Tag: économie

  • Humanity’s Last Exam, le “test de QI” que les IA les plus puissantes n’arrivent pas à battre

    Humanity’s Last Exam, le “test de QI” que les IA les plus puissantes n’arrivent pas à battre

    Dans la mythologie grecque, qui est l’arrière grand-père maternel de Jason ? Si vous séchez, peut-être préférerez-vous répondre à une question sur les syllabes fermées se terminant par une consonne en hébreu biblique, en vous basant sur la tradition de prononciation tibérienne. Voulez-vous plutôt tester votre connaissance des réactions en cascade péricyclique thermique d’ester méthylique ? Ou bien sur les chaînes de Markov et les graphes ?

    Ces questions ne proviennent pas des annales d’examen d’une université d’élite, mais d’Humanity Last Exam. “Le dernier examen académique que nous voulons faire passer aux intelligences artificielles”, précise Long Phan, chercheur en IA au Center of AI Safety et l’un des créateurs de ce test, pensé comme l’ultime frontière entre les humains et les machines.

    LIRE AUSSI : L’intelligence artificielle générale, moteur d’une nouvelle ère économique

    Des questions de niveau doctorat

    Les tests pour mesurer les capacités des AI, ou benchmarks, étaient utilisés bien avant l’arrivée de l’intelligence artificielle générative pour déterminer si des produits étaient prêts à être déployés. Mais avec l’arrivée des LLM, les large langage models qui propulsent les outils comme ChatGPT, ils ont vite été dépassés. MMLU, dévoilé en 2020, avait ainsi été conçu pour être plus difficile que les autres benchmarks, et testait les IA sur 16 000 questions demandant de la culture générale ainsi que des capacités de raisonnement. Dès sa sortie, en novembre 2022, ChatGPT 3.5 affichait néanmoins 70 % de bonnes réponses.

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  • Food box : La Brigade de Véro rachetée par le groupe agroalimentaire Norac Foods

    Food box : La Brigade de Véro rachetée par le groupe agroalimentaire Norac Foods

    Après avoir signé un chiffre d’affaires 2025 de 23,3 millions d’euros, en hausse de 45 %, La Brigade de Véro, fabricant de repas cuisinés et pionnière du concept de « régime plaisir », annonce le 25 mars son rachat par le groupe alimentaire rennais Norac Foods, actif dans les métiers de la boulangerie, viennoiserie, pâtisserie industrielle et fabricant de sandwiches et crêpes fourrées, avec des marques comme La Boulangère, Daunat ou Whaou !.

    Le groupe familial qui, pour l’heure, n’a pas donné suite à notre sollicitation et ne souhaite pas communiquer le montant de la transaction, prend une participation majoritaire (80 %) dans l’entreprise montpelliéraine, les quatre cofondateurs conservant 20 % du capital.

    « Sur la table de capitalisation, nous étions 39 personnes, dont la plateforme Tudigo, confie Romain Roques, directeur général de La Brigade de Véro assumant désormais les fonctions de président exécutif. Nous aurions pu faire le choix de fonds d’investissement qui auraient exigé toujours plus de rentabilité et seraient sortis du capital dans cinq ans. Nous sommes ravis de poursuivre l’aventure avec un seul actionnaire, stable, pérenne, qui va nous apporter son expertise, notamment en hygiène et qualité, et permettre de booster notre développement, sans pression. L’idée est vraiment de grandir selon nos convictions. »

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  • Croissance en berne, inflation en hausse : la guerre en Iran chamboule les perspectives pour l’Europe

    Croissance en berne, inflation en hausse : la guerre en Iran chamboule les perspectives pour l’Europe

    Et si l’Europe allait subir de plein fouet les terribles effets de la guerre en Iran ? Dans ses perspectives économiques dévoilées ce jeudi 26 mars, l’OCDE a dégradé ses perspectives de croissance pour la zone euro (-0,4 point) à 0,8 % contre 1,2 % en décembre. Avec le Royaume-Uni (-0,5 point), il s’agit de la révision la plus brutale des pays riches. Un mois après le déclenchement du conflit, les conséquences sur les marchés de l’énergie se font déjà ressentir sur le porte-monnaie des consommateurs et l’activité des secteurs les plus dépendants des énergies fossiles.

