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  • « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    Drôle d’endroit pour une rencontre. Pour la troisième année consécutive, l’Association des grandes entreprises françaises (Afep) avait convié, ce vendredi matin, cinq grands patrons à échanger avec trois cents lycéens franciliens sélectionnés par les services du ministère de l’Éducation nationale.

    « Ce qui fait la réussite de nos entreprises, c’est la diversité de leurs compétences, la débrouillardise de l’ingénieur, le bagout du commerçant, l’empathie de l’aide à domicile, l’adaptabilité du chef de rayon ou encore le leadership naturel du PDG », a introduit Patricia Barbizet, la présidente de l’Afep, dans l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (Cese) au palais d’Iéna à Paris.

    À peine son discours terminé que Sébastien Bazin, PDG d’Accor, Catherine McGregor, directrice générale d’Engie, Marie-Christine Coisne-Roquette, présidente de Sonepar, Frédérique Le Grévès, présidente de STMicroelectronics France et Benoît Derigny, président de Manpower France, sont montés sur scène. Chacun a présenté son entreprise puis s’est prêté au jeu des questions-réponses.

    Avoir envie d’apprendre toute sa vie

    D’emblée, un élève de seconde interpelle les chefs d’entreprises sur leur parcours étudiant. « Chez nous, vous pouvez rentrer avec un bac pro et nous allons vous former pendant toute votre vie professionnelle », a répondu, la première, Frédérique Le Grévès, patronne de STMicroelectronics France, leader des puces.

    « Il faut avoir envie d’apprendre toute sa vie. Ce sont des attitudes, des postures, le goût du risque, le goût du travail, se confronter tous les jours à des difficultés, gagner, dépasser, se surpasser », a renchéri sa voisine de droite, Marie-Christine Coisne-Roquette, dirigeante de Sonepar, autoproclamée numéro 1 mondial non coté de l’achat et de distribution de matériel électrique.

    À une autre lycéenne qui l’interroge sur les crises, Sébastien Bazin, le PDG d’Accor, répond par une autre question : « Est-ce que j’aurais pu empêcher cette crise ? Si vous n’y pouvez rien, vous devez l’accepter et laisser glisser ; si vous y pouvez quelque chose, vous aurez appris de ne pas faire deux fois la même erreur ».

    « Le mot de vocation est assez stressant » (DG d’Engie)

    Un garçon du lycée Newton de Clichy ne veut justement pas se tromper et demande « comment trouver sa vocation dans un monde où les métiers changent très très vite ». « Pas de stress à avoir sur ce que vous voulez faire. Pour ma part, à votre âge, je n’en savais strictement rien. L’essentiel est d’être curieux et d’être ouvert à tout ce qui tourne autour de vous : rencontrez les adultes, allez voir des tutos sur Internet », a répondu Benoît Derigny, le patron de Manpower France.

    « Le mot de « vocation » est assez stressant. Quand je suis sortie d’école d’ingénieur à 23 ans, je savais ce que je ne voulais pas faire grâce à un stage. Toute expérience est bonne à prendre. Vous verrez, un travail, c’est beaucoup plus qu’un métier et une compétence, c’est des collègues, une cantine, une culture d’entreprise… » a enchaîné Catherine McGregor, directrice générale d’Engie.

    Et vient l’inévitable question sur les échecs. Un jour, la patronne de Sonepar a défendu en conseil d’administration un sujet auquel elle croyait, mais une parole autour de la table a réussi à disqualifier sa proposition. « Le projet a échoué car je ne les avais pas appelés avant. Maintenant, je les prépare en amont », a témoigné Marie-Christine Coisne-Roquette. « L’échec est l’annonce d’un futur succès », a appuyé Benoît Derigny de Manpower.

    « Nous avons tout pour réussir » selon le PDG d’Accor

    Reste encore à faire venir les jeunes en entreprise et surtout à les garder. Dès les stages de troisième, STMicroelectronics donne des kits pour toucher les puces et développer des robots tout comme l’entreprise anime des ateliers sur l’intelligence artificielle ou sur les CV, a illustré Frédérique Le Grévès.

    Et si Sonepar n’est pas la première société « à laquelle vous pensiez, nous pouvons vous proposer de la technologie, du commercial, de la logistique et du conseil », a prêché, pour sa paroisse, la présidente Marie-Christine Coisne-Roquette.

