Tag: Climat

  • Pernod Ricard pourrait fusionner avec l’Américain Brown-Forman

    Pernod Ricard pourrait fusionner avec l’Américain Brown-Forman

    Le groupe français de spiritueux Pernod Ricard et le groupe américain Brown-Forman, propriétaire de la célèbre marque de whisky Jack Daniel’s, auraient engagé des discussions en vue d’une possible fusion, a déclaré jeudi à Reuters « une source proche du dossier ».

    Plus tôt dans la journée, l’agence Bloomberg avait rapporté que « Pernod Ricard envisageait un éventuel accord avec Brown-Forman », une annonce qui a immédiatement pesé sur le cours de l’action française. À la clôture, le titre Pernod Ricard a accusé un repli de 5,72 % à 59,94 euros . Sur le marché américain, la réaction a été inverse, l’action Brown-Forman s’envolait pour sa part de plus de 15 %.

    Avec une capitalisation boursière de l’ordre de 11 milliards de dollars (9,5 milliards d’euros environ) pour Brown-Forman, et de plus de 16 milliards d’euros pour Pernod Ricard, un éventuel rapprochement serait significatif pour le secteur.

    Cette possible fusion intervient dans un contexte délicat pour les spiritueux, confrontés depuis plusieurs années à un ralentissement des ventes. Pour faire face, Pernod Ricard a lancé un plan de restructuration visant à réaliser un milliard d’euros d’économies entre 2026 et 2029, ce qui inclut des suppressions d’emplois au premier semestre.

    Brown-Forman, de son côté, avait déjà présenté l’année dernière un vaste plan de restructuration prévoyant des suppressions d’emplois, le groupe cherchant à protéger ses marges face à la hausse des coûts des intrants, notamment des matières premières telles que l’agave et les fûts de bois. Il a aussi augmenté les prix de ses marques de whisky.

    Malgré un début d’année solide, avec des résultats trimestriels supérieurs aux prévisions, Brown-Forman a averti d’un environnement difficile pour 2026, en raison de « la volatilité macroéconomique et de l’incertitude des consommateurs ». De son côté, Pernod Ricard a enregistré un recul de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel courant (ROC) au premier semestre de l’exercice 2025-2026, plombé par des conditions de marché difficiles aux Etats-Unis et en Chine.

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  • « L’ESG n’est pas mort car le climat est devenu un risque économique sérieux pour la finance »

    « L’ESG n’est pas mort car le climat est devenu un risque économique sérieux pour la finance »

    LA TRIBUNE. Aux États-Unis, les pressions politiques et juridiques contre l’ESG sont plus intenses que jamais depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Assiste-t-on à un recul de la transparence climatique des entreprises, voire… la fin des données ESG (environnement, social et gouvernance) ?

    Sherry Madera. Je vous réponds clairement que non, l’ESG n’est pas mort. En revanche, le terme lui-même est de moins en moins utilisé. Les entreprises se concentrent désormais sur des données directement utiles à leur activité, comme les risques physiques, les objectifs climatiques ou les plans de transition.

    Aux États-Unis, malgré le contexte politique, le niveau de transparence reste stable. Le pays demeure le premier marché du CDP en nombre d’entreprises déclarantes.

    Cette stabilité s’explique par des raisons économiques fondamentales : ces données sont nécessaires pour accéder aux financements et répondre aux exigences des clients.

    La véritable évolution tient au fait que ces données sont aujourd’hui mieux utilisées. Même si les cadres réglementaires évoluent, que ce soit en Europe ou aux États-Unis, les entreprises continuent de publier volontairement leurs données ESG. En Europe, le nombre de déclarants progresse même d’année en année.

    Plus de 25 000 organisations publient via le CDP, mais seulement 15 % intègrent réellement climat et nature dans leur stratégie business centrale. Comment expliquer cet écart ?

    Cet écart tient en partie à une question de perception. Si l’on se concentre uniquement sur les directions financières, ce chiffre peut sembler faible. Mais dans les faits, d’autres fonctions, comme les directions d’achats ou celles qui gèrent les chaînes d’approvisionnement, intègrent de plus en plus ces données dans leurs décisions.

