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  • OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI abandonne ses paris ratés et se concentre sur les entreprises

    OpenAI en plein virage… ou en rétropédalage. L’entreprise américaine multiplie les annonces ces derniers jours pour amorcer un changement de stratégie. Le créateur de ChatGPT vient notamment de mettre fin à son application de génération de vidéo Sora. Celle-ci capterait trop de ressources en calcul alors que l’entreprise doit se concentrer sur sa course contre ses rivaux. Et notamment sur l’entraînement de son futur modèle surnommé « Spud », qui devrait sortir dans quelques semaines, précise un mémo de Sam Altman consulté par The Information. Exit aussi le contrat avec Disney, annoncé il y a à peine trois mois, qui aurait pu rapporter un milliard de dollars à OpenAI en permettant aux utilisateurs de créer des vidéos de leurs personnages préférés.

    La fonctionnalité « Instant check-out », qui permettait de réaliser ses achats directement dans ChatGPT, vient elle aussi d’être discrètement abandonnée — OpenAI fait valoir que le niveau de « flexibilité » attendu n’était pas au rendez-vous. Walmart, l’un des premiers clients à vendre des produits directement dans ChatGPT, raconte à Wired que les premières expérimentations se sont avérées peu convaincantes.

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  • 🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    🔴 L’Iran refuse de négocier, pétrole russe, retour du train de nuit Paris-Berlin… L’essentiel de l’actualité ce jeudi 26 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le jeudi 26 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Iran affirme ne pas vouloir négocier avec les États-Unis. Pendant ce temps, du pétrole russe arrive aux Philippines. Enfin, le train de nuit Paris-Berlin va être relancé.

    📍L’Iran n’a « pas l’intention de négocier »

    Après plusieurs mains tendues de Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran a affirmé mercredi soir qu’il n’a « pas l’intention de négocier » et que le régime veut « continuer à résister ». De la part des Etats-Unis, « parler de négociations maintenant revient à admettre une défaite », a ajouté Abbas Araghchi.

    En réponse, Donald Trump a assuré qu’ils « négocient, et ils veulent absolument conclure un accord, mais ils ont peur de le dire », a affirmé le président américain en suggérant que les responsables iraniens chargés de « négocier » le taisaient de « peur » d’être « tués par les leurs ».

    Plus tôt hier, la Maison Blanche avait prévenu que Donald Trump était « prêt à déchaîner l’enfer» si Téhéran faisait « encore un mauvais calcul ».

    👉 Retrouvez l’article de Grégoire Normand : Flambée des prix, chute de la demande… la guerre en Iran fait trembler les entreprises

    📍Arrivée de pétrole russe aux Philippines en « état d’urgence énergétique »

    Un navire transportant plus de 700 000 barils de pétrole brut russe est arrivé aux Philippines, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier, quelques jours après que le pays s’est déclaré en « état d’urgence énergétique » en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’archipel dépend largement des importations de carburant, dont le coût a flambé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes américano-israéliennes sur l’Iran le 28 février.

    📍Jeu vidéo : le marché français en hausse de 2,9 % en 2025

    Porté par la nouvelle Switch 2 de Nintendo et la hausse du jeu mobile, le marché français du jeu vidéo a progressé de 2,9 % en 2025, avec un chiffre d’affaires de 5,8 milliards d’euros, a annoncé mercredi le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).

    Le secteur, qui avait marqué le pas en 2024, a ainsi connu « son 2e plus haut niveau historique » malgré « un environnement macroéconomique défavorable », a souligné auprès de l’AFP James Rebours, président du Sell, qui publiera le 7 avril son bilan complet réalisé avec quatre partenaires (GSD, GameTrack, IDC et Sensor Tower).

    👉 Pour aller plus loin : « Ils se coupent un bras pour sauver le reste »… Ubisoft en pleine descente aux enfers

    📍Le réseau français CB prend des parts de marché à Visa et Mastercard

    Le réseau français Cartes bancaires (CB) a repris des parts de marché en 2025 face aux concurrents américains Visa et Mastercard, selon un index publié ce jeudi.

    Pour la première fois depuis 2021, les parts de marché du groupement d’intérêt économique Cartes bancaires (GIE CB) ont progressé légèrement au second semestre 2025, à 63,6 % contre 61,4 % au premier semestre, d’après un index établi par la fintech Yavin.

