Tag: 2026

  • Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Avec la guerre au Moyen-Orient, la soutenabilité de la dette française en question

    Pour le gouvernement, la crise au Moyen-Orient survient à un moment de fragilité des finances publiques. Déjà incertaine, la trajectoire budgétaire construite en loi de finances, qui prévoit un déficit public de 5 % du PIB en 2026, paraît encore plus indécise depuis le 28 février. « Ce choc externe devrait réduire notre croissance, donc nos recettes fiscales, et augmenter un peu les dépenses s’il y a une montée du chômage », prévient Sylvain Bersinger, économiste et fondateur du cabinet Bersingéco. Signe que la cible sera difficile à atteindre, le département des études économiques et sectorielles de la Société générale anticipe un déficit de 5,2 % cette année.

    Au-delà de cette crise conjoncturelle, la France présente les finances publiques les plus dégradées de la zone euro. Une fois de plus, la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme dans son rapport paru mi-février : en 2025, le déficit s’est accru de 161 milliards, portant la dette publique à 3 465 milliards d’euros, soit 116,3 % du PIB, a-t-elle rappelé. Plus grave, le ratio dette/PIB – qui permet de mesurer le poids de la dette par rapport à la richesse produite – n’est pas stabilisé et va continuer à progresser dans les prochaines années.

    Réaliser 100 milliards d’euros d’économies

    Dans ce contexte se pose à nouveau la question de la soutenabilité de la dette tricolore. C’est-à-dire de la capacité de l’État à la rembourser et à payer les charges d’intérêts. Des intérêts qui devraient atteindre 73,6 milliards d’euros en 2026, selon la Rue Cambon, et plus de 100 milliards d’euros à l’horizon 2029. « À court terme, il n’y a pas de problème de soutenabilité de la dette française, rassure Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode. Notamment parce qu’en cas de crise majeure la Banque centrale européenne interviendrait sur les marchés. »

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  • Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Dati-Grégoire : un match serré jusqu’au dernier bulletin

    Il n’est pas encore minuit. Vendredi, quelques heures avant le début de la période de réserve électorale à laquelle ils devront s’astreindre, Emmanuel Grégoire et les siens déambulent dans le très à gauche 20e arrondissement de Paris, après avoir tenu un dernier meeting au parc de Belleville. « On a besoin de vous tous ! » lance le candidat socialiste devant la terrasse bien remplie d’un bar. Quelques-uns applaudissent, d’autres fulminent. « On voulait l’unité ! On va faire barrage, mais ça soûle », s’agace une cliente. Dans les rues, ses militants interpellent les passants : « Votez Grégoire pour contrer la droite. Faites passer le mot. Il ne faudra pas regretter lundi. »

    Ce soir-là, c’est sur une péniche amarrée en face du musée d’Orsay, L’Escale Bleue, que Rachida Dati a tenu un peu plus tôt son dernier rendez-vous de campagne. Un pot y a été organisé avec tous ses colistiers. La candidate LR a délaissé le discours qu’on lui a préparé pour rapporter quelques anecdotes et remercier tous ceux qui l’ont accompagnée. « Chez nous, Les Républicains, on est recomposés, divisés ; on s’aime, on ne s’aime plus. Au MoDem, c’est plus simple : il n’y a qu’une seule ligne », rigole-telle, alors que le parti de François Bayrou a fait le choix de la soutenir dès son entrée en lice. À deux jours du scrutin, l’ambiance est bonne. Et si la prise de l’Hôtel de Ville était possible ? Chacun veut y croire. Jamais depuis un quart de siècle et la victoire de Bertrand Delanoë la compétition n’a paru si ouverte.

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  • Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Football : à Lens, la fièvre Sang et Or n’en finit plus

    Il n’est pas toujours raisonnable de compter sur les autres. Prenez Matthieu Udol, qui a fêté son 30e anniversaire vendredi. Il n’avait pas reçu l’appel tant espéré de Didier Deschamps en équipe de France, la veille. Alors le piston gauche s’est gâté tout seul : un but acrobatique pour parachever la victoire contre Angers (5-1) et une guirlande de compliments. Le premier but en championnat pour la révélation tardive venue de Metz, plus habituée à régaler (7 passes décisives).

