Tag: économie

  • L’Etat “profiteur de crise” ? Les mauvais calculs de Marine Le Pen sur les prix du carburant

    L’Etat “profiteur de crise” ? Les mauvais calculs de Marine Le Pen sur les prix du carburant

    Depuis le début de la guerre en Iran, le Rassemblement national a fait de la lutte contre la hausse des prix du carburant un cheval de bataille. Quitte à tordre grossièrement la réalité économique. Après avoir réclamé de concert avec Jordan Bardella, début mars, une baisse des taxes sur l’énergie, Marine Le Pen a décidé d’en remettre une couche en mettant en cause l’Etat français.

    LIRE AUSSI : Factures d’énergie : la demande démagogique de Jordan Bardella face à la guerre en Iran

    Comme chaque semaine, les présidents de groupe de l’Assemblée nationale se réunissaient le 24 mars pour discuter des priorités législatives. A l’issue de leurs échanges, la députée du parti d’extrême droite a pris la parole devant les journalistes pour affirmer que l’Etat “se comportait comme un profiteur de crise”. Selon elle, les caisses se remplissent de “recettes indues”, “supplémentaires par rapport à ce que le budget a prévu, précisément parce que l’augmentation du prix entraîne l’augmentation corrélative des taxes”. La cheffe des députés RN évoque notamment le “renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA”.

    L’Etat perdant à l’arrivée

    Un raisonnement largement contestable. Pour commencer, seules les rentrées fiscales liées à la TVA – fixée à 20 % sur les produits pétroliers – progressent lorsque les prix des carburants sont en hausse. La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), elle, reste inchangée quelles que soient les fluctuations de prix. “Autrement dit, seule une petite partie de la hausse bénéficie effectivement à l’Etat”, souligne Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.

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  • 🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 26 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Iran affirme ne pas vouloir négocier avec les États-Unis. Pendant ce temps, du pétrole russe arrive aux Philippines. Enfin, le train de nuit Paris-Berlin va être relancé.

    📍L’Iran n’a « pas l’intention de négocier »

    Après plusieurs mains tendues de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a affirmé mercredi soir qu’il n’a « pas l’intention de négocier » et que le régime veut « continuer à résister ». De la part des Etats-Unis, « parler de négociations maintenant revient à admettre une défaite », a ajouté Abbas Araghchi.

    En réponse, Donald Trump a assuré qu’ils « négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain en suggérant que les responsables iraniens chargés de « négocier » le taisaient de « peur » d’être « tués par les leurs ».

    Plus tôt hier, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était « prêt à déchaîner l’enfer» si Téhéran faisait « encore un mauvais calcul ».

    👉 Retrouvez l’article de Grégoire Normand : Flambée des prix, chute de la demande… la guerre en Iran fait trembler les entreprises

    📍Arrivée de pétrole russe aux Philippines en « état d’urgence énergétique »

    Un navire transportant plus de 700 000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier, quelques jours après que le pays s’est déclaré en « état d’urgence énergétique » en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’archipel dépend largement des importations de carburant, dont le coût a flambé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février.

    📍Jeu vidéo : le marché français en hausse de 2,9 % en 2025

    Porté par la nouvelle Switch 2 de Nintendo et la hausse du jeu mobile, le marché français du jeu vidéo a progressé de 2,9 % en 2025, avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros, a annoncé mercredi le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).

    Le secteur, qui avait marqué le pas en 2024, a ainsi connu « son 2e plus haut niveau historique » malgré « un environnement macroéconomique défavorable », a souligné auprès de l’AFP James Rebours, président du Sell, qui publiera le 7 avril son bilan complet réalisé avec quatre partenaires (GSD, GameTrack, IDC et Sensor Tower).

    👉 Pour aller plus loin : « Ils se coupent un bras pour sauver le reste »… Ubisoft en pleine descente aux enfers

    📍Le réseau français CB prend des parts de marché à Visa et Mastercard

    Le réseau français Cartes bancaires (CB) a repris des parts de marché en 2025 face aux concurrents américains Visa et Mastercard, selon un index publié ce jeudi.

    Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d’intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6 % contre 61,4 % au premier semestre, d’après un index établi par la fintech Yavin.

    De 2021 jusqu’à début 2025, le réseau CB a perdu des parts de marché face aux réseaux des géants américains Visa et Mastercard, archi-dominants dans le monde, passant de 89,6 % au deuxième semestre 2021 à seulement 63,6 % en 2025, soit un recul de 26 points.

    📍Le train de nuit Paris-Berlin relancé

    La coopérative ferroviaire néerlando-belge European Sleeper lance jeudi soir un nouveau train de nuit, qui reliera trois fois par semaine Paris à Berlin via Bruxelles.

    Ce nouveau service compensera partiellement les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 avec flonflons et trompettes par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB, avant d’être interrompus en décembre 2024.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h00 | Allemagne – Indice du moral des consommateurs en avril 2026
    08h45 | France – Moral des ménages en mars – Insee
    09h00 | Espagne – PIB 4e trimestre (chiffre définitif)
    09h00 | France – Caisse des dépôts: résultats 2025
    10h00 | BCE: discours du vice-président Luis de Guindos sur les défis posés à l’UE
    11h00 | Publication de l’OCDE de ses prévisions économiques actualisées
    18h30 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    Ce jour | Le Parlement européen se prononce sur l’interdiction dans l’UE des IA permettant de créer des « deepfakes » sexuels
    Ce jour | Le Parlement européen vote sur la mise en oeuvre de l’accord commercial UE/Etats-Unis
    Ce jour | Publication de TotalEnergies du rapport annuel sur le climat et le développement durable
    Ce jour | France – Réunion des ministres des Affaires étrangères du G7
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    Jusqu’au 29 mars : 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
    📊 Résultats d’entreprises
    Keolis: résultats annuels 2025, et perspectives 2026

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • AMF : « Le moment venu, une candidature m’intéressera », confie le maire de Sceaux Philippe Laurent

    AMF : « Le moment venu, une candidature m’intéressera », confie le maire de Sceaux Philippe Laurent

    Coup de tonnerre ce mercredi matin sur l’antenne de BFMTV : le maire de Cannes, David Lisnard, réélu dès le premier tour des élections municipales avec 81 % des voix, a déclaré « ne plus rien avoir à faire » chez Les Républicains. « Depuis le vote de confiance à François Bayrou, depuis l’abandon de la réforme des retraites, depuis les ambiguïtés sur le gouvernement – participer ou pas –, je pense qu’il n’y a aucune lisibilité, aucune cohérence, aucune constance », a ajouté celui qui reste, à ce stade, président (Nouvelle Énergie) de l’Association des maires de France (AMF).

    Autonomie à l’égard de la campagne présidentielle

    Une AMF encore secouée par la défaite à Issoudun (Indre) du premier vice-président délégué historique, le socialiste André Laignel, également président du Comité des finances locales, et, dans une moindre mesure, par celle de son camarade Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace) et co-président de la Commission des finances. En théorie, tous les trois peuvent garder leur titre jusqu’en novembre prochain, date du prochain congrès.

    Dans la pratique, ce rebattage des cartes suscite les appétits. « Pour l’instant, la place est prise, mais le moment venu, une candidature m’intéressera », confie ainsi à La Tribune le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, candidat défait par David Lisnard en 2021, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF) sous la présidence de François Baroin (2014-2021) et ex-président de la Commission des finances.

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  • Guerre en Iran : les scénarios noirs de la Banque de France sur la croissance, l’inflation et le chômage

    Guerre en Iran : les scénarios noirs de la Banque de France sur la croissance, l’inflation et le chômage

    L’économie française va-t-elle s’enfoncer dans la récession ? C’est pour l’instant une hypothèse balayée par la Banque de France. Dans ses prévisions intermédiaires dévoilées ce mercredi 25 mars, la banque centrale a révisé légèrement à la baisse (-0,1 point) sa prévision de croissance du PIB pour 2026 à 0,9 % contre 1 % en décembre dernier, dans son scénario central. L’inflation accélérerait de 1,7 % en 2026 contre 1,3 % précédemment. C’est donc à première vue un impact limité de la guerre en Iran sur l’activité et l’inflation.