    Serait-il donc plus simple d’entreprendre ? s’exclament encore les lycéens.« Nous avons tout pour réussir : des talents, des financements, de l’innovation, de l’architecture et de la gastronomie », réplique, du tac au tac, Sébastien Bazin d’Accor. « En France, il faudrait davantage d’optimisme », abonde Catherine McGregor d’Engie.

    « C’est toujours très enthousiasmant », a confié, à l’issue du tour de table, la présidente de l’Afep à La Tribune. « Nos lycéens avaient très bien préparé. Ils ont toujours des questions diverses et intelligentes. Les réponses apportées par les patrons ont été précises et enthousiastes », a conclu Patricia Barbizet.

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  • Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Cela suffira-t-il ? Un mois après le début du conflit en Iran, le gouvernement a présenté, vendredi 27 mars, un plan de soutien à l’activité des secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique. Une réponse « graduée, ciblée, sectorielle et limitée au mois d’avril », a averti immédiatement le ministre de l’Économie Roland Lescure. Et qui est concentrée sur trois secteurs particulièrement en difficulté — le transport routier, la pêche et l’agriculture — pour un coût total de quelque 70 millions d’euros pour les finances publiques en avril.

    Concernant le transport routier, le secteur va bénéficier d’une aide forfaitaire exceptionnelle de 50 millions d’euros. Elle s’adresse aux « TPE/PME du transport public routier de marchandise et du transport public routier de voyageurs, justifiant des difficultés de trésorerie majeures liées à la crise », détaille l’exécutif. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a rappelé que le carburant représente environ « 25 % des coûts d’exploitation » pour les entreprises du secteur. C’est pourquoi, une aide équivalente à 20 centimes d’euros par litre de carburant va être mise en place. La date d’ouverture du guichet ainsi que les modalités n’ont pas encore été précisées.

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  • Ruth Guerra (KPMG) : “La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile”

    Ruth Guerra (KPMG) : “La stabilité offerte par l’accord entre l’Europe et les Etats-Unis demeure fragile”

    Huit mois après l’humiliation de Turnberry, l’Europe sort enfin du bois. Ce jeudi 26 mars, une vaste majorité de députés européens a approuvé l’accord signé en juillet dernier… en y ajoutant une série de conditions supplémentaires, censées prémunir l’UE contre les zigzags de l’intempestif locataire de la Maison-Blanche. Jusqu’au dernier moment, l’atmosphère fut tendue : la procédure d’approbation avait été gelée en janvier, sur fond d’escalade autour du Groenland. Plus récemment, l’ambassadeur américain Andrew Puzder est allé jusqu’à menacer l’Europe d’arrêter les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) si elle ne signait pas l’accord. Ruth Guerra, avocate et spécialiste du commerce international à KPMG, décrypte pour l’Express ces nouvelles dispositions, inédites.

    L’Express : L’Union européenne a multiplié les accords avec ses partenaires commerciaux ces derniers mois. En quoi celui-ci est-il différent ?

    Ruth Guerra : C’est un accord atypique, à la fois dans la manière dont il a été négocié mais aussi au regard des typologies de clauses qu’il comporte. Traditionnellement, les accords de libre-échange de l’UE reposent sur une logique de réciprocité, avec une baisse des droits de douane des deux côtés. Ici, on est dans un schéma asymétrique : l’Europe bénéficie d’un plafonnement des droits de douane, tandis que les entreprises américaines obtiennent leur réduction à zéro vers l’Europe. On ne peut donc pas vraiment parler d’accord de libre-échange entre l’UE et les États-Unis, mais seulement d’accord commercial.

    LIRE AUSSI : Droits de douane : “Si Donald Trump veut faire n’importe quoi, qu’il le fasse !”

    Quelles sont les nouvelles dispositions introduites par le Parlement ?

    Parmi les mécanismes de protection, on trouve notamment une clause d’extinction – sunset clause – fixant une échéance au 31 mars 2028 : à cette date, l’accord expire automatiquement, sauf adoption d’une nouvelle proposition législative précédée d’une évaluation d’impact approfondie. Dans les accords classiques, on trouve des clauses de sauvegarde en cas de déséquilibre majeur, mais pas de durée d’application définie.