    De 2021 jusqu’à début 2025, le réseau CB a perdu des parts de marché face aux réseaux des géants américains Visa et Mastercard, archi-dominants dans le monde, passant de 89,6 % au deuxième semestre 2021 à seulement 63,6 % en 2025, soit un recul de 26 points.

    📍Le train de nuit Paris-Berlin relancé

    La coopérative ferroviaire néerlando-belge European Sleeper lance jeudi soir un nouveau train de nuit, qui reliera trois fois par semaine Paris à Berlin via Bruxelles.

    Ce nouveau service compensera partiellement les trains de nuit Paris-Berlin et Paris-Vienne qui avaient été brièvement relancés fin 2023 avec flonflons et trompettes par les compagnies française SNCF, allemande Deutsche Bahn et autrichienne OBB, avant d’être interrompus en décembre 2024.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h00 | Allemagne – Indice du moral des consommateurs en avril 2026
    08h45 | France – Moral des ménages en mars – Insee
    09h00 | Espagne – PIB 4e trimestre (chiffre définitif)
    09h00 | France – Caisse des dépôts: résultats 2025
    10h00 | BCE: discours du vice-président Luis de Guindos sur les défis posés à l’UE
    11h00 | Publication de l’OCDE de ses prévisions économiques actualisées
    18h30 | Etats-Unis – Prise de parole du gouverneur de la Fed Stephen Miran
    Ce jour | Le Parlement européen se prononce sur l’interdiction dans l’UE des IA permettant de créer des « deepfakes » sexuels
    Ce jour | Le Parlement européen vote sur la mise en oeuvre de l’accord commercial UE/Etats-Unis
    Ce jour | Publication de TotalEnergies du rapport annuel sur le climat et le développement durable
    Ce jour | France – Réunion des ministres des Affaires étrangères du G7
    Jusqu’au 27 mars : Chine – Salon des semi-conducteurs SEMICON CHINA
    Jusqu’au 29 mars : 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
    📊 Résultats d’entreprises
    Keolis: résultats annuels 2025, et perspectives 2026

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • « Choc pétrolier » : Roland Lescure retire ses propos, Maud Bregeon écarte une aide sur les carburants

    « Choc pétrolier » : Roland Lescure retire ses propos, Maud Bregeon écarte une aide sur les carburants

    Les informations à retenir

    Pourquoi le gouvernement exclut-il désormais une crise systémique du carburant en France ?

    • Rétropédalage sémantique : Roland Lescure qualifie désormais le « choc pétrolier » de phénomène strictement international, excluant une crise systémique propre à la France.

    • Sécurité des stocks : La France a libéré 250 000 barils de ses réserves stratégiques pour combler des manques locaux, mais 97 % des stations-service fonctionnent normalement 

    • Rigueur budgétaire : Maud Bregeon écarte toute aide directe ou « chèque carburant » au nom du respect de la cible de déficit public à 5 %.

    Roland Lescure rétropédale. Le ministre de l’Économie dit ce mercredi « regretter » l’utilisation la veille de l’expression de « choc pétrolier ». Devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, mardi, il avait estimé que les perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient constituaient « un nouveau choc pétrolier » et une mauvaise nouvelle « pour les comptes de la France ».

    « Si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l’économie, et être au fond d’une nature plus systémique », avait-il affirmé.

    Mais le ministre souligne aujourd’hui que cette expression s’appliquait « à la situation internationale et en aucun cas à la situation française ». Pour lui, la France « est mieux préparée, (…) moins exposée (…) que ses voisins européens, et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés » par l’interruption des flux de pétrole dans le détroit d’Ormuz.

    « Aucun problème d’approvisionnement » sur les carburants

    « Donc, ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, où on a des mesures de rationnement » de carburants, entre autres, a-t-il dit en réponse à une question d’un journaliste lors du compte rendu du conseil des ministres. « Heureusement, on n’en est pas là en France », a-t-il insisté.

    Le ministre a expliqué que la France avait « libéré de manière très ponctuelle 250 000 barils » de ses stocks « dans des régions où il y avait des manques ponctuels dans certains réservoirs, afin de permettre un approvisionnement total des stations-service ».