    À ce stade, il est encore difficile de mesurer l’ampleur et la durée des hostilités. Mais le scénario d’une guerre à rallonge est étudié à la loupe par les économistes, à l’instar de la Banque de France. Au niveau mondial, l’OCDE n’a pas révisé à la baisse sa projection de croissance du PIB à 2,9 % par rapport à décembre. Mais l’institution précise tout de même qu’avant le début du conflit, elle prévoyait une révision à la hausse de 0,3 point pour 2026.

    L’Allemagne, la France et l’Italie appuient sur le frein

    Dans l’Union monétaire, le léger rebond prévu en décembre dernier s’est transformé en coup de frein. En Allemagne, la croissance du PIB devrait accélérer de seulement 0,8 % au lieu de 1 %. Le gouvernement du chancelier Merz a annoncé un vaste plan d’investissement dans la Défense mais la dépendance de son industrie aux énergies fossiles vient peser sur l’activité. En pleine difficulté, le « Made in Germany » continue en outre de subir la chute des carnets de commande de la Chine en pleine offensive industrielle sur l’automobile électrique.

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  • Droits de douane : les eurodéputés approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Droits de douane : les eurodéputés approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Les eurodéputés ont donné jeudi leur feu vert à la mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’été dernier entre Bruxelles et Washington. Ils ont ainsi approuvé à une très large majorité (417 voix pour, 150 contre) la suppression des droits de douane appliqués dans l’UE sur la plupart des importations américaines, comme la Commission européenne s’y est engagée, en échange d’un plafonnement à 15 % des droits de douane imposés par Trump sur les produits européens.

    Mais ils ont assorti ce feu vert de multiples garde-fous, conditions suspensives et même d’une clause d’extinction (fixée en mars 2028) pour dénoncer le caractère déséquilibré de cet accord, et montrer leur extrême méfiance envers le président américain, qui utilise les droits de douane comme une arme diplomatique. Pour s’appliquer, ces conditions devront cependant être validées par les États membres lors de négociations qui s’annoncent ardues.

    Négocié dans la douleur, cet accord avait été accueilli en Europe comme une capitulation face à Trump. Son examen par le Parlement a été retardé en raison des menaces d’annexion du Groenland par les États-Unis, puis de la décision de la Cour suprême américaine. Celle-ci a créé une énorme incertitude juridique, en invalidant les droits de douane de Donald Trump, obligeant Washington à mettre en place des taxes provisoires, en attendant un nouveau régime tarifaire en juillet.

    Malgré ces efforts du Parlement pour rééquilibrer la donne avec les Américains, les députés français du groupe centriste Renew avaient annoncé qu’ils voteraient contre le texte. « La seule valeur ajoutée politique de cet accord était d’apporter stabilité et prévisibilité, même si beaucoup disent que c’est un accord inéquitable », a expliqué à la presse l’un d’entre eux, Pascal Canfin. « S’il n’apporte même plus de prévisibilité, il n’y a aucune raison de le soutenir, même amélioré. »

    Si les Européens tiennent ainsi à ménager tant bien que mal leurs relations avec les États-Unis, ils multiplient parallèlement les efforts pour réduire leur dépendance vis-à-vis à la fois de ce turbulent allié et de la Chine. Comme le montre la multiplication ces derniers mois d’accords de libre-échange entre l’UE et des partenaires avec qui elle discutait parfois depuis des décennies : après l’Indonésie, l’Indonésie et le Mercosur, elle vient de conclure cette semaine son quatrième accord en six mois avec l’Australie.

