Tag: économie

  • Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Israël poursuit sa politique tous azimuts d’expulsions des Palestiniens de Jérusalem-Est

    Le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné dans la nuit de vendredi à samedi les récentes expulsions de familles à Jérusalem-Est, appelant la communauté internationale à « prendre des mesures fermes » pour empêcher le « déplacement forcé » des Palestiniens. Mercredi, un journaliste de l’AFP avait constaté les expulsions, par les autorités israéliennes, de plusieurs familles palestiniennes du quartier de Silwan, où ces opérations se multiplient et permettent à des Israéliens d’occuper les logements laissés vacants.

    Le ministère basé à Ramallah, en Cisjordanie, a condamné « l’escalade des mesures d’expulsion forcée prises » par Israël « à l’encontre du peuple palestinien à Jérusalem », évoquant le « déplacement de 15 familles de leurs foyers » à Silwan, situé sur une colline au sud de la Vieille ville de Jérusalem, selon un communiqué relayé par l’agence de presse palestinienne Wafa. Il a aussi dénoncé « la délivrance d’ordonnances de démolition » pour sept maisons à Qalandia, au nord de Jérusalem.

    D’après Wafa, le ministère a aussi appelé la communauté internationale « à prendre des mesures fermes et plus décisives pour empêcher la poursuite des déplacements forcés du peuple palestinien, notamment en activant les moyens de pression diplomatique ». Les ordres d’expulsion ayant visé des habitants de Silwan reposent sur une loi de 1970 autorisant les Juifs ayant perdu des biens avant la création d’Israël en 1948 à les récupérer.

    Les autorités s’appuient également sur des documents datant de l’époque ottomane, indiquant que des Juifs d’origine yéménite vivaient autrefois sur ces terres et les ont quittées lors des soulèvements palestiniens entre 1929 et 1936. Les autorités israéliennes ont expulsé de nombreuses familles palestiniennes de la zone ces dernières années. D’autres attendent l’exécution d’ordres d’expulsion déjà distribués. A Silwan, les implantations israéliennes remontent aux années 1980. Aujourd’hui, plusieurs centaines d’Israéliens y vivent au milieu de 50.000 Palestiniens.

    Israël a occupé Jérusalem-Est en 1967 et l’a ensuite annexée, la considérant comme partie intégrante de la ville, une décision non reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de la ville la capitale de l’État indépendant et souverain auquel ils aspirent. L’ONG israélienne Ir Amim, engagée dans la défense des droits des Palestiniens, a averti vendredi que « les expulsions forcées et les démolitions à Silwan », si elles ne sont pas stoppées, « entraîneront l’une des plus grandes vagues d’expulsions à Jérusalem-Est depuis 1967, touchant plus de 2.000 Palestiniens ».

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  • Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Wall Street a chuté vendredi, et le pétrole WTI dépassé 100 dollars
    La Bourse de New York a chuté vendredi, inquiète du prolongement de la guerre au Moyen-Orient et de ses effets sur l’inflation et la croissance économique, l’indice Dow Jones perdant 1,73% et l’indice élargi S&P 500 1,67%, tandis que le Nasdaq, à forte composition technologique, a cédé 2,15%. Les Bourses européennes ont fini la semaine dans le rouge.

    Le baril de pétrole Brent pour livraison en mai a pris 4,22%, à 112,57 dollars, dépassant 110 dollars pour la première fois depuis le décrochage de lundi, et le WTI américain 5,46%, à 99,64 dollars. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), il a dépassé le seuil symbolique de 100 dollars.

    Le rendement des emprunts d’État américain à 10 ans s’est encore tendu, jusqu’à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture, les investisseurs se méfiant du risque d’inflation et demandant des taux d’intérêt plus élevés pour prêter.

    Flambée de l’énergie: réunion des ministres européens mardi
    Les ministres de l’Énergie des pays de l’Union européenne se retrouveront mardi en visioconférence pour échanger sur « la sécurité de l’approvisionnement énergétique », a annoncé Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’UE.