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  • Avis favorable pour l’usine de saumons en Gironde, malgré « un niveau élevé de contestation »

    Avis favorable pour l’usine de saumons en Gironde, malgré « un niveau élevé de contestation »

    Annoncée il y a déjà quatre ans pour une mise en service à partir de 2024, la ferme aquacole géante de Pure Salmon, en Gironde, a pris du retard. Mais elle continue à avancer au gré des démarches réglementaires, dont l’enquête publique menée entre le 15 décembre 2025 et le 19 janvier 2026.

    Ce projet d’élevage industriel de plusieurs milliers de saumons doit être implanté sur la commune du Verdon, dans le Médoc, sur un terrain du Grand port maritime de Bordeaux situé le long de l’estuaire de la Gironde.

    10 000 tonnes de saumon doivent y être produites chaque année à partir de saumons élevés en bassins hors sol, de l’éclosion des œufs jusqu’à l’abattage. Classé ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), le complexe de 14 hectares sera notamment composé de bassins d’élevage couverts et réfrigérés fonctionnant en recirculation d’eau, d’une usine d’abattage et de préparation de saumon et de locaux de stockage.

    Près de 23 000 contributions

    À l’issue de l’enquête publique, ce projet a reçu un avis favorable à la délivrance de l’autorisation environnementale et du permis de construire. Un feu vert acté alors même que l’enquête publique, bien qu’organisée pendant les fêtes de fin d’année, a suscité « un nombre exceptionnel de contributions » – près de 23 000 participations – qui s’avèrent défavorables dans leur quasi-totalité. Et alors même qu’une proposition de loi soutenue par une centaine de députés réclame un moratoire de dix ans sur ces « fermes-usines » de saumons.

    Dans un « Appel pour l’océan », 27 ONG ont aussi dénoncé un projet « complètement démesuré » constituant une menace pour l’écosystème de l’estuaire, le plus grand et le plus sauvage d’Europe, qui pâtirait des rejets de boues au détriment de la pêche et de la conchyliculture locales.

    À l’inverse, les trois commissaires enquêteurs considèrent que « les éléments recueillis montrent qu’au-delà des oppositions, le projet dispose de garanties techniques et d’un encadrement progressif susceptibles de contrôler et maîtriser ses impacts, tout en offrant des perspectives de développement économique pour le territoire. » Pure Salmon fait miroiter la création de 250 emplois directs à terme avec cet investissement de 280 millions d’euros.

    Deux réserves formulées

    « Le niveau élevé de contestation exprimé dans les contributions et les inquiétudes liées à la dimension du projet traduisent une acceptabilité sociale encore fragile, s’appuyant sur des éléments majoritairement subjectifs », écrivent toutefois les enquêteurs avant de formuler deux demandes précises. Premièrement, la montée en puissance de la production devra être « progressive » avec des jalons de 50 %, 75 % puis 100 % et un contrôle, notamment, des rejets dans l’estuaire et de la densité des poissons dans les bassins d’élevage, jugée trop élevée par les opposants.

    La commission réclame aussi que l’eau potable utilisée sur le site « devra être exclusivement à l’usage des salariés et dans la limite stricte de 15 mètres cubes par jour », alors que les détracteurs de Pure Salmon redoutent un détournement de la ressource.

    Financée par un fonds d’investissement singapourien, la société défend « un enjeu de souveraineté alimentaire », alors que 99 % du saumon consommé en France est importé. Elle affirme que sa « technologie éprouvée » garantit « un impact maîtrisé sur la biodiversité » et que son approvisionnement obéit à des « normes strictes », assurant aux saumons une alimentation « responsable et traçable ».

    Mise en service à partir de 2028

    La communauté de communes qui accueillera Pure Salmon a voté à la quasi-unanimité, fin 2025, pour la construction de l’usine. Mais la Commission locale de l’eau, le BRGM et le Conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde ont rendu des avis défavorables, pointant un déficit d’information derrière les « affirmations rassurantes ». En janvier, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines d’opposants.

    Le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) doit désormais donner rendre un avis consultatif sur cette implantation dans les prochains mois. C’est le préfet de Gironde qui statuera au final sur la délivrance de l’autorisation environnementale. De son côté, Pure Salmon envisage une mise en service en 2028 et une commercialisation des premiers saumons en 2030.

