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  • SFR racheté : +5% à +25% sur votre facture ? Ce qui pourrait vous arriver

    SFR racheté : +5% à +25% sur votre facture ? Ce qui pourrait vous arriver

    Les informations à retenir

    La hausse des prix, un vrai risque après la possible vente de SFR

    • Les précédentes fusions d’opérateurs télécoms en Europe montrent qu’un passage de quatre à trois opérateurs tend à augmenter les prix de +5 % à +25 %, malgré un encadrement réglementaire.

    • Les autorités de la concurrence joueront un rôle clé en imposant des conditions pour limiter les hausses, car les promesses des opérateurs ne peuvent suffire à garantir des prix bas.

    Janvier 2012. L’opérateur télécom Free fait une entrée fracassante sur le marché de la téléphonie mobile en cassant les prix. En 80 jours, il prend 2,6 millions de clients et près de 4 % de part de marché à ses concurrents, qui sont contraints de s’aligner. Un an après, les tarifs du marché ont baissé en moyenne de 11,4 %. Un vrai séisme. Le phénomène exactement inverse pourrait-il se produire avec un passage de quatre à trois opérateurs, dans le cas où la cession de SFR à Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange venait à se concrétiser ? 

    Un acteur qui disparaît, c’est forcément moins de concurrence sur le marché grand public des télécoms. Il en résultera mécaniquement une incitation à rehausser les tarifs, car les clients auront moins de choix pour aller ailleurs. Mais les choses ne sont pas si simples.

    Des précédents d’augmentations en Europe

    « Dans une consolidation, l’enjeu ne se porte pas tellement sur le nombre d’acteurs car il n’y a pas de chiffre magique », nous indique Etienne Chantrel, expert en économie de la concurrence et associé au cabinet Eight Advisory. « Ce qui importe, c’est de savoir si la nouvelle structure de marché qui en découlera va poser problème. Et pour cela, il faut commencer par regarder les parts de marché de chacun, mais aussi se demander s’il y aura des risques accrus de collusion, des freins pour de nouveaux entrants, si les clients auront un pouvoir de négociation sur les prix, etc » .

    Il y a toutefois des précédents documentés. En 2018, le Berec (l’organisme des régulateurs européens des communications électroniques) a publié une étude sur trois exemples de passage de quatre à trois opérateurs télécom : en Autriche (2013), en Irlande (2014) et en Allemagne (2014). Avec pour conclusion que ces fusions ont eu tendance à réduire la concurrence par les prix au détriment du consommateur final. « Sur les quinze dernières années, les fusions télécoms ont été associées à des hausses de prix de l’ordre de +5 % à +25 %, selon les cas en Europe », confirme un économiste expert du marché.

    Toutefois, les effets observés sont à prendre avec précaution. « Le contrôle des concentrations est systématique en Europe pour des opérations de cette ampleur. Cela signifie que les cas problématiques ont normalement été interdits ou autorisées sous condition de “remèdes” pour minorer au maximum les effets anticoncurrentiels. En théorie, on ne devrait donc jamais observer d’opérations ayant conduit à des hausses de prix», fait observer Etienne Chantrel. On peut du coup se demander si les hausses n’auraient pas été encore plus élevées sans contrôle. 

    Les promesses des opérateurs ne suffiront pas

    En attendant, les opérateurs concernés assurent qu’ils veulent faire des gains de synergie et gagner davantage de clients sur leurs infrastructures. Mais pas augmenter les prix. « Nous tenons la promesse de maintenir nos prix bas depuis 25 ans et nous n’avons pas cessé d’enrichir nos forfaits aux mêmes tarifs depuis tout ce temps », nous assure le directeur général d’Iliad Thomas Reynaud. « C’est vrai sur le mobile mais pas sur le fixe. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas sincères au moment où ils le disent, mais c’est un engagement difficile à tenir car nul ne peut préjuger de l’avenir du marché », réplique un observateur du secteur. Voilà pourquoi les autorités de la concurrence ne se contenteront pas de belles promesses.

    Pour savoir quelles concessions imposer lors des fusions, comme céder une partie de la base clients, elles disposent d’un indicateur mesurant l’incitation d’une entité fusionnée à augmenter ses prix, en prenant en compte la proximité concurrentielle entre opérateurs et leurs marges. C’est ce qui a conduit Bruxelles à contraindre Orange et l’espagnol Masmovil à céder des fréquences au trublion roumain Digi. Et pour le moment, les tarifs ne sont pas repartis à la hausse sur un marché passé de cinq à quatre acteurs.