    La France annonce des aides carburants
    Le gouvernement français annonce des « aides ciblées » en avril pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants. Les petites entreprises du transport routier en difficulté et les pêcheurs pourront recevoir une aide de 20 centimes d’euros par litre de carburant, tandis que le gazole agricole sera exonéré de taxe sur la période. « On nous donne une petite bouffée d’air. Mais il ne faut pas se leurrer et croire que ce sera suffisant pour sortir la filière de l’enchaînement de crises qui la frappe », réagit auprès de l’AFP José Jouneau, président du comité ligérien des pêches.

    Retour au charbon
    La crise énergétique pourrait forcer l’Allemagne à garder des centrales à charbon actives plus longtemps si la guerre se prolonge et provoque des pénuries, selon le chancelier allemand Friedrich Merz. « Nous devons alimenter ce pays en électricité. Je ne suis pas prêt à mettre en péril le cœur de notre industrie simplement parce que nous avons opté pour des plans de sortie qui sont devenus irréalistes », déclare le chef de l’exécutif.

    Demi-tour dans le détroit d’Ormuz
    Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir forcé trois porte-conteneurs à faire demi-tour dans le détroit d’Ormuz. Ils affirment que cette route stratégique est fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à « l’ennemi ». L’industrie de l’énergie « sous-estime les bouleversements et les risques géopolitiques qui nous attendent », dit à l’AFP Mark Brownstein, vice-président d’une association environnementale, depuis le forum CERAWeek au Texas.

    Trafic aérien : moins d’annulations, mais des programmes allégés
    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a lui aussi baissé en parallèle, selon une société spécialisée.

    Des milliers de tonnes de thé bloquées au Kenya
    Entre 6.000 et 8.000 tonnes de thé, d’une valeur d’environ 24 millions de dollars (21 millions d’euros), sont bloquées au port kényan de Mombasa par la guerre au Moyen-Orient, rapporte l’association est-africaine du commerce du thé (EATTA). La viande et l’horticulture kényanes subissent également l’impact du conflit, enregistrant des millions de dollars de pertes.

    La production d’une grande aciérie iranienne interrompue
    La production d’une grande aciérie en Iran a été interrompue à la suite des frappes américano-israéliennes, ont rapporté samedi des médias iraniens. Selon un communiqué de Khuzestan Steel Company, une société basée dans le sud-ouest de l’Iran, cité par le quotidien iranien Shargh, les « chaînes de production de l’usine ont été arrêtées » après que plusieurs unités et installations sidérurgiques ont été touchées vendredi lors de frappes.

    La Thaïlande dit avoir conclu un accord avec l’Iran pour le détroit d’Ormuz
    La Thaïlande a affirmé samedi avoir conclu un accord avec l’Iran pour permettre le passage de ses pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Un accord a été conclu afin de permettre aux navires pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d’Ormuz, contribuant ainsi à apaiser les inquiétudes concernant l’acheminement de carburant vers la Thaïlande », a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul lors d’une conférence de presse.

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  • Crise du gaz : “La situation de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense”

    Crise du gaz : “La situation de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense”

    Et si la crise énergétique actuelle était finalement plus forte que celle qui a touché l’Europe en 2022, à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ? A mesure que le conflit en Iran s’éternise, ce scénario commence à prendre forme. Selon l’expert brésilien Felipe Germini, qui a passé près de vingt ans chez Schlumberger, l’Europe doit se préparer à entrer dans un nouveau monde où les importations d’énergie bon marché n’existeront plus. L’occasion pour elle de réduire – enfin – sa dépendance coûteuse aux énergies fossiles.

    L’Express : Pensez-vous que la situation gazière de l’Europe est plus grave qu’on ne le pense ?

    Felipe Germini : Oui. Il faut être familier avec les chiffres et les réalités physiques du marché pour prendre la mesure de la crise actuelle. Commençons par donner quelques ordres de grandeur. Les stocks de gaz de l’UE se situent à environ 30 % de leur capacité. L’Allemagne est dans la fourchette des 20 %. La France idem. Il s’agit du niveau saisonnier le plus bas depuis 2022, et il est bien inférieur à la moyenne des dix dernières années. Cela constitue déjà un problème en soi. Mais ce qui rend la situation structurellement dangereuse, c’est ce qui s’est passé le 2 mars. Des frappes de drones iraniens ont touché les installations de Ras Laffan et Mesaieed appartenant à Qatar Energy.