    « Mais on n’a aucun problème d’approvisionnement à court terme en France, sur le gasoil, sur le jet (kérosène) ou sur l’essence », a-t-il tenté de rassurer. Selon le gouvernement, 97 % des stations-service fonctionnent normalement en France, sans problème de rupture d’au moins un carburant.

    « Pas d’argent magique », selon Maud Bregeon

    La ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pour sa part affirmé qu’il n’y avait « aucune aide directe validée » sur les carburants « à l’heure où on se parle ». « La première réponse, c’est l’accompagnement secteur par secteur […] avec des possibilités qui permettent de détendre la trésorerie », a défendu la ministre.

    « La réalité des finances publiques, c’est un déficit à 5 % que nous devons impérativement tenir », a-t-elle rappelé. « Il n’y a pas d’argent magique, des chèques qui seraient mis sur la table demain et seraient payés après-demain par le contribuable. »

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  • Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    Sécuriser Ormuz : quand l’échec de la mer Rouge préfigure la tempête

    La crise du détroit d’Ormuz place les puissances occidentales devant une équation redoutable : sécuriser l’une des artères vitales de l’économie mondiale sans reproduire l’échec coûteux observé en mer Rouge. Après des mois d’opérations infructueuses face aux rebelles houthis, l’hypothèse d’une mission similaire dans le Golfe apparaît à la fois indispensable… et potentiellement ingérable.

    Car l’enjeu dépasse de loin celui du détroit de Bab el-Mandeb. Près de 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitent habituellement par ce goulet stratégique aujourd’hui bloqué par Iran. La fermeture prolongée de cette voie maritime a déjà provoqué un choc d’une ampleur inédite sur les marchés énergétiques, alimentant une flambée des prix et ravivant les craintes de pénuries durables.

    « Il n’y a aucun substitut au détroit d’Ormuz », a estimé mardi le directeur général de Kuwait Petroleum, cheikh Nawaf Saoud Al Sabah. « C’est le détroit du monde entier, tant au regard du droit international que de la réalité pratique. » Une affirmation qui résume la dépendance structurelle de l’économie mondiale à ce corridor étroit.

    Le précédent de la mer Rouge pèse lourd

    L’expérience récente en mer Rouge agit comme un avertissement. Lancée fin 2023, l’opération occidentale de sécurisation n’a pas permis de restaurer durablement la confiance des armateurs. Malgré des centaines de drones et missiles interceptés, quatre navires ont été coulés en deux ans, et le trafic commercial s’est largement détourné de la zone, préférant contourner l’Afrique au prix de surcoûts logistiques majeurs.

    Pour Joshua Tallis, analyste au Center for Naval Analyses, l’opération a été « un match nul (…), voire une défaite stratégique ». Un constat qui fragilise la crédibilité d’une intervention similaire dans une zone autrement plus militarisée.

    Une menace d’un autre ordre

    Contrairement aux Houthis, les forces iraniennes disposent d’un arsenal sophistiqué et d’une profondeur stratégique considérable. Drones à bas coût, missiles, mines flottantes, embarcations piégées : la panoplie est vaste et adaptée à une guerre d’attrition dans un espace maritime contraint.

    « Défendre les opérations de convois dans le détroit d’Ormuz est nettement plus difficile qu’en mer Rouge », prévient le contre-amiral à la retraite Mark Montgomery, qui a participé en 1988 à l’escorte de pétroliers américains à travers le détroit d’Ormuz pendant la guerre Iran-Irak. La géographie joue ici un rôle clé : les côtes montagneuses iraniennes surplombent directement le détroit, offrant des positions de tir rapprochées. À certains endroits, quelques minutes suffisent pour qu’un drone atteigne sa cible.

    Les analystes soulignent également la capacité des Gardiens de la révolution à dissimuler leurs équipements dans un réseau de bases côtières, de grottes et d’infrastructures souterraines, compliquant toute tentative de neutralisation préventive.

    Une opération militaire à haut risque

    Sécuriser Ormuz nécessiterait des moyens considérables : une douzaine de navires de guerre, appuyés par une couverture aérienne permanente et des capacités de déminage. Mais même un tel dispositif ne garantirait pas une protection totale.