    Des scénarios plus sombres

    Mais compte tenu de la situation internationale chaotique, la Banque de France a également modélisé deux autres scénarios. Le premier part d’une hypothèse défavorable avec un PIB à 0,6 % et une inflation à 2,5 %. Enfin, dans un scénario plus sombre, la croissance serait de seulement 0,3 % et l’inflation de 3,3 %. « Dans le scénario le plus défavorable, les prix du pétrole et du gaz atteindraient 145 dollars par baril et 106,00 €/MWh respectivement au deuxième trimestre 2026 et resteraient par la suite durablement à des niveaux plus élevés », précisent les économistes.

    À l’horizon 2028, la révision pour la croissance du PIB est légèrement plus importante (-0,2 point) à 0,8 %. « La hausse des prix de l’énergie, conjuguée à une révision à la hausse des taux d’intérêt par rapport à décembre, pèserait sur la croissance en 2027 », souligne le document présenté à la presse.

    Sur la politique monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un statu quo lors de la dernière réunion des gouverneurs la semaine dernière. Mais une remontée des taux pourrait venir peser lourdement sur la demande et l’activité alors que l’inflation est encore en deçà de la cible de 2 %, redoutent plusieurs analystes.

    Inquiétude sur le pouvoir d’achat et la consommation

    La guerre au Moyen-Orient pourrait également saper les moteurs traditionnels de l’économie tricolore, à commencer par la demande. « Ce choc inflationniste, à travers le pouvoir d’achat, affecterait à la fois la consommation et l’investissement des ménages », détaille la Banque de France. À ce stade, le gouvernement de Sébastien Lecornu n’a pas prévu de mesure pour compenser les pertes de pouvoir d’achat provoquées par cette crise.

    Faute de marge de manœuvre budgétaire, l’exécutif compte sur les contrôles dans les stations-service pour limiter la surchauffe des prix, une hausse de la production dans les raffineries et des mesures ciblées sur certains secteurs exposés (agriculture, pêche, transport). Une grande partie de la facture de cette guerre va donc être payée par la consommation des Français. Un point noir pour l’économie tricolore dépendante de la propension à consommer des ménages.

    Chômage : un pic à 8 % cette année

    Autre signal inquiétant, le chômage devrait grimper plus qu’anticipé. La Banque de France projette une hausse à 8 % de la population active cette année contre 7,8 % auparavant. Les créations nettes de postes seraient très faibles sur l’ensemble de l’année (16 000). Il s’agit d’un pic inédit depuis 2020, en dehors de la pandémie. Le coup de frein sur l’activité et la fin des aides massives pour soutenir l’emploi ont poussé les entreprises à réduire la voilure sur les embauches. Mécaniquement, la productivité par tête devrait se renforcer après des années moroses.

    Dans leur modélisation, les conjoncturistes prévoient une hausse du salaire moyen par tête (nominal) supérieure à l’inflation. Mais les salaires corrigés de l’inflation, c’est-à-dire en valeur réelle, devraient perdre du terrain. En effet, les mécanismes de désindexation plombent les revenus issus du travail pour une grande partie de la population active, à l’exception des salaires au SMIC. Un motif d’angoisse pour une grande partie des Français. 

    Guerre en Iran : un choc d’incertitude

    Les récentes crises (pandémie, guerre en Ukraine, énergie, géopolitique, politique) ont poussé les économistes à plancher sur les effets de l’incertitude sur l’économie. En France, l’économiste de l’OFCE, Raul Sampognaro, avait montré dans une étude qu’un choc géopolitique comme la guerre en Ukraine pouvait provoquer « une baisse du commerce mondial des marchandises de 0,7 point (en volume) et une baisse de la production industrielle mondiale de 0,6 point ». À ce stade du conflit en Iran, la comparaison avec la guerre au Moyen-Orient présente évidemment des limites. Mais un prolongement des hostilités pourrait faire des ravages sur l’économie mondiale.

