DÉCRYPTAGE – La réouverture du détroit d’Ormuz sera au cœur des échanges du président français à Tokyo puis à Séoul, deux alliés des Américains, bousculés par l’interventionnisme de Trump.
Du détroit d’Ormuz à la baie de Tokyo il n’y a qu’un pas. Emmanuel Macron entame ce 31 mars au Japon une tournée dans une Asie du Nord-Est frappée de plein fouet par le choc énergétique de la guerre lancée par Donald Trump contre l’Iran.
À l’occasion de sa quatrième visite dans l’Archipel et de sa première en Corée du Sud, le 2 et 3 avril, le président français ambitionne d’approfondir des partenariats stratégiques auprès de ces alliés des États-Unis, bousculés par l’interventionnisme du trublion « l’Amérique d’abord », à l’ombre d’une Chine décomplexée. Emmanuel Macron est en quête de profondeur stratégique auprès de ces démocraties d’Asie également pourvoyeuses de technologies vitales à l’économie comme à la guerre de demain, des semi-conducteurs aux batteries.
Une tournée prévue de longue date, en compagnie de son épouse, Brigitte, mais rattrapée par l’incertitude du conflit au Moyen-Orient, alors que le président américain agite la menace d’une opération terrestre contre la République…