    « Un destroyer peut intercepter des missiles, mais il ne peut pas simultanément balayer les mines, contrer des essaims de drones-bateaux provenant de plusieurs directions et gérer des perturbations de GPS », notent les analystes de SSY, un cabinet spécialisé dans l’analyse du marché maritime.

    Le risque humain et politique est également élevé. « Si (les Américains) perdent un destroyer dans cette opération (…), cela change complètement la donne. Cela représente 300 personnes », avertit Tom Sharpe, ancien commandant de la Royal Navy.

    Pressions politiques et incertitudes stratégiques

    À Washington, le dossier est devenu central pour Donald Trump, confronté à une inflation persistante et à la hausse des prix de l’essence. Le président américain oscille toutefois sur la stratégie, évoquant tour à tour une implication directe de la marine américaine ou un effort porté par les alliés.

    Dans le même temps, les discussions au Conseil de sécurité de l’ONU s’intensifient, certains États plaidant pour des mesures autorisant « tous les moyens nécessaires » pour garantir la liberté de navigation. Même en cas d’intervention, le rétablissement du trafic ne serait ni rapide ni garanti. « Il faudra peut-être mener ces opérations pendant des mois avant de parvenir à neutraliser définitivement la menace que représentent les Gardiens de la révolution islamique », estime Bryan Clark, du Hudson Institute.

    D’ici là, l’économie mondiale reste suspendue à l’évolution de ce point de passage critique. Sans réouverture rapide, la crise énergétique pourrait se transformer en choc inflationniste global, affectant bien au-delà des marchés pétroliers l’ensemble des chaînes de valeur industrielles et alimentaires. Ormuz n’est plus seulement un enjeu géopolitique : c’est désormais un test de résilience pour l’économie mondiale.

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  • Véhicules électriques : la France produit davantage mais reste importatrice… Où partent les voitures tricolores ?

    Véhicules électriques : la France produit davantage mais reste importatrice… Où partent les voitures tricolores ?

    La production de véhicules électriques en France « monte en charge », selon la note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi. Elle a « fortement progressé » : +74 % entre 2021 et 2025, et +27,3 % pour les véhicules hybrides (rechargeables et non rechargeables), contre une diminution de 11,8 % pour les véhicules thermiques.

    Leur part (électriques et hybrides réunies) a « crû de manière significative », passant de quatre véhicules sur dix (42 %) produits en 2021 à plus de la moitié sur l’année 2025 (54 %). Avec une progression plus rapide pour les véhicules électriques, qui sont passés de 13,6 % de la production de véhicules particuliers en 2021 à 21,4 % sur l’année 2025, contre 28 % à 32,2 % pour les hybrides.

    « En 2025, plus de 330 000 véhicules particuliers électriques neufs ont été immatriculés en France, soit 19,9 % des véhicules particuliers immatriculés dans l’année », indique par ailleurs l’Insee. Soit le double par rapport à 2021 (moins de 10 % du marché).

    Mais malgré cette montée en charge, « la France reste importatrice nette de véhicules électriques », souligne l’Insee. « En 2025, le nombre de véhicules particuliers électriques neufs immatriculés a été 1,5 fois supérieur à la production (216 000 véhicules particuliers électriques produits contre 331 000 immatriculés). »

    Plus des deux tiers des véhicules électriques importés proviennent d’un pays européen, en premier lieu d’Allemagne, qui représente un tiers à elle seule. Au classement des pays dont la France importe le plus de voitures électriques arrive ensuite la Chine (21,8 %). « Ce phénomène provient en partie de la production opérée par certains constructeurs occidentaux, l’origine des véhicules importés ne traduisant pas systématiquement la nationalité du constructeur », explique l’Insee.

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  • Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Zuckerberg, Huang, Ellison, Dell… La « dream team » du nouveau cabinet tech de Trump

    Donald Trump a annoncé mercredi la première promotion du conseil aux sciences et technologies (PCAST, President’s Council of Advisors on Science and Technology), un organisme créé au début de son mandat et destiné à formuler des recommandations pour stimuler le secteur technologique américain. La liste des membres a été révélée via un message de la Maison Blanche sur X.

    Parmi les treize personnalités nommées figurent des acteurs majeurs de la tech : Mark Zuckerberg, PDG de Meta, Jensen Huang, patron du géant des puces Nvidia, et Larry Ellison, président d’Oracle. « Tous trois sont connus pour avoir des liens privilégiés avec le président américain », souligne le communiqué officiel.