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  • Carburants : le gouvernement lance un plan d’aides ciblées qui ne convainc pas

    Carburants : le gouvernement lance un plan d’aides ciblées qui ne convainc pas

    Les effets de la guerre avec l’Iran n’auront pas tardé à se faire sentir à la pompe. En quelques jours, les prix du gazole et de l’essence ont fortement augmenté en station-service, dans un contexte de hausse du pétrole, qui a atteint 110 dollars le baril de Brent ces derniers jours. Pour faire face à cette nouvelle contrainte économique, le gouvernement Lecornu II a annoncé, vendredi 27 mars, un plan d’aide sur les carburants.

    LIRE AUSSI : L’Etat “profiteur de crise” ? Les mauvais calculs de Marine Le Pen sur les prix du carburant

    Estimé à 70 millions d’euros d’investissement de l’État, ce dispositif, a priori limité au mois d’avril, est présenté comme un “plan de soutien immédiat en faveur de l’activité économique”. Il cible uniquement certains secteurs — transport routier, pêche et agriculture — sans mesures générales pour la population. Parmi les dispositifs annoncés, aucun ne concerne les “gros rouleurs”, comme les infirmières libérales, pourtant évoquées ces derniers jours. “On ne se ferme pas de porte pour l’avenir”, s’est contenté de déclarer la ministre de l’Énergie Maud Brégeon.

    Le secteur des transports privilégié

    Le soutien se concentre d’abord sur le secteur des transports, qui bénéficiera dès le 1er avril de 50 millions d’euros pour les TPE et PME (environ 45 000 entreprises) “justifiant des difficultés majeures”. Selon le ministre des Transports Philippe Tabarot, cette aide prend la forme d’une “aide forfaitaire par véhicule” équivalente à 20 centimes par litre de carburant. “Un dispositif de guichet dédié sera mis en place”, précise le ministère.

    Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement était mis sous pression par plusieurs organisations de transport routier qui annonçaient des manifestations et actions régionales à partir de ce week-end. Mais le geste annoncé hier ne les convainc pas. La Fédération nationale des transports routiers, la plus grosse organisation de routiers du pays, a immédiatement dénoncé dans un communiqué des aides “incompréhensibles” et un “dispositif complexe, lourd à activer et insuffisant”, se questionnant sur ses modalités très floues. “Elles ne semblent ni à la hauteur de la crise, ni adaptées aux réalités du terrain”, tance l’organisation.

    LIRE AUSSI : “La soumission de l’Europe a un coût !” : le cri de colère du spécialiste de l’énergie Guillaume Niarfeix

    Agriculture et pêche : aides jugées insuffisantes

    Même tonalité dans le secteur agricole, pour lequel le gouvernement prévoit une exonération du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR), pour un coût total de 14 millions d’euros, soit environ 4 centimes par litre. La FNSEA a rapidement réagi : “donner à peine 4 centimes alors qu’on a eu une hausse de plus de 60 centimes par litre de GNR… c’est des miettes”, a cinglé Luc Smessaert, l’un des vice-présidents de l’organisation, au micro de RTL vendredi. “Si j’étais moins poli, je dirais que c’est du foutage de gueule”, a poursuivi le syndicaliste, promettant des actions si aucune mesure de soutien supplémentaire n’est annoncée pour les agriculteurs.

    Du côté des pêcheurs, la ministre Catherine Chabaud a annoncé une aide à “20 centimes par litre” pour le gazole de pêche, sous forme de remboursement sur les factures de carburant des navires de pêche. Une “bouffée d’oxygène” jugée néanmoins “très insuffisante” par l’Association nationale des organisations de producteurs (ANOP).

    Et ailleurs en Europe ?

    Les voisins européens ont opté pour des stratégies différentes. En Espagne, où le pays ne dispose de quasiment aucune réserve de pétrole brut, l’exécutif espagnol relance une stratégie déjà bien rodée en 2022 lors de l’invasion russe en Ukraine. Un paquet d’urgence d’environ 5 milliards d’euros combinant baisse de TVA (qui passe de 21 % à 10 %) et réduction des taxes sur les carburants, devrait permettre une baisse estimée de 20 à 30 centimes par litre pour tous les automobilistes. Des aides ciblées de 20 centimes par litre sont également accordées aux secteurs les plus exposés (transporteurs, agriculteurs, pêcheurs, éleveurs).