    Comme le rappelle l’économiste André Sapir, membre du centre de réflexion Bruegel, cette politique de diversification commerciale n’a pas été lancée à cause de Donald Trump, mais ce dernier lui a donné un sérieux coup d’accélérateur. « Trump a généré du désordre : alors que les États-Unis étaient le centre du système économique et commercial international, ils sont devenus désormais un élément destructif de ce système », fait-il valoir à l’AFP.

    Face aux mesures de «coercition» de Trump ou de la Chine, nouer de nouvelles alliances revêt pour lui une dimension « défensive »  évidente. « Ces accords font partie de notre arsenal. Ce sont nos porte-avions, nos armes stratégiques dans l’ordre international », dit-il. Il y voit ainsi une réalisation des vœux du Premier ministre canadien Mark Carney, qui avait appelé à Davos les « puissances moyennes » à s’unir face aux « puissances hégémoniques » qui dominent l’ordre international.

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  • Présidence de l’AMF : Florence Portelli se tient prête au cas où

    Présidence de l’AMF : Florence Portelli se tient prête au cas où

    À peine connus, les résultats des élections municipales bousculent déjà l’Association des maires de France (AMF). Après les défaites du premier vice-président délégué, le maire (PS) d’Issoudun (Indre) André Laignel, président du Comité des finances locales, et du co-président (PS) de la Commission des finances, Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace), le président de l’AMF, David Lisnard, a annoncé, mercredi matin, son départ des Républicains.

    Un rebattage des cartes qui suscite déjà les appétits. « Pour l’instant, la place est prise, mais le moment venu, une candidature m’intéressera », confiait, mercredi à La Tribune, le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, candidat défait par David Lisnard en 2021, secrétaire général de l’Association des maires de France sous la présidence de François Baroin (2014-2021) et ex-président de la Commission des finances.

    Florence Portelli ne se sent « pas illégitime »

    À ce nom s’ajoute celui, selon nos informations, de Florence Portelli, maire (LR) de Taverny (Val-d’Oise), réélue dès le premier tour des municipales le 15 mars, vice-présidente de l’AMF, première vice-présidente de la région Île-de-France chargée de la Culture, du Patrimoine et de la Création, présidente du groupe majoritaire « Île-de-France Rassemblée » et vice-présidente des Républicains.

    « Sincèrement, j’aime beaucoup David. C’est un excellent président et je serais ravie de continuer à ses côtés. S’il décidait de se représenter, je serais la première à faire campagne pour lui à l’AMF. Si jamais il ne se représentait pas, je me poserais la question. Je n’ai rien demandé mais j’adore ce que je fais et je considère que je ne suis pas illégitime », répond Florence Portelli à La Tribune.

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  • Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Prime Macron : à quels salariés profite-t-elle le plus ?

    Quels salariés sont les « grands gagnants » de la prime de partage de la valeur (PPV), anciennement surnommée « prime Macron » ? Une question à laquelle répond une étude du service statistique du ministère du Travail (Dares), publiée ce jeudi. Les auteurs se sont penchés sur la façon dont les entreprises ont eu recours à ce dispositif en 2023, première année pleine après son instauration (lire encadré ci-dessous).

    Il ressort que 5,6 millions de salariés en ont bénéficié dans le secteur privé non agricole, soit plus d’un quart (28,7 %) d’entre eux. Pour un montant moyen de 901 euros brut.

    Décision du big boss

    Fait marquant relevé par la Dares : dans les entreprises de dix salariés ou plus, dans neuf cas sur dix (89,8 %), le versement de la PPV a été acté par décision unilatérale de l’employeur.

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron ». (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un phénomène surtout ancré dans les entreprises à petit effectif : la très grande majorité (86,2 %) des entreprises qui versent la PPV après décision du seul employeur ont en effet entre 10 et 49 salariés.

