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    Aéroport Nantes-Atlantique : 8,5 millions d’euros d’amendes pour non-respect du couvre-feu

    En quatre ans, 375 vols ont été sanctionnés pour non-respect du couvre-feu à NantesAtlantique, avec une amende moyenne d’environ 23 000 euros par infraction.

    À Nantes-Atlantique, le bruit aérien est depuis des années l’enjeu environnemental numéro un. Implanté en zone urbaine dense, l’aéroport expose des dizaines de milliers de riverains à des nuisances nocturnes devenues difficilement acceptables.

    Mais, depuis l’entrée en vigueur du couvre-feu, le 8 avril 2022, les compagnies aériennes qui dépassent les créneaux interdits (entre minuit et 6 heures et dès 22 heures pour les avions les plus bruyants) s’exposent à des amendes pouvant atteindre 40 000 euros par infraction. « Ce montant est supérieur au chiffre d’affaires généralement réalisé par une compagnie aérienne lors d’un vol complet », indique la préfecture de Loire-Atlantique qui publie ce 9 avril un bilan après quatre années de mises en œuvre.

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    Ce dispositif a été pleinement utilisé. 375 vols ont été sanctionnés depuis 2022 pour un total de 8,5 millions d’euros, ce qui représente une amende moyenne de 23 000 euros par manquement.

    Ces sanctions, loin d’être anecdotiques, constituent désormais l’un des leviers pour limiter la pollution sonore nocturne. Infligées par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa), elles ont accompagné une amélioration notable. En 2025, le nombre de procès-verbaux a diminué de 44 %.

    Un suivi renforcé pour éviter les débordements

    Au-delà des sanctions, le couvre-feu a profondément transformé le trafic nocturne. Le nombre de vols entre minuit et six heures a chuté de 90 % par rapport à 2019. Et si les débuts ont été chaotiques, la dynamique s’est inversée. Les premières années ont été marquées par de « nombreux écarts », poursuit la préfecture, liés à la « réorganisation » des programmes de vol mais la tendance est désormais clairement orientée à la baisse. En 2025, les vols nocturnes ont reculé de 30 % par rapport à 2024 et la baisse se poursuit sur les trois premiers mois de 2026, avec encore une diminution de 30 % par rapport à l’année précédente.

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