Dans l’allée de la zone robotisée, les bacs bleus s’empilent sur onze mètres de haut. De petits robots filent sur des rails, se croisent sans se heurter puis plongent chercher un bac. « Tout arrive à nous, on ne court plus dans l’entrepôt », sourit Catherine, opératrice logistique chez VST depuis vingt ans. Il s’agit de la première coopérative d’artisans du bâtiment en France.
Elle livre au quotidien 850 entreprises (plombiers, chauffagistes, électriciens…) de Vendée et des départements limitrophes (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres et Vienne).
27 robots, 20 200 bacs…
Le système de robotisation, en service depuis décembre dernier, repose sur 27 robots autonomes, capables de gérer 20 200 bacs, dont 13 000 sont aujourd’hui remplis.
Électricité, plomberie, petites pièces (disjoncteur, prises, raccords, vannes…) : près de 11 700 références y transitent désormais. « Avant, je pouvais marcher jusqu’à quinze kilomètres par jour. Aujourd’hui, je reste sur mon poste, c’est beaucoup moins fatigant », poursuit Catherine, qui a connu les commandes papier puis la douchette avant l’arrivée des robots. « C’est impressionnant mais surtout très simple à utiliser », alors que les robots continuent leur ballet silencieux.
Concrètement, « les palettes sont réceptionnées, désossées puis les robots rangent les bacs de façon aléatoire », explique Pauline Ripoche, la directrice générale déléguée de VST. Lors de la préparation, quatre commandes peuvent être traitées simultanément par opérateur. Le rendement atteint «170 à 220 lignes par heure », avec deux départs quotidiens.