    Le conseil inclut également Michæl Dell, à la tête du groupe informatique éponyme, et Marc Andreessen, de la société de capital-investissement Andreessen Horowitz. Sont en revanche absents de la liste, les dirigeants des géants Amazon, Microsoft, Alphabet et Apple, révélant un choix sélectif qui pourrait refléter des affinités personnelles plus que la représentation sectorielle.

    Le conseil accueillera également des figures moins traditionnelles, comme Fred Ehrsam, cofondateur de la plateforme de cryptomonnaies Coinbase, qui « a contribué pour un million de dollars à la cérémonie d’investiture du président américain », souligne le communiqué.

    Le PCAST sera co-présidé par David Sacks, principal conseiller de Donald Trump sur l’intelligence artificielle et les cryptomonnaies, et Michæl Kratsios, référent de la Maison Blanche sur les sciences et technologies. Selon le décret créant l’organe datant de janvier 2025 , le conseil peut compter jusqu’à 24 membres et « sera dissout deux ans après la publication du texte, donc théoriquement en janvier 2027, à moins d’une prolongation par le président américain ».

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  • Avis favorable pour l’usine de saumons en Gironde, malgré « un niveau élevé de contestation »

    Avis favorable pour l’usine de saumons en Gironde, malgré « un niveau élevé de contestation »

    Annoncée il y a déjà quatre ans pour une mise en service à partir de 2024, la ferme aquacole géante de Pure Salmon, en Gironde, a pris du retard. Mais elle continue à avancer au gré des démarches réglementaires, dont l’enquête publique menée entre le 15 décembre 2025 et le 19 janvier 2026.

    Ce projet d’élevage industriel de plusieurs milliers de saumons doit être implanté sur la commune du Verdon, dans le Médoc, sur un terrain du Grand port maritime de Bordeaux situé le long de l’estuaire de la Gironde.

    10 000 tonnes de saumon doivent y être produites chaque année à partir de saumons élevés en bassins hors sol, de l’éclosion des œufs jusqu’à l’abattage. Classé ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), le complexe de 14 hectares sera notamment composé de bassins d’élevage couverts et réfrigérés fonctionnant en recirculation d’eau, d’une usine d’abattage et de préparation de saumon et de locaux de stockage.

    Près de 23 000 contributions

    À l’issue de l’enquête publique, ce projet a reçu un avis favorable à la délivrance de l’autorisation environnementale et du permis de construire. Un feu vert acté alors même que l’enquête publique, bien qu’organisée pendant les fêtes de fin d’année, a suscité « un nombre exceptionnel de contributions » – près de 23 000 participations – qui s’avèrent défavorables dans leur quasi-totalité. Et alors même qu’une proposition de loi soutenue par une centaine de députés réclame un moratoire de dix ans sur ces « fermes-usines » de saumons.

    Dans un « Appel pour l’océan », 27 ONG ont aussi dénoncé un projet « complètement démesuré » constituant une menace pour l’écosystème de l’estuaire, le plus grand et le plus sauvage d’Europe, qui pâtirait des rejets de boues au détriment de la pêche et de la conchyliculture locales.

    À l’inverse, les trois commissaires enquêteurs considèrent que « les éléments recueillis montrent qu’au-delà des oppositions, le projet dispose de garanties techniques et d’un encadrement progressif susceptibles de contrôler et maîtriser ses impacts, tout en offrant des perspectives de développement économique pour le territoire. » Pure Salmon fait miroiter la création de 250 emplois directs à terme avec cet investissement de 280 millions d’euros.

    Deux réserves formulées

    « Le niveau élevé de contestation exprimé dans les contributions et les inquiétudes liées à la dimension du projet traduisent une acceptabilité sociale encore fragile, s’appuyant sur des éléments majoritairement subjectifs », écrivent toutefois les enquêteurs avant de formuler deux demandes précises. Premièrement, la montée en puissance de la production devra être « progressive » avec des jalons de 50 %, 75 % puis 100 % et un contrôle, notamment, des rejets dans l’estuaire et de la densité des poissons dans les bassins d’élevage, jugée trop élevée par les opposants.

