C’est un projet au long – très long – cours. La Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), prévoit, en deux phases, la réalisation de 150 kilomètres de voie ferrée entre Montpellier et Perpignan. Complémentaire à la ligne littorale existante, cette infrastructure stratégique s’inscrit dans le Corridor méditerranée, contribuant à la construction d’un arc ferroviaire continu à l’échelle européenne. Elle a vocation à permettre le développement des trains régionaux (TER), des trains à grande vitesse et des trains de marchandises, tout en créant un réseau plus résilient face au changement climatique.
Soutenu par l’État, le projet de LNMP l’est aussi par la Région Occitanie. Sa présidente (PS) Carole Delga défend le projet de longue date : « La LGV (ligne à grande vitesse, ndlr) est indispensable pour développer les transports du quotidien, rapprocher notre région de Paris, et mieux se connecter avec la péninsule ibérique et le Portugal. Cette ligne nouvelle viendra en relai de la ligne du littoral, souvent saturée et fortement exposée au changement climatique, exposée plusieurs semaines par an au risque de submersion. Elle réduira le nombre de camions sur l’A9 et améliorera les circulations ferroviaires dans l’une des zones les plus engorgées de France ».
Le financement de la LNMP est assuré à 40 % par l’Etat, 40 % par les collectivités territoriales (dont 41 % par la Région Occitanie) et 20 % par l’Europe.
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Alors que la phase 1 du projet (Montpellier-Béziers, 52,3 km de ligne nouvelle et 7 km de raccordement, 2,4 milliards d’euros « aux conditions économiques de 2025 ») a déjà fait l’objet d’une déclaration d’utilité publique en février 2023, le projet ouvre la page de sa phase 2 (Béziers-Perpignan, 97,7 km et 23 km de raccordement, 4,9 milliards d’euros). Première étape : une concertation entre le 9 avril et le 19 juin sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), annoncée ce 7 avril par Matthieu Chabanel, président-directeur de SNCF Réseau, en déplacement à Narbonne pour l’occasion.