    Des mesures similaires pourraient être imposées au consortium français désireux de reprendre la plus grande part des actifs de SFR. Mais cela pourrait réduire l’intérêt pour lui de conclure l’affaire. C’est la raison qui va le pousser à argumenter des gains d’efficience (meilleure couverture, innovation, qualité de service) pour justifier une concentration. Mais ces bénéfices devront rester démontrables, quantifiables et profitables aux consommateurs.

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  • Collectivités locales : malgré des compensations financières, les inégalités restent « excessives », selon la Cour des comptes

    Collectivités locales : malgré des compensations financières, les inégalités restent « excessives », selon la Cour des comptes

    C’est un objectif inscrit dans la Constitution, mais largement méconnu des Français. Pour réduire les inégalités de ressources entre les collectivités territoriales — communes, intercommunalités, départements et régions —, il existe un système de compensations financières — appelé « péréquation » — entre l’Etat et les collectivités d’une part et au sein des collectivités d’autre part.

    Mais ce système s’avère complexe — en premier lieu pour les élus locaux —, daté et insuffisamment redistributeur, selon la Cour des comptes qui y consacre un chapitre au sein de son rapport annuel dévoilé mercredi 25 mars. Si bien que les magistrats financiers considèrent que malgré la péréquation, les inégalités entre collectivités restent aujourd’hui « excessives ».

    D’après la Cour, les collectivités territoriales ont reçu 14,4 milliards d’euros au titre de la péréquation en 2024. Un montant qui se décompose en deux canaux :  une redistribution « verticale » à hauteur de 10,2 milliards d’euros émanant de l’Etat vers les collectivités locales ; une redistribution « horizontale » de 4,2 milliards d’euros issue de transferts financiers des collectivités les plus riches vers les plus pauvres.

    Pour assurer la péréquation « verticale » — qui a augmenté de 790 millions d’euros entre 2022 et 2025, selon la réponse transmise par le ministère de l’Action et des Comptes publics à la rue Cambon — l’Etat effectue un prélèvement sur ses recettes via, principalement, la dotation globale de fonctionnement (DGF), créée à l’origine en 1979 pour compenser la suppression du versement représentatif de la taxe sur les salaires (VRST).

    Il s’avère que la DGF — d’un montant global de 27,4 milliards d’euros en 2026 fixé par la loi de finances et identique à celui de 2025 — se compose d’une part forfaitaire et d’une part destinée à la péréquation. Or, la majorité de la somme — 17,8 milliards d’euros en 2025 — continue à être répartie entre les collectivités « par la voie de dotations non péréquatrices [dotation forfaitaire des communes et des départements, dotation de compensation de recettes de taxe professionnelle des intercommunalités] en fonction de données historiques qui ne reflètent pas les besoins contemporains » des territoires.

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  • Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Moyen-Orient : la bataille cachée de l’Iran pour remplacer le « pétrodollar » par le « pétroyuan »

    Derrière la guerre militaire entre l’Iran et la coalition américano-israélienne, une autre guerre, elle, plus économique. L’indice le plus flagrant de son existence apparaît dans une lettre publiée ce mardi par les gardiens de la révolution, via l’Organisation maritime internationale : les « navires non hostiles » et ceux qui « n’appartiennent pas à ou ne sont pas associés à » Israël, aux États-Unis et à d’autres « agresseurs » peuvent franchir le détroit d’Ormuz, peut-on y lire. Et ce, « sous réserve du respect (…) des réalités découlant du conflit en cours ».

    Si les modalités de ce nouveau droit de passage, et la liste des pays qui en bénéficient, restent encore à éclaircir, de nombreux observateurs ont déjà deviné les premiers gagnants : les pays du continent asiatique, ultra dépendants du pétrole brut vendu par les États du Golfe. À commencer par la Chine, allié économique de l’Iran, mais aussi l’Inde, ainsi que les nations du sud-est asiatique (Philippines, Indonésie, Malaisie, etc).

    Payer en yuan, cette modalité surprise des Iraniens

    Mais ce que les gardiens du régime de Téhéran se sont bien gardés de préciser est cette information révélée par la chaîne de TV américaine CNN : pour passer par le détroit d’Ormuz, les pétroliers devront aussi régler leurs transactions en yuan, la monnaie nationale chinoise. Une belle faveur accordée à Pékin. Des négociations discrètes auraient même eu lieu pendant le mois de mars.