    La commission réclame aussi que l’eau potable utilisée sur le site « devra être exclusivement à l’usage des salariés et dans la limite stricte de 15 mètres cubes par jour », alors que les détracteurs de Pure Salmon redoutent un détournement de la ressource.

    Financée par un fonds d’investissement singapourien, la société défend « un enjeu de souveraineté alimentaire », alors que 99 % du saumon consommé en France est importé. Elle affirme que sa « technologie éprouvée » garantit « un impact maîtrisé sur la biodiversité » et que son approvisionnement obéit à des « normes strictes », assurant aux saumons une alimentation « responsable et traçable ».

    Mise en service à partir de 2028

    La communauté de communes qui accueillera Pure Salmon a voté à la quasi-unanimité, fin 2025, pour la construction de l’usine. Mais la Commission locale de l’eau, le BRGM et le Conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde ont rendu des avis défavorables, pointant un déficit d’information derrière les « affirmations rassurantes ». En janvier, une manifestation a rassemblé plusieurs centaines d’opposants.

    Le conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) doit désormais donner rendre un avis consultatif sur cette implantation dans les prochains mois. C’est le préfet de Gironde qui statuera au final sur la délivrance de l’autorisation environnementale. De son côté, Pure Salmon envisage une mise en service en 2028 et une commercialisation des premiers saumons en 2030.

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  • IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    IA : une contribution encore faible à la croissance française comparée aux États-Unis

    La croissance française bénéficie-t-elle déjà de la révolution de l’intelligence artificielle ? L’arrivée de ChatGPT (OpenAI) et d’autres modèles (Claude, Gemini) suscite de grands espoirs. Ces technologies promettent des gains de productivité et de nouvelles richesses.

    « Dans tous les pays, ce développement accéléré est susceptible d’affecter l’activité économique par plusieurs canaux à court terme côté demande et même côté offre, du fait de sa rapidité de diffusion », note l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa note de conjoncture publiée mardi.

    Mais si les États-Unis commencent déjà à profiter des fruits de cette révolution, la France a encore des difficultés à évaluer les véritables conséquences sur son tissu économique.

    Les investissements représentent un tiers de la croissance américaine

    Outre-Atlantique, l’intelligence artificielle participe à la croissance en premier lieu grâce aux investissements des entreprises. Des investissements qui comprennent les logiciels et équipements informatiques mais aussi les centres de données, note l’Insee. D’après ses chiffres, au quatrième trimestre 2025, l’investissement en équipements informatiques (hors centres de données) représentait 2,2 % du PIB en valeur et celui en logiciels 2,5 %. Soit une augmentation de 0,3 point pour le premier et de 0,2 point pour le second par rapport à mi-2022, quand ChatGPT n’était pas encore sur le marché.

    De leur côté, les centres de données ont poussé comme des champignons sur le territoire américain. Mais pour le moment, ils ne représentent que 0,1 % du PIB. Au total, un tiers de la croissance américaine en 2025 dépend des investissements dans l’intelligence artificielle.

    Une poussée de l’investissement qui rappelle la période précédant la bulle Internet. « Sur la période récente, l’année 2025 se distingue par une contribution de l’investissement numérique d’une ampleur comparable à celle observée à la fin des années 1990 », écrit l’institut.

    En France, il est plus difficile de flécher ces investissements. Le secteur qui pourrait investir le plus dans l’IA est celui de l’information et de la communication. S’il participe à l’activité économique, sa contribution à la croissance « tend à diminuer », estime l’Insee, bien loin de la situation américaine. Pour les centres de données, l’Insee précise qu’il n’y a pas encore de séries statistiques comparables à celles de nos partenaires américains. 352 centres seraient exploités en 2024, selon l’Ademe.

    Une consommation française pas du tout dopée à l’IA

    La révolution de l’IA peut également participer à la croissance grâce à la consommation aux États-Unis. En effet, les ménages américains tirent une partie de leur richesse des marchés financiers. Quand les actifs détenus par les ménages augmentent, ils peuvent davantage consommer. L’essor de l’intelligence artificielle a poussé les marchés financiers à de nouveaux records, notamment sur les valeurs technologiques.

    Mais une telle analyse comporte des limites : généralement ce sont les ménages les plus aisés qui bénéficient des plus-values liées à l’intelligence artificielle. « L’effet sur la consommation est vraisemblablement positif mais modéré en moyenne, compte tenu d’une propension à consommer plus faible en haut de la distribution », complète l’institut.

