Tag: Crise

  • Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Avec la guerre au Moyen-Orient, Israël et les États-Unis ont provoqué un début de crise économique internationale

    Wall Street a chuté vendredi, et le pétrole WTI dépassé 100 dollars
    La Bourse de New York a chuté vendredi, inquiète du prolongement de la guerre au Moyen-Orient et de ses effets sur l’inflation et la croissance économique, l’indice Dow Jones perdant 1,73% et l’indice élargi S&P 500 1,67%, tandis que le Nasdaq, à forte composition technologique, a cédé 2,15%. Les Bourses européennes ont fini la semaine dans le rouge.

    Le baril de pétrole Brent pour livraison en mai a pris 4,22%, à 112,57 dollars, dépassant 110 dollars pour la première fois depuis le décrochage de lundi, et le WTI américain 5,46%, à 99,64 dollars. Dans les échanges postérieurs au fixing du marché du pétrole (18H30 GMT), il a dépassé le seuil symbolique de 100 dollars.

    Le rendement des emprunts d’État américain à 10 ans s’est encore tendu, jusqu’à 4,48% contre 4,42% la veille en clôture, les investisseurs se méfiant du risque d’inflation et demandant des taux d’intérêt plus élevés pour prêter.

    Flambée de l’énergie: réunion des ministres européens mardi
    Les ministres de l’Énergie des pays de l’Union européenne se retrouveront mardi en visioconférence pour échanger sur « la sécurité de l’approvisionnement énergétique », a annoncé Chypre, qui occupe la présidence tournante de l’UE.

    La France annonce des aides carburants
    Le gouvernement français annonce des « aides ciblées » en avril pour les secteurs les plus touchés par la flambée des prix des carburants. Les petites entreprises du transport routier en difficulté et les pêcheurs pourront recevoir une aide de 20 centimes d’euros par litre de carburant, tandis que le gazole agricole sera exonéré de taxe sur la période. « On nous donne une petite bouffée d’air. Mais il ne faut pas se leurrer et croire que ce sera suffisant pour sortir la filière de l’enchaînement de crises qui la frappe », réagit auprès de l’AFP José Jouneau, président du comité ligérien des pêches.

    Retour au charbon
    La crise énergétique pourrait forcer l’Allemagne à garder des centrales à charbon actives plus longtemps si la guerre se prolonge et provoque des pénuries, selon le chancelier allemand Friedrich Merz. « Nous devons alimenter ce pays en électricité. Je ne suis pas prêt à mettre en péril le cœur de notre industrie simplement parce que nous avons opté pour des plans de sortie qui sont devenus irréalistes », déclare le chef de l’exécutif.

    Demi-tour dans le détroit d’Ormuz
    Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir forcé trois porte-conteneurs à faire demi-tour dans le détroit d’Ormuz. Ils affirment que cette route stratégique est fermée aux navires venant ou à destination de ports liés à « l’ennemi ». L’industrie de l’énergie « sous-estime les bouleversements et les risques géopolitiques qui nous attendent », dit à l’AFP Mark Brownstein, vice-président d’une association environnementale, depuis le forum CERAWeek au Texas.

    Trafic aérien : moins d’annulations, mais des programmes allégés
    Le taux d’annulation des vols au Moyen-Orient a fortement décru depuis les premiers jours de la guerre, mais le nombre de trajets aériens prévus a lui aussi baissé en parallèle, selon une société spécialisée.

    Des milliers de tonnes de thé bloquées au Kenya
    Entre 6.000 et 8.000 tonnes de thé, d’une valeur d’environ 24 millions de dollars (21 millions d’euros), sont bloquées au port kényan de Mombasa par la guerre au Moyen-Orient, rapporte l’association est-africaine du commerce du thé (EATTA). La viande et l’horticulture kényanes subissent également l’impact du conflit, enregistrant des millions de dollars de pertes.

