Tag: défense

  • La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    La défense de l’Ukraine menacée par le renversement des priorités de l’Administration Trump

    DÉCRYPTAGE – Pour intercepter les frappes de missiles contre son territoire, l’Ukraine a besoin de missiles Patriot produits par les États-Unis.

    La guerre en Iran menace l’Ukraine directement. Elle affaiblit le soutien occidental dont elle aurait besoin. Si aucun des belligérants n’a pour l’instant réussi à prendre l’avantage sur le front, plus de quatre ans après le début de l’invasion, la Russie poursuit sa bataille « dans la profondeur » à coups de salves de drones et de missiles pour atteindre des cibles stratégiques loin du front. Or, pour défendre son territoire, l’Ukraine dépend très largement des batteries Patriot et des missiles intercepteurs produits par les États-Unis. Mais le président américain, Donald Trump, en a aussi besoin pour protéger les pays du Golfe, alors que l’opération Fureur épique, lancée il y a un mois, n’a pas encore permis de mettre l’Iran à genoux. « C’est très sensible », confirme une source militaire française.

    « En quelques semaines, les Américains et les pays du Golfe ont utilisé plus de Patriot qu’ils n’en ont livré à l’Ukraine », souligne Yohann Michel, spécialiste des enjeux militaires…

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  • Guerre en Ukraine, au Moyen-Orient… Face à l’enchaînement des crises, les militaires s’inquiètent de l’impréparation européenne

    Guerre en Ukraine, au Moyen-Orient… Face à l’enchaînement des crises, les militaires s’inquiètent de l’impréparation européenne

    DÉCRYPTAGE – Pour l’amiral Vandier, qui s’exprimait lors du Forum de Paris pour la défense et la stratégie, les Occidentaux doivent changer d’approche pour être prêt à un choc contre la Russie.

    La spirale des crises rattrape les Européens plus rapidement qu’ils ne le voudraient. Guerre au Proche-Orient, en Ukraine… mais aussi tensions en Indo-Pacifique ou dans les champs immatériels, partout l’ordre dont profitait l’Europe s’effondre. Le temps de la « naïveté » européenne, pour reprendre le terme utilisé mardi par la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo, en ouverture du Forum de Paris pour la défense et la stratégie, a volé en éclat. « La conflictualité n’est plus régulée par le droit international », a-t-elle convenu en blâmant la Russie, les ambitions de puissances régionales mais sans citer explicitement les États-Unis qui ont lancé l’opération Fureur épique contre l’Iran il y a plus de trois semaines, mettant à l’épreuve une nouvelle fois la relation transatlantique. « Nous sommes dans un moment de réveil », a complété, dans un euphémisme, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, en invitant les Européens à sortir de leur dépendance envers…

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  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran se voit de facto reconnaître un rôle privilégié dans le contrôle du détroit d’Ormuz

    DÉCRYPTAGE – La guerre et le plan de paix de Trump risquent de renforcer la position de Téhéran, qui a pris conscience de son emprise sur l’économie mondiale, au grand dam des monarchies du Golfe.

    Si les guerres peuvent réserver des surprises stratégiques, la fermeture d’Ormuz ne peut être rangée sur l’étagère des imprévus. Depuis des décennies, on spécule sur la possibilité d’un blocage du détroit en cas de conflit et de l’ampleur de ses conséquences économiques. Et les événements des années 1980 ont apporté des éléments concrets. Mais on découvre aujourd’hui que cette guerre contre l’Iran, au-delà des turbulences immédiates, risque d’avoir un effet pervers de long terme. Si les gardiens de la révolution se voient officiellement reconnaître un autre rôle, celui de gardien des clés du détroit.

