Cela fait neuf ans que Sidonie Bonnec anime le début de soirée de France 2 dans Tout le monde à son mot à dire du lundi au samedi à 18h. Après avoir enchaîné les années à la radio et à la télévision elle semble avoir une stabilité qui lui convient parfaitement.
Une carrière médiatique à laquelle s’ajoute un succès en librairie avec son premier roman, La fille au pair. L’animatrice et autrice a confié à Télé-Loisirs de nombreux secrets jamais dévoilés.
“Je l’appelle tous les matins” : Sidonie Bonnec se confie sur son lien avec son père Yannick Bonnec, ancien joueur de football
Télé-Loisirs : Quelle est a personnalité dont vous êtes la plus fière d’avoir le numéro de téléphone ?
Sidonie Bonnec : Mon papa, Yannick Bonnec. Ancien joueur de football, exceptionnel sur le terrain, mais surtout un père très présent au quotidien. Il est cultivé, ouvert, drôle et c’est un vrai plaisir d’échanger avec lui. Je l’appelle tous les matins : il vit entre la Bretagne et le Sud-Ouest, et on partage notre petit café à distance. C’est notre moment à nous.
Que se trouve-t-il en ce moment sur votre table de chevet ?
Des romans, forcément. Je suis en train de lire Une pension en Italie de Philippe Besson, un texte magnifique sur l’homosexualité de son père. Et aussi des nouvelles de Stephen King, mon maître.
Avez-vous une chanson plaisir coupable ou un peu honteuse ?
Je n’ai jamais honte d’aimer une chanson, même ancienne. J’adore écouter Take On Me de A-ha. Ça me ramène immédiatement aux années 90, quand j’étais étudiante et fille au pair.
Quel est le pire job étudiant que vous ayez fait ?
Hôtesse dans un salon automobile. On m’imposait une tenue très cliché, minijupe et petite veste de mauvais goût. J’étais mal à l’aise, en colère même, face aux regards que certains hommes portaient sur moi.
Vous souvenez-vous de votre dernier fou rire ?
Mes enfants. Ils ont énormément d’humour. Récemment, avec mon mari (le réalisateur et producteur Jérôme Korkikian, ndlr.), on leur a fait découvrir un album d’Eddy Mitchell. Leur réaction : “Mais vous êtes vraiment des citoyens du Moyen Âge !” On a beaucoup ri.
“J’ai eu très peur” : Sidonie Bonnec raconte son expérience traumatisante de jeune fille au pair qui lui a inspiré son roman
Quel est votre pire cauchemar ?
Quand j’étais fille au pair dans les années 90, au nord de Londres. Je n’avais pas le droit de sortir de la maison. Au lieu d’apprendre l’anglais, j’étais devenue leur esclave. Et le père a tenté de faire de moi sa maîtresse. J’ai eu très peur. Je n’avais qu’une idée : fuir.
Quelle est votre plus grande fierté personnelle ?
Avoir réussi à réaliser mes rêves professionnels tout en étant très présente pour mes enfants (Bonnie-Rose, née en août 2014 et Timothée, né en 2018, ndlr.) et ma famille. Trouver cet équilibre, fragile mais essentiel, est sans doute ma plus grande fierté.
Avez-vous une manie qui agace votre compagnon ou vos enfants ?
Mon amour de l’ordre. J’aime que les choses soient à la place que je leur ai désignée. Ça me rassure, ça me détend. Eux sont plus à l’aise dans un certain désordre, alors on apprend à s’adapter les uns aux autres pour vivre en harmonie.
Avez-vous un rituel anti-stress avant le tournage d’une émission ?
Aller me faire masser, notamment un drainage lymphatique. C’est un moment essentiel pour me détendre profondément et me préparer à l’intensité d’un tournage.
Quel est votre objet ou grigri qui ne vous quitte jamais ?
Ma liseuse. J’aime toujours avoir un roman à portée de main, que ce soit en reportage dans la brousse du Sénégal ou dans le métro parisien. C’est une présence rassurante, une façon de ne jamais me sentir seule.
Sidonie Bonnec (Tout le monde a son mot à dire) dévoile pourquoi elle a refusé certaines émissions
Quelle est l’émission à laquelle vous pourriez participer en tant que candidate ?
Rendez-vous en terre inconnue. J’adore les surprises, le dépaysement, la rencontre avec l’autre. C’est une émission humaine et magnifique.
Y a-t-il a une émission à laquelle vous avez refusé de participer ?
Oui, certaines émissions dont je ne partage pas les valeurs. Des formats trop populistes ou trop centrés sur la polémique et le jugement des autres ne me plaisent pas.
Quelle est l’émission qui n’existe plus et que vous aimeriez relancer ?
Je rêvais depuis longtemps de repartir sur le terrain pour tourner un documentaire d’immersion, comme Dans un monde à part, pour lequel j’avais embarqué pendant un mois sur un chalutier avec quinze marins. Et je suis très heureuse, car cette année, je retourne sur le terrain pour une série documentaire sur France 5.
Quelle est la plus grosse galère que vous ayez vécue pour un tournage ?
C’était lors d’un tournage de documentaire que l’on découvrira bientôt sur France 5. J’étais au Guatemala. En sortant d’une maison où j’avais interviewé une sage-femme maya, la route avait été détruite pendant l’interview. Impossible de repartir. C’était totalement lunaire.
Vous a-t-on déjà confondu avec une autre personnalité ?
Oui, avec Ophélie Winter quand nous étions toutes les deux très jeunes. Un jour, on m’a aussi prise pour une vendeuse de compléments alimentaires vivant au Mans… Ce qui m’a beaucoup fait rire.
La question à laquelle vous avez ras le bol de répondre ? Que vous adorez ?
Aucune ne m’agace. En revanche, j’adore qu’on me demande pourquoi Tout le monde a son mot à dire est un succès. Je suis fière de répondre que c’est une émission sincère, tournée dans les conditions du direct, où les sociétaires et les candidats sont naturels, et où Bruno Guillon et moi avons une immense liberté d’expression.