    La production d’une grande aciérie iranienne interrompue
    La production d’une grande aciérie en Iran a été interrompue à la suite des frappes américano-israéliennes, ont rapporté samedi des médias iraniens. Selon un communiqué de Khuzestan Steel Company, une société basée dans le sud-ouest de l’Iran, cité par le quotidien iranien Shargh, les « chaînes de production de l’usine ont été arrêtées » après que plusieurs unités et installations sidérurgiques ont été touchées vendredi lors de frappes.

    La Thaïlande dit avoir conclu un accord avec l’Iran pour le détroit d’Ormuz
    La Thaïlande a affirmé samedi avoir conclu un accord avec l’Iran pour permettre le passage de ses pétroliers dans le détroit stratégique d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Un accord a été conclu afin de permettre aux navires pétroliers thaïlandais de transiter en toute sécurité par le détroit d’Ormuz, contribuant ainsi à apaiser les inquiétudes concernant l’acheminement de carburant vers la Thaïlande », a déclaré le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul lors d’une conférence de presse.

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  • Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Transport, pêche, agriculture… Le plan du gouvernement pour aider les professionnels à surmonter la crise énergétique

    Cela suffira-t-il ? Un mois après le début du conflit en Iran, le gouvernement a présenté, vendredi 27 mars, un plan de soutien à l’activité des secteurs économiques les plus touchés par la crise énergétique. Une réponse « graduée, ciblée, sectorielle et limitée au mois d’avril », a averti immédiatement le ministre de l’Économie Roland Lescure. Et qui est concentrée sur trois secteurs particulièrement en difficulté — le transport routier, la pêche et l’agriculture — pour un coût total de quelque 70 millions d’euros pour les finances publiques en avril.

    Concernant le transport routier, le secteur va bénéficier d’une aide forfaitaire exceptionnelle de 50 millions d’euros. Elle s’adresse aux « TPE/PME du transport public routier de marchandise et du transport public routier de voyageurs, justifiant des difficultés de trésorerie majeures liées à la crise », détaille l’exécutif. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a rappelé que le carburant représente environ « 25 % des coûts d’exploitation » pour les entreprises du secteur. C’est pourquoi, une aide équivalente à 20 centimes d’euros par litre de carburant va être mise en place. La date d’ouverture du guichet ainsi que les modalités n’ont pas encore été précisées.

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  • Face à une crise énergétique émergente, le médiateur met en garde les consommateurs

    Face à une crise énergétique émergente, le médiateur met en garde les consommateurs

    « Il est important que les consommateurs disposent d’une information claire, à la fois sur la situation, sur ses conséquences potentielles et sur les offres qui leur sont faites. La transparence est primordiale », a prévenu ce mercredi matin Bernard Doroszczuk. Alors qu’il s’exprimait pour la première fois devant la presse en tant que nouveau Médiateur national de l’énergie (MNE), l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a souhaité mettre en garde les consommateurs face à « la crise de l’énergie qui émerge et dont personne ne sait véritablement si elle va s’accentuer, ni combien de temps elle va durer ».

    « Et c’est d’autant plus important, en situation de crise, de parler également de ce qu’il peut arriver. Il ne faut pas se limiter, dans l’information, à la photographie à l’instant présent », a-t-il ajouté. « Le prix de marché est toujours soumis aux aléas et un aléa est toujours possible », a-t-il rappelé. « Parfois on l’oublie lorsque l’on s’éloigne des crises. »

    La nouvelle guerre au Moyen-Orient a fait flamber les cours du gaz. Sur le TTF, la référence en Europe, le prix a ainsi franchi la barre des 60 dollars le mégawattheure et se situe aujourd’hui à environ 54 dollars, contre environ 32 dollars avant l’attaque d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Laquelle a conduit au blocage du détroit d’Ormuz où transitent 20 % de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL).

    Un observatoire en temps réel 

    Pour l’heure, cette hausse observée sur le marché de gros ne s’est pas encore répercutée dans les factures des ménages français. « Pour l’instant, nous n’avons pas constaté, pour le gaz, d’augmentation des tarifs. C’est un constat à date », a dit Bernard Doroszczuk. La matérialisation de cette hausse est toutefois attendue au mois de mai. Période durant laquelle la consommation en gaz des ménages diminue avec le redoux printanier. À cette échéance, il faut donc s’attendre à une incidence limitée sur le pouvoir d’achat des ménages.