    Par ailleurs, les records de valorisation des valeurs technologiques ont pu faire craindre un retournement du marché, voire l’éclatement d’une bulle IA.

    Dans l’Hexagone, le canal de la consommation est écarté par l’Insee. « L’existence d’éventuels effets de richesse sur la consommation en France est en général sujette à débat », argue l’institut. Il est aussi « peu probable qu’un tel effet ait pu jouer récemment, dans un contexte où la consommation des ménages est décevante depuis plusieurs années et le taux d’épargne historiquement haut ».

    Risque sur l’emploi

    Concernant les emplois, l’IA a été employée rapidement par les entreprises, que ce soit aux États-Unis ou en Europe. Un quart des salariés utiliserait déjà cette technologie au travail, précise l’Insee. Elle aurait également déjà amélioré la productivité.

    Mais cette révolution participe aussi à réduire les emplois dans des secteurs liés à l’informatique, outre-Atlantique mais aussi en France. Ainsi, l’emploi a baissé dans le secteur des activités informatiques et services d’information en France depuis 2023, « tandis que la valeur ajoutée conserve une trajectoire sans inflexion marquée », complète l’institut.

    Ce sont surtout les plus jeunes qui sont concernés par un repli de l’emploi. Fin 2025, l’emploi des 15-29 ans recule de 7,4 % dans l’informatique et de 5,8 % dans l’édition. En comparaison, l’ensemble du secteur marchand ne baisse que de 0,7 %. Il n’empêche, toujours en France, « les effets sur l’emploi global resteraient ainsi encore largement indéterminés ».

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  • AMF : « Le moment venu, une candidature m’intéressera », confie le maire de Sceaux Philippe Laurent

    AMF : « Le moment venu, une candidature m’intéressera », confie le maire de Sceaux Philippe Laurent

    Coup de tonnerre ce mercredi matin sur l’antenne de BFMTV : le maire de Cannes, David Lisnard, réélu dès le premier tour des élections municipales avec 81 % des voix, a déclaré « ne plus rien avoir à faire » chez Les Républicains. « Depuis le vote de confiance à François Bayrou, depuis l’abandon de la réforme des retraites, depuis les ambiguïtés sur le gouvernement – participer ou pas –, je pense qu’il n’y a aucune lisibilité, aucune cohérence, aucune constance », a ajouté celui qui reste, à ce stade, président (Nouvelle Énergie) de l’Association des maires de France (AMF).

    Autonomie à l’égard de la campagne présidentielle

    Une AMF encore secouée par la défaite à Issoudun (Indre) du premier vice-président délégué historique, le socialiste André Laignel, également président du Comité des finances locales, et, dans une moindre mesure, par celle de son camarade Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace) et co-président de la Commission des finances. En théorie, tous les trois peuvent garder leur titre jusqu’en novembre prochain, date du prochain congrès.

    Dans la pratique, ce rebattage des cartes suscite les appétits. « Pour l’instant, la place est prise, mais le moment venu, une candidature m’intéressera », confie ainsi à La Tribune le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, candidat défait par David Lisnard en 2021, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF) sous la présidence de François Baroin (2014-2021) et ex-président de la Commission des finances.

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  • Raffinage du diesel : pourquoi la France a perdu la main

    Raffinage du diesel : pourquoi la France a perdu la main

    « Produire plus ». Voici, en substance, la consigne donnée aux opérateurs des six raffineries encore en activité sur le sol métropolitain. Via un courrier envoyé lundi, les cabinets de Maud Bregeon (Énergie), Roland Lescure (Économie) et Mathieu Lefèvre (Transition écologique) formulent une demande claire : porter les capacités de raffinage à leur niveau maximal, pour desserrer l’étau des importations et freiner l’envolée des prix du gazole.

    Depuis le début de la guerre en Iran, les tarifs de ce carburant ont bondi bien plus vite que ceux de l’essence. Un découplage qui « traduit une capacité de raffinage insuffisante par rapport aux besoins », explique-t-on au ministère délégué chargé de l’Énergie. Car acheminer du brut ne suffit pas : encore faut-il pouvoir le traiter, afin d’en extraire un combustible prêt-à-l’emploi.