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  • Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Climat : la facture de 10 200 milliards de dollars des États-Unis

    Le coût économique des émissions de CO2 est bien plus important que ce qui avait été estimé jusqu’à présent, selon une étude publiée ce mercredi 25 mars par la revue Nature. Celle-ci rend les plus gros pollueurs responsables de milliers de milliards d’euros de dommages climatiques à travers le monde.

    L’étude mesure précisément la façon dont le réchauffement affecte l’économie mondiale. Ce travail assigne une part des dommages à des émetteurs précis, États ou pétroliers.

    Les chercheurs ont analysé l’affaiblissement de la productivité et des rendements agricoles. Ils intègrent aussi les phénomènes extrêmes comme les canicules et les sécheresses. Et selon eux, les émissions passées grèvent lourdement l’avenir économique.

    « Nous avons été surpris par l’ampleur des préjudices estimés », confie à l’AFP Marshall Burke. Le professeur à l’université de Stanford souligne que les dommages futurs seront supérieurs aux dommages passés. La persistance du CO2 dans l’atmosphère explique cette accumulation de coûts.

    Les États-Unis dominent le classement des responsables avec une facture de 10 200 milliards de dollars (9 600 milliards d’euros). La Chine suit avec 8 700 milliards (8 200 milliards d’euros), devant l’Union européenne et ses 6 400 milliards (6 000 milliards d’euros). Ces chiffres portent sur la période allant de 1990 à 2020.

    Dans le secteur privé, les chiffres sont tout aussi vertigineux pour les majors pétrolières. Saudi Aramco a causé 3 000 milliards de dollars (2 800 milliards d’euros) de pertes entre 1988 et 2015. ExxonMobil est également cité avec 1 600 milliards de dollars (1 500 milliards d’euros) de dommages historiques.

    Le transport aérien est aussi pointé du doigt pour sa contribution aux dommages futurs. Un vol long-courrier annuel pendant dix ans génère 25 000 dollars (23 500 euros) de pertes d’ici à 2100. Les comportements individuels des plus riches ont donc un effet financier mesurable.

    L’étude offre un cadre pour estimer les coûts provenant d’émetteurs particuliers. Elle alimente les discussions sur les « pertes et dommages » (L&D) au niveau international. Ce mécanisme prévoit que les pollueurs paient pour les impacts inévitables.

    L’efficacité de la captation du carbone (CDR) pour réduire ces dettes reste limitée. Un délai de 25 ans après l’émission réduit seulement les dommages de moitié. La rapidité d’action est donc le seul moyen de limiter l’inflation de la facture.

    Les experts notent que ces estimations sont probablement prudentes. Elles ne prennent pas en compte la montée des eaux ou la perte de biodiversité. La réalité financière pourrait s’avérer bien plus lourde pour les acteurs concernés.

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  • Malgré un recul de sa consommation, le vin reste la boisson alcoolisée préférée des Français

    Malgré un recul de sa consommation, le vin reste la boisson alcoolisée préférée des Français

    Dans un environnement morose, voici une annonce qui pourrait remonter le moral des viticulteurs français. L’édition 2026 du baromètre SOWINE/Dynata, présentée le 24 mars, affirme que le vin demeure la boisson alcoolisée préférée des Français pour 52 % d’entre eux, talonnée par la bière (51 %). Le champagne maintient sa troisième position (34 %). Le vin a donc conservé sa place de leader, après avoir été dépassé en 2022 et 2023 par la bière qui avait enregistré une forte progression.

    Moins rassurant, ce baromètre révèle des chiffres en en net recul par rapport à l’an dernier : le vin perd six points, la bière cinq points, et le champagne un point. Cette enquête réalisée depuis une quinzaine d’années auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, dessine de nouvelles tendances de consommation, avec notamment une diversification des préférences. Ainsi, les vins effervescents, qui arrivent en 5e position du classement, connaissent une progression notable (22 %, +10 points par rapport à 2025), et les cocktails sont sur une bonne dynamique (29 %, +4 points).

