LA TRIBUNE. La guerre au Moyen-Orient risque une nouvelle fois de peser sur les facteurs de productivité dans les pays de l’OCDE. Quelles pourraient être les conséquences d’un tel conflit sur l’économie mondiale et la France ?
STEFANO SCARPETTA. Avant le conflit, l’OCDE avait prévu une révision à la hausse de sa prévision de croissance mondiale et aussi celle de la France. La guerre en Iran a effacé cette révision à la hausse. La révision par rapport aux prévisions de décembre est de 0,2 point pour la France, l’Allemagne et l’Italie. La croissance économique pour la France devrait être de 0,8 % en 2026 et de 1 % 2027 à ce stade. Ces prévisions sont sorties fin mars, mais les choses ont déjà beaucoup changé.
L’organisation internationale vient de sortir un rapport sur les fondements de la croissance. Pourquoi est-il nécessaire de revisiter les piliers de la croissance dans les pays riches ?
La croissance de la productivité dans la plupart des pays de l’OCDE marque le pas. Cela réduit le potentiel de croissance économique de ces pays. Les entreprises ont désormais accès aux technologies et à l’intelligence artificielle (IA). Or, on voit que la productivité est plutôt faible. Les gains de productivité viennent surtout d’une plus grande participation au marché du travail. Dans ce dernier rapport, on a analysé tous les facteurs de productivité à partir d’indicateurs comparables pour montrer les points forts et les points faibles de chaque économie.