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  • Face au conflit au Moyen-Orient, le spectre de la récession s’intensifie

    Face au conflit au Moyen-Orient, le spectre de la récession s’intensifie

    L’économie mondiale apparaît, plus que jamais, au bord d’une zone majeure de turbulences. Le conflit en Iran, combiné à des indicateurs macroéconomiques de plus en plus fragiles, fait monter le spectre de la récession aux quatre coins de la planète, à commencer par les Etats-Unis. Selon Moody’s Analytics, la probabilité d’une récession outre-Atlantique dans les 12 prochains mois atteint désormais les 48,6 %, tandis que Goldman Sachs et EY-Parthenon estiment ce risque respectivement à 30 % et 40 %, contre une probabilité en février située entre 15 et 20 %.

    Les signaux avant-coureurs étaient déjà visibles avant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran fin février : le rapport mensuel sur l’emploi de février aux Etats-Unis a montré une perte inattendue de 92 000 postes, alors que les économistes tablaient sur un gain de 60 000 emplois. Le chômage américain approche désormais 4,5 %, contre 3,4 % il y a trois ans, et la croissance des salaires, notamment pour les revenus modestes, reste faible.

    « A moins que les hostilités ne cessent maintenant… »

    « Même avant le conflit, je pensais que la récession et les risques étaient en hausse », a indiqué cette semaine sur CNBC Mark Zandi, économiste en chef de Moody’s. « Les risques de récession sont tdevenus rès élevés — et à moins que les hostilités ne cessent maintenant, que le président trouve un moyen de se retirer, de déclarer la victoire et de passer à autre chose, et que les Iraniens fassent de même, je pense que la récession est plus que probable d’ici la seconde moitié de l’année. »

    Le pétrole constitue le principal catalyseur du risque. Le baril de Brent s’installe désormais dans la zone des 110 dollars. Et les simulations de Moody’s estiment qu’un prix moyen proche de 125 dollars au deuxième trimestre suffirait à plonger l’économie américaine dans la récession si les tensions persistent. La fermeture du détroit d’Ormuz perturbe également les exportations d’engrais, menaçant la production agricole et la hausse des prix alimentaires.

    Les scénarios noirs deviennent les scénarios réels

    En Europe, au fur et à mesure que le conflit s’enlise, la situation devient également davantage préoccupante. L’Italie illustre l’exposition européenne directe à la guerre au Moyen-Orient : le centre d’études de Confindustria estime que le pays a d’ores et déjà perdu 0,2 point de croissance et pourrait entrer en récession si le conflit se prolonge. « L’économie risque de stagner si la guerre continue au deuxième trimestre et le pays risque même d’entrer cette année en récession (-0,7 %) si le conflit se prolonge jusqu’à fin 2026 », avertit l’étude. Les exportations ralentiraient, la consommation et les investissements fléchiraient, et l’inflation pourrait atteindre 2,5 % sur l’année, contre 1,5 % en 2025. Les entreprises italiennes pourraient voir leur facture énergétique augmenter de 21 milliards d’euros.

    En France, le mot récession reste pour l’heure tabou, mais le coup de frein économique potentiel n’en paraît pas moins conséquent. Selon les prévisions de la Banque de France publiées cette semaine, le scénario actuel le plus sombre pourrait faire dégringoler la croissance annuelle à 0,3 %, contre 1 % espéré à l’origine. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a pris soin de préciser que « dans ces différents scénarios, il n’y a pas de récession, je le souligne ». Reste que ces projections deviennent progressivement, par défaut, les scénarios les plus optimistes, chaque jour supplémentaire allongeant la durée du conflit au Moyen-Orient, et par rebond la profondeur des impacts.

    « Deux crises pétrolières et une crise gazière »

    À l’échelle mondiale, la récession américaine pourrait provoquer un effet domino, affectant les économies européennes et les marchés émergents. Entre hausse des prix de l’énergie, perturbation des chaînes logistiques et ralentissement de la demande mondiale, la vigilance des banques centrales et des gouvernements sera donc déterminante pour éviter un scénario noir. Les prochaines semaines seront à ce titre cruciales : la fin du conflit au Moyen-Orient ou, à défaut, sa prolongation, pourrait sceller la trajectoire économique de 2026.

