Tag: d’Alstom

  • Livraisons, rentabilité, innovation… La délicate partition de Martin Sion, nouveau patron d’Alstom

    Livraisons, rentabilité, innovation… La délicate partition de Martin Sion, nouveau patron d’Alstom

    Martin Sion, ex-patron d’ArianeGroup, prend les rênes d’Alstom. Si le constructeur ferroviaire croule sous les commandes, il doit améliorer l’exécution industrielle de ses contrats. D’autant que la concurrence se fait de plus en plus rude.

    Sa mission : faire décoller Alstom. Martin Sion, l’ex président exécutif d’ArianeGroup, le constructeur de lanceurs spatiaux appartenant à Airbus et Safran, arrive en effet aux manettes, ce mercredi 1er avril, du groupe ferroviaire tricolore, à la peine depuis plusieurs années pour honorer ses innombrables contrats. Le nouveau directeur général va s’ingénier à remettre d’équerre l’organisation du numéro deux mondial du secteur. « Le profil industriel de Martin Sion est de nature à rassurer, estime Arnaud Aymé, expert mobilités au sein du cabinet de conseil Sia. Il vient d’un secteur réputé pour sa rigueur industrielle, pour sa gestion de programmes complexes. » De sérieux atouts au vu du redressement nécessaire du groupe.

    L’arrivée de Martin Sion, annoncée en octobre 2025, ne doit rien au hasard. Le dirigeant remplace au pied levé Henri Poupart-Lafarge, resté à la tête d’Alstom près de dix années durant. Certes, sous sa direction, Alstom est devenu un champion mondial, situé juste derrière le géant chinois CRRC bénéficiant de son gigantesque marché local, en particulier grâce à l’acquisition du canadien Bombardier en 2021. D’aucuns regrettent d’ailleurs que le groupe ne bénéficie pas de la même notoriété qu’Airbus, malgré sa position.

    Alstom devance ainsi l’allemand Siemens, le japonais Hitachi et l’espagnol ACF. Entres autres. Son chiffre d’affaires a été multiplié par trois depuis 2014, et il est passé de 8 milliards d’euros en 2019 à plus de 18 milliards d’euros en 2025. Son carnet de commandes? Il a explosé à la faveur de multiples succès commerciaux à travers le monde : avec chaque année quelque 20 milliards d’euros de contrats engrangés, il s’élevait pour l’exercice 2024/2025 à 94,5 milliards d’euros.

    Des années de croissance tumultueuses

    « Reste à transformer ce montant en bénéfices », glisse une source proche de l’industriel.Car derrière cette folle croissance, Alstom affiche une certaine fragilité financière, soulignée par sa sortie du CAC 40 en 2024. Et qui a provoqué la chute d’Henri Poupart-Lafarge, malgré son bilan commercial flatteur.

    Source link