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  • Championnats d’Europe : la domination unique de Romane Dicko dans le judo féminin

    Championnats d’Europe : la domination unique de Romane Dicko dans le judo féminin

    Luka Mkheidze est chez lui à Tbilissi. Né dans la capitale de la Géorgie, le trentenaire a remporté jeudi, au Palais olympique, sa deuxième médaille d’or aux championnats d’Europe. Il était en mission et cet état d’esprit est aussi celui de Romane Dicko, chargée de conclure en beauté cette édition. L’Europe appartient déjà à la Francilienne, qui a remporté le tableau des plus de 78 kg lors de cinq éditions depuis son entrée chez les seniors en 2018. Une domination unique dans le judo féminin actuel.

    Quoique très sociable, Romane Dicko se verrait bien quitter la table des quintuples champions d’Europe français. Ils sont dix. Avec un sixième titre, à seulement 26 ans, la pensionnaire du PSG dépasserait d’une courte tête la crème du judo tricolore. À commencer par Clarisse Agbegnenou et Teddy Riner, tous deux concentrés sur l’entraînement et que l’on devrait revoir en octobre lors des championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan).

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    En réalité, cela fait dix ans que Romane Dicko survole sa catégorie. Depuis son premier sacre, en 2016, aux championnats d’Europe cadets à Vantaa (Finlande). L’émergence d’un phénomène avait vite circulé sur radio tatami. La confirmation est arrivée un an plus tard, chez les juniors. Depuis, personne n’a trouvé la parade. Avant d’entrer en piste ce dimanche 19 avril, la championne est sur une série vertigineuse de 28 combats victorieux à ce niveau de compétition.

    Inspirée par les patineurs

    Chez les lourdes, il faut certes quitter l’Europe pour croiser les concurrentes les plus menaçantes. À deux reprises aux Jeux olympiques, Romane Dicko a perdu en demi-finale, contre une Cubaine et une Brésilienne. L’an dernier, aux Mondiaux, c’est une Coréenne qui lui a barré l’accès à la finale. À chaque fois, néanmoins, la Française a trouvé les ressources pour s’emparer de la médaille de bronze. Elles complètent une drôle de collection : neuf podiums en autant de compétitions internationales.

    Le danger du jour est identifié : la numéro 2 mondiale, Raz Hershko. Une Israélienne qui a succombé plus d’une fois aux techniques de la championne du monde 2022, classée au 3e rang. Mais un ressort puissant anime la judoka aux cheveux blancs (la description qu’elle donne à ses 239.000 suiveurs sur TikTok) : la frustration de sa troisième place individuelle à Paris 2024.

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    L’opération commando jusqu’à Los Angeles est bien partie. La victoire au Grand Slam de Paris – dans une finale écourtée par la grave blessure de sa copine Julia Tolofua – a validé la première moitié d’olympiade, là où d’autres filles ont été fragilisées par un processus de sélection et un redéploiement des entraîneurs mal compris.

    L’objectif olympique est tellement ancré qu’en février, elle s’est rendue à Milan Cortina pour découvrir les Jeux d’hiver. La quadruple médaillée a discuté avec les patineurs Aurélie Lévêque et Timothy Loubineaud, assisté au sommet du tournoi masculin de hockey entre le Canada et les États-Unis, vibré devant la danse triomphale de Laurence Fournier Beaudry et Guillaume Cizeron. Elle a « adoré » l’expérience. Sa visite du village des athlètes lui a en même temps rappelé de beaux souvenirs et rouvert l’appétit.

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