    LIRE AUSSI : “Parler d’inflation aujourd’hui est erroné et dangereux” : la mise au point de l’économiste Jean-Marc Daniel

    En Italie, le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté il y a dix jours déjà, par décret, une “réduction pour tous” du prix du carburant financé par une diminution des droits d’accise, pour une réduction du prix de 25 centimes par litre pour le gazole et l’essence et de 12 centimes par kilo pour le GPL. “Dès les prochaines heures, les Italiens paieront moins cher que les Allemands, les Français et les Espagnols”, s’est félicité le 19 mars le vice-Premier ministre Matteo Salvini. A cela s’ajoute une aide exceptionnelle accordée aux transporteurs et aux pêcheurs sous forme de crédit d’impôt, et un mécanisme anti-spéculation forçant les compagnies pétrolières à communiquer publiquement les prix conseillés afin de stopper les hausses injustifiées.

    En Allemagne, le gouvernement de Friedrich Merz a opté jeudi pour une approche réglementaire, en votant une obligation pour les stations-service de limiter les variations de prix à une seule par jour, et en renforçant le contrôle des compagnies pétrolières. Le pays de la voiture privilégie pour l’heure la surveillance du marché, alors que dans certaines stations-service, les prix dépassent déjà 2,30 ou 2,50 euros le litre de carburant.

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  • Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    Pierre Ippolito, le nouveau monsieur Économie d’Eric Ciotti

    On ne peut pas dire qu’il soit tombé dans la politique depuis tout petit. Il s’en est même tenu très longtemps éloigné. Son univers, c’est bien davantage le monde économique, qu’il connaît par cœur, par atavisme d’abord – son père et son oncle ont été juges au tribunal de commerce et il dirige l’ETI familiale, le Groupe Ippolito – et parce qu’il a été de 2022 à 2025 le président de l’Union pour les entreprises 06, qui rassemble dans les Alpes-Maritimes Medef et CPME. A l’époque de son mandat de président du syndicat patronal, Pierre Ippolito avait clairement revendiqué son indépendance vis-à-vis du monde politique, estimant qu’il était de son rôle de rester neutre et centré sur les besoins des TPE et PME du territoire. Une façon, sans ambages, de délimiter les contours de chacun…  

    C’est dire si son ralliement à Eric Ciotti en plein milieu de la campagne des Municipales a sonné comme un coup de tonnerre, aussi surprenant que soudain, et qu’il a constitué, clairement, un tournant de celle-ci.

    Élu ce 27 mars quatrième adjoint en charge des entreprises, du commerce, du développement économique et de l’enseignement supérieur, Pierre Ippolito, qui est très écouté des patrons, va donc désormais pouvoir apporter sa vision, son expertise et surtout son expérience. Pendant la campagne, il avait réussi à réunir plus de 130 dirigeants pour une réunion en présence d’Eric Ciotti centrée sur les desiderata, manques et besoins des chefs d’entreprises, pour identifier avec eux les solutions qui conviennent. Il en était ressorti un certain nombre de mesures souhaitées dont la création d’un guichet unique, d’un groupe de travail dédié à la simplification administrative, mais aussi la mise en place d’un environnement fiscal plus attractif. Demandée – et on sait qu’elle est d’ores et déjà obtenue – la baisse de 19,2% de la taxe foncière – du même montant que la hausse décidée par Christian Estrosi en 2023 – sera même le tout premier geste du maire de Nice, dès le mois d’avril a-t-il promis.

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  • Eolien flottant : BW Ideol mobilise 126 millions d’euros auprès de l’Etat français et de l’Union Européenne

    Eolien flottant : BW Ideol mobilise 126 millions d’euros auprès de l’Etat français et de l’Union Européenne

    À l’heure où les tensions géopolitiques menacent les approvisionnements en gaz, pétrole et carburant, démontrant la dépendance de la France à ces diverses sources, les enjeux de souveraineté nationale sont plus que jamais d’actualité. Et c’est bien dans cet objectif que s’inscrit BW Ideol, concepteur de fondations flottantes implanté à La Ciotat, près de Marseille.