    Il n’empêche, dans ce contexte très incertain et de forte volatilité des prix, le MNE prévoit de mettre en place un observatoire en temps réel des offres de gaz. « Dès que nous observerons des évolutions sur les offres à prix fixe ou à prix indexé, nous le ferons savoir immédiatement avec notre comparateur », a indiqué l’ancien président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

    Contrairement au marché de l’électricité, il n’existe plus de tarif réglementé de vente pour la fourniture de gaz. Ainsi, aujourd’hui, 60 % des offres de gaz sont à prix indexé sur le tarif repère. Il s’agit d’un tarif indicatif publié par le régulateur de l’énergie qui intègre l’évolution des prix du gaz sur les marchés de gros. Le restant des offres sont à prix fixe pour la fourniture. « Il est possible que le nombre d’offres à tarif fixe diminue. C’est aussi possible que le tarif de ces offres augmente de manière substantielle pour que les fournisseurs se couvrent dans leur approvisionnement à terme », anticipe Bernard Doroszczuk.

    Mise en garde vis-à-vis des comparateurs

    « Nous sommes dans une situation où il y a eu des dommages assez massifs sur les installations. Et, quand bien même les bombardements cesseraient, il faudra, de toute façon, un temps assez important pour que les approvisionnements retrouvent leurs flux initiaux. Donc il y aura une tension sur les prix. C’est tout à fait clair ».

    À quel point les tarifs pourraient augmenter ? « Les spécialistes estiment qu’il y aura une hausse entre 10 et 20 % des tarifs à partir du mois de mai. Est-ce que ça restera à ce niveau ? Est-ce que ça augmentera ? Personne n’en sait rien », répond le médiateur. Lequel met aussi en garde les consommateurs vis-à-vis des communications des comparateurs d’énergie, qui alertent sur des hausses de facture à venir.

    Lorsqu’un comparateur fait une estimation, cela « contribue à sa politique commerciale », a rappelé le médiateur. « Le comparateur joue un rôle d’intermédiaire entre les consommateurs et les fournisseurs. Il est rémunéré pour ça. Il n’est pas neutre et il ne compare pas toutes les offres », a-t-il poursuivi, invitant les consommateurs à consulter plutôt le comparateur disponible sur le site du Médiateur national de l’énergie. Lequel compare toutes les offres. « Et nous n’orientons le consommateur vers aucune de ces offres. Nous laissons le consommateur choisir », a insisté Bernard Doroszczuk.

    La précarité énergétique en « constante progression »

    Ce risque de hausse substantielle intervient alors même que la précarité énergétique est en « constante progression », pointe le médiateur. « En 2025, 36 % des Français disent rencontrer des difficultés à payer leur facture énergétique, contre 28 % en 2024 », indique-t-il. Par ailleurs, 75 % des Français se restreignent volontairement sur le chauffage, selon le baromètre du MNE. « Les Français vivent davantage une sobriété subie qu’une sobriété choisie », déplore l’ancien patron de l’Autorité de sûreté nucléaire.

    En 2025, 10 900 coupures de gaz ont été effectuées par les fournisseurs, soit une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Côté électricité, on compte 140 000 coupures pour factures impayées. Un niveau en baisse, notamment parce que les fournisseurs ont privilégié les réductions de puissance aux coupures franches. « Mais tous ne le font pas », regrette Bernard Doroszczuk.

    Inquiétude sur le fioul. Si le Médiateur national de l’énergie (MNE) n’a pas encore constaté de hausse de prix sur les offres de gaz à destination des particuliers, des hausses substantielles sur le fioul sont déjà observées et pourraient continuer à augmenter. Or, les consommateurs de fioul pour le chauffage devront se réapprovisionner avant l’automne. « Il y a un vrai sujet », estime ainsi Bernard Doroszczuk. Selon une étude de l’Insee publiée en janvier dernier, 2,6 millions de résidences principales étaient chauffées au fioul en 2022, soit près de 9 % d’entre elles.