    En sachant que le paiement en yuan est déjà pratiqué par certains Etats lorsqu’ils vendent leurs barils directement à la Chine, à l’instar de la Russie, du Brésil, du Venezuela ou de l’Indonésie. Ou encore l’Arabie saoudite, qui vend à ce jour quatre fois plus de pétrole à Pékin qu’à Washington.

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  • Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Keolis et Transdev alertent sur la production des bus électriques en Europe

    Le règlement européen de 2024 relatif au renforcement des normes d’émission de CO₂ est très clair : 90 % des nouveaux bus urbains vendus dans l’UE devront être zéro émission dès 2030, avant 100 % en 2035. « Ce qui reviendra à imposer à toutes les collectivités françaises, peu importe leur taille, d’acquérir uniquement des bus électriques ou à hydrogène à court terme », écrivait, mi-février, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), dans son manifeste intitulé « Élections municipales 2026 : 8 propositions pour répondre aux attentes des citoyens en matière de mobilité ».

    Un effet d’étranglement « ponctuel »

    Des élus locaux qui ont « accéléré leur demande » en 2025, avant même le scrutin des 15 et 22 mars 2026, ont créé un « effet d’étranglement ponctuel » et donc des « difficultés à être approvisionnés en matériel roulant dans les temps », témoignait ainsi, le 19 mars, Marcos Garcia, le directeur financier de Transdev, lors de la présentation des résultats annuels du groupe.

    « Nous rencontrons un problème de saturation du marché des bus électriques », appuyait Thierry Mallet, le PDG de l’opérateur franco-allemand. « Aux Pays-Bas, nous avons consulté Iveco, Solaris, Man, Volvo… Personne n’est capable de nous livrer 250 nouveaux bus en douze mois, sauf le chinois Yutong. La capacité de produire des bus a baissé de 30 % depuis le Covid Il faut rebâtir une capacité de production en Europe », martelait-il.

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  • 🔴 Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualité ce vendredi 27 mars

    🔴 Guerre en Iran, report de l’ultimatum de Donald Trump, consommation de charbon… L’essentiel de l’actualité ce vendredi 27 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le vendredi 27 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, Donald Trump reporte son ultimatum à l’Iran au lundi 6 avril. Pendant ce temps, la Chine a annoncé vouloir « renforcer » sa coopération avec les États-Unis. Enfin, trois sites australiens de production de gaz mis à l’arrêt à cause d’un cyclone.

    📍Trump repousse de nouveau son ultimatum dans la guerre contre l’Iran

    Donald Trump a fait savoir sur son réseau Truth Social qu’il suspendait « à la demande du gouvernement iranien (…) pour dix jours la destruction de centrales électriques, jusqu’au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington ».

    « Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (…), elles se passent très bien », a-t-il ajouté.

    Après quasiment quatre semaines d’une guerre qui embrase le Moyen-Orient et fait flamber les cours du pétrole, l’Iran ne plie pas tandis que Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique.

    👉 Pour aller plus loin : Ultimatum dans le détroit d’Ormuz, plan américain… Le point sur les négociations entre les États-Unis et l’Iran

    📍Commerce : la Chine veut « renforcer » la coopération avec les États-Unis

    La Chine souhaite « renforcer » la coopération économique avec les États-Unis afin notamment d’éviter toute « concurrence malsaine », a indiqué son ministre du Commerce Wang Wentao lors d’une rencontre avec le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer.

    Les deux premières économies mondiales se sont livrées en 2025 une âpre bataille commerciale aux retombées globales, avant une trêve conclue en octobre et de nouvelles discussions à haut niveau tenues mi-mars à Paris, qui ont permis d’apaiser les tensions.

    📍Cyclone en Australie: trois sites de production de GNL à l’arrêt

    Une troisième grande usine australienne de traitement de gaz naturel a cessé de fonctionner sur la côte ouest du pays touchée par un cyclone, a annoncé vendredi Woodside Energy, entravant l’approvisionnement en ce combustible déjà perturbé par la guerre au Moyen-Orient. Cette usine s’ajoute aux coupures dans deux autres immenses installations de GNL de l’entreprise Chevron, elles aussi sur la côte où passe le cyclone Narelle.

