DÉCRYPTAGE – En y nommant trois juges, Trump était supposé se faire une alliée de la plus haute juridiction du pays. Après lui avoir infligé un premier revers sur les droits de douane, la Cour va s’exprimer sur deux autres propositions centrales de la Maison-Blanche.
Au bowling, la « corner pin » est le cauchemar des joueurs : quand il ne reste plus qu’une seule quille debout dans un coin de la piste. Depuis peu, Donald Trump est familier de ce sentiment. L’homme qui aura chamboulé toutes les institutions américaines commence à se heurter au dernier rempart qui pourrait peut-être bien résister à son courroux : la Cour suprême des États-Unis.
Ce n’était pas forcément celui auquel il s’attendait. Depuis Ronald Reagan, aucun autre président n’a eu la chance de pouvoir autant influer sur ce sacro-saint temple de la démocratie, en y nommant trois juges.
Mais deux d’entre eux, Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett, sont allés jusqu’à s’opposer directement à celui à qui ils doivent leur siège, en invalidant, il y a quelques semaines, une grande partie des fameux « tariffs » (surtaxes douanières) mis en place par son Administration il y a un an. La motivation de ce verdict était signée par John G. Roberts Jr., 17e président de la Cour suprême…