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  • Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Comment l’Iran a instauré un « péage » à 2 millions de dollars à Ormuz

    Les navires franchissant le détroit d’Ormuz empruntent désormais une route validée par Téhéran. Les données maritimes indiquent un passage privilégié autour de l’île de Larak, sous surveillance étroite de l’armée idéologique iranienne. Toute navigation dans cette zone « requiert une coordination complète avec la souveraineté maritime de l’Iran », affirme un commandant de la marine sur X.

    Ce contrôle se traduit par un refoulement systématique des navires jugés hostiles. Un porte-conteneurs vers le Pakistan a récemment été bloqué faute d’autorisation préalable. Des puissances comme la Chine, l’Inde et le Pakistan négocient directement avec Téhéran pour enregistrer leurs flottes sur une liste de « navires approuvés ».

    La revue Lloyd’s List qualifie ce système de « péage de Téhéran ». Au moins un navire aurait versé 2 millions de dollars (1,8 million d’euros) aux autorités pour obtenir le droit de passage. Cette pratique monétaire s’accompagne d’une exigence de neutralité politique affichée via les transpondeurs AIS.

    Les armateurs utilisent ces signaux pour déclarer l’absence de lien avec des intérêts occidentaux ou israéliens. Environ 50 % des navires ayant traversé le couloir depuis le 22 mars ont ainsi décliné l’identité précise de leur propriétaire ou de leur cargaison pour éviter les foudres iraniennes. À l’inverse, seulement 10 % des navires maintenaient leur transpondeur allumé début mars.

    La Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982 est explicite. Elle garantit un passage en transit « sans entrave » pour la navigation internationale. Bien que Téhéran n’ait pas ratifié ce texte, ces règles relèvent du droit international coutumier s’appliquant à tous les États.

    « Un péage général serait presque certainement considéré comme une violation de l’obligation de ne pas gêner le passage en transit », souligne Marco Roscini, professeur à la Westminster Law School. Le droit de passage reste impératif, même en période de conflit armé, rendant toute suspension de la navigation commerciale illégale.

    Pour justifier ces mesures, l’Iran invoque la légitime défense auprès de l’Organisation maritime internationale (OMI). Téhéran prétend agir de manière « nécessaire et proportionnée » face aux agresseurs. Le régime affirme que le détroit reste ouvert aux « navires non hostiles » respectant les « réalités découlant du conflit ».

    Cependant, la légitime défense ne permet que des restrictions temporaires et ciblées, non un système de taxation pérenne. Les armateurs grecs, indiens et chinois, qui constituent la majorité des usagers du corridor, naviguent dans une zone grise juridique où la sécurité immédiate prime sur le respect des conventions.

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  • Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    Le bras de fer entre la Hongrie et l’Ukraine s’aggrave : Viktor Orban suspend “progressivement” les livraisons de gaz

    La Hongrie va progressivement suspendre ses livraisons de gaz naturel vers l’Ukraine jusqu’à ce que l’approvisionnement en pétrole brut via l’oléoduc Droujba reprenne, a indiqué mercredi 25 mars le Premier ministre hongrois Viktor Orban, une déclaration venant aggraver le bras de fer avec Kiev concernant les approvisionnements énergétiques perturbés par la guerre.

    La Hongrie et la Slovaquie, dont les dirigeants font figure d’exception au sein de l’Union européenne (UE) en raison de leurs relations avec Moscou, reprochent à Kiev l’interruption des flux de pétrole russe transitant par le Droujba. De son côté, l’Ukraine affirme que l’infrastructure a été endommagée fin janvier lors d’une attaque de drone russe et qu’elle s’efforce de la remettre en service dans les plus brefs délais. Peu convaincu, Viktor Orban a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook : “Nous suspendons progressivement les livraisons de gaz vers l’Ukraine et stockons le gaz restant chez nous”.