    En cas de prolongation, la tempête pourrait bien tourner au tsunami. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur l’ampleur sans précédent de la crise énergétique. « Le monde perd actuellement 11 millions de barils par rapport à 5 milliards lors des crises de 1973 et 1979. Si vous voulez mettre cela en contexte, cette crise actuelle équivaut à deux crises pétrolières et une crise gazière mises ensemble », a détaillé cette semaine Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE. Avant d’ajouter, dans une logique de présage : « la profondeur du problème n’a pas été bien appréciée par les décideurs du monde entier ».

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  • Les ports, ces zones sensibles où se joue la lutte contre le narcotrafic

    Les ports, ces zones sensibles où se joue la lutte contre le narcotrafic

    En 2025, plus de 108,81 tonnes de stupéfiants ont été saisies sur le territoire national, pour une valeur estimée à 2 197,170 millions d’euros. Le transport maritime, largement favorisé par les têtes des réseaux de narcotrafic, représentait 65% des saisies européennes en 2023. Il faut dire que les routes maritimes et les ports ont, de tout temps, été au centre de l’organisation des flux. « Dès la fin du XIXème siècle, les flux d’opium venant d’Indochine étaient directement organisés par l’Etat », rappelle Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS. Une production et une vente planifiée qui faisait de la France un presque narco-Etat puisque les recettes alimentaient directement celle qui était alors une colonie française. L’or noir, jusqu’alors autorisé, a finalement été prohibé par une loi de 1916 et le marché qui était auparavant légal et encouragé, s’est finalement muhé en un marché noir dans une « hypocrisie politique », souligne le chercheur.

    Las ! Le mal était entré sur le territoire. Dans l’entre-deux-guerres, le narcobanditisme se développe alors que le marché de l’héroïne bat son plein à la période de la French Connection sur une route qui relie l’Asie aux Etats-Unis… en passant par Marseille. 

    Marseille, qui s’est alors imposée comme un point majeur des flux d’héroïne, puis de drogues d’Amérique du Sud telles la marijuana et le cannabis à partir des années 80. 

    « Les ports ont toujours été des lieux d’existence de la petite criminalité organisée », décrypte le sociologue qui dit comment les raisons géo-économico-politiques ont joué un rôle central dans la montée du narcobanditisme à Marseille jusqu’à en faire cette porte d’entrée du territoire européen. 

    Des trajets fragmentés 

    Car les ports, à la croisée entre mer et terre, ont la capacité de manier de grands volumes.  « Dans la grande majorité, les drogues passent par le flux conteneurisé car les conteneurs peuvent contenir jusqu’à 15 tonnes de marchandises, contre 5 ou 10 kilos sur un passager mule », explique Michaël Lachaux, directeur régional des douanes. En 2025, on dénombre 19 millions de rotations de conteneurs dans le monde, dont 1,5 million à Marseille seulement. Une ville portuaire qui doit à la fois conjuguer avec des opportunités économiques indéniables, mais aussi les risques et enjeux qui vont de pair. « Marseille est reliée à des lignes sensibles, notamment avec l’Amérique du Sud. Pour détourner l’attention des douanes, les organisations du narcotrafic cassent et fragmentent les voyages des conteneurs : plutôt que de faire Colombie-Marseille, ils font étape en Amérique Latine, puis dans un pays européen, puis à Marseille ».

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  • “Parler d’inflation aujourd’hui est erroné et dangereux” : la mise au point de l’économiste Jean-Marc Daniel

    “Parler d’inflation aujourd’hui est erroné et dangereux” : la mise au point de l’économiste Jean-Marc Daniel

    Gare à la sémantique ! A contre-courant du bruit ambiant lié à la guerre en Iran, l’économiste Jean-Marc Daniel insiste : parler aujourd’hui de crise inflationniste n’est pas justifié. Le plus grand danger de cet abus de langage, c’est qu’il conduise les banques centrales à relever les taux d’intérêt. Au-delà des hausses de prix à court terme, le professeur d’économie à l’ESCP entrevoit surtout la déflation. Explications.

    L’Express : Avec la flambée des prix de l’énergie, d’aucuns s’inquiètent d’un retour de l’inflation, y compris l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. Qu’en pensez-vous ?