    Tous les buts de cette 19e victoire de la saison en Ligue 1 ont été marqués par des recrues de l’été. Une prouesse pour ce club qui a travaillé sous le signe de l’austérité. Le directeur sportif Jean-Louis Leca a sacrément réussi ses deux premiers marchés : 100 millions d’euros encaissés pour 43 dépensés. Quelques trouvailles à la clé, tel le milieu de terrain malien Mamadou Sangaré, sorti du même moule que le brillant Seydou Keita. Le dirigeant corse ne ferait pas tache à la suite de l’architecte du PSG, Luis Campos, au palmarès du meilleur directeur sportif de l’année. Il a d’ailleurs fini la soirée en avalant quelques bulles. De soda. Le champagne attendra au moins quelques semaines de plus.

    Avec douze points d’avance (mais un match de plus) sur le quatrième, Lyon, une qualification directe pour la Ligue des champions est en bonne voie. Miraculeuse ? Oui, si l’on se souvient du ton alarmiste du propriétaire Joseph Oughourlian en conférence de presse avant le début du championnat. Pas tant que ça pour les associations de supporters, à qui il avait tenu un discours plus mesuré lors d’une réunion en petit comité. « On sait comment vit le club », rassure Jey, secrétaire des Magic Lens, qui a vu un autre signe positif dans l’achat à la ville du stade Bollaert-Delelis, entériné en décembre. Une étape clé dans une saison « plus que belle ».

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  • Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Guerre au Moyen-Orient : les dangers d’une opération terrestre américaine

    Donald Trump a-t-il écouté les militaires ? Difficile à savoir, tant le président est accoutumé à annoncer tout et son contraire. Jeudi 19 mars, alors qu’il recevait la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, Trump disait exclure d’envoyer des troupes au sol, tout en précisant que s’il le faisait il ne le dirait pas.

    Le même jour, on apprenait que 2 500 marines du 31e Corps expéditionnaire étaient partis d’Okinawa, au Japon, et se trouvaient en route pour le golfe Persique. Puis qu’un autre corps, le 11e, avec également environ 2 500 hommes, avait quitté San Diego, en Californie, pour renforcer le premier. Dans les deux groupes amphibies qu’ils accompagnent, on trouve au moins un porte-aéronefs léger capable d’embarquer des avions F-35 et des chalands de débarquement. Pas d’annonce officielle de déploiements de troupes au sol, donc, mais un tel dispositif le laisse supposer.

    D’autant que, selon le média en ligne Axios, une prise de contrôle de l’île de Kharg, à 24 kilomètres de la côte iranienne, où 90 % des exportations de brut sont traitées, était envisagée par le commandement américain, afin d’obliger les Iraniens à négocier.

    Vu la position de cette île, au nord du détroit d’Ormuz, une telle opération n’est envisageable qu’une fois les défenses iraniennes affaiblies : « Ça ne pourrait pas se faire avant un mois », expliquait une source proche de la Maison-Blanche à Axios. Autre option : un débarquement côtier, pour neutraliser les emplacements d’où partent les tirs sur les navires, missiles et drones.

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  • Détroit d’Ormuz, envoi de troupes au sol… Le grand flou stratégique américain au Moyen-Orient

    Détroit d’Ormuz, envoi de troupes au sol… Le grand flou stratégique américain au Moyen-Orient

    Qui croire ? Donald Trump, quand il disait ce 20 mars au soir envisager de « réduire graduellement » les opérations militaires des États-Unis au Moyen-Orient puisque leurs objectifs en Iran étaient sur le point d’être atteints ? Ou le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui, ce 21 mars, affirmait que l’intensité des frappes allait « considérablement augmenter » dans les jours prochains et qu’elles s’arrêteraient quand « tous les objectifs de la guerre » auront été remplis ?

    Depuis le début de cette opération contre le régime des mollahs, entrée ce 21 mars dans sa quatrième semaine, la contradiction et la confusion sont les seules constantes auxquelles on puisse s’accrocher.

    Brouillard non dissipé

    La journée du samedi 21 mars n’a pas permis de dissiper le brouillard. Dans un message qui se voulait rassurant, le chef du commandement militaire américain a affirmé que la capacité de Téhéran à menacer la circulation dans le détroit d’Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial et que la main iranienne étrangle encore fermement, avait été réduite ces dernières heures.

    L’amiral Brad Cooper a ainsi expliqué que des bombardements avaient « détruit » une installation qui abritait notamment des missiles de croisière mais « également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires ». Dans la foulée, une vingtaine de pays, dont la France, les Émirats arabes unis ou le Canada, ont affirmé se tenir « prêts à contribuer aux efforts » nécessaires à la réouverture du détroit d’Ormuz. De quoi espérer un début de règlement du conflit ?

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