DÉCRYPTAGE – Le président français cherche des points d’appui stratégiques à Tokyo et à Séoul, deux alliés des États-Unis également bousculés par Washington sous le regard de Pékin.
Un séisme et des bourrasques ont fait trembler les cerisiers en fleurs à Tokyo, à l’occasion de la visite d’Emmanuel Macron, ce 1er avril, en écho aux tempêtes géopolitiques. Et ce tremblement de terre a accueilli le président français dans la capitale du Japon, dans la foulée d’une nouvelle saillie virulente de Donald Trump à l’encontre de la France.
Accompagné de son épouse, Brigitte, l’hôte de l’Élysée venait de s’entretenir avec un maître du kimono à Ginza, lorsque le président américain a pilonné l’attitude « très peu coopérative » de Paris sur le front de la guerre en Iran, tiraillant un peu plus le lien transatlantique. Macron a tenté d’esquiver le duel lors de sa visite officielle auprès de la première ministre, Sanae Takaichi, fervente admiratrice de Trump, avec pour ambition d’avancer un « partenariat d’exception » avec la quatrième économie mondiale, en quête d’une voie médiane entre États-Unis et Chine.
L’Élysée s’est tout juste « étonné » du « tweet » du président…