Aix-Marseille Provence est entrée dans une nouvelle dimension. C’est tout le message qu’entend bien faire passer le nouveau président d’Aix-Marseille Provence. Élu troisième président de la deuxième métropole de France ce 7 avril, Nicolas Isnard a répété combien les mésententes, les incompréhensions, les « chicayas » que même Emmanuel Macron avait reproché, devaient être de l’histoire ancienne pour faire place à celle qui nomme déjà « la métropole des maires ».
Collectif de maires
Candidat unique et soutenu par les 82 maires de Provence pour une métropole qui compte 92 communes, celui qui est aussi le maire de Salon-de-Provence a sans doute un sens aiguisé du besoin de proximité. Son élection avec 199 voix sur 237 votants n’est certes pas l’unanimité à laquelle il est habitué – il avait notamment été élu de cette façon à la tête de l’Etablissement public foncier régional – mais néanmoins Nicolas Isnard a su faire consensus Et s’est imposé comme le candidat d’une volonté collective. Et de revendiquer, fier de ce coup politique qui unit dans une actualité post-municipales et pré-présidentielles où l’on se divise, une métropole « des maires, par les maires, pour les maires ».
Dans les colonnes de La Tribune, il y a exactement une semaine, il révélait ne pas avoir rechigné à prendre son bâton de pèlerin pour aller porter la bonne parole, expliquer sa vision et surtout sa volonté de redonner aux Premiers Magistrats des prérogatives qui leur avait été supprimés, au grand dam des citoyens et des maires eux-mêmes, plus suffisaments prophètes dans leur communes pour gérer les tracas du quotidien, sur les déchets notamment ou encore les transports. .
Les transports, c’est d’ailleurs bien le premier sujet de préoccupation de Nicolas Isnard. Vrai talon d’Achille de cette vaste métropole dont les contours dépassent ceux du seul département des Bouches-du-Rhône, assise sur 92 communes, ils sont la pierre angulaire de nombreux maux, pour les trajets du quotidien, pour l’attractivité du territoire aussi.
