Après un rallye haussier (envolée boursière) continu depuis plusieurs semaines, les majors pétrolières ont la gueule de bois ce mercredi. Vers 9 heures, l’action de TotalEnergies perdait 2,6 %, tout comme les britanniques Shell (-2,1 %) et BP (-2,8 %).
Comme bien souvent, c’est une simple phrase de Donald Trump qui a affolé les marchés financiers. Mardi soir vers minuit (heure française), alors qu’il répondait à une question d’un journaliste sur la hausse des prix des carburants, le président américain a déclaré que les États-Unis allaient « quitter » l’Iran « très bientôt », « dans deux ou trois semaines ».
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Il a surtout affirmé qu’une fois cela fait, « les prix des carburants dégringoleront. » Voilà qui ne va pas réjouir les géants du pétrole.
Prix du baril haut, cours de l’action haut
Car la hausse du baril ayant stationné au-dessus de 100 dollars pendant plus de quatre semaines a fait les affaires des vendeurs d’or noir. Sur le seul mois de mars, TotalEnergies a vu son action grimper de 15 %, Shell de 13 %, Exxon de 10 % et BP de plus de 25 %.
TotalEnergies réalise un tiers de son chiffre d’affaires dans le Golfe. Shell, BP et Exxon y tirent également 20 % de leurs revenus. Ces acteurs devraient donc particulièrement bénéficier de la situation. Et l’or noir n’a pas été la seule énergie à voir son prix s’envoler. Depuis le 28 février, date de l’offensive américaine sur Téhéran, le Dutch TTF, référence européenne du gaz, a bondi de près de 70 % depuis le commencement de cette guerre.
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