    Outre sa participation à deux projets de fermes pilotes d’une puissance entre 25MW et 30MW – Eolmed, en Occitanie aux côtés de Qair et Méditerranée Grand Large au large du golde de Fos aux côtés d’EDF Power Solutions et Maple Power, la PME travaille sur l’implantation d’une usine dénommée Fos3F consacrée à la fabrication de flotteurs en béton à Fos-sur-Mer pour l’écosystème de l’éolien flottant qui s’y structure. En accueillant le cimentier Holcim comme actionnaire minoritaire en janvier dernier, l’entreprise avait d’ailleurs conforté sa volonté de franchir une nouvelle étape du processus d’industrialisation. « Notre projet est de transformer ces projets d’éolien flottant en mer en source de production d’énergie, mais également la création d’une nouvelle filière industrielle, d’à peu près 1 200 emplois et la mise en valeur du local pour l’approvisionnement en béton par exemple », détaillait alors Paul de la Guérivière, président de BW Ideol, à La Tribune. A partir de 2029-2030, ce sont trente fondations flottantes par an qui devraient ainsi être produites, soit l’équivalent d’entre 500 et 600 MW produits par an. Une ligne de fabrication qui devait desservir non seulement le marché européen, mais également le marché méditerranéen de manière « un peu plus large qui inclut principalement l’Italie, un petit peu l’Espagne et potentiellement la Grèce ». Par ailleurs, une deuxième ligne de fabrication est en projet dans le nord-est de l’Ecosse, à Ardersier, le pays étant un acteur majeur pour le marché de l’éolien flottant.

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  • Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finances publiques : pourquoi Lecornu maintient la pression, malgré un déficit meilleur que prévu

    Finalement, le chiffre est meilleur qu’attendu. Le déficit public s’est établi à 5,1 % du PIB (152,5 milliards d’euros) en 2025, selon une première estimation des comptes nationaux dévoilée par l’Insee vendredi 27 mars. La loi de finances pour 2025 prévoyait, à l’origine, un déficit à 5,4 % du PIB, soit 0,3 point de PIB supplémentaire.

    Malgré cette nouvelle positive, aucun membre du gouvernement — le ministre de l’Economie Roland Lescure, le ministre de l’Action et des comptes publics David Amiel, le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, la ministre de la Santé Stéphanie Rist — n’affichait le moindre sourire au sortir d’une réunion pilotée par le Premier ministre Sébastien Lecornu depuis Bercy vendredi matin.

    « Quand on est encore à 5,1 % de déficit, il n’y a aucune raison de se satisfaire ou de s’autocongratuler », a lâché devant la presse le locataire de Matignon, la mine grave. Alors que l’exécutif a fait de la cible de 5 % de déficit un totem pour cette année, Sébastien Lecornu a précisé sur X qu’il espérait « passer sous les 5 % en 2026 ». « Il faut continuer à réduire la dépense publique », a martelé le nouveau ministre du Budget, David Amiel, qui a pris la relève d’Amélie de Montchalin officiellement installée à la Cour des comptes depuis le 13 mars.

    La dette continue de grimper

    Si le gouvernement maintient la pression, c’est d’abord parce qu’en dépit d’un déficit un peu moins mauvais que prévu, la dette publique continue de progresser. Elle affiche 3 460,5 milliards d’euros en 2025. « Exprimée en pourcentage du PIB, la dette publique augmente à 115,6 % après 112,6 % fin 2024 et 109,5 % fin 2023 », précise l’Insee. Et ce ratio n’est pas stabilisé. Pour contenir la dette,  il faudrait revenir à un déficit de 3 % — soit pour atteindre une telle cible une centaine de milliards d’euros d’économies d’ici la fin de la décennie, selon Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode.

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  • “La soumission de l’Europe a un coût !” : le cri de colère du spécialiste de l’énergie Guillaume Niarfeix

    “La soumission de l’Europe a un coût !” : le cri de colère du spécialiste de l’énergie Guillaume Niarfeix

    Expert de l’énergie et président de la Chambre de commerce et d’industrie franco-nigériane, Guillaume Niarfeix ne cache pas son exaspération. Le jour même de la sortie de son livre Electrochoc (Ed. Le Cherche midi) qui dénonce le manque de souveraineté de l’Europe en matière énergétique, le Parlement européen ploie devant les Etats-Unis en avalisant – moyennant l’instauration de garde-fous – l’accord commercial signé quelques mois plutôt entre Donald Trump et Ursula von der Leyen. L’occasion de se dégager de ce mauvais pas existait pourtant : l’Europe aurait pu jouer la carte de l’invalidation par la Cour suprême américaine des droits de douane décidés par Trump. Au lieu de cela, elle se laisse dominer.