    Jean-Marc Daniel : Il est erroné et dangereux d’utiliser le mot “inflation” aujourd’hui. D’abord parce que ce mot ne correspond pas à la situation actuelle, puisqu’on la définit par une “hausse des prix à la consommation durable et généralisée”. Surtout, un contexte inflationniste induit que les banques centrales doivent réagir en durcissant leur politique monétaire. Or, la pire chose qui pourrait arriver en ce moment, c’est une augmentation des taux d’intérêt, pénalisante pour les entreprises et dramatique pour la situation économique à venir. Comme en 2022, la hausse des prix actuelle est temporaire. De façon structurelle, nous nous orientons vers une phase de déflation.

    LIRE AUSSI : Prix de l’essence : de l’Allemagne à l’Italie, comment nos voisins tentent de limiter la hausse

    Ce qu’on redoute aujourd’hui, ce n’est pas seulement une hausse du prix à la pompe, c’est aussi la diffusion dans toute l’économie d’une énergie plus chère…

    Effectivement, certains prix vont augmenter. Mais le paramètre à prendre en considération, c’est le caractère durable de ce mouvement. Rappelons que le choc pétrolier des années 1970 a été inflationniste parce qu’une fois que le prix est passé de 3 à 12 dollars le baril, il est resté à 12 dollars. En 2022, une fois que le prix du gaz a été multiplié par 5, il a ensuite été divisé par 5. De même, en 2008-2009, le pétrole avait atteint des niveaux supérieurs aux prix actuels, mais cette poussée a duré très peu de temps, il est reparti à la baisse assez vite.

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  • Collectivités locales : malgré des compensations financières, les inégalités restent « excessives », selon la Cour des comptes

    Collectivités locales : malgré des compensations financières, les inégalités restent « excessives », selon la Cour des comptes

    C’est un objectif inscrit dans la Constitution, mais largement méconnu des Français. Pour réduire les inégalités de ressources entre les collectivités territoriales — communes, intercommunalités, départements et régions —, il existe un système de compensations financières — appelé « péréquation » — entre l’Etat et les collectivités d’une part et au sein des collectivités d’autre part.

    Mais ce système s’avère complexe — en premier lieu pour les élus locaux —, daté et insuffisamment redistributeur, selon la Cour des comptes qui y consacre un chapitre au sein de son rapport annuel dévoilé mercredi 25 mars. Si bien que les magistrats financiers considèrent que malgré la péréquation, les inégalités entre collectivités restent aujourd’hui « excessives ».

    D’après la Cour, les collectivités territoriales ont reçu 14,4 milliards d’euros au titre de la péréquation en 2024. Un montant qui se décompose en deux canaux :  une redistribution « verticale » à hauteur de 10,2 milliards d’euros émanant de l’Etat vers les collectivités locales ; une redistribution « horizontale » de 4,2 milliards d’euros issue de transferts financiers des collectivités les plus riches vers les plus pauvres.

    Pour assurer la péréquation « verticale » — qui a augmenté de 790 millions d’euros entre 2022 et 2025, selon la réponse transmise par le ministère de l’Action et des Comptes publics à la rue Cambon — l’Etat effectue un prélèvement sur ses recettes via, principalement, la dotation globale de fonctionnement (DGF), créée à l’origine en 1979 pour compenser la suppression du versement représentatif de la taxe sur les salaires (VRST).

    Il s’avère que la DGF — d’un montant global de 27,4 milliards d’euros en 2026 fixé par la loi de finances et identique à celui de 2025 — se compose d’une part forfaitaire et d’une part destinée à la péréquation. Or, la majorité de la somme — 17,8 milliards d’euros en 2025 — continue à être répartie entre les collectivités « par la voie de dotations non péréquatrices [dotation forfaitaire des communes et des départements, dotation de compensation de recettes de taxe professionnelle des intercommunalités] en fonction de données historiques qui ne reflètent pas les besoins contemporains » des territoires.

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  • Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Derrière la guerre militaire entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, une autre guerre, elle, plus économique. L’indice le plus flagrant de son existence apparaît dans une lettre publiée ce mardi par les gardiens de la révolution, via l’Organisation maritime internationale : les « navires non hostiles » et ceux qui « n’appartiennent pas à ou ne sont pas associés à » Israël, aux États-Unis et à d’autres « agresseurs » peuvent franchir le détroit d’Ormuz, peut-on y lire. Et ce, « sous réserve du respect (…) des réalités découlant du conflit en cours ».