    Le plan Trump en 15 points évoqué par la presse reste nébuleux, mais l’un de ces points poserait que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime. Inscrite dans un accord, cette disposition reviendrait de facto à reconnaître le contrôle privilégié des Iraniens sur le détroit. Fort habilement, ceux-ci s’emploient à montrer que ce contrôle est effectif, qu’ils peuvent choisir qui passe…

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  • « Nous faisons face à un adversaire plus avancé technologiquement » : face à la Russie, la Suède renforce son engagement dans l’OTAN

    « Nous faisons face à un adversaire plus avancé technologiquement » : face à la Russie, la Suède renforce son engagement dans l’OTAN

    DÉCRYPTAGE – Pour la cheffe des opérations militaires suédoise Ewa Skoog Haslum, les Occidentaux devraient être prêts dès maintenant pour faire face à une menace.

    Deux ans après son adhésion à l’OTAN, qui a mis fin à sa politique de non-alignement, la Suède s’engage face à la menace russe. « Même si nous n’avons pas de frontière terrestre, nous sommes en position frontale » avec la Russie, confie la cheffe des opérations militaires suédoise, la vice-amirale Ewa Skoog Haslum. « Nous les rencontrons quotidiennement dans les airs et sur les mers et bien sûr nous nous surveillons réciproquement », explique-t-elle en recevant quelques journalistes. En visite à Paris, elle rend hommage à la coopération militaire entre les deux pays : elle a notamment visité le centre de planification et de conduite des opérations des armées françaises et le quartier général de la coalition des volontaires, installé dans la banlieue de la capitale. La Suède a déjà fourni des avions à l’Ukraine comme des capacités antimines. Elle participe aux missions de formation de l’armée ukrainienne en Europe. « Nous sommes aussi prêts à le faire sur le territoire ukrainien »

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  • «L’Europe n’est plus leur priorité» : les mises en garde du général Mandon sur «l’imprévisibilité» américaine

    «L’Europe n’est plus leur priorité» : les mises en garde du général Mandon sur «l’imprévisibilité» américaine

    Le chef d’état-major des Armées a invité ses partenaires européens à se désensibiliser de leur dépendance aux États-Unis, à l’occasion de l’ouverture du Forum de Paris pour la défense et la sécurité.

    Les doutes s’exposent au grand jour. La divergence transatlantique est désormais déplorée explicitement et pas seulement par le président américain Donald Trump. Celui-ci avait reproché aux Européens d’être « lâches » en ayant refusé de participer militairement à la réouverture du détroit d’Ormuz, plus de trois semaines après le début de l’opération Fureur épique contre l’Iran.

    Lundi, à l’occasion de l’ouverture du Forum de Paris pour la défense et la sécurité, le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, a pour sa part dressé le constat clinique d’une relation qui se délite. « Après un désengagement sans concertation de l’Afghanistan, les États-Unis ont choisi d’intervenir au Proche-Orient sans nous prévenir », a observé le général. Le retrait d’Afghanistan a été décidé par Joe Biden, les frappes contre le régime de Téhéran par son successeur. Le « pivot asiatique » des États-Unis, qui ont réorienté leurs priorités stratégiques en direction de l’Asie, avait…

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  • Durcissement du cumul retraite-emploi : menace sur la montée en cadence de l’industrie de défense

    Durcissement du cumul retraite-emploi : menace sur la montée en cadence de l’industrie de défense

    C’est une grosse « tuile » pour l’industrie de la défense en recherche active de salariés compétents. De quoi parle-t-on ? Des nouvelles conditions de cumul emploi-retraite passées relativement inaperçues mais qui vont se durcir fortement à partir du 1er janvier 2027 après l’adoption du budget de la Sécurité sociale fin décembre par le Parlement. Ce qui ne va pas encourager l’emploi des seniors en France, dont le taux des 55-64 ans est l’un des plus bas dans l’Union européenne. Il s’élève à 60,4%, contre en moyenne 65,2% dans l’UE. 