    LIRE AUSSI : Et si Viktor Orban tombait ? Le scénario qui pourrait bouleverser l’Europe, par Catherine Fieschi

    Pourtant, selon les données de l’opérateur de gazoducs hongrois FGSZ, les exportations de gaz vers l’Ukraine se poursuivaient encore mercredi matin. L’opérateur ukrainien de transport de gaz a confirmé que 8,3 millions de mètres cubes seraient livrés ce jour-là, un volume identique à celui de mardi. En mars, Kiev a conclu un contrat d’approvisionnement de 180 millions de mètres cubes, soit environ 28 % de ses besoins mensuels. En février, 200 millions de mètres cubes avaient été livrés, soit 31 % du total, selon une source du secteur citée par Reuters.

    L’Ukraine, la cible de la Hongrie

    Cette annonce survient alors que Viktor Orban – candidat à un nouveau mandat le mois prochain – a récemment bloqué un prêt européen de 90 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine. Le chef du gouvernement hongrois avait déjà menacé de réduire ses exportations d’électricité vers son voisin si les livraisons de pétrole via Droujba restaient interrompues.

    LIRE AUSSI : Une fausse tentative d’assassinat contre Viktor Orban : cette proposition russe pour influencer l’élection hongroise

    La semaine dernière, des experts de l’UE sont arrivés en Ukraine pour évaluer l’état de l’oléoduc. Bruxelles a proposé une aide technique et financière afin de restaurer les flux de brut vers la Hongrie et la Slovaquie, mais Kiev a prévenu que la reprise ne pourrait intervenir avant plusieurs semaines.

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  • Lille décroche le siège de la future Autorité douanière européenne

    Lille décroche le siège de la future Autorité douanière européenne

    Lille a été choisie mercredi pour accueillir le siège de la future Autorité douanière européenne, face à huit autres villes candidates, prenant ainsi sa revanche après avoir vu lui échapper l’Autorité européenne du médicament en 2017. La métropole du nord de la France, chef-lieu de la région des Hauts-de-France, était en concurrence avec Rome, finaliste, ainsi que Varsovie, Zagreb, Bucarest, La Haye, Liège, Porto et Malaga.

    La décision a été prise conjointement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE, l’instance qui représente les 27 États membres, via une procédure spéciale. Le Conseil et le Parlement européen avaient présélectionnés chacun Lille et Rome, sans se concerter. Il a fallu ensuite trois tours de scrutin pour les départager.

    L’Autorité douanière de l’Union européenne (également connue sous son acronyme anglais EUCA) doit voir le jour en 2028. Sa création est l’un des principaux éléments de la réforme du système douanier européen, avec une nouvelle plateforme des données douanières, qui centralisera les informations des 27 États membres.

    « Fier de cette victoire collective : élus, entreprises, universités, une mobilisation exemplaire de tout le territoire », s’est félicité le maire de Lille, Arnaud Deslandes, sur le réseau X. « Notre position au carrefour de l’Europe, notre ambition : tout nous désignait », a-t-il souligné.

    « Des emplois. Du rayonnement. Et une nouvelle fois, la preuve que les Hauts-de-France sont au cœur de l’Europe », a salué de son côté Xavier Bertrand, le président des Hauts-de-France. « C’est un choix judicieux », a estimé l’eurodéputé néerlandais Dirk Gotlink (PPE, droite), l’un des représentants du Parlement dans cette procédure.

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  • Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Guerre en Iran : assistons-nous vraiment à un “nouveau choc pétrolier” ?

    Des prix du pétrole qui s’envolent sous l’effet des tensions au Moyen-Orient et une économie mondiale sous pression. Dans ce contexte, difficile de ne pas penser aux crises des années 70, marquées par plusieurs chocs pétroliers et un ralentissement de la croissance mondiale. Mardi 24 mars, le ministre français de l’Economie, Roland Lescure, l’a d’ailleurs affirmé devant l’Assemblée nationale : nous faisons face “à un nouveau choc pétrolier” et, “si ce choc énergétique devait se prolonger au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser à l’ensemble de l’économie et prendre une dimension plus systémique”. Ce mercredi, le ministre a finalement dit “regretter” ses propos, précisant que le terme “choc pétrolier” “s’appliquait dans [ses] mots à la situation internationale et en aucun cas à la situation française”.