    Si les modalités de ce nouveau droit de passage, et la liste des pays qui en bénéficient, restent encore à éclaircir, de nombreux observateurs ont déjà deviné les premiers gagnants : les pays du continent asiatique, ultra dépendants du pétrole brut vendu par les États du Golfe. À commencer par la Chine, allié économique de l’Iran, mais aussi l’Inde, ainsi que les nations du sud-est asiatique (Philippines, Indonésie, Malaisie, etc).

    Payer en yuan, cette modalité surprise des Iraniens

    Mais ce que les gardiens du régime de Téhéran se sont bien gardés de préciser est cette information révélée par la chaîne de TV américaine CNN : pour passer par le détroit d’Ormuz, les pétroliers devront aussi régler leurs transactions en yuan, la monnaie nationale chinoise. Une belle faveur accordée à Pékin. Des négociations discrètes auraient même eu lieu pendant le mois de mars.

    En sachant que le paiement en yuan est déjà pratiqué par certains Etats lorsqu’ils vendent leurs barils directement à la Chine, à l’instar de la Russie, du Brésil, du Venezuela ou de l’Indonésie. Ou encore l’Arabie saoudite, qui vend à ce jour quatre fois plus de pétrole à Pékin qu’à Washington.

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  • L’IA signe “la fin des faiseurs de PowerPoint”, selon les directeurs d’HEC et de l’université Bocconi

    L’IA signe “la fin des faiseurs de PowerPoint”, selon les directeurs d’HEC et de l’université Bocconi

    Comment s’adaptent les écoles qui forment l’élite de demain au bouleversement de l’intelligence artificielle ? Invités du colloque de L’Express consacré à l’apprentissage à l’ère de l’IA, le 23 mars dernier, les directeurs de deux prestigieuses business schools ont partagé leurs expériences : Francesco Billari, recteur de l’université Bocconi, venu de Milan pour l’occasion, et Eloïc Peyrache, directeur général d’HEC.

    L’Express : Grâce à l’IA générative, les étudiants peuvent produire en quelques secondes un business plan, une analyse de cas, une dissertation d’économie. Une remise en cause du modèle de vos grandes écoles, fondées sur l’effort ?

    Francesco Billari : L’intelligence artificielle nous pose des défis, mais c’est aussi une occasion fantastique pour nos brillants étudiants. La Bocconi, historiquement spécialisée en économie et en management, va ouvrir un département de sciences informatiques. Nous faisons en sorte que tous les étudiants se familiarisent avec l’IA, qu’ils aient conscience des emplois menacés. Prenons l’exemple des présentations PowerPoint, travail typique d’un jeune embauché. De toute évidence, ce n’est pas un travail d’avenir. Donc il nous faut surtout nous assurer que chacun est capable de poser des questions et d’en interpréter les réponses, plutôt que de simplement produire des slides.

    Eloïc Peyrache : La meilleure façon d’être remplacé, c’est d’être un passe-plat. Il va falloir continuer à penser et à développer un certain nombre de compétences. Longtemps, nos écoles se sont focalisées sur la solution optimale – la meilleure stratégie, la meilleure façon d’augmenter la valeur d’une entreprise… L’intérêt va se déplacer vers l’amont, la compréhension du problème. La capacité à structurer, à poser les bonnes questions, à définir l’objectif, à mettre en œuvre la solution va devenir clé.

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    Ces nouveaux usages changent-ils aussi la donne en matière d’évaluation ?

    E.P. : Les entreprises se fiaient jusqu’ici à notre sélection à l’entrée, à nos examens… Pour certaines matières, le retour à de l’évaluation sur papier va permettre de s’assurer que c’est bien l’élève qui a répondu. Pour les travaux à la maison, on va partir du principe que le mémoire est réalisé avec l’aide de l’IA, donc notre approche va évoluer : on va revenir à des présentations orales, l’étudiant devra venir défendre son mémoire face à des jurys…

    Une étude du MIT a montré que plus les étudiants utilisaient l’IA, plus certaines parties de leur cerveau s’atrophiaient. Comment réagir ?

    F.B. : A l’université, il faut nous assurer que nos étudiants se parlent, qu’ils aient des interactions dans les salles de classe et que le campus leur propose une expérience particulière. C’est indispensable pour développer des compétences émotionnelles, sociales, humaines.