    « Cette surreprésentation des décisions unilatérales au sein des petites entreprises s’observe plus généralement pour les textes conventionnels portant sur les dispositifs d’épargne salariale (participation, intéressement, plan d’épargne entreprise) ou plan d’épargne retraite collectif (Perco ou PER d’entreprise collectif) », précise le service statistique.

    Dans les entreprises plus grandes, la distribution de la prime est davantage prévue par accord d’entreprise ou par accord de groupe que par décision unilatérale de l’employeur. Et plus la taille de l’entreprise est importante, plus c’est le cas.

    C’est quoi cette ex-prime Macron ?

    La prime de partage de la valeur remplace depuis juillet 2022 la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, appelée « prime Macron », mise en place pour la première fois début 2019.

    La PPV permet aux employeurs de verser à leurs salariés, sous certaines conditions, une prime exonérée d’impôt et de toute cotisation sociale. Le plafond est fixé à 3 000 euros mais peut être relevé jusqu’à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation.

    Cette prime est toutefois facultative. Elle peut être versée tous les ans, en une ou deux fois au titre d’une même année civile, sous réserve d’une décision prise de façon unilatérale par l’employeur ou après accord d’entreprise ou de groupe.

    Les petites entreprises plus généreuses que les grandes

    Les petites entreprises – moins de dix salariés – ont été moins nombreuses que les autres à verser la PPV en 2023. Elles ont été un quart (25,1 %) à le faire, contre un tiers (32,1 %) pour celles de dix salariés ou plus.

    Mais ces plus petites structures ont été bien plus généreuses. La prime a été en moyenne de 1 238 euros brut par salarié dans les entreprises de moins de dix employés, contre 836 euros dans celles de dix salariés ou plus. Soit une différence moyenne de 402 euros par personne.

    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses.
    Les petites entreprises ont été moins nombreuses que les grandes à verser la prime de partage de la valeur en 2023, mais elles ont été plus généreuses. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Une prime identique pour tous

    Bien que les règles d’attribution de la PPV permettent aux employeurs de la verser à une partie seulement de leurs salariés et/ou de moduler son montant, la majorité des entreprises de dix salariés ou plus ont choisi l’option la plus simple : octroyer la même somme à tout le monde. Près de trois quarts d’entre elles (74 %) l’ont en effet versé à l’ensemble de leurs salariés, et presque tout autant (73,6 %) ont attribué à chacun un montant identique.

    Le quart restant (26,4 %) a préféré moduler le montant selon les salariés, comme le permet la loi. Cette dernière fixe en effet cinq critères sur lesquels il est possible de s’appuyer pour faire varier le montant de la prime. La durée de présence effective pendant l’année écoulée est celle le plus fréquemment retenue pour moduler la somme (dans 68 % des cas), largement devant les quatre autres (l’ancienneté dans l’entreprise (34,7 %), le niveau de classification et la durée de travail prévue par le contrat de travail (environ 29 % chacun) et la rémunération (24,9 %)).

    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi.
    Seul un quart des entreprises ont modulé le montant de la prime selon les critères permis par la loi. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    Un montant boosté par l’intéressement

    Dès la mise en place de la PPV, le gouvernement a décidé de relever le plafond de cette prime de 3 000 à 6 000 euros pour les entreprises ayant mis en place un accord d’intéressement. Si seulement une entreprise de dix salariés ou plus sur cinq (19,5 %) était couverte par un tel dispositif en 2023, force est de constater que cette mesure a incité les employeurs à gonfler la prime. Dans ces entreprises, le montant moyen de la PPV par bénéficiaire a été 1,3 fois plus élevé que dans les autres (938 euros brut contre 735 euros).

    Cet écart est davantage marqué dans les très grandes entreprises que dans les plus petites. Le montant moyen de la PPV est en effet 2,3 fois plus élevé dans les entreprises de plus de 1 000 salariés disposant d’un accord que dans celles qui n’en ont pas (976 euros par salarié contre 425 euros). Ce ratio n’est que de 1,2 dans les entreprises de 10 à 49 salariés (1 106 euros dans celles avec un accord, contre 890 euros dans celles où il n’y en a pas).