    📍Le Japon va assouplir les restrictions sur les centrales à charbon

    Le Japon s’apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon afin d’atténuer les effets de la crise énergétique provoquée par la guerre au Moyen-Orient, qui entre vendredi dans son 28ᵉ jour, ont indiqué les autorités vendredi.

    Les informations de médias locaux annonçant le projet de revenir sur les règles destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre, « sont exactes », a déclaré à l’AFP un responsable du ministère nippon de l’Industrie.

    📍Pernod Ricard discute avec le créateur de Jack Daniel’s pour une éventuelle fusion

    Le géant français des vins et spiritueux Pernod Ricard et l’américain Brown-Forman, propriétaire du célèbre whisky Jack Daniel’s, ont confirmé jeudi être en discussion en vue d’une fusion qui, si elle aboutit, représenterait une opération significative dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde.

    « Sous réserve d’accord entre les parties et des approbations habituelles, ce partenariat s’apparenterait à une fusion entre égaux (…) Ce partenariat donnerait naissance à un leader mondial des spiritueux d’envergure accrue », indique Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, dans son communiqué.

    📅​ L’agenda éco du jour
    07h30 | France – Dette publique – 4e trimestre 2025 – Insee
    09h00 | Espagne – Inflation en mars (chiffre provisoire) 
    09h30 | Réunion en visioconférence des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe)
    10h00 | Etats-Unis – Confiance des consommateurs, estimation finale (Université du Michigan)
    11h30 | Norvège – Présentation par le gouvernement d’un plan de défense à long terme
    Ce jour | Moody’s met à jour ses notes pour l’Espagne et l’Italie
    Ce jour | France – Le Premier ministre Sébastien Lecornu préside une réunion à Bercy, à l’occasion de la publication par l’INSEE des chiffres du déficit public pour l’année 2025
    📊 Résultats d’entreprises
    Deutsche Bahn : résultats annuels

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Food box : La Brigade de Véro rachetée par le groupe agroalimentaire Norac Foods

    Food box : La Brigade de Véro rachetée par le groupe agroalimentaire Norac Foods

    Après avoir signé un chiffre d’affaires 2025 de 23,3 millions d’euros, en hausse de 45 %, La Brigade de Véro, fabricant de repas cuisinés et pionnière du concept de « régime plaisir », annonce le 25 mars son rachat par le groupe alimentaire rennais Norac Foods, actif dans les métiers de la boulangerie, viennoiserie, pâtisserie industrielle et fabricant de sandwiches et crêpes fourrées, avec des marques comme La Boulangère, Daunat ou Whaou !.

    Le groupe familial qui, pour l’heure, n’a pas donné suite à notre sollicitation et ne souhaite pas communiquer le montant de la transaction, prend une participation majoritaire (80 %) dans l’entreprise montpelliéraine, les quatre cofondateurs conservant 20 % du capital.

    « Sur la table de capitalisation, nous étions 39 personnes, dont la plateforme Tudigo, confie Romain Roques, directeur général de La Brigade de Véro assumant désormais les fonctions de président exécutif. Nous aurions pu faire le choix de fonds d’investissement qui auraient exigé toujours plus de rentabilité et seraient sortis du capital dans cinq ans. Nous sommes ravis de poursuivre l’aventure avec un seul actionnaire, stable, pérenne, qui va nous apporter son expertise, notamment en hygiène et qualité, et permettre de booster notre développement, sans pression. L’idée est vraiment de grandir selon nos convictions. »

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  • Croissance en berne, inflation en hausse : la guerre en Iran chamboule les perspectives pour l’Europe

    Croissance en berne, inflation en hausse : la guerre en Iran chamboule les perspectives pour l’Europe

    Et si l’Europe allait subir de plein fouet les terribles effets de la guerre en Iran ? Dans ses perspectives économiques dévoilées ce jeudi 26 mars, l’OCDE a dégradé ses perspectives de croissance pour la zone euro (-0,4 point) à 0,8 % contre 1,2 % en décembre. Avec le Royaume-Uni (-0,5 point), il s’agit de la révision la plus brutale des pays riches. Un mois après le déclenchement du conflit, les conséquences sur les marchés de l’énergie se font déjà ressentir sur le porte-monnaie des consommateurs et l’activité des secteurs les plus dépendants des énergies fossiles.