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  • Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Crise du logement : le ministre Vincent Jeanbrun interpellé sur la politique de zéro artificialisation nette

    Le ZAN, pour zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, qui vise à réduire de moitié la consommation foncière d’ici à 2031, puis à la neutraliser d’ici à 2050, continue de semer la zizanie au Parlement. Après une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat conclusive mi-janvier sur le projet de loi de simplification de la vie économique, en attente d’un vote définitif dans les deux chambres, et une suppression du dispositif inscrite au programme présidentiel du Rassemblement national, le groupe Libertés, indépendants, Outre-mer et territoire (Liot) du Palais-Bourbon remet le sujet sur la table.

    Le député de la 15ᵉ circonscription du Nord, Jean-Pierre Bataille, interrogera, en effet ce mercredi, le ministre du Logement Vincent Jeanbrun, sur ce sujet lors de la séance des questions au gouvernement. Tout en saluant le plan « ambitieux » de 2 millions de logements d’ici à 2030 annoncé le 26 janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu, le parlementaire pointera « des interrogations sur l’adéquation des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi) avec ces objectifs au regard du ZAN ».

    Sur le terrain, les nouveaux élus locaux seront confrontés « à une lourde tâche », poursuivra le député nordiste, à savoir « concilier des objectifs, à première vue, peu compatibles », comme la protection des terres agricoles, la préservation de la biodiversité et la maîtrise de l’étalement urbain, tout en soutenant la construction de nouveaux logements adaptés aux besoins des populations.

    Sans oublier l’ex-rapporteur général du budget, Charles de Courson, à l’origine du statut du bailleur privé pour relancer l’investissement locatif dans l’immobilier, et la députée du Loiret, Constance de Pélichy, co-rapporteure d’une mission d’information sur l’articulation des politiques publiques ayant un impact sur la lutte contre l’artificialisation des sols et coautrice, dans la foulée, d’un texte transpartisan sur la sobriété foncière.

    Le groupe Liot est également à l’origine du débat du 28 avril prochain sur la politique du logement et, selon toute vraisemblance, devrait déposer une proposition de loi sur le sujet lors de sa niche parlementaire du 15 mai.

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  • En provoquant un choc d’inflation, la crise iranienne va nuire à l’économie tricolore

    En provoquant un choc d’inflation, la crise iranienne va nuire à l’économie tricolore

    Cela fera un mois, samedi 28 mars, que les Etats-Unis et Israël ont entrepris une guerre aérienne contre l’Iran. Ce conflit imprévu au Moyen-Orient, à la durée et à l’issue très incertaines, va peser sur la trajectoire de l’économie française en 2026. Et notamment au second semestre. D’autant que « l’hypothèse d’une crise passagère, dont les conséquences économiques s’effaceraient avec la fin des bombardements, n’est désormais plus d’actualité », a reconnu, mardi 24 mars, le ministre de l’Economie Roland Lescure, face à la commission des finances de l’Assemblée nationale.

    En attendant des vents mauvais, la croissance « bien que fragilisée, résisterait au premier semestre, avec +0,2 % par trimestre et + 0,9 % d’acquis à mi-année, soit déjà autant que pour l’ensemble de l’année 2025 », anticipe l’Insee dans sa note de conjoncture publiée mardi. Pour le dire simplement, jusqu’à l’été, la France devrait plutôt s’en tirer, portée par une année 2025 convenable sur le plan de l’activité — +0,9 % de croissance, après +1,1 % en 2024 — et deux secteurs industriels majeurs : l’aéronautique et la défense.

    Mais le blocage du Détroit d’Ormuz — par lequel transitait chaque jour près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole avant le début du conflit — et l’endommagement par l’Iran d’infrastructures énergétiques situées dans des pays arabes voisins (Qatar, Emirats Arabes Unis, etc.) a provoqué, depuis près de quatre semaines, une flambée du cours du pétrole (+60 %) et du gaz (+70 %). Ce mardi, en fin d’après-midi, le cours du baril de Brent affichait plus de 104 dollars — il s’établissait à 63 dollars en moyenne fin 2025.