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  • Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    Où en sont les négociations entre les États-Unis et l’Iran, alors que l’ultimatum lancé la semaine dernière par Donald Trump arrive à échéance ce vendredi ? Le président avait donné « 48 heures » à l’Iran samedi dernier pour rouvrir le détroit d’Ormuz, passage névralgique pour le commerce de pétrole, sous peine de frappes massives sur les centrales électriques du pays.

    Lundi, il a donné un nouveau délai, de cinq jours cette fois, pour laisser le temps au dialogue de se poursuivre. Le même jour, Donald Trump a évoqué de « très bonnes » discussions avec une « personne haut placée » non identifiée en Iran. Avant d’affirmer, ce jeudi, que l’Iran avait autorisé le passage de dix pétroliers au total dans le détroit d’Ormuz en guise de « cadeau ».

    Un plan américain en quinze mesures

    Pour le reste, Donald Trump a déclaré mardi avoir transmis un plan. Avec un objectif premier : que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Une proposition en 15 points a alors été communiquée à l’Iran via le Pakistan, selon des responsables pakistanais. Mais le contenu exact reste inconnu.

    D’après le New York Times et Al Jazeera, ce plan propose un cessez-le-feu d’un mois avec une reprise des discussions entamées avant la guerre. Washington demande à l’Iran de remettre son stock d’uranium enrichi, de cesser tout processus d’enrichissement, d’accepter de limiter son programme de missiles, et d’arrêter de soutenir des groupes armés dans la région.

    Si l’Iran accepte ces conditions et rouvre à la navigation le stratégique détroit d’Ormuz, Trump offrirait en échange une levée de toutes les sanctions qui asphyxient l’économie iranienne, selon les deux médias. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a évoqué une possible réunion à Islamabad ce week-end.

    L’Iran pose ses conditions

    Côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi parle d’échanges de messages « via des pays amis ou certaines personnes », tout en refusant d’utiliser les termes de « dialogue » ou de « négociation ». L’Iran a ainsi transmis sa réponse mercredi soir aux États-Unis et attend désormais un retour de l’autre partie, selon l’agence de presse Tasnim.

    Il a posé cinq conditions pour mettre fin aux hostilités, précise-t-elle : la fin de « l’agression », la mise en place d’un mécanisme garantissant que ni Israël ni les États-Unis ne reprendront la guerre, le versement de compensations financières, la définition claire des responsabilités et un arrêt des hostilités sur tous les fronts.

    Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, maintenait encore mercredi que l’Iran comptait « continuer à résister ». La République islamique veut « mettre fin à la guerre à ses propres conditions », soulignait-il, relevant que la seule transmission de messages ne pouvait « en aucun cas être qualifiée de dialogue ni de négociation ».

    Trump menace de prendre le contrôle du pétrole iranien

    Jeudi, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en Iran était « extrêmement » en avance sur le calendrier initial et qu’elle finirait « bientôt ». « Nous avions estimé que cela prendrait environ quatre à six semaines pour accomplir notre mission », a dit le président américain pendant un Conseil des ministres à la Maison Blanche.

    Son émissaire spécial, Steve Witkoff, a lui assuré qu’il existait des « signaux forts » sur la « possibilité » d’un accord avec les Iraniens. « Nous verrons où ça nous mènera, si nous pouvons convaincre l’Iran que nous sommes arrivés à un point de rupture où il n’y a plus d’alternative pour eux autre que plus de morts et de destructions », a déclaré Steve Witkoff.

    Le vice-président américain, JD Vance, dit que les États-Unis avaient désormais « la capacité d’utiliser tous les outils à leur disposition pour assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », en évoquant à la fois des options « diplomatiques » et  « militaires ». Parmi elles : prendre le contrôle du pétrole iranien. Trump a estimé que c’était une « option ».

