Tag: 2026

  • Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Guerre au Moyen-Orient : l’Iran annonce des dégâts sur ses infrastructures d’eau et d’énergie

    Les infrastructures iraniennes en matière d’eau et d’énergie ont subi d’importants dégâts à la suite des frappes américano-israéliennes, a affirmé dimanche le ministre de l’Énergie à Téhéran.

    « Les infrastructures vitales du pays en matière d’eau et d’électricité ont subi de lourds dommages à la suite d’attaques terroristes et cybernétiques menées par les États-Unis et le régime sioniste », a déclaré Abbas Aliabadi, cité par l’agence de presse Isna.

    Samedi soir, le président américain Donald Trump a menacé de frapper les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas le détroit stratégique d’Ormuz dans un délai de 48 heures. En réponse aux déclarations de Donald Trump, l’Iran a menacé de viser des infrastructures énergétiques et des installations de dessalement dans l’ensemble de la région.

    Pour rappel, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive d’envergure contre l’Iran le 28 février, tuant le guide suprême de la République islamique et déclenchant une guerre qui s’est depuis étendue à l’ensemble du Moyen-Orient.

    Le trafic dans ce détroit vital, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, est quasiment à l’arrêt depuis le début de la guerre. Les forces iraniennes ont attaqué plusieurs navires, affirmant qu’ils n’avaient pas respecté les « avertissements » les dissuadant d’emprunter cette voie maritime.

    Ces derniers jours, Téhéran a toutefois autorisé le passage de certains bateaux en provenance de pays qu’il considère comme amis, tout en avertissant qu’il bloquerait ceux issus de pays qu’il accuse d’avoir pris part à « l’agression » contre lui.

    L’OMS s’inquiète de l’évolution du conflit
    La guerre au Moyen-Orient est entrée dans une « