Tag: Donald Trump

  • La perspective d’une fin négociée à la guerre en Iran demeure incertaine

    La perspective d’une fin négociée à la guerre en Iran demeure incertaine

    DÉCRYPTAGE – Un mois après l’attaque américaine et israélienne, les annonces de Trump de négociations en cours avec l’Iran s’accompagnent de déclarations apaisantes et de menaces d’escalade.

    La guerre d’Iran semble à présent se dérouler dans plusieurs univers parallèles. Pendant que les bombardements américains et israéliens continuent, l’Iran poursuit son blocus du détroit d’Ormuz, et Donald Trump alterne entre les menaces d’escalade et les déclarations apaisantes, mentionnant les progrès de négociations en cours, régulièrement démentis par les Iraniens.

    Jeudi soir, le président américain avait rallongé de dix jours le délai de ses précédentes menaces d’« oblitérer » les infrastructures énergétiques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert à la navigation. « Conformément à la demande du gouvernement iranien… je prolonge de dix jours le délai prévu pour la destruction des infrastructures énergétiques, soit jusqu’au lundi 6 avril 2026 à 20 heures (côte est des États-Unis) », a écrit Trump sur son réseau Truth Social. Le délai initial de 48 heures annoncé le week-end dernier avait déjà été rallongé de cinq jours. « Les négociations se poursuivent et, malgré…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 82% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    «Nous voulons des alliés fiers de leur culture» : Marco Rubio, émissaire de l’Amérique qui aime encore l’Europe à condition qu’elle change

    ANALYSE – Le secrétaire d’État américain sera vendredi à Paris. Depuis un an, il incarne le messager d’une Amérique souhaitant réaffirmer l’alliance transatlantique, mais tout en la soumettant à certaines conditions redéfinies bon gré mal gré par Donald Trump.

    Dans une histoire d’amour, mieux vaut savoir lire entre les lignes. Surtout avec Donald Trump. Après plus d’un an de mandat d’un président qui aura bousculé, chahuté, brusqué et parfois humilié ses alliés, certains au centre de son administration ou parmi ses anciens alliés ont à cœur de faire dire à l’Amérique ces mots doux que l’Europe (et ses 450 millions de citoyens consommateurs de produits américains) aime tant entendre. Marco Rubio, qui sera demain à Vaux- de-Cernay pour rencontrer ses homologues européens rassemblés autour de Jean-Noël Barrot pour évoquer les nombreuses crises géopolitiques actuelles, est l’un d’entre eux.

    D’opposant déchu à héritier potentiel de Trump en 2028 : Marco Rubio, le «Superman des conservateurs»

    Difficile d’imaginer qu’il apporte de grandes concessions sur les ambitions du président américain qui semble continuer de vouloir mener une guerre qu’il a pourtant annoncé avoir déjà gagné le 11 mars dernier. Mais à l’heure où les relations entre les États-Unis et l’Europe sont en pleine reconfiguration, et où certains l’évoquent comme potentiel successeur à Donald…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Billets, pièces d’or, bâtiments… Donald Trump cherche à imprimer sa marque en Amérique

    Après avoir rebaptisé des bâtiments publics à son nom, le président américain franchit un nouveau cap. Sa signature va apparaître sur les billets de banque et une pièce en or à son effigie a été approuvée. Du jamais-vu pour un président américain en exercice.

    C’est officiel. La signature de Donald Trump figurera sur les futurs billets de banque américains, comme l’a annoncé le Trésor ce jeudi. Une première : jamais, depuis la création du billet vert en 1861, un président des États-Unis en exercice n’avait apposé son nom sur la monnaie du pays. L’annonce intervient une semaine après l’approbation d’une pièce commémorative en or à l’effigie du 47e président.

    Les premiers billets de 100 dollars arborant cette signature sortiront des presses en juin. La mesure sera ensuite étendue à toutes les coupures, précise le communiqué gouvernemental. Jusqu’ici, seuls le secrétaire au Trésor et le trésorier des États-Unis signaient les billets. L’ajout de la signature présidentielle est donc un précédent.


    Passer la publicité

    Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a justifié cette décision. «La place qu’occupe le président dans l’histoire en tant qu’architecte de la renaissance économique de l’âge d’or américain est indéniable», a déclaré le secrétaire au Trésor Scott Bessent dans un communiqué. «Apposer sa signature sur la monnaie américaine est non seulement tout à fait approprié, mais aussi amplement mérité.»

    Un projet loin de faire l’unanimité

    Seulement, cela ne s’arrête pas là. La semaine dernière, la commission fédérale des beaux-arts (Commission of Fine Arts), dont tous les membres ont été nommés par Donald Trump, a donné son feu vert à la frappe d’une pièce commémorative en or. L’occasion officielle ? Le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, le 4 juillet prochain. Et le motif retenu promet d’être martial. Côté face : le président debout, les poings fermés sur un bureau, le visage déterminé. Côté pile : un aigle, symbole national. Si le prix de vente reste inconnu, des pièces de collection équivalentes dépassent les 1000 dollars à l’US Mint, l’institution gouvernementale en charge de la monnaie américaine. Deux autres pièces sont à l’étude, dont une d’un dollar et une d’une once d’or (environ 31 grammes).

    Le sujet divise jusque dans les instances du Trésor. Fin février, le CCAC (Citizens Coinage Advisory Committee), comité consultatif sur les nouvelles pièces, avait refusé d’examiner le projet. L’un de ses membres, Donald Scarinci, avait alors tiré la sonnette d’alarme. Depuis 1776, selon lui, les États-Unis n’ont pas fait frapper de pièces à l’image d’un dirigeant élu durant son mandat. «Seuls les nations régies par des rois ou des dictateurs apposent l’image de leur dirigeant sur leurs pièces», avait-il alors souligné.

    Dès l’automne 2025, un premier dessin avait été dévoilé. L’ébauche de la pièce d’un dollar montrait Trump sur les deux faces, une rareté pour de la monnaie officielle. Au revers, le président apparaissait le poing levé, entouré des mots «FIGHT FIGHT FIGHT». Une référence directe à sa réaction après la tentative d’assassinat de juillet 2024.

    La Maison-Blanche à l’ère Trump

    Toujours est-il que ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump multiplie les gestes pour inscrire son nom dans le paysage américain. Et le chantier le plus spectaculaire se déroule au cœur même du pouvoir : la Maison-Blanche. En octobre, le président a fait raser l’aile est de la résidence présidentielle, celle qui abritait traditionnellement les bureaux de la «First Lady». À la place : une salle de bal dorée de plus de 8000 mètres carrés, dont 2000 dédiés à une gigantesque salle de réception. Le chantier a été lancé sans attendre le feu vert des autorités compétentes, ni même la présentation de plans définitifs. Le coût, d’abord estimé à 250 millions de dollars, a depuis explosé pour atteindre 400 millions. Mais la Maison-Blanche se veut rassurante et affirme que l’opération sera financée par des donateurs privés.


    Passer la publicité

    Il n’empêche, le projet suscite une levée de boucliers. Les associations de défense du patrimoine dénoncent les dimensions de la nouvelle aile, dont la surface dépassera à elle seule celles de la résidence historique et de l’aile ouest, où se situe le bureau ovale. Conséquence directe : le jardin sera largement bétonné et la sente ovale qui le traverse devra contourner le nouvel immeuble. Qui plus est, l’insertion de l’immeuble dans le paysage de la ville fait encore débat. Les opposants soulignent que le nouvel édifice dénaturera les perspectives historiques de la capitale, celle de la Pennsylvania Avenue, qui relie la Maison-Blanche au Congrès, comme celle que l’on contemple depuis le Mall, l’une des vues les plus célèbres de Washington DC.

    Les critiques viennent ici principalement de la National Trust for Historic Preservation, qui a intenté une action en justice contre le gouvernement américain au début de l’année. L’organisation arguait que l’administration Trump n’avait ni respecté les exigences légales en matière d’évaluation, ni obtenu l’autorisation du Congrès pour de tels travaux. Ces poursuites ont échoué et le président américain a jugé qu’il était de toute façon «trop tard» pour arrêter le chantier.

    Culte de la personnalité

    Ailleurs, la même logique est à l’œuvre. Le Kennedy Center, institution culturelle emblématique de Washington, a été rebaptisé au nom du républicain. En Floride, l’aéroport international de Palm Beach doit aussi changer de dénomination, en vertu d’une loi votée par les parlementaires de cet État, où se trouve Mar-a-Lago, le club privé de Donald Trump.

    Pour ses adversaires, le trait commun de ces initiatives est clair : un culte de la personnalité. Pour ses soutiens, Donald Trump grave simplement dans le marbre – et dans le métal – la trace d’une présidence qu’ils jugent historique.

    Source link

  • « Lâches », « tigre de papier » : l’Otan fragilisée par les attaques répétées de Donald Trump

    « Lâches », « tigre de papier » : l’Otan fragilisée par les attaques répétées de Donald Trump

    DÉCRYPTAGE – Les Européens serrent les dents face à des accusations qui affaiblissent la crédibilité de l’Alliance atlantique.

    « Les nations de l’Otan n’ont absolument rien fait pour aider » en Iran, a affirmé jeudi Donald Trump, dans une nouvelle salve décochée contre ses alliés européens. « Les États-Unis d’Amérique n’ont besoin de rien de la part de l’Otan », a-t-il ajouté, quelques jours après avoir prié les Européens d’aller débloquer le détroit d’Ormuz, paralysé par l’Iran depuis le début de l’offensive américano-israélienne. Un refus d’entrer dans le conflit qui a suscité chantage et violentes attaques du président américain. Il a traité ses alliés de « lâches » et accusé l’Otan d’être un « tigre de papier ». Des propos qui fissurent un peu plus la relation transatlantique et risquent d’affaiblir dangereusement la posture dissuasive de l’organisation.

    Échaudés par la régularité des assauts du président américain, les pays incriminés font le gros dos. Au siège de l’Otan, à Bruxelles, la plupart affichent un flegme de façade, se gardant diplomatiquement de répondre aux sautes d’humeur du…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    DÉCRYPTAGE – Pour intercepter les frappes de missiles contre son territoire, l’Ukraine a besoin de missiles Patriot produits par les États-Unis.

    La guerre en Iran menace l’Ukraine directement. Elle affaiblit le soutien occidental dont elle aurait besoin. Si aucun des belligérants n’a pour l’instant réussi à prendre l’avantage sur le front, plus de quatre ans après le début de l’invasion, la Russie poursuit sa bataille « dans la profondeur » à coups de salves de drones et de missiles pour atteindre des cibles stratégiques loin du front. Or, pour défendre son territoire, l’Ukraine dépend très largement des batteries Patriot et des missiles intercepteurs produits par les États-Unis. Mais le président américain, Donald Trump, en a aussi besoin pour protéger les pays du Golfe, alors que l’opération Fureur épique, lancée il y a un mois, n’a pas encore permis de mettre l’Iran à genoux. « C’est très sensible », confirme une source militaire française.

    « En quelques semaines, les Américains et les pays du Golfe ont utilisé plus de Patriot qu’ils n’en ont livré à l’Ukraine », souligne Yohann Michel, spécialiste des enjeux militaires…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance »

    Les armées occidentales au défi des « guerres d’endurance »

    ANALYSE – La suprématie militaire ne suffit pas pour gagner la guerre, dont l’enlisement profite souvent aux régimes autoritaires, moins dépendants de l’opinion et susceptibles de faire appel aux démons guerriers pour se renforcer. C’est peut-être ce qui guette Donald Trump en Iran.

    « Ne méprise pas l’ennemi, quel qu’il soit », disait le généralissime Alexandre Souvorov. Un conseil que les armées américaine et israélienne seraient bien avisées de méditer, alors que, engagées dans une confrontation avec le régime iranien, elles pourraient faire face à l’enlisement dans une guerre longue à laquelle leurs pays ne sont pas vraiment préparés, malgré leur écrasante suprématie militaire. La chercheuse israélienne Sarah Fainberg, directrice de recherche au centre Elrom d’études aérospatiales de l’université de Tel-Aviv, voit dans ce défi « de la guerre d’endurance et non de performance » la principale leçon à tirer des dernières semaines de confrontation au Moyen-Orient. « Nous nous trouvons dans une guerre aérienne asymétrique  classique, quasiment un cas d’école », note-t-elle.

    D’un côté, « les deux meilleures armées de l’air du monde », israélienne et américaine, et de l’autre la résilience de la capacité de frappe de l’ennemi iranien, qui continue d’étonner…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 72% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Guerre au Moyen-Orient : Trump affirme que l’Iran cherche activement une issue à la guerre

    Guerre au Moyen-Orient : Trump affirme que l’Iran cherche activement une issue à la guerre

    Le président américain a démenti les médias américains qui indiquaient qu’il cherchait une sortie à la guerre qu’il a déclenchée, tout en fustigeant de nouveau l’Otan pour sa non-participation

    Trump affirme que l’Iran est aux abois et est désireux de négocier la fin de la guerre. « Ce n’est pas moi qui cherche à tout prix un accord », a dit jeudi le président américain lors de la réunion de son cabinet, « c’est même le contraire, je m’en fiche. En fait, nous avons d’autres cibles à frapper avant la fin, et nous les attaquons quotidiennement », a-t-il ajouté en critiquant un article du Wall Street Journal selon lequel il chercherait activement à mettre fin au plus vite au conflit. « Donc ils veulent conclure un accord. La raison pour laquelle ils veulent conclure un accord, c’est qu’ils se sont fait démolir la gueule », a ajouté Trump.

    Le négociateur spécial du président américain Steve Witkoff, présent dans la réunion, a confirmé les informations selon lesquelles les États-Unis avaient présenté à l’Iran un plan de paix en 15 points. « Ce document a été diffusé par l’intermédiaire du gouvernement pakistanais , qui joue le rôle de médiateur », a dit Witkoff, expliquant que l’Iran « cherchait une issue ». « Nous avons dit une dernière chose à l’Iran : ne faites pas de nouveau une erreur de calcul ».


    Passer la publicité

    Un peu plus tôt jeudi, l’Iran avait affirmé qu’il n’y avait toujours pas d’accord pour des négociations, et qu’aucun plan de pourparlers ne semblait réaliste à ce stade. Malgré la destruction d’une grande partie de leur arsenal, les Iraniens continuent d’exercer une pression sur l’économie mondiale en entravant la navigation des pétroliers à travers le détroit d’Ormuz.

    « Nous les avons décimés sur le plan militaire : plus d’aviation, plus de marine, il ne leur reste que très peu de roquettes », a insisté Trump. Nous en avons détruit tellement, et elles sont difficiles à fabriquer, et c’est la même chose pour les drones, et leurs dirigeants ont disparu ». « Le problème avec le détroit d’Ormuz est le suivant : imaginons que nous fassions un excellent travail, que nous en avons éliminé 99 % des menaces, mais 1% reste inacceptable, car une mine qui percute la coque d’un navire qui coûte 1 milliard de dollars, n’est pas bon ». »

    «J’ai le sentiment que ça va se régler assez rapidement»

    « Mais j’ai le sentiment que ça va se régler assez rapidement », a insisté Trump. « Ils veulent conclure… ils ont dit hier qu’on ne négociait pas avec eux, et maintenant ils admettent qu’on négociait avec eux ».Trump a cité comme preuve de la volonté des Iraniens de trouver une solution négociée le fait qu’ils ont « offert un cadeau » aux États-Unis. « Ils ont dit ’’pour vous montrer que nous sommes sérieux et fiables, nous allons laisser passer huit pétroliers (dans le détroit d’Ormuz), huit gros pétroliers’’» sous pavillon pakistanais, a dit Trump, avant d’assurer que ce chiffre était ensuite passé à dix. Il a déclaré avoir ensuite regardé Fox News annoncer que des pétroliers traversaient le détroit d’Ormuz. « J’ai dit : eh bien, je suppose que nous avons affaire aux bonnes personnes ».

    L’Iran avait annoncé cette semaine que seuls les navires liés aux États-Unis ou à Israël étaient empêchés de transiter par le détroit. « Ce qui est incroyable, c’est qu’on n’a pas besoin de ce détroit (d’Ormuz) », a aussi insisté le président américain. « Nous avons tant de pétrole que notre pays n’est pas concerné par sa fermeture ».

    Trump a repris ses accusations contre les alliés européens des États-Unis, auxquels il reproche de ne pas avoir immédiatement envoyé leurs marines patrouiller dans le détroit d’Ormuz après qu’il les a mis en demeure de participer à la guerre. « Quand j’entends le chef du gouvernement allemand dire à propos de l’Iran : Ce n’est pas notre guerre, je me dis eh bien, l’Ukraine n’est pas notre guerre. Nous avons apporté notre aide, mais l’Ukraine n’est pas notre guerre », a dit Trump. « J’ai trouvé cette déclaration tout à fait déplacée, mais il l’a faite. On ne peut pas l’effacer. Mais c’est ce qu’il pensait ». « Nous avons toujours été là pour eux, du moins, nous l’étions, je ne sais pas si c’est encore le cas aujourd’hui, pour être honnête avec vous », a aussi dit Trump. « Nous étions là pour protéger l’Europe de la Russie. En théorie, ça ne nous concerne pas, car nous sommes derrière un grand, magnifique océan, mais eux ne sont pas là pour nous protéger ».


    Passer la publicité

    « Avions-nous besoin d’eux ? Non, je n’ai jamais pensé que nous avions besoin d’eux. Je faisais plutôt un test. J’ai dit : ’’J’aimerais vraiment que vous veniez, que vous envoyiez vos bateaux naviguer dans ce magnifique détroit, et protéger les gens sur lesquels on tire’’. Ils ne l’ont pas fait, et ce n’est pas grave… Mais ce n’est pas bon. Ils ont commis une grave erreur ».

    Source link

  • Touchées par la riposte iranienne, «de nombreuses» bases américaines au Moyen-Orient «quasiment inhabitables»

    Touchées par la riposte iranienne, «de nombreuses» bases américaines au Moyen-Orient «quasiment inhabitables»

    Une partie des 40.000 militaires américaines déployés dans la région a dû être relogée dans des hôtels ou des bureaux, révèle le New York Times qui interroge le degré de préparation de l’opération militaire en Iran.

    Jusqu’où Donald Trump a-t-il planifié l’opération militaire en Iran ? «De nombreuses bases militaires américaines, parmi les treize présentes dans la région, sont quasiment inhabitables», révèle le New York Times  mercredi. En cause : la vigueur de la riposte iranienne qui cible particulièrement les infrastructures militaires américaines au Moyen-Orient. Ainsi, dès les premiers jours, elle a visé le port de Shuaiba, la base aérienne Ali Al Salem, ou le camp Buehring au Koweït, la base aérienne Al-Udeid au Qatar, le quartier général de la cinquième flotte au Bahreïn, la base prince Sultan en Arabie saoudite…

    Une partie des 40.000 militaires américaines déployés dans la région a dû être relogée dans des hôtels ou des bureaux. Cet envoi vers des «sites alternatifs» n’entrave pas les capacités du Pentagone à poursuivre ses opérations contre l’Iran, précise le quotidien américain. Mais il interroge sur le degré de préparation de l’administration Trump en amont des frappes. En effet, malgré l’amoncellement de moyens militaires dans le Golfe persique, les personnels non-essentiels et les ressortissants n’ont pas été évacués au préalable de la région.


    Passer la publicité

    «Les plans sont inutiles, mais la planification est tout»

    En réalité, ces dommages importants causés aux infrastructures militaires américaines posent plusieurs questions. Les États-Unis disposent de plusieurs bases dans la région, depuis ses interventions en Afghanistan, puis en Irak. Habitué à obtenir et conserver la supériorité aérienne, Washington a parfois installé ses militaires proches de lignes adverses. Mais l’Iran dispose de missiles balistiques, très difficiles à intercepter, ainsi que de drones Shahed, peu onéreux et efficaces, qui peuvent être lancés en grand nombre pour saturer les défenses aériennes.

    Autre indice d’un manque de planification et de préparation, selon le quotidien américain, les avions ravitailleurs américains – souvent des KC-135 – ont été déployés en urgence sans avoir été entraînés au préalable. Donald Trump n’a peut-être pas fait sienne l’antienne de son prédécesseur, le général Dwight D. Eisenhower, «les plans sont inutiles, mais la planification est tout».

    Source link

  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    DÉCRYPTAGE – La guerre et le plan de paix de Trump risquent de renforcer la position de Téhéran, qui a pris conscience de son emprise sur l’économie mondiale, au grand dam des monarchies du Golfe.

    Si les guerres peuvent réserver des surprises stratégiques, la fermeture d’Ormuz ne peut être rangée sur l’étagère des imprévus. Depuis des décennies, on spécule sur la possibilité d’un blocage du détroit en cas de conflit et de l’ampleur de ses conséquences économiques. Et les événements des années 1980 ont apporté des éléments concrets. Mais on découvre aujourd’hui que cette guerre contre l’Iran, au-delà des turbulences immédiates, risque d’avoir un effet pervers de long terme. Si les gardiens de la révolution se voient officiellement reconnaître un autre rôle, celui de gardien des clés du détroit.

    Le plan Trump en 15 points évoqué par la presse reste nébuleux, mais l’un de ces points poserait que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime. Inscrite dans un accord, cette disposition reviendrait de facto à reconnaître le contrôle privilégié des Iraniens sur le détroit. Fort habilement, ceux-ci s’emploient à montrer que ce contrôle est effectif, qu’ils peuvent choisir qui passe…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link

  • Donald Trump cherche à négocier avec Téhéran tout en envoyant des renforts militaires dans le Golfe

    Donald Trump cherche à négocier avec Téhéran tout en envoyant des renforts militaires dans le Golfe

    DÉCRYPTAGE – Les pourparlers avec l’Iran pourraient commencer cette semaine mais semblent moins avancés que ce qu’annonce le président américain, qui envoie par ailleurs de nouvelles troupes terrestres dans la région.

    Trump cherche à négocier avec l’Iran tout en faisant peser la menace d’opérations terrestres. Les annonces d’envoi de troupes supplémentaires dans le Golfe ont eu lieu simultanément avec les déclarations du président américain sur des négociations en cours avec l’Iran. Les renforts consistent en une nouvelle unité expéditionnaire amphibie des Marines (MEU), en plus de celle déjà arrivée dans la région, et une brigade de parachutistes de la 82division aéroportée. Ces deux unités porteront les effectifs susceptibles d’être engagés dans des opérations terrestres à environ 8 000 troupes au sol, ce qui leur permet de s’emparer d’objectifs ponctuels et limités.

    Le président américain s’est dit ces derniers jours optimiste sur l’avancée des négociations. « Nous sommes en pourparlers avec les bons interlocuteurs, et ils tiennent absolument à conclure un accord », a dit Trump mardi. Les déclarations du président américain ont calmé au moins momentanément la nervosité des marchés boursiers…

    Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

    Vous avez envie de lire la suite ?

    Débloquez tous les articles immédiatement.

    Déjà abonné ?
    Connectez-vous

    Source link