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  • Balls Up (Prime Video) : Ne perdez pas 1h40 de votre vie avec cette comédie vaseuse portée par Mark Wahlberg – Télé-Loisirs

    Balls Up (Prime Video) : Ne perdez pas 1h40 de votre vie avec cette comédie vaseuse portée par Mark Wahlberg – Télé-Loisirs

    Sur le papier, je me disais “pourquoi pas”. Je partais même plutôt intrigué. Même si les belles années sont derrière lui, Peter Farrelly sait briller dans la comédie versant allègrement dans le scabreux et le sexuel. Sans convaincre tout le monde, les scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick savent quant à eux y faire en matière d’humour vulgaire, mais bien écrit. Puis, j’ai vu Balls up, florilège de blagues pipi caca porté par Mark Wahlberg et Paul Walter Hauser.

    On se demande comment les deux scénaristes ont pensé à ce pitch : Brad (Mark Wahlberg) et Elijah (Paul Walter Hauser), deux cadres marketing d’une entreprise de préservatifs, souhaitent obtenir un contrat de sponsoring avec la Coupe du monde qui se tient au Brésil. Pour cela, le second a inventé un préservatif intégral. Invités pour la finale de la compétition, ils provoquent un incident international pendant le match et se mettent tout le pays à dos.

    Balls Up : Mark Wahlberg et Paul Walter Hauser ne sauvent pas la marasme de cette comédie

    Balls Up ne tient sur rien. L’explication extrêmement bancale d’Elijah pour justifier cette idée incompréhensible de préservatif intégral annonce la couleur dès la première séquence. Pire encore, l’humour rate la cible. Le suite n’en sera que plus affligeante. Rhett Reese et Paul Wernick ne font jamais dans la dentelle. Qu’on soit client ou pas, il faut pourtant leur reconnaître une efficacité certaine dans un esprit trash que la saga Deadpool (les deux premiers volets) a mis en évidence.

    Cette fois, ils sont tombés bien bas. Comme l’humour, le scénario est grossier. En témoigne la scène au Maracana, le mythique stade brésilien, qui est censée lancer le film… et à laquelle on ne croit pas du tout. Sans trop en dévoiler, Brad et Elijah trouvent le moyen de saborder la finale des locaux, opposés à l’ennemi juré argentin. C’est peut-être la seule bonne idée du film : jouer sur l’importance capitale du football pour l’ensemble de la société auriverde.

    Ce scandale déclenché par les deux protagonistes devant les télévisions du monde entier aurait pu lancer une chasse à l’homme rocambolesque dans les rues de Rio. À l’instar d’un Crazy Night où Steve Carrell et Tina Fey en voient de toutes les couleurs en une nuit, les studios hollywoodiens savent théoriquement s’y prendre quand il s’agit de comédie débridée. Ici, rien à se mettre sous la dent.

    Balls Up est le symbole criant d’une industrie enchaînant à la pelle les produits marketing sur des plateformes

    Les situations s’enchaînent sans la moindre cohérence – Sacha Baron Cohen en frère (fictif) de Gisele Bündchen à la chevelure blonde (merci pour elle), des babas cool modernes pas si non violents. Faute de scénario, chaque séquence s’étire au maximum avec une lourdeur navrante. L’accent volontairement forcé de l’interprète de Borat est un calvaire. Et que dire des blagues de pénis et de préservatifs, leitmotiv exaspérant de Balls Up.

    Le préservatif sert de coussin, de bouée de sauvetage, de contenant pour de la cocaïne… Malgré leur potentiel comique indéniable, Mark Wahlberg et Paul Walter Hauser ne pouvaient que patauger dans ce marasme affligeant. Pourquoi Peter Farrelly est-il allé se perdre dans une comédie d’une telle vacuité ? Où est passée la débilité géniale de Dumb and Dumber ? L’absurdité hilarante et la tendresse de Mary à tout prix ?

    À côté de Balls Up, le très scabreux Bon à tirer relèverait presque du chef-d’œuvre. La réalisation désincarnée du cinéaste américain n’arrange rien. Tout le film semble avoir été pensé en studios ou sur fond vert. Il est le symbole criant d’une industrie enchaînant à la pelle les produits marketing sur des plateformes dont le seul argument reste souvent les noms entourant le projet. Aussi talentueux soient-ils, ils ne suffisent pas à faire un long-métrage.

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