    L’Express : Votre livre insiste sur la nécessité de bâtir une Europe souveraine sur le plan énergétique. Que pensez-vous de ce vote au Parlement européen qui valide l’accord commercial conclu l’été dernier avec les Etats-Unis, et qui comporte notamment de grosses importations de GNL américain ?

    G.N. C’est agaçant. Les Etats-Unis appliquent à la lettre leur stratégie de domination par l’énergie. Et nous Européens, nous nous laissons faire. A l’échelle de l’Union, cette soumission a un coût. Une année de dépendance aux énergies fossiles représente 390 milliards d’euros. Cela équivaut à 2,5 % du PIB – plus de deux fois le budget annuel de l’Union -, ou encore 870 euros par habitant. C’est énorme. Si nous réorientions cet ordre de grandeur vers notre propre système énergétique, nous pourrions par exemple financer plusieurs centaines de réacteurs nucléaires modulaires (SMR) de 300 mégawatts (MW) répartis sur le continent. Une base électrique stable, capable d’assurer des décennies de production.

    LIRE AUSSI : “Une fâcheuse tendance à se tromper” : sur l’énergie, l’Europe apprendra-t-elle enfin de ses erreurs ?

    Si nous n’avions pas perdu de temps, nous disposerions aujourd’hui de réacteurs nucléaires de sixième génération capables de consommer les déchets des installations précédentes, éliminant ainsi un point bloquant régulièrement mis en avant par les opposants à l’atome. Avec 390 milliards par an, nous aurions pu développer les énergies renouvelables (EnR), et le stockage d’électricité qui va avec, tout en modernisant du réseau. Au lieu de cela, nous entretenons notre dépendance. Nous privilégions les solutions de court terme sans planifier l’avenir.

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  • « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    « L’échec est l’annonce d’un futur succès » : cinq grands patrons racontent leur vie, leur œuvre aux lycéens franciliens

    Drôle d’endroit pour une rencontre. Pour la troisième année consécutive, l’Association des grandes entreprises françaises (Afep) avait convié, ce vendredi matin, cinq grands patrons à échanger avec trois cents lycéens franciliens sélectionnés par les services du ministère de l’Éducation nationale.

    « Ce qui fait la réussite de nos entreprises, c’est la diversité de leurs compétences, la débrouillardise de l’ingénieur, le bagout du commerçant, l’empathie de l’aide à domicile, l’adaptabilité du chef de rayon ou encore le leadership naturel du PDG », a introduit Patricia Barbizet, la présidente de l’Afep, dans l’hémicycle du Conseil économique, social et environnemental (Cese) au palais d’Iéna à Paris.

    À peine son discours terminé que Sébastien Bazin, PDG d’Accor, Catherine McGregor, directrice générale d’Engie, Marie-Christine Coisne-Roquette, présidente de Sonepar, Frédérique Le Grévès, présidente de STMicroelectronics France et Benoît Derigny, président de Manpower France, sont montés sur scène. Chacun a présenté son entreprise puis s’est prêté au jeu des questions-réponses.

    Avoir envie d’apprendre toute sa vie

    D’emblée, un élève de seconde interpelle les chefs d’entreprises sur leur parcours étudiant. « Chez nous, vous pouvez rentrer avec un bac pro et nous allons vous former pendant toute votre vie professionnelle », a répondu, la première, Frédérique Le Grévès, patronne de STMicroelectronics France, leader des puces.

    « Il faut avoir envie d’apprendre toute sa vie. Ce sont des attitudes, des postures, le goût du risque, le goût du travail, se confronter tous les jours à des difficultés, gagner, dépasser, se surpasser », a renchéri sa voisine de droite, Marie-Christine Coisne-Roquette, dirigeante de Sonepar, autoproclamée numéro 1 mondial non coté de l’achat et de distribution de matériel électrique.

