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  • Aéronautique : une nouvelle filière française de composites haute température pour les avions de demain

    Aéronautique : une nouvelle filière française de composites haute température pour les avions de demain

    A Toulouse, l’IRT Saint-Exupéry développe de nouvelles résines pour intégrer des matériaux composites à proximité des moteurs d’avions et de fusées. De quoi gagner en masse et être moins dépendant des approvisionnements venus des États-Unis.

    La guerre en Ukraine a mis en lumière la dépendance de la filière aéronautique européenne vis-à-vis de ses approvisionnements russes pour la fourniture d’éponges neuves de titane utilisées dans la fabrication des avions.

    Pour sortir de cette dépendance au titane, le secteur s’intéresse notamment aux matériaux composites. Moins lourds que l’aluminium, ils permettent de réduire le poids à vide de l’avion de près de 20% et de réduire sa consommation de kérosène.

    Sur l’A350 d’Airbus, plus de la moitié de la structure primaire repose sur des composites. Si l’usage des composites est généralisé pour le fuselage de l’avion, il est aujourd’hui encore complexe de les intégrer sur les zones proches des moteurs soumis à de hautes températures.

    Pour y remédier, l’IRT Saint-Exupéry pilote un programme visant à développer une filière française de composites haute température. Plus précisément, le projet COMPINNOV HT+, soutenu par l’Agence de l’innovation de défense (AID) et un consortium d’industriels (ArianeGroup, Liebherr, MBDA, Safran, Liebherr…) imagine de nouvelles résines capables de résister aux températures extrêmes à proximité des moteurs d’avions et de fusées.

    « Cela demande des résines pouvant résister à 250-300 °C sur une durée de vie de plusieurs milliers d’heures de vol d’un avion. Sur une fusée, le matériau doit supporter 350 à 400 °C sur quelques dizaines de minutes », explique Julien Munoz, responsable du projet au sein de l’IRT Saint-Exupéry. Or les résines époxy, utilisées aujourd’hui, résistent au maximum à 150 °C. L’alternative existante est d’avoir recours aux esters de cyanate, des résines polymères durcissables par la chaleur. Problème : elles sont cancérigènes et leur approvisionnement repose sur une fabrication aux États-Unis avec des règles d’exportation.

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    Nouvelle famille de résines

    Pour sa part, l’IRT Saint-Exupéry mise sur une autre famille de résines, les phtalonitriles, qui peuvent supporter ces hautes températures. La première phase du projet, menée par l’entreprise montpelliéraine Specific Polymers, a permis d’identifier plusieurs résines candidates capables de répondre à ces contraintes. 

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  • Aéronautique : Donecle lève 10 millions d’euros pour la maintenance par drone des avions

    Aéronautique : Donecle lève 10 millions d’euros pour la maintenance par drone des avions

    L’expert toulousain de l’inspection des avions par drone ouvre une filiale à Chicago et va doper ses capacités de production à Toulouse.

    Un seul impact causé par un oiseau, la foudre ou de la grêle suffit à immobiliser un avion. Une situation qui génère pour les compagnies aériennes des frais colossaux (de l’ordre de 10 000 dollars de l’heure).

    Pour y remédier, la start-up toulousaine Donecle est pionnière dans l’automatisation de l’inspection visuelle des avions en utilisant des drones. Elle est devenue la première société au monde à recevoir la qualification d’Airbus pour réaliser ce type d’opérations. Les clients louent un ou plusieurs drones équipés de caméras qui photographient la surface de l’appareil. Des algorithmes de traitement d’images effectuent la détection de zones d’intérêt sur le fuselage et les classifient en défauts ou non. Un inspecteur qualifié peut alors valider les rapports d’analyse. Le tout en moins de deux heures, de quoi générer des économies importantes pour les compagnies aériennes.

    Fondée en 2015, Donecle s’apprête à amorcer un nouveau virage industriel grâce à un nouveau tour de table de 10 millions d’euros mené conjointement par IRDI Capital Investissement et SWEN Capital Partners, aux côtés de GSO Innovation et d’ARIS Occitanie. La start-up avait levé plus de 5 millions d’euros en 2023.

    L’opération va permettre à la société d’aller plus loin en adressant la maintenance prédictive des avions grâce au recours à l’intelligence artificielle. « Aujourd’hui, notre principal produit, ce sont nos drones qui permettent de réaliser plus rapidement l’inspection des avions. Nous voulons aller un peu plus loin en créant une plateforme pour suivre les défauts et les réparations tout au long de la vie de l’avion grâce à un jumeau numérique. Nous irons aussi sur la maintenance prédictive pour prévenir les réparations en accentuant toute la partie traitement et gestion des données avion », avance Matthieu Claybrough, cofondateur de Donecle.

    Se rapprocher des compagnies américaines

    La levée de fonds va également soutenir la création d’une filiale aux Etats-Unis. Donecle collabore déjà avec United Airlines, la plus grande compagnie aérienne au monde, et compte annoncer la signature avec une low-cost américaine la semaine prochaine à l’occasion du salon MRO Americas. « Nous prévoyons d’ouvrir en septembre un bureau à Chicago qui accueillera cinq personnes. Cette implantation a pour but d’être plus proche de nos clients américains », commente le dirigeant.

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