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  • Taxation du patrimoine : les enjeux d’une commission d’enquête cruciale sur les inégalités fiscales

    Taxation du patrimoine : les enjeux d’une commission d’enquête cruciale sur les inégalités fiscales

    Le nouveau ministre du Budget David Amiel va devoir affronter une nouvelle salve de questions au Parlement. Alors que les travaux sur le budget 2027 ont déjà démarré, l’ancien rapporteur du budget, Charles de Courson (LIOT), doit attaquer une série d’auditions brûlantes cette semaine en commission des Finances. Objectif ? Faire la lumière sur la taxation des plus riches.

    La Commission d’enquête, présidée par Jean-Paul Mattei (MoDem), doit plancher plus précisément sur « l’imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés et leur contribution au financement des services publics ». En début d’année, l’ex-ministre de l’Économie, Eric Lombard, avait relancé la controverse sur la taxation des plus riches en affirmant que « plusieurs milliers de millionnaires » ne payaient pas d’impôt sur le revenu. À Matignon, la commission devrait être scrutée à la loupe alors que Sébastien Lecornu doit présider une réunion vendredi matin à Bercy sur le déficit public de 2025.

    Auditions : un casting hétéroclite 

    Prévue pour durer environ quatre mois, la Commission d’enquête espère rendre ses conclusions « à la mi-juillet », détaille Estelle Mercier, députée socialiste et vice-présidente de cette investigation. Pour l’instant, la première audition prévue ce mercredi 25 mars doit concerner Patrick Lefas, vice-président du Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) et président de l’association Transparency International en France. Sont également convoqués des représentants de la Banque de France (Xavier Lebrun), de l’Insee (Fabrice Langlart), de la DGFIP (Amélie Verdier) ou encore des économistes (Camille Landais).

    Le trou noir de la fiscalité sur le patrimoine et la fortune

    De l’avis de plusieurs parlementaires spécialistes des questions budgétaires, la fin de l’impôt sur la fortune décidée en 2017 par Emmanuel Macron a privé Bercy d’informations cruciales sur le patrimoine financier des plus riches. « Il y a clairement un enjeu de transparence de cette commission », explique Estelle Mercier. En France, « le système fiscal est très fragmenté », regrette la députée.

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  • Hydrogène : HDF Energy renonce à un tiers de ses projets et priorise la mise en service d’une centrale

    Hydrogène : HDF Energy renonce à un tiers de ses projets et priorise la mise en service d’une centrale

    « L’hydrogène est un marché en forte croissance, il a été multiplié par dix en six ans, mais cela reste un marché émergent, une fois passée l’euphorie initiale de 2020-2021 », dépeint Damien Havard, le PDG et fondateur de HDF Energy. Une situation paradoxale qui s’applique aussi à l’année 2025, traversée par l’entreprise bordelaise créée en 2012 pour fabriquer des piles à hydrogène à forte puissance et des centrales mêlant production d’électricité solaire et stockage sous forme d’hydrogène.

    Si HDF Energy a bien mis en service son centre d’essais de piles à combustibles logé dans son usine flambant neuve de Blanquefort près de Bordeaux et paraphé un accord stratégique avec le géant ABB sur le marché du transport maritime. Après des mois d’attente, la société cotée sur Euronext Paris a aussi formellement signé en décembre la subvention PIEEC (projet important d’intérêt européen commun) dont les versements s’étaleront jusqu’en 2031 pour un montant maximal faramineux de 169 millions d’euros.

    Mais l’entreprise a aussi été contrainte de passer au crible tous ses projets situés aux quatre coins du monde. « On est allés conquérir le monde avec parfois un peu de naïveté et on avait globalement du retard sur beaucoup de projets. Face à la réalité du marché, on a choisi d’en abandonner certains et d’en réduire d’autres pour ne pas dépenser trop de cash là où ça n’avance pas assez vite », explique Damien Havard. « Au total, un tiers de projets ont disparu du pipeline parce que nous voulons être plus sélectifs », ajoute le PDG, assurant que « le gros du travail de rationalisation » du portefeuille est désormais achevé.

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  • Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Donald Trump a-t-il écouté les militaires ? Difficile à savoir, tant le président est accoutumé à annoncer tout et son contraire. Jeudi 19 mars, alors qu’il recevait la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, Trump disait exclure d’envoyer des troupes au sol, tout en précisant que s’il le faisait il ne le dirait pas.

    Le même jour, on apprenait que 2 500 marines du 31e Corps expéditionnaire étaient partis d’Okinawa, au Japon, et se trouvaient en route pour le golfe Persique. Puis qu’un autre corps, le 11e, avec également environ 2 500 hommes, avait quitté San Diego, en Californie, pour renforcer le premier. Dans les deux groupes amphibies qu’ils accompagnent, on trouve au moins un porte-aéronefs léger capable d’embarquer des avions F-35 et des chalands de débarquement. Pas d’annonce officielle de déploiements de troupes au sol, donc, mais un tel dispositif le laisse supposer.

    D’autant que, selon le média en ligne Axios, une prise de contrôle de l’île de Kharg, à 24 kilomètres de la côte iranienne, où 90 % des exportations de brut sont traitées, était envisagée par le commandement américain, afin d’obliger les Iraniens à négocier.

    Vu la position de cette île, au nord du détroit d’Ormuz, une telle opération n’est envisageable qu’une fois les défenses iraniennes affaiblies : « Ça ne pourrait pas se faire avant un mois », expliquait une source proche de la Maison-Blanche à Axios. Autre option : un débarquement côtier, pour neutraliser les emplacements d’où partent les tirs sur les navires, missiles et drones.

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