    À ce stade, il est encore difficile de mesurer l’ampleur et la durée des hostilités. Mais le scénario d’une guerre à rallonge est étudié à la loupe par les économistes, à l’instar de la Banque de France. Au niveau mondial, l’OCDE n’a pas révisé à la baisse sa projection de croissance du PIB à 2,9 % par rapport à décembre. Mais l’institution précise tout de même qu’avant le début du conflit, elle prévoyait une révision à la hausse de 0,3 point pour 2026.

    L’Allemagne, la France et l’Italie appuient sur le frein

    Dans l’Union monétaire, le léger rebond prévu en décembre dernier s’est transformé en coup de frein. En Allemagne, la croissance du PIB devrait accélérer de seulement 0,8 % au lieu de 1 %. Le gouvernement du chancelier Merz a annoncé un vaste plan d’investissement dans la Défense mais la dépendance de son industrie aux énergies fossiles vient peser sur l’activité. En pleine difficulté, le « Made in Germany » continue en outre de subir la chute des carnets de commande de la Chine en pleine offensive industrielle sur l’automobile électrique.

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  • Droits de douane : les eurodéputés approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Droits de douane : les eurodéputés approuvent l’accord avec Trump… mais avec des garde-fous

    Les eurodéputés ont donné jeudi leur feu vert à la mise en œuvre de l’accord commercial conclu l’été dernier entre Bruxelles et Washington. Ils ont ainsi approuvé à une très large majorité (417 voix pour, 150 contre) la suppression des droits de douane appliqués dans l’UE sur la plupart des importations américaines, comme la Commission européenne s’y est engagée, en échange d’un plafonnement à 15 % des droits de douane imposés par Trump sur les produits européens.

    Mais ils ont assorti ce feu vert de multiples garde-fous, conditions suspensives et même d’une clause d’extinction (fixée en mars 2028) pour dénoncer le caractère déséquilibré de cet accord, et montrer leur extrême méfiance envers le président américain, qui utilise les droits de douane comme une arme diplomatique. Pour s’appliquer, ces conditions devront cependant être validées par les États membres lors de négociations qui s’annoncent ardues.

    Négocié dans la douleur, cet accord avait été accueilli en Europe comme une capitulation face à Trump. Son examen par le Parlement a été retardé en raison des menaces d’annexion du Groenland par les États-Unis, puis de la décision de la Cour suprême américaine. Celle-ci a créé une énorme incertitude juridique, en invalidant les droits de douane de Donald Trump, obligeant Washington à mettre en place des taxes provisoires, en attendant un nouveau régime tarifaire en juillet.

    Malgré ces efforts du Parlement pour rééquilibrer la donne avec les Américains, les députés français du groupe centriste Renew avaient annoncé qu’ils voteraient contre le texte. « La seule valeur ajoutée politique de cet accord était d’apporter stabilité et prévisibilité, même si beaucoup disent que c’est un accord inéquitable », a expliqué à la presse l’un d’entre eux, Pascal Canfin. « S’il n’apporte même plus de prévisibilité, il n’y a aucune raison de le soutenir, même amélioré. »

    Si les Européens tiennent ainsi à ménager tant bien que mal leurs relations avec les États-Unis, ils multiplient parallèlement les efforts pour réduire leur dépendance vis-à-vis à la fois de ce turbulent allié et de la Chine. Comme le montre la multiplication ces derniers mois d’accords de libre-échange entre l’UE et des partenaires avec qui elle discutait parfois depuis des décennies : après l’Indonésie, l’Indonésie et le Mercosur, elle vient de conclure cette semaine son quatrième accord en six mois avec l’Australie.

    Comme le rappelle l’économiste André Sapir, membre du centre de réflexion Bruegel, cette politique de diversification commerciale n’a pas été lancée à cause de Donald Trump, mais ce dernier lui a donné un sérieux coup d’accélérateur. « Trump a généré du désordre : alors que les États-Unis étaient le centre du système économique et commercial international, ils sont devenus désormais un élément destructif de ce système », fait-il valoir à l’AFP.

    Face aux mesures de «coercition» de Trump ou de la Chine, nouer de nouvelles alliances revêt pour lui une dimension « défensive »  évidente. « Ces accords font partie de notre arsenal. Ce sont nos porte-avions, nos armes stratégiques dans l’ordre international », dit-il. Il y voit ainsi une réalisation des vœux du Premier ministre canadien Mark Carney, qui avait appelé à Davos les « puissances moyennes » à s’unir face aux « puissances hégémoniques » qui dominent l’ordre international.