    Lundi, c’est l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui mettait déjà en garde : “Aucun pays ne sera épargné par les effets de cette crise si elle se prolonge”, a indiqué Fatih Birol, le directeur de l’Agence lors d’un point presse en Australie. Au moins 40 infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été “gravement ou très gravement” endommagées dans ce conflit opposant l’Iran d’un côté et les Etats-Unis et Israël de l’autre.

    LIRE AUSSI : Pétrole, tourisme, pénuries… La guerre au Moyen-Orient fait trembler l’économie mondiale

    A ces destructions s’ajoutent les perturbations dans le détroit d’Ormuz, sous contrôle iranien, et par lequel transite 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures. “À ce stade, nous avons perdu 11 millions de barils par jour, soit davantage que lors des deux grandes crises pétrolières réunies”, a précisé Fatih Birol, en référence aux chocs de 1973 et 1979. Dès lors, peut-on vraiment parler d’un nouveau choc pétrolier, et à quelles conséquences s’attendre pour l’économie ?

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  • Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine

    Cours du pétrole : un répit inespéré pour Vladimir Poutine

    Lorsque le 24 février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année, la situation en Russie n’était guère reluisante. Escalade des dépenses publiques dopées par l’effort de guerre, creusement des revenus du pétrole et du gaz sous l’effet des sanctions internationales, croissance atone ou presque, inflation venant rogner le pouvoir d’achat de la population : la plupart des indicateurs ont viré dans le rouge. Au point de susciter de la colère, y compris dans les cercles proches du Kremlin, à voir la volte-face du blogueur Ilya Remeslo. “Il est temps de jeter l’éponge car avec Poutine, on ira nulle part”, écrit l’influenceur, dans un article intitulé “Les cinq raisons pour lesquelles je ne soutiens plus Poutine”. Des propos qui lui ont valu un internement en hôpital psychiatrique…

    Comme du temps de l’Union soviétique, la vérité n’est jamais bonne à dire dans la Russie de Poutine. D’autant plus que ce dernier, depuis le 28 février, peut souffler. L’attaque déclenchée par les Etats-Unis et Israël en Iran a certes visé un allié de Moscou. Mais la propagation du conflit à l’ensemble du Moyen-Orient et ses répercussions sur le cours du pétrole lui ont apporté un formidable ballon d’oxygène. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz, le cours du baril a franchi la barre des 100 dollars, une aubaine pour le maître des illusions russes. Car, quand le pétrole va, tout va ou presque dans son empire : les recettes liées aux ventes d’hydrocarbures alimentent les caisses de l’Etat, finançant largement la guerre en Ukraine. La hausse du prix du baril (de 70 % depuis le 1er janvier) est donc une excellente nouvelle pour Moscou, qui a tout intérêt à ce que la situation s’enlise dans le détroit d’Ormuz.

    LIRE AUSSI : “Une fâcheuse tendance à se tromper” : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?

    D’autant que cette flambée du pétrole n’est pas la seule bonne nouvelle. “Pour sa guerre en Ukraine, le Kremlin compte sur le manque de munitions occidentales, le durcissement de la pression américaine sur Kiev, la manne pétrolière et une levée partielle des sanctions”, résume Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l’Ifri. C’est précisément ce que la guerre au Moyen-Orient lui apporte sur un plateau, en détournant l’attention de l’Occident de l’Ukraine, en réduisant les stocks d’armements, ou encore en provoquant un allègement des sanctions américaines. Mieux : la menace d’une crise énergétique attise de nouveau les divisions au sein des pays européens, très fébriles face à l’envolée des prix de l’énergie.

    Le président russe peut donc espérer gagner du temps. Mais le télégramme qu’il a envoyé récemment à Kim Jong-un pour le féliciter de sa “réélection” à la tête de la Corée du Nord vient surtout rappeler son isolement diplomatique, alors que la guerre en Ukraine va bientôt franchir le cap symbolique des 1 500 jours. En réalité, la Russie que Vladimir Poutine dirige d’une main de fer depuis plus d’un quart de siècle ressemble à un château de barils, qui menace à moyen terme de s’écrouler.

