La décision s’annonce stratégique. Huit membres de l’OPEP+, dont la Russie et l’Arabie saoudite, se réunissent ce dimanche pour ajuster leurs quotas de production pour le mois de mai, alors que le marché pétrolier est secoué par l’escalade militaire au Moyen-Orient.
Le conflit, déclenché fin février par une offensive israélo-américaine contre l’Iran, a profondément déstabilisé la région et ravivé les tensions sur l’approvisionnement énergétique mondial.
Une décision attendue sur fond de hausse des prix
Les pays concernés doivent décider s’ils augmentent leur production, dans un contexte de forte remontée des prix du brut. Le 1er mars, ce groupe avait déjà relevé ses quotas de 206 000 barils par jour pour avril, anticipant des tensions sur l’offre.
Mais la situation s’est depuis nettement dégradée, notamment pour plusieurs États du Golfe impliqués dans le conflit et exposés à des frappes de représailles iraniennes.
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L’un des principaux facteurs d’inquiétude reste la situation dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait, avant la guerre, près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial.
Depuis le début du conflit, l’Iran a pratiquement fermé ce passage stratégique, faisant planer un risque majeur sur les flux énergétiques internationaux.
Dans ce contexte, la décision de l’OPEP+ sera scrutée de près : une hausse de production pourrait contribuer à apaiser les marchés, tandis qu’un statu quo risquerait d’alimenter davantage la flambée des prix.