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  • La France autorise temporairement un gazole moins résistant au froid

    La France autorise temporairement un gazole moins résistant au froid

    Pour faire face aux perturbations d’approvisionnement liées au blocage du détroit d’Ormuz, le gouvernement français autorise temporairement les distributeurs à commercialiser un gazole habituellement non conforme aux normes hivernales.

    Cette décision, prise par la ministre déléguée à l’Énergie et publiée jeudi au Journal officiel, précise que « à titre exceptionnel et temporaire, les distributeurs [sont autorisés] à détenir en vue de la vente et à commercialiser, un gazole non conforme aux spécifications ». La dérogation est valable jusqu’au 31 mars.

    Dans son texte, le gouvernement évoque des « difficultés exceptionnelles d’approvisionnement rencontrées dans le contexte de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz », ainsi que des « difficultés à s’approvisionner en gazole aux spécifications de saison ». Concrètement, « les distributeurs sont autorisés, à titre exceptionnel, à détenir en vue de la vente et à commercialiser, (…) du gazole dont la température limite de filtrabilité (TLF) est de 0°C maximum au lieu de -15°C maximum », c’est-à-dire moins résistant au froid.

    Les distributeurs devront toutefois « informer leurs clients des risques liés à l’utilisation de ce produit dans les zones et durant les périodes où la température peut être inférieure à 0°C (zones montagneuses, conditions climatiques hivernales) » et les consommateurs assumeront « l’entière responsabilité de tout problème pouvant survenir lors de l’utilisation de ce gazole ».

    Selon Bercy, « cela permet d’augmenter notamment de 20 % la production de gazole sans attendre le 1er avril sur le site de Rhône Énergies (à Fos-sur-Mer), ce sera plus marginal pour les autres raffineries ». Le ministère de l’Économie a précisé : « Il ne s’agit pas de pallier des problèmes d’approvisionnement, mais bien de mettre davantage d’hydrocarbures en circulation, de participer à la stabilisation du marché, mais aussi de renforcer notre souveraineté énergétique ».

    Cette mesure intervient alors que les prix du gazole en France ont grimpé de près de 29 % depuis le 27 février, dernier jour avant l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, selon un calcul de l’AFP basé sur les données de quelque 9.600 stations. Le quasi-blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par lequel transitent normalement 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, a provoqué une hausse d’environ 60 % des cours du brut.

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  • Présidence de l’AMF : Florence Portelli se tient prête au cas où

    Présidence de l’AMF : Florence Portelli se tient prête au cas où

    À peine connus, les résultats des élections municipales bousculent déjà l’Association des maires de France (AMF). Après les défaites du premier vice-président délégué, le maire (PS) d’Issoudun (Indre) André Laignel, président du Comité des finances locales, et du co-président (PS) de la Commission des finances, Antoine Homé, édile de Wittenheim (Alsace), le président de l’AMF, David Lisnard, a annoncé, mercredi matin, son départ des Républicains.

    Un rebattage des cartes qui suscite déjà les appétits. « Pour l’instant, la place est prise, mais le moment venu, une candidature m’intéressera », confiait, mercredi à La Tribune, le maire (UDI) de Sceaux (Hauts-de-Seine), Philippe Laurent, candidat défait par David Lisnard en 2021, secrétaire général de l’Association des maires de France sous la présidence de François Baroin (2014-2021) et ex-président de la Commission des finances.

    Florence Portelli ne se sent « pas illégitime »

    À ce nom s’ajoute celui, selon nos informations, de Florence Portelli, maire (LR) de Taverny (Val-d’Oise), réélue dès le premier tour des municipales le 15 mars, vice-présidente de l’AMF, première vice-présidente de la région Île-de-France chargée de la Culture, du Patrimoine et de la Création, présidente du groupe majoritaire « Île-de-France Rassemblée » et vice-présidente des Républicains.

    « Sincèrement, j’aime beaucoup David. C’est un excellent président et je serais ravie de continuer à ses côtés. S’il décidait de se représenter, je serais la première à faire campagne pour lui à l’AMF. Si jamais il ne se représentait pas, je me poserais la question. Je n’ai rien demandé mais j’adore ce que je fais et je considère que je ne suis pas illégitime », répond Florence Portelli à La Tribune.

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