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  • Crise au Moyen-Orient : des portes se referment en Asie et en Jordanie pour le voyagiste Allibert Trekking

    Crise au Moyen-Orient : des portes se referment en Asie et en Jordanie pour le voyagiste Allibert Trekking

    Le 28 février dernier, l’embrasement du Moyen-Orient a mis le gouvernement français comme les agences de voyage sur le pied de guerre. En Isère, le tour-opérateur Allibert Trekking (170 salariés pour 60 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisé depuis sa création en 1975 dans les voyages d’aventure, encadrait alors deux groupes de voyageurs en Jordanie et à Oman, qu’il a finalement pu rapatrier en utilisant, pour le second, un autre vol via l’Arabie Saoudite.

    « Mais le gros problème a été et demeure la desserte de l’Asie : car, sur certaines destinations, les hubs du Golfe représentent plus de 50 % de l’offre aérienne : on pense par exemple aux Seychelles, au Népal, à la Nouvelle-Zélande, ou encore au Vietnam… », indique le directeur général de l’agence, Frédéric Giroir.

    Au total, près d’une trentaine de voyageurs de l’agence se trouvaient en cours de séjour sur l’une de ces destinations au moment de l’embrasement de la région, jusqu’ici considérée comme une destination « stable »  : « nous avons dû trouver des solutions client par client, afin de les rapatrier dans les meilleurs délais : nous avions par exemple un groupe de 7 personnes en Nouvelle-Zélande. Quatre d’entre eux ont dû rentrer par les États-Unis, mais trois autres ne pouvaient pas obtenir de visa ESTA et ont dû passer par Santiago du Chili, Madrid puis Paris ».

    Avec à la clé, d’importants surcoûts pour les tours opérateurs, qui sont chargés d’assurer le retour en toute sécurité de leurs ressortissants. « L’une des premières exclusions des contrats d’assurances demeure la guerre, c’est notre job que de prendre ce type de situation en charge », glisse Frédéric Giroir.

    Au total, Allibert Trekking estime par exemple que le démarrage de la crise au Moyen-Orient pèsera déjà près de 60.000 à 65.000 d’euros (principalement pour l’achat de nouveaux billets d’avion) sur son exercice 2026. «De son côté, le ministère des Affaires étrangères agit par niveau de risque de criticité, et a focalisé ses premières actions sur les ressortissants du Golfe directement impactés au cœur de la zone », ajoute-t-il.

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  • Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Crise de l’énergie : supportable pour la France, coûteuse pour les Français

    Ennemis historiques de la croissance économique, les chocs énergétiques sont de retour. Les deux plus graves récessions de l’après-Seconde Guerre mondiale ont été provoquées par la flambée des cours du pétrole, qui ont quadruplé en 1973 puis triplé en 1979. Et on oublie trop souvent que la récession de 2009, avant d’être déclenchée par la déflagration financière des subprimes, avait aussi été précédée d’une poussée de fièvre sur le brut.

    Jamais, pourtant, l’économie française n’a été aussi bien armée face aux chocs pétroliers qu’aujourd’hui. La chasse au gaspi et les progrès technologiques ont rendu nos chauffages et nos véhicules beaucoup moins gourmands en hydrocarbures : dans les années 1960, une voiture à essence consommait entre 10 et 15 litres aux 100 kilomètres, deux fois plus qu’en 2026. Nous avons diversifié nos sources d’énergie : en 1965, le pétrole représentait les deux tiers de l’énergie consommée en France, le charbon presque tout le reste ; désormais, le pétrole ne pèse plus que 30 % du total, mais le nucléaire 40 %, le gaz plus de 10 %, les renouvelables presque 20 %.

    Il y a eu encore la montée en puissance des services (dorénavant les deux tiers de l’économie), moins gourmands en pétrole que l’industrie. En fin de compte, dans 1 euro de PIB en France, il y a de 3 à 4 fois moins de pétrole aujourd’hui qu’en 1972, et la tendance est la même au niveau mondial. Y compris en Chine.

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