    Comment imaginez-vous la vie d’un étudiant sur vos campus dans dix ans ?

    F.B. : Bocconi va considérablement se transformer et devenir plus scientifique, car la révolution de l’IA rend plus ténue la frontière entre les universités de sciences et les business schools.

    E.P. : Nous serons en mesure de personnaliser davantage l’accompagnement de carrière, le travail personnel, etc. Il y aura aussi plus d’étudiants qui suivront les cours à distance. Mais la question du lien et du collectif va rester importante, c’est pourquoi nous investissons massivement sur le campus d’HEC.

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  • 🔴 Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualité ce vendredi 27 mars

    🔴 Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualité ce vendredi 27 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 27 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, Donald Trump reporte son ultimatum à l’Iran au lundi 6 avril. Pendant ce temps, la Chine a annoncé vouloir « renforcer » sa coopération avec les États-Unis. Enfin, trois sites australiens de production de gaz mis à l’arrêt à cause d’un cyclone.

    📍Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l’Iran

    Donald Trump a fait savoir sur son réseau Truth Social qu’il suspendait « à la demande du gouvernement iranien (…) pour dix jours la destruction de centrales électriques, jusqu’au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington ».

    « Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (…), elles se passent très bien », a-t-il ajouté.

    Après quasiment quatre semaines d’une guerre qui embrase le Moyen-Orient et fait flamber les cours du pétrole, l’Iran ne plie pas tandis que Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique.

    👉 Pour aller plus loin : Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    📍Commerce : la Chine veut « renforcer » la coopération avec les États-Unis

    La Chine souhaite « renforcer » la coopération économique avec les États-Unis afin notamment d’éviter toute « concurrence malsaine », a indiqué son ministre du Commerce Wang Wentao lors d’une rencontre avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer.

    Les deux premières économies mondiales se sont livrées en 2025 une âpre bataille commerciale aux retombées globales, avant une trêve conclue en octobre et de nouvelles discussions à haut niveau tenues mi-mars à Paris, qui ont permis d’apaiser les tensions.

    📍Cyclone en Australie: trois sites de production de GNL à l’arrêt

    Une troisième grande usine australienne de traitement de gaz naturel a cessé de fonctionner sur la côte ouest du pays touchée par un cyclone, a annoncé vendredi Woodside Energy, entravant l’approvisionnement en ce combustible déjà perturbé par la guerre au Moyen-Orient. Cette usine s’ajoute aux coupures dans deux autres immenses installations de GNL de l’entreprise Chevron, elles aussi sur la côte où passe le cyclone Narelle.

    📍Le Japon va assouplir les restrictions sur les centrales à charbon

    Le Japon s’apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon afin d’atténuer les effets de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient, qui entre vendredi dans son 28ᵉ jour, ont indiqué les autorités vendredi.

    Les informations de médias locaux annonçant le projet de revenir sur les règles destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre, « sont exactes », a déclaré à l’AFP un responsable du ministère nippon de l’Industrie.

    📍Pernod Ricard discute avec le créateur de Jack Daniel’s pour une éventuelle fusion

    Le géant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l’américain Brown-Forman, propriétaire du célèbre whisky Jack Daniel’s, ont confirmé jeudi être en discussion en vue d’une fusion qui, si elle aboutit, représenterait une opération significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde.

    « Sous réserve d’accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s’apparenterait à une fusion entre égaux (…) Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », indique Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, dans son communiqué.

    📅​ L’agenda éco du jour
    07h30 | France – Dette publique – 4e trimestre 2025 – Insee
    09h00 | Espagne – Inflation en mars (chiffre provisoire) 
    09h30 | Réunion en visioconférence des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe)
    10h00 | Etats-Unis – Confiance des consommateurs, estimation finale (Université du Michigan)
    11h30 | Norvège – Présentation par le gouvernement d’un plan de défense à long terme
    Ce jour | Moody’s met à jour ses notes pour l’Espagne et l’Italie
    Ce jour | France – Le Premier ministre Sébastien Lecornu préside une réunion à Bercy, à l’occasion de la publication par l’INSEE des chiffres du déficit public pour l’année 2025
    📊 Résultats d’entreprises
    Deutsche Bahn : résultats annuels

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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