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  • « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    « Ça finira dans le sang » : à la frontière iranienne, ces Kurdes suspendus au bon vouloir de Donald Trump

    REPORTAGE – En attaquant l’Iran, le président américain a évoqué la piste kurde pour une offensive au sol. Un espoir pour les groupes d’opposants iraniens, basés à la frontière irakienne et qui combattent depuis son origine le régime des mollahs.

    La marche du monde fait trembler les sommets du Kurdistan. Les monts Zagros qui relient l’Irak à l’Iran, résonnent depuis trois semaines du son de moteurs pétaradants qui percent les nuages. Les explosions de drones, missiles ou roquettes sont moins spectaculaires qu’à Téhéran, Dubaï ou au Liban du Sud. Les champignons de feu moins élevés. Pourtant, la mort est aussi au rendez-vous chaque soir. Ponctuelle. Il pleut des bombes, non comme à Gravelotte, mais assez pour maintenir une pression constante sur la région. L’Iran et son « axe de résistance » ont au bout de leurs canons un vieil ennemi : les Kurdes. Un temps ragaillardis par les promesses de Donald Trump, les groupes de résistants iraniens Kurdes croient voir venir le « grand soir ».

    À Erbil, capitale du Kurdistan irakien, les rues bruissaient, au lendemain de l’attaque américano-israélienne, des rumeurs les plus prometteuses pour les combattants.

    Des combattants du Komala, dispersés en petits groupes à travers les montagnes, pour éviter qu’une frappe de drones ne les atteigne tous ensemble.
    Véronique de Viguerie pour «Le Figaro Magazine»

    « On attaque dans deux jours », nous assurait le chef d’un des principaux…

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  • Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    Aux États-Unis, la guerre en Iran et le retour de l’antisémitisme redessinent l’influence des lobbys pro-Israël

    DÉCRYPTAGE – La question du soutien à Israël agit comme une ligne de fracture chez les Démocrates comme chez les Républicains et promet de peser sur les élections de mi-mandat de novembre prochain.

    Les élections de mi-mandat, en novembre prochain, détermineront bien plus que la composition du Congrès : elles décideront de la marge de manœuvre de Donald Trump et de la portée réelle de son programme pour un second mandat. « Si nous perdons les élections de mi-mandat – Dieu nous en préserve – si nous perdons la majorité à la Chambre des représentants, ce serait la fin de la présidence Trump », a déclaré Mike Johnson.

    Iran : entre le droit international et la tête du bourreau, Israël et les États-Unis ont choisi

    D’ici là, quelques élections anticipées font office de prologues. Comme des baromètres politiques, elles révèlent un électorat fragmenté autour et à l’intérieur des deux grands partis sous tension. Surtout, elles font surgir un nouveau centre de gravité dans le débat, à droite comme à gauche : à l’économie et au social s’ajoute une question internationale, le soutien à Israël.

    Dans le New Jersey, en février dernier, ce qui aurait dû être une primaire démocrate de routine a pris une tournure pour le moins inattendue. Tom Malinowski, un politicien de carrière…

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  • Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Donald Trump annonce une «réduction progressive» des opérations contre l’Iran, tout en excluant un cessez-le-feu

    Si le président américain affirme que les objectifs de guerre sont en passe d’être atteints, il exige désormais que les pays dépendant du détroit d’Ormuz assurent eux-mêmes leur sécurité face à la menace iranienne.

    Il souffle le chaud et le froid. Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis envisagent de «réduire progressivement» leurs opérations militaires contre l’Iran. Le message, publié en fin de journée, est en contradiction apparente avec ses précédentes déclarations. Et pour cause : l’administration américaine avait annoncé vendredi l’envoi de renforts de troupes et de navires dans le Golfe, et s’apprête à demander au Congrès de voter une rallonge budgétaire de 200 milliards de dollars pour financer la poursuite de la guerre.

    «Nous sommes sur le point d’atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire progressivement nos efforts militaires au Moyen-Orient face au régime terroriste iranien», a écrit Trump en fin de journée sur Truth Social, tout en laissant les pays qui dépendent de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz en assurer la sécurité. «Le détroit d’Ormuz devra être surveillé et contrôlé, si nécessaire, par d’autres nations qui l’utilisent – ce n’est pas le cas des États-Unis !» a ajouté le président américain. «Si on nous le demande, nous aiderons ces pays dans leurs efforts concernant Ormuz, mais cela ne devrait plus être nécessaire une fois la menace iranienne éradiquée. Il est important de noter que ce sera une opération militaire facile pour eux.»


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    Trump a aussi énuméré dans son message les objectifs de la guerre déclenchée il y a trois semaines contre l’Iran par les États-Unis et par Israël : «Détruire complètement les capacités balistiques iraniennes, les lanceurs et tout ce qui s’y rapporte. Détruire la base industrielle de défense de l’Iran. Éliminer leur marine et leur armée de l’air, y compris leurs armes antiaériennes. Ne jamais permettre à l’Iran de s’approcher, ne serait-ce qu’un peu, de la capacité nucléaire, et toujours être en mesure de réagir rapidement et avec force à une telle situation, si elle venait à se produire. Protéger, au plus haut niveau, nos alliés du Moyen-Orient notamment Israël, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et d’autres.»

    «Je pense que nous avons gagné»

    Plus tôt dans l’après-midi, Donald Trump avait déclaré aux journalistes sur la pelouse de la Maison-Blanche qu’il ne «veut pas de cessez-le-feu». «Vous savez, on ne conclut pas de cessez-le-feu quand on est littéralement en train d’anéantir l’adversaire.»

    «Je pense que nous avons gagné», a aussi dit le président américain, «tout ce qu’ils font, c’est obstruer le détroit». Les menaces iraniennes contre le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ont presque paralysé le transit du pétrole et du gaz naturel, entraînant des perturbations du marché mondial des hydrocarbures et la hausse des prix du carburant. Trump avait enjoint les pays d’Europe et d’Asie, dont l’approvisionnement dépend beaucoup de ce détroit, de s’occuper de le sécuriser. Le refus des alliés des États-Unis de s’engager dans une guerre déclenchée sans eux et par surprise avait suscité la colère de Trump, qui a accusé les pays de l’Otan de «couardise».

    Parallèlement, les États-Unis avaient intensifié ces derniers jours leurs frappes contre les positions iraniennes le long du détroit d’Ormuz et dans le golfe Persique pour neutraliser les capacités offensives de Téhéran. Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, avait annoncé jeudi que des avions d’attaque au sol A-10 Warthog de l’US Air Force avaient été chargés d’attaquer à basse altitude les vedettes rapides que les Gardiens de la révolution islamique peuvent utiliser contre le trafic maritime. La menace que fait peser l’Iran sur la navigation dans le détroit comprend aussi des mines, des missiles basés à terre, et des drones navals. En début de semaine, les États-Unis avaient largué plusieurs bombes perforantes antibunkers sur des silos de missiles souterrains situés près du détroit.

    Des renforts de 2500 Marines à bord d’un navire d’assaut amphibie ont aussi été envoyés depuis la région Indo-Pacifique vers le golfe Persique, où ils pourraient être chargés d’un débarquement amphibie pour aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, ou bien s’emparer de l’île de Khargh, par où transite l’essentiel du pétrole iranien.

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