    Or, en cinquante ans, l’outil industriel français a fondu, passant de 24 raffineries de pétrole en 1975 à seulement sept aujourd’hui (dont six en métropole). Surtout, les survivantes ne sont plus calibrées pour la consommation nationale de diesel : si la France est quasiment autonome pour son essence (seulement 10 % d’importations), elle est devenue structurellement dépendante pour son gazole. Aujourd’hui, un litre sur deux consommé par les Français est importé déjà raffiné, principalement du Moyen-Orient.

    L’impact du « Dieselgate »

    Alors, pourquoi ne pas simplement adapter les usines existantes à la demande actuelle ? « Une raffinerie n’est pas une infrastructure standard que l’on ajuste d’un tour de vis », souligne à La Tribune un expert reconnu par le secteur ayant requis l’anonymat. Il s’agit d’une « horlogerie complexe », qui sépare les chaînes d’hydrocarbure selon la nature du pétrole réceptionné, pour en extraire ce qui l’intéresse. Chaque baril de brut possède sa propre carte d’identité : un pétrole léger (type schiste américain) donnera beaucoup d’essence mais peu de gazole ou de bitume.

    Il reste 7 raffineries actives en France. (Crédits : Agathe Perrier)

    Historiquement, l’outil français a été « designé » pour répondre à une demande massive de diesel. Mais le virage post-Dieselgate [entre 2009 et 2015, Volkswagen a triché sur les tests antipollution de ses moteurs diesel, ndlr] et les nouvelles normes environnementales ont brutalement écorné l’image de ce carburant. Résultat : certaines unités de production sont devenues obsolètes, précipitant leur fermeture. « Les convertir aurait coûté très cher et pris beaucoup de temps », précise le spécialiste.

    Désengagements en série 

    Surtout, si le raffinage affiche aujourd’hui des marges records en raison du boom des marchés, l’activité a été structurellement déficitaire pendant des années. Ce qui a poussé les majors à se désengager une à une. Parmi les exemples les plus emblématiques, la raffinerie des Flandres de TotalEnergies, près de Dunkerque, a tiré sa révérence en 2010.

    Peu après, Shell a cédé ses sites de Reichstett et Berre, aujourd’hui fermés. Quand ils ne sont pas liquidés, des sites sont reconvertis : en Seine-et-Marne, TotalEnergies transforme actuellement son ancienne raffinerie de pétrole de Grandpuits en une usine de production de biocarburants et de matières plastiques. Celle de La Mède, près de Marseille, a d’ores et déjà été réorientée vers la mise au point de biocarburants.

    La France a fermé plus des deux tiers de ses raffineries en moins de 50 ans.
    La France a fermé plus des deux tiers de ses raffineries en moins de 50 ans. (Crédits : © Agathe Perrier, La Tribune)

    À Lyon, l’usine Feyzin qu’opère la major reste quant à elle active, mais sous surveillance. Le géant pétrolier a déjà fait savoir qu’il préparait sa fermeture dès 2027, préférant concentrer ses activités sur les grandes façades maritimes pour réaliser des économies d’échelle. Dans ce marché en berne, la raffinerie de Lavéra (Martigues), vendue par BP à Petroineos, semble faire figure d’exception : l’usine bénéficie encore d’investissements massifs de la part de ses actionnaires sino-britanniques.

    Des marges d’augmentation très limitées 

    Mais là aussi, la flexibilité reste limitée. Si l’usine de Lavéra dispose d’unités permettant de transformer des pétroles de moindre qualité par rapport à ce qui avait été prévu à l’origine, afin de mettre au point davantage de gazole, ce n’est pas le cas partout.

    Les industriels peuvent certes jouer sur les paramètres de production ou sur les spécificités saisonnières (la composition réglementaire du diesel changeant entre l’hiver et l’été) pour favoriser légèrement le gazole. Mais à l’échelle nationale, ces ajustements ne représentent qu’un gain de « quelques pourcents », estime-t-on dans le secteur.

    Le gouvernement l’a d’ailleurs déjà clarifié : il ne faut pas s’attendre à des augmentations massives, mais à des améliorations marginales « qui ne pourront pas remplacer l’intégralité des capacités de raffinage auxquelles la France n’a plus accès ».

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