Tag: Drones

  • L’Ukraine commence à exporter son savoir-faire dans les drones et la lutte anti-drone

    L’Ukraine commence à exporter son savoir-faire dans les drones et la lutte anti-drone

    Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi que les accords qu’il avait signés avec les pays du Golfe lors d’une tournée dans la région prévoyaient une « coopération sur dix ans » dans le domaine de la défense, ainsi que la mise en place de chaînes de production conjointes. « Nous parlons d’une coopération sur dix ans. Nous avons déjà signé un accord en ce sens avec l’Arabie saoudite, nous venons de signer un accord similaire avec le Qatar, également pour 10 ans, nous en signerons un avec les Émirats », a déclaré Volodymyr Zelensky à des journalistes, dont l’AFP, lors d’un point-presse.

    « Au cours de ces dix années, nous nous sommes engagés dans la construction d’usines dans les deux pays, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays » (du Golfe, ndlr), précisé le président ukrainien. Les pays du Golfe misent clairement sur le savoir-faire des Ukrainiens dans le domaine des drones acquis dans le conflit qui les oppose aux Russes. Dans cette guerre, ils ont démontré leur agilité et leur ingéniosité pour trouver des solutions face aux attaques des Russes. Ces ventes de drones ukrainiens risquent de torpiller les offres des industriels européens.

    Kiev propose à Ryad un système de défense aérien

    L’Ukraine et l’Arabie Saoudite ont signé un accord de coopération qui permettra à Kiev de partager son expérience de lutte contre les attaques de drones de conception iranienne Shahed, à l’occasion de la visite de Volodymyr Zelensky, a indiqué vendredi à l’AFP un haut responsable au fait du dossier. « L’objectif de l’accord est que l’Ukraine les aide à développer tous les composants nécessaires de la défense aérienne qui leur font actuellement défaut” pour “contrer les Shaheds et autres drones  », a-t-il précisé. Le document a été signé jeudi, selon l’AFP.

    Arrivé jeudi en visite surprise à Djeddah, le président ukrainien a indiqué que Kiev était « prêt à partager son expertise et son système avec l’Arabie saoudite », a-t-il indiqué. Riyad « possède ce qui intéresse l’Ukraine », a-t-il ajouté sans donner de détails. Depuis le début de l’invasion russe en 2022, « les Ukrainiens se défendent contre les mêmes frappes terroristes, de missiles balistiques et de drones, que le régime iranien inflige aujourd’hui au Moyen-Orient et dans la région du Golfe », a fait valoir Volodymyr Zelensky. L’Arabie saoudite est un des pays du Golfe où Kiev a récemment envoyé des experts militaires pour faire partager leur expérience en matière d’interception de drones Shahed, conçus par l’Iran et produits désormais en masse par Moscou pour attaquer l’Ukraine.

    L’accord signé par Kiev et Riyad ne porte « pas seulement sur des intercepteurs », selon l’AFP. Il s’agirait de « la construction d’un système, de son intégration avec d’autres éléments de défense aérienne, de l’utilisation de l’expérience ukrainienne, de l’IA et de tous les autres éléments d’analyse des données nécessaires pour contrer les Shaheds et autres drones ».

    Émirats Arabes Unis et Qatar très intéressés

    L’Ukraine et les Émirats Arabes Unis sont convenus de coopérer en matière de défense dans un contexte de frappes de drones iraniennes à travers le Moyen-Orient, a déclaré samedi Volodymyr Zelensky, avant de se rendre au Qatar voisin. Cette visite surprise aux EAU intervient au lendemain de l’annonce d’un accord de défense entre l’Ukraine et l’Arabie saoudite, signé alors que les pays du Golfe font face aux drones et missiles iraniens lancés par Téhéran en représailles aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran, qui se poursuivent depuis le 28 février.

    Kiev cherche ainsi à mettre à profit son expertise en matière de destruction de drones russes pour aider les pays du Golfe et a déployé des experts anti-drones dans la région, notamment aux EAU et en Arabie saoudite. Après sa visite aux Émirats, Volodymyr Zelensky a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il était « arrivé au Qatar. La véritable sécurité se construit sur le partenariat : nous apprécions chacun et restons ouverts à soutenir tous ceux qui sont prêts à travailler ensemble pour cet objectif ». Le Qatar et l’Ukraine ont d’ailleurs signé samedi un accord de défense incluant une coopération pour lutter contre les menaces liées aux missiles et aux drones, a indiqué le ministère de la Défense de l’État du Golfe.

    “L’accord prévoit une collaboration dans les domaines technologiques, le développement d’investissements communs et l’échange d’expertise en matière de lutte contre les missiles et les systèmes aériens sans pilote”, a précisé le ministère dans un communiqué publié à l’occasion de la visite au Qatar du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

    Une expertise prête à partager

    A Ryad, Volodymyr Zelensky a rencontré le président émirati Mohammed ben Zayed Al Nahyane, affirmant sur les réseaux sociaux que les deux dirigeants « sont convenus de coopérer dans le domaine de la sécurité et de la défense. Nos équipes finaliseront les détails ». « Pour tous les États normaux, il est important d’assurer la stabilité et de protéger des vies face aux menaces actuelles. L’Ukraine dispose d’une expertise pertinente dans ce domaine », a-t-il précisé. L’Ukraine présente ses défenses anti-drones comme les meilleures au monde.