    Les moments de consommation évoluent

    « Ces mouvements traduisent une consommation plus diversifiée, davantage guidée par les moments et les occasions que par des habitudes installées », commente Sylvain Dadé, directeur associé de SOWINE.

    Si la consommation à table reste le moment privilégié de consommation de vin, l’apéritif gagne du terrain, tout comme la consommation en soirée. D’où l’appétence des consommateurs pour le blanc (91 %), le champagne (87 %) et le rosé (85 %), alors que le rouge, plus souvent associé aux repas, recule légèrement à 83 % (-1 point).

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  • Le paysage des caves coopératives se redessine à petites touches dans le Sud-Ouest

    Le paysage des caves coopératives se redessine à petites touches dans le Sud-Ouest

    Face à la crise du vin, les caves et unions de caves n’auront pas d’autre choix que de se restructurer pour assurer leur survie. C’est la conclusion de l’audit sur la santé de la moitié des caves coopératives néo-aquitaines dévoilé début 2026. Deux mois plus tard, deux regroupements viennent d’être officialisés, à commencer par la fusion entre La Girondaise (20 adhérents en Gironde) et Les Marmandais (78 adhérents en Lot-et-Garonne).

    La réflexion a débuté l’année dernière et la vinification a été mutualisée dès 2025. « Nous essayons d’avoir une vision à deux ou trois ans, ce qui n’est pas simple compte tenu du contexte, mais nous l’avons fait », explique Sébastien Laffargue, président de la cave Les Marmandais. C’est La Girondaise qui a fait le premier pas, alors que ses surfaces viticoles étaient en baisse avec les plans d’arrachage successifs. « Elle allait tomber à 200 hectares, sauf que son outil est dimensionné pour 600. De notre côté, nous avons un outil calibré pour 1 000 hectares et nous tomberons à 850 », explique Sébastien Laffargue. « Cette fusion ne vise donc pas à sauver une cave mais deux ! »

    « Si nous nous regroupons, c’est pour faire des économies » mais c’est aussi l’occasion d’élargir la gamme de vins à l’international. « Il est toujours plus intéressant d’avoir un catalogue multi-appellations avec du Bordeaux et du Marmandais que de partir seul. Or nous n’avions presque plus de Bordeaux », poursuit le vigneron.

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  • Comment les PME industrielles réduisent leur facture énergétique grâce aux diagnostics climat

    Comment les PME industrielles réduisent leur facture énergétique grâce aux diagnostics climat

    « On l’a vu ces dernières années, il y a un backlash [retour de bâton] écologique dans une partie de la sphère politique. Mais du côté des entreprises, j’observe qu’elles accélèrent leur transformation écologique ». Cet optimisme est porté par Isabelle Albertalli, la directrice climat de Bpifrance qui présentait ce mardi 24 mars le bilan de la banque publique d’investissement sur cet enjeu.

    La manière d’en parler aux entrepreneurs a changé, pourtant.

    « Aujourd’hui, on leur en parle surtout en termes financiers. Combien le risque environnemental va-t-il leur coûter ? Comment s’adapter permet d’économiser et fait gagner en compétitivité ? »

    Approche pragmatique

    Dans cet esprit pragmatique, Bpifrance a lancé ses « diagnostics climat » en 2021. Ce programme est mené en partenariat avec les experts de l’Ademe (Agence de la transition écologique). Destiné aux PME et ETI de moins de 500 salariés, cet accompagnement personnalisé propose trois niveaux d’analyse. Les entreprises souscriptrices peuvent choisir le parcours complet ou une seule étape.

    Le « Diag Décarbon’Action » mesure d’abord les émissions carbonées. Le « Diag Eco-Flux » analyse ensuite l’utilisation d’énergie, d’eau, de matières et la production de déchets. Enfin, le « Diag Adaptation » permet de construire un plan d’action hiérarchisé. L’objectif est d’atténuer les vulnérabilités climatiques et de chiffrer le coût des mesures.

    Un dispositif qui réduit les factures

    Cinq ans après son lancement, quel est le bilan du dispositif ? Selon une étude de Bpifrance, on note « un effet significatif » des « Diags climat » sur la « consommation d’énergie ». La « propension à investir dans la dépollution » augmente également.

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