ENTRETIEN – Selon la presse américaine, Islamabad a joué un rôle d’intermédiaire pour résoudre le conflit au Moyen-Orient, en transmettant la proposition de paix des Américains aux Iraniens – avant que ces derniers ne la refusent.
Près d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient, de premières discussions semblent s’esquisser entre Washington et Téhéran. Mardi, Donald Trump a annoncé que les États-Unis étaient «en négociations» avec l’Iran. Dans la foulée, le New York Times a dévoilé le contenu d’un plan de paix de 15 points qu’auraient envoyés les Américains aux Iraniens. Ce texte aurait été transmis par le Pakistan, ce pays limitrophe de l’Iran qui émerge discrètement comme un négociateur clé dans ce conflit. L’Iran a finalement refusé mercredi de donner suite à la proposition américaine.
Pour Le Figaro, Karim Pakzad, chercheur associé à l’IRIS, spécialiste de la région Pakistan-Afghanistan-Iran et de la question kurde, décrypte cette posture stratégique qu’endosse le Pakistan pour la première fois de son histoire.
LE FIGARO. – Quel rôle joue actuellement le Pakistan dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran ?
Karim Pakzad. – Donald Trump a annoncé hier, mardi 24 mars, qu’il était en train de négocier…