    À une autre lycéenne qui l’interroge sur les crises, Sébastien Bazin, le PDG d’Accor, répond par une autre question : « Est-ce que j’aurais pu empêcher cette crise ? Si vous n’y pouvez rien, vous devez l’accepter et laisser glisser ; si vous y pouvez quelque chose, vous aurez appris de ne pas faire deux fois la même erreur ».

    « Le mot de vocation est assez stressant » (DG d’Engie)

    Un garçon du lycée Newton de Clichy ne veut justement pas se tromper et demande « comment trouver sa vocation dans un monde où les métiers changent très très vite ». « Pas de stress à avoir sur ce que vous voulez faire. Pour ma part, à votre âge, je n’en savais strictement rien. L’essentiel est d’être curieux et d’être ouvert à tout ce qui tourne autour de vous : rencontrez les adultes, allez voir des tutos sur Internet », a répondu Benoît Derigny, le patron de Manpower France.

    « Le mot de « vocation » est assez stressant. Quand je suis sortie d’école d’ingénieur à 23 ans, je savais ce que je ne voulais pas faire grâce à un stage. Toute expérience est bonne à prendre. Vous verrez, un travail, c’est beaucoup plus qu’un métier et une compétence, c’est des collègues, une cantine, une culture d’entreprise… » a enchaîné Catherine McGregor, directrice générale d’Engie.

    Et vient l’inévitable question sur les échecs. Un jour, la patronne de Sonepar a défendu en conseil d’administration un sujet auquel elle croyait, mais une parole autour de la table a réussi à disqualifier sa proposition. « Le projet a échoué car je ne les avais pas appelés avant. Maintenant, je les prépare en amont », a témoigné Marie-Christine Coisne-Roquette. « L’échec est l’annonce d’un futur succès », a appuyé Benoît Derigny de Manpower.

    « Nous avons tout pour réussir » selon le PDG d’Accor

    Reste encore à faire venir les jeunes en entreprise et surtout à les garder. Dès les stages de troisième, STMicroelectronics donne des kits pour toucher les puces et développer des robots tout comme l’entreprise anime des ateliers sur l’intelligence artificielle ou sur les CV, a illustré Frédérique Le Grévès.

    Et si Sonepar n’est pas la première société « à laquelle vous pensiez, nous pouvons vous proposer de la technologie, du commercial, de la logistique et du conseil », a prêché, pour sa paroisse, la présidente Marie-Christine Coisne-Roquette.

    Serait-il donc plus simple d’entreprendre ? s’exclament encore les lycéens.« Nous avons tout pour réussir : des talents, des financements, de l’innovation, de l’architecture et de la gastronomie », réplique, du tac au tac, Sébastien Bazin d’Accor. « En France, il faudrait davantage d’optimisme », abonde Catherine McGregor d’Engie.

    « C’est toujours très enthousiasmant », a confié, à l’issue du tour de table, la présidente de l’Afep à La Tribune. « Nos lycéens avaient très bien préparé. Ils ont toujours des questions diverses et intelligentes. Les réponses apportées par les patrons ont été précises et enthousiastes », a conclu Patricia Barbizet.

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  • Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Cela suffira-t-il ? Un mois après le début du conflit en Iran, le gouvernement a présenté, vendredi 27 mars, un plan de soutien à l’activité des secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique. Une réponse « graduée, ciblée, sectorielle et limitée au mois d’avril », a averti immédiatement le ministre de l’Économie Roland Lescure. Et qui est concentrée sur trois secteurs particulièrement en difficulté — le transport routier, la pêche et l’agriculture — pour un coût total de quelque 70 millions d’euros pour les finances publiques en avril.

    Concernant le transport routier, le secteur va bénéficier d’une aide forfaitaire exceptionnelle de 50 millions d’euros. Elle s’adresse aux « TPE/PME du transport public routier de marchandise et du transport public routier de voyageurs, justifiant des difficultés de trésorerie majeures liées à la crise », détaille l’exécutif. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a rappelé que le carburant représente environ « 25 % des coûts d’exploitation » pour les entreprises du secteur. C’est pourquoi, une aide équivalente à 20 centimes d’euros par litre de carburant va être mise en place. La date d’ouverture du guichet ainsi que les modalités n’ont pas encore été précisées.

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