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  • Droits de douane : un an après la hausse, la France s’en tire mieux que ses voisins européens

    Droits de douane : un an après la hausse, la France s’en tire mieux que ses voisins européens

    C’était il y a (presque) un an. Le 2 avril 2025, Donald Trump a mis sa menace à exécution. Il a instauré une hausse des droits de douane contre les partenaires commerciaux des États-Unis. Objectif avancé : résorber le déficit commercial américain vis-à-vis du reste du monde.

    Douze mois plus tard, force est de constater que le but a été atteint, d’après une note de conjoncture publiée mardi 24 mars par l’Insee. Le déficit de la balance des biens et services des États-Unis a en effet baissé. Il s’est établi à -2,3 % du produit intérieur brut (PIB) au deuxième semestre 2025, contre -3,1 % en moyenne sur l’année 2024. Soit un retour à son niveau d’avant la crise liée au Covid-19.

    Cela a été possible grâce à un fort recul des importations de biens. Elles ont progressé de +2,5 % en 2025, contre +5,2 % l’année précédente. En revanche, les exportations de biens sont restées stables (+1,8 % contre +2 % en 2024). L’amélioration par rapport à la situation d’avant-Covid est d’ailleurs « due avant tout au redressement du commerce en biens, alors que la balance des services s’est plutôt dégradée par rapport aux années 2010 », relève l’institut français.

    Ce redressement de la balance commerciale américaine a eu des répercussions sur les partenaires commerciaux du pays de l’oncle Sam. Et l’Europe en a particulièrement fait les frais : le solde commercial des États-Unis vis-à-vis de l’UE s’est amélioré de 27 milliards de dollars (25,8 milliards d’euros) sur un an au troisième trimestre 2025.

    Les États-Unis ont amélioré leur balance commerciale de +42 milliards de dollars en 2025. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    La France échappe au pire

    La France s’en est mieux tirée que ses voisins. L’amélioration du solde commercial américain s’est limitée à +1,7 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros).

    Les importations de produits américains ont pourtant augmenté de +6 % sur un an, atteignant 55,7 milliards d’euros. Elles ont été tirées par les envois sur le sol français de matériel aéronautique et de gaz naturel liquéfié (GNL).

    Reste que, malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé (-0,7 %, à 48,3 milliards d’euros). Ce, grâce aux bons niveaux des livraisons de matériels aéronautiques (+21 % sur un an en 2025) et de produits pharmaceutiques (+7 %).

    Ces envois ont compensé les lourdes pertes enregistrées par d’autres catégories de biens, en particulier les boissons (-20 %), incluant les vins et spiritueux, les parfums et cosmétiques (-19 %), les produits chimiques de base (-6 %) ou encore les produits de cuir (-5 %).

    Malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé en 2025.
    Malgré la hausse des droits de douane, les exportations de produits français vers les États-Unis n’ont que faiblement reculé en 2025. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    L’Allemagne et l’Italie les plus touchées

    Parmi les Vingt-Sept, l’Allemagne et l’Italie ont le plus pâti de la nouvelle politique douanière américaine. L’amélioration du solde commercial des États-Unis a été de +6,4 milliards d’euros avec Berlin. Car les exportations allemandes outre-Atlantique ont durement flanché (-9,3 % par rapport à 2024). Elles ont été plombées par la chute des ventes automobiles. C’est pourtant le principal produit d’exportation made in Germany vers les États-Unis. Dans le même temps, les importations de produits américains ont progressé (+2,6 %).

    Du côté de Rome, les États-Unis ont vu leur solde commercial s’améliorer de +5,9 milliards de dollars (5,6 milliards d’euros). La Botte a pourtant fortement augmenté ses envois vers le sol américain (+7,2 % sur un an), grâce à un bond des exportations pharmaceutiques (+56 %). Mais les importations de produits américains ont beaucoup plus progressé (+35,9 %), aussi tirées par une envolée des produits pharmaceutiques (+94 %).

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