    Les cours du pétrole en hausse

    Les cours du pétrole montent jeudi, l’Iran rejetant les discussions avec Washington et menaçant, selon une agence de presse iranienne, d’ouvrir un « nouveau front » dans le détroit de Bab el-Mandeb, crucial pour l’accès à la mer Rouge et au canal de Suez. Vers 18 h 45, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 5 % à 108,36 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,11 % à 94,91 dollars.

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  • Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Chimie : les syndicats de Kem One interpellent l’État sur le « désengagement » du fonds Apollo

    Grand habitué des reprises, passé dans les mains du fonds américain Apollo fin 2021, qui vient de racheter l’enseigne Grand Frais, le fabricant de PVC, Kem One tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Après une grève initiée sur son site de Saint-Fons (près de Lyon) mi-décembre, les syndicats changent d’échelle. La coordination syndicale CGT du groupe Kem One et la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT (FNIC-CGT) ont directement interpellé, dans une lettre ouverte, le président de la République, le 20 mars dernier.

    En cause : le « désengagement » financier de son unique propriétaire, qui mettrait à mal « un appareil productif déjà bien fatigué », estime Didier Chaix, délégué syndical central CGT Kem One. 

    Un nouveau mouvement de grève est également annoncé pour le 31 mars prochain, sur plusieurs sites de l’industriel cette fois-ci.

    Un besoin d’investissement réel 

    A son arrivée en 2022, suite au rachat de Kem One en 2021 à Alain de Krassny, Apollo avait «de grands projets, ils voulaient faire de Kem One le noyau d’un groupe en réalisant des acquisitions», rappelle le délégué syndical. «Nous ne savions pas si Kem One serait la maison mère ou un satellite mais il y avait des projets d’extension», assure t-il. Pour la CGT, le bilan n’est pas à la hauteur des annonces, au contraire même. 

    « Depuis plusieurs mois, le fonds d’investissement Apollo, cherche à se désengager après avoir profondément dégradé la situation financière de l’entreprise. Lors de sa prise de contrôle, Kem One comptait environ 10 millions d’euros de dettes ; aujourd’hui, l’endettement atteint près de 700 millions d’euros, et les 450 millions d’euros d’obligations de l’entreprise sont désormais extrêmement décotés, proches de zéro », indique la coordination syndicale dans sa lettre ouverte qui met en cause une stratégie reposant sur les LBO. 

    «Apollo n’a pas de volonté d’investir et n’a jamais apporté de fonds propres», assure Didier Chaix. 

    Un contexte international complexe 

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  • Niveau de vie : comment le système de retraite lisse les inégalités de carrière

    Niveau de vie : comment le système de retraite lisse les inégalités de carrière

    Les informations à retenir

    Le passage à la retraite marque-t-il une rupture financière ?

    • Le taux de pauvreté recule de 12,4 % à 8,3 % dès la liquidation des droits.

    • Grâce aux revenus du conjoint, la baisse médiane du niveau de vie se limite à 9 %.

    • Après leur départ, 35 % des nouveaux retraités voient leur niveau de vie augmenter.

    Selon la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees), la retraite réduit le taux de pauvreté de 4,1 points dès la liquidation. Ce mécanisme transforme les revenus précaires en pensions stables. La part des ménages sous le seuil de pauvreté chute ainsi de 12,4 % à 8,3 %. Le système remplace l’aléa du marché du travail par une prestation prévisible. Il devient un stabilisateur social immédiat pour les nouveaux retraités.

    Entre 2012 et 2020, toutes les cohortes affichent un recul compris entre 3,2 et 4,7 points. La pension offre une stabilité que le marché de l’emploi ne garantissait plus aux carrières hachées. Elle remplace des ressources irrégulières par un revenu régulier. Pour les populations fragiles, la retraite agit comme un « revenu socle ». Le système transforme une incertitude professionnelle en une sécurité financière immédiate.