    A partir de cette date, une personne qui a pris sa retraite avant l’âge légal (64 ans à terme, selon le gouvernement) et qui reprend une activité verra 100% de ses revenus déduits de sa pension de retraite au-delà d’un seuil de 7.000 euros par an. Ce qui va dissuader tous les retraités – modestes et aisés -, de se remettre au boulot. Car cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra très peu intéressant financièrement. Et en même temps pour l’anecdote, le pôle de recrutement de France Travail pour l’industrie de défense a été confié à la générale à la retraite Dominique Vitte… Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait annoncé fin janvier la création de ce pôle pour répondre aux besoins de l’industrie de défense.

    Des pertes de recettes estimées à 3 milliards

    Actuellement, une personne qui bénéficie d’une retraite à taux plein peut reprendre une activité sans plafond de revenus. Ce cumul concernait, selon la Cour des comptes, 710.000 personnes environ en 2020, qui tiraient en moyenne 9.000 euros par an de leur activité. Avec cette réforme, le gouvernement va encaisser un gain comptable de 1,9 milliard de recettes en 2030 (400 millions en 2027).

    Mais, d’un autre côté, il se prive des cotisations salariales et patronales versées pour faire travailler un senior. En outre, il limite le pouvoir d’achat de ces derniers et bride la compétitivité des entreprises privées de compétences très expérimentées. Certains experts estiment que cette réforme va entrainer pour l’État des pertes d’un montant de trois milliards d’euros environ. Ce qui devrait être in fine une fausse-bonne idée du gouvernement, qui voulait gommer les « effets d’aubaine » générés par ce dispositif jusqu’à présent encouragé par les gouvernements.

    Les bras manquent dans la BITD

    Les nouvelles mesures mises en place vont donc représenter une révolution pour les seniors, qui veulent continuer à travailler pour compléter leur pension, mais aussi pour l’industrie de la défense, qui peine à recruter des compétences pointues depuis le lancement de l’économie de guerre et la hausse des cadences de production. Selon la Direction générale de l’armement (DGA), 10.000 emplois ne sont pas occupés au sein de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Et selon l’Observatoire des métiers de la BITD, neuf métiers sur dix sont en tension. Par ailleurs, selon Bpifrance, 62 % de dirigeants de PME ou d’ETI industrielles rencontrent des difficultés de recrutement, avec des taux de tension supérieurs à 70 % pour certains métiers de la métallurgie.

    Pour la BITD (220.000 emplois directs et indirects non délocalisable), qui regroupe neuf grands groupes industriels d’envergure européenne et mondiale, 4.500 PME-ETI et startups, dont 1.000 sont identifiées comme stratégiques, les seniors sont aujourd’hui de plus en plus recherchés pour leurs compétences. Très clairement, les bras manquent et les seniors sont très utiles pour la passation des savoirs et la sécurisation des programmes complexes. Cette réforme du cumul emploi-retraite va vraisemblablement tarir un vivier de compétences à la fois expérimenté et très souple. En outre, ce vivier est facilement mobilisable pour accompagner les entreprises dans la montée en cadence de la production de l’industrie de défense.

    e vieillissement des effectifs constitue un facteur de fragilisation majeur car les moyennes d’âge de certains métiers dans l’industrie sont parfois élevées. Ainsi les taux de départ en fin de carrière dépasseront 35 % dans certains métiers d’ouvriers dès 2030 (industries graphiques, métallurgie, électricité et électronique, mécanique). « Sans dispositifs structurés de transmission (compagnonnage, tutorat, intérim senior), le risque de perte de savoir-faire non documenté est élevé », estime l’entreprise dans l’intérim..

    Baisse de la natalité

    Cette réforme arrive en outre au plus mauvais moment. Les seniors, qui sortent du marché du travail, sont beaucoup plus nombreux que les nouvelles générations qui y entrent. Et c’est loin d’être terminé. Car la natalité décline en France depuis plusieurs années. En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour, soit 2,3% de moins qu’en 2024 et surtout 24% de moins qu’en 2010, selon l’Insee. Il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Résultat, le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est lui devenu négatif (- 6.000 personnes).

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