit de l’assurance-vie, un peu plus rémunératrice.

    📍Record de demandes de brevets européens

    Les demandes de brevets enregistrées par l’Office européen des brevets se sont établies à 201 974 en 2025, un « record », soutenues par une forte poussée des demandes émanant d’acteurs chinois et sud-coréens, indique l’organisation mardi.

    « C’est la première fois que le cap des 200 000 demandes est franchi, porté notamment par la progression des demandes dans les technologies numériques et les technologies liées aux énergies propres », déclare l’OEB dans un communiqué.

    L’organisation explique que les demandes de brevets « constituent un indicateur précoce des investissements en recherche et développement ».

    👉 Lisez l’article de Marine Protais : l’IA, le quantique et l’Asie redessinent l’innovation en Europe

    📍Les Philippines augmentent leur consommation de charbon face à la hausse du pétrole

    La ministre de l’Énergie des Philippines a annoncé cette nuit vouloir augmenter la production des centrales à charbon afin de maintenir des prix de l’électricité abordables, face aux perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient sur les livraisons et le prix du gaz.

    L’archipel de 116 millions d’habitants connaît des prix de l’énergie parmi les plus élevés d’Asie du Sud-Est et dépend déjà du charbon pour environ 60 % de sa production d’électricité. Mais il va devoir « temporairement » s’appuyer encore davantage sur ce combustible fossile très polluant.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h30 | France- Présentation du 9ème baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission
    09h00 | France- Point presse annuel des actions climat de Bpifrance
    9h15 | France – PMI Flash – mars – S&P Global
    11h45 | France – Conférence de presse du « Rapport Annuel 2025 de la Banque de France »
    14h30 | BCE: audition devant le Parlement européen de Piero Cipollone, membre du directoire, sur l’euro numérique
    15h00 | Briefing du FMI sur l’économie grecque
    16h30 | France – Audition de Roland Lescure par la commission des Finances de l’Assemblée sur les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie
    Ce jour | Innovation: bilan annuel 2025 de l’Office européen des brevets
    Jusqu’au 26 mars | France – Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie
    📊 Résultats d’entreprises
    Iliad : résultats annuels
    Kingfisher: résultats annuels

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Les marchés boursiers européens rebondissent nettement après les propos de Donald Trump. Dans un changement de ton spectaculaire, le président américain a annoncé ce lundi 23 mars que les États-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une résolution totale » des hostilités et précisé qu’elles « continueraient cette semaine ».

    Le président américain a aussi fait part sur son réseau Truth Social d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran, après avoir donné samedi un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

    Après avoir reculé de plus de 2 % dans la matinée, la Bourse de Paris prenait 1,53 % vers 12 h 30 à Paris, Francfort 1,92 %, Milan 1,24 % et Londres 0,18 %.

    Chute des cours du pétrole

    Ce message publié avant l’ouverture de Wall Street a par ailleurs fait chuter immédiatement et fortement les cours du pétrole. Vers 12 h 20 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63 % à 101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14 %. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 9,39 % à 89,01 dollars.

    La Bourse de New York évolue également en nette hausse. Vers 14 heures GMT (15 heures à Paris), le Dow Jones prenait 1,87 %, l’indice Nasdaq avançait de 1,92 % et l’indice élargi S&P 500 gagnait 1,72 %. « Le marché est certainement encouragé par la perspective d’une accalmie dans les hostilités » au Moyen-Orient, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers. Les contrats à terme sur les principaux indices, qui présageaient un recul avant l’annonce du président américain, évoluaient en nette hausse eux aussi.

    Les marchés d’actions étaient inquiets de « l’ultimatum de Trump exigeant de l’Iran l’ouverture du détroit d’Ormuz », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Donald Trump avait en effet prévenu que sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes.

    Le gouvernement iranien avait assuré lundi qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace. Téhéran avait aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l’ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d’Israël.

    Les taux souverains reculent

    Autre conséquence des propos de Trump : les taux d’intérêt des dettes souveraines, qui avaient bondi ces derniers jours à des sommets, repartent dans l’autre sens. Le taux de rendement de la dette française à échéance dix ans reculait à 3,70 %, après avoir atteint au cours de la matinée 3,85 %, son plus haut niveau depuis juillet 2009, et 0,10 point de pourcentage de plus que vendredi en clôture. Son équivalent britannique reculait à 4,90 %, contre 5,10 % avant les propos du président américain, au plus haut depuis 2008.

    Le taux italien reculait de 0,9 point de pourcentage, à 3,87 %, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinée. Et le taux allemand, référence en Europe, est repassé sous le seuil des 3,00 %, à 2,98 %, après l’avoir dépassé vendredi et atteint des sommets depuis 2011. Son équivalent américain, qui avait lui aussi grimpé dans la matinée, reculait lui finalement à 4,32 %, contre 4,38 % vendredi en clôture.

    Le gouvernement iranien dément

    Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit « reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne », lors d’une conférence de presse.

    Mais des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti l’affirmation de Donald Trump selon laquelle des négociations étaient en cours entre Washington et la République islamique. « Il n’existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l’agence Mehr, parmi d’autres médias, en citant ce ministère, ajoutant que le propos de Donald Trump visait à « faire baisser les prix » de l’énergie.

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