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  • « Ce que veulent les Israéliens c’est que nous nous battions entre nous » : au Liban, la mission impossible des soldats face au Hezbollah

    « Ce que veulent les Israéliens c’est que nous nous battions entre nous » : au Liban, la mission impossible des soldats face au Hezbollah

    La déclaration encadrant la cessation des hostilités, publiée par Washington au cours de la soirée du jeudi 16 avril, est claire. Le texte prévoit que « le gouvernement libanais prendra des mesures concrètes pour empêcher le Hezbollah et tous les autres groupes armés non étatiques » d’agir. De facto, c’est à l’armée libanaise qu’incombe la responsabilité de s’attaquer à leur armement pendant la trêve.

    Au Liban, les opposants au mouvement chiite saluent cette orientation. « Il est temps que l’armée libanaise prenne ses responsabilités, estime le député Jihad Pakradouni. Nous sommes entrés en guerre en 1975 et, depuis, l’armée n’a rien fait. À un moment, il faut mettre fin à cette situation. Il n’est pas possible qu’un groupe prenne en otage tout le pays. »

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    Le point de vue est partagé par une partie de la classe politique mais aussi par de nombreux Libanais hostiles au Hezbollah. Au cours des dernières semaines, lors de ses interventions après des frappes israéliennes, l’armée a ainsi été prise à partie à plusieurs reprises par des habitants de localité opposées au mouvement chiite. Ces Libanais l’accusent d’être de mèche avec le Hezbollah. Un tel climat pèse lourdement sur le moral des soldats. « Les hommes ne vont pas bien, confie un gradé, sous couvert d’anonymat. Nous sommes attaqués de toute part et les responsables politiques ne mesurent pas les conséquences de leurs décisions. »

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    Ce malaise est aussi nourri par les consignes imposées aux soldats. Fin mars, les militaires libanais ont reçu l’ordre d’évacuer plusieurs positions au Liban-Sud. Filmés par des habitants refusant de quitter leur village, on les voit se retirer, à bord de leurs chars, de localités comme Rmeish, Debel ou Ain Ebel, laissant derrière eux des civils seuls face Israéliens. « En tant que militaire, défendre notre territoire fait partie de notre ADN, reprend le gradé. On ne peut accepter de voir une armée étrangère occuper le pays sans réagir. Et comment voulez-vous qu’on désarme le Hezbollah si nous fuyons en laissant les civils derrière nous ? »

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