    Aux EAU, Volodymyr Zelensky a également rencontré des experts ukrainiens en lutte antidrones, qui « travaillent ici pour contribuer à protéger des vies ». « Aujourd’hui, l’Ukraine n’a pas seulement besoin d’aide, elle est aussi prête à soutenir ceux qui nous soutiennent », a-t-il assuré. Kiev a proposé d’échanger ses intercepteurs de drones contre des missiles de défense antiaérienne, beaucoup plus coûteux, que les pays du Golfe utilisent pour abattre les drones iraniens. Les Ukrainiens affirment avoir besoin de davantage de ces missiles pour contrer les frappes quasi quotidiennes de missiles de la Russie, qui attaque l’Ukraine depuis début 2022.

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  • Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance »

    Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance »

    ANALYSE – La suprématie militaire ne suffit pas pour gagner la guerre, dont l’enlisement profite souvent aux régimes autoritaires, moins dépendants de l’opinion et susceptibles de faire appel aux démons guerriers pour se renforcer. C’est peut-être ce qui guette Donald Trump en Iran.

    « Ne méprise pas l’ennemi, quel qu’il soit », disait le généralissime Alexandre Souvorov. Un conseil que les armées américaine et israélienne seraient bien avisées de méditer, alors que, engagées dans une confrontation avec le régime iranien, elles pourraient faire face à l’enlisement dans une guerre longue à laquelle leurs pays ne sont pas vraiment préparés, malgré leur écrasante suprématie militaire. La chercheuse israélienne Sarah Fainberg, directrice de recherche au centre Elrom d’études aérospatiales de l’université de Tel-Aviv, voit dans ce défi « de la guerre d’endurance et non de performance » la principale leçon à tirer des dernières semaines de confrontation au Moyen-Orient. « Nous nous trouvons dans une guerre aérienne asymétrique  classique, quasiment un cas d’école », note-t-elle.

    D’un côté, « les deux meilleures armées de l’air du monde », israélienne et américaine, et de l’autre la résilience de la capacité de frappe de l’ennemi iranien, qui continue d’étonner…

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  • Drones : Armées et industriels intensifient leur coopération à Bordeaux

    Drones : Armées et industriels intensifient leur coopération à Bordeaux

    La Nouvelle-Aquitaine, terre de drones ? Ce n’est plus seulement la technopole Bordeaux Technowest et son centre d’essai à longue élongation qui l’affirment. « Tous les ingrédients sont réunis pour que la région joue un rôle déterminant dans notre stratégie de défense et qu’elle devienne un centre de gravité national du drone », a ainsi déclaré le général Stéphane Groën, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest. Il s’est exprimé, le 20 mars à Bordeaux, devant des utilisateurs, concepteurs, décideurs et employeurs, soit plus d’une soixantaine d’acteurs du drone conviés conjointement par les Armées et la Région Nouvelle-Aquitaine.

    « Il n’y aura pas de supériorité opérationnelle sans supériorité aérienne, du sol jusqu’à la très haute altitude », a posé d’emblée le haut-gradé avant de rappeler qu’au niveau national, les moyens consacrés aux drones et à la lutte anti-drone sont croissants : « En 2025, la loi de programmation militaire prévoyait 450 millions d’euros d’investissement. En 2026, l’enveloppe grimpe à 600 millions auxquels s’ajoute un investissement supérieur à 900 millions d’euros pour le système de défense sol-air. »

    Dans ce contexte, les entreprises françaises sont mises à contribution, mais encore faut-il connaître précisément les besoins pour être en mesure d’y répondre. C’est tout l’objet de cette journée qui a permis aux différentes armées de les exprimer. Du côté de l’Armée de l’air et de l’espace, l’emploi de drones dans la lutte anti-drone est une priorité, sur le défi de l’arrière, pour surveiller des bases aériennes, des sites sensibles ou intercepter une menace.

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  • Le mystère du Lancet tombé sur Kiev : Moscou franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des drones

    Le mystère du Lancet tombé sur Kiev : Moscou franchit une nouvelle étape dans l’utilisation des drones

    Abattu là où il n’aurait jamais dû pouvoir arriver, ce petit appareil témoigne d’une évolution inquiétante. Et préfigure de nouvelles menaces à gérer de plus en plus loin du front.

    Il est 8 h 54 ce lundi 16 mars, à Kiev, lorsque l’explosion retentit au-dessus de la place Maidan dans le centre de la capitale. Depuis le 7e étage de l’hôtel Ukraine, bâtiment emblématique offrant une vue imprenable sur la ville, la détonation a même surpris les employés pourtant habitués au vacarme lointain des défenses anti-aériennes. Par la fenêtre, nous voyons des débris tomber du ciel, flottant dans le ciel bleu sans nuages d’une belle matinée d’hiver. Un missile ? Non, un drone de type Lancet.

    Charge nucléaire, essaims autonomes, 10.000 kilomètres : Zelensky et Petraeus dessinent l’avenir sombre de «la guerre des drones»

    Problème : ce type d’appareil conçu pour repérer et frapper des cibles à distance n’a qu’une autonomie d’une soixantaine de minutes et une portée maximale de 80 kilomètres selon les versions. Alors comment et pourquoi se retrouve-t-il au-dessus du cœur de la capitale ukrainienne ?

    Sur Telegram, un conseiller du ministre de la Défense explique que la Russie a lancé 40 appareils similaires sur la capitale pour une démonstration de force. Ces petits appareils, qui doivent être téléguidés…

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