    Taux de pauvreté monétaire juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020 (Crédits : Drees)

    Le niveau de vie préservé par l’effet ménage

    Il faut distinguer la pension brute du niveau de vie réel. Pour un actif, la pension individuelle est 25 % inférieure au dernier salaire. Pourtant, la structure du foyer amortit ce choc. En intégrant le patrimoine et les revenus du conjoint, la baisse médiane se limite à 14 %.

    Le calcul final intègre la fiscalité et la taille du ménage. Après ces ajustements, la baisse médiane ne dépasse pas 9 %. Plus d’un tiers des retraités (35 %) voient même leur niveau de vie progresser. La solidarité et la mutualisation au sein du couple jouent un rôle moteur dans ce maintien.

    Répartition selon la catégorie de niveau de vie juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020
    Répartition selon la catégorie de niveau de vie juste avant et juste après le départ à la retraite, pour les nouveaux retraités en 2020 (Crédits : Drees)

    Les chômeurs et invalides sont les premiers gagnants

    Les inégalités de carrière ne s’effacent pas lors de la signature du relevé de situation. Toutefois, certains profils bénéficient d’un gain net immédiat. C’est le cas des personnes au chômage ou en invalidité avant la liquidation. Leur niveau de vie grimpe de 9 % pour les ex-chômeurs et de 4 % pour les invalides.

    La retraite met fin au sous-emploi ou à la dépendance aux allocations sociales. À l’inverse, la durée de cotisation reste un facteur discriminant majeur. Les retraités au taux plein ont une pauvreté inférieure de 13 points aux autres. Il s’agit de ceux qui attendent l’âge d’annulation de la décote (AAD). Les célibataires et les locataires du parc social restent les catégories les plus exposées.

    Un tassement social sans remise en cause des hiérarchies

    La distribution des revenus se tasse vers le centre de l’échelle. La mobilité sociale reste modérée. En effet, 50 % des retraités conservent leur catégorie de niveau de vie initiale. Parmi les 41 % qui changent de tranche, la transition se fait vers une catégorie adjacente.

    La part des retraités « aisés » recule d’environ 6 points. Parallèlement, la catégorie des revenus « modestes » progresse de 3,9 points. Ce groupe se situe entre le seuil de pauvreté et 90 % du niveau de vie médian. Le système produit moins de très hauts et de très bas revenus.

    La retraite homogénéise les conditions de vie. Elle reste cependant le miroir fidèle des positions acquises pendant 40 ans de travail. Les interruptions de carrière se traduisent mécaniquement par des pensions plus faibles.

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  • JO2030 : « Pour réussir les Jeux, il faut réussir les infrastructures »

    JO2030 : « Pour réussir les Jeux, il faut réussir les infrastructures »

    Il y a dans cette grande salle du Palais de la Bourse, à Marseille, cette émulation propre aux grands événements. Pour cause ? L’appel des anneaux olympiques du 1er février 2030, à 20h précises. « Je suis le Numérobis qui doit construire le palais de Cléopâtre en trois mois », compare, avec humour, Damien Robert, directeur général de la Solideo Alpes 2030, la société de livraison des ouvrages olympiques pérennes. Et si Numerobis, dans le film « Astérix, Mission Cléopâtre » d’Alain Chabat a besoin des Gaulois aux pouvoirs magiques pour réaliser le projet, la Solideo a besoin des entreprises, de toutes tailles, pour livrer, d’ici l’été 2039, la quarantaine d’ouvrages nécessaires à la tenue des Jeux olympiques q

    ui se dérouleront dans quatre départements, entre les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Devant une salle comble, les organisateurs de l’événement mondial sont venus mobiliser le monde économique. « Vous êtes des maillons essentiels. Nous avons besoin de votre excellence, de votre savoir-faire. C’est grâce à vous que nous réussirons », clame Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des JO 2030. Ici, la crise de gouvernance qui traverse l’institution après le départ du directeur Cyril Linette est loin des discussions. Le mot d’ordre du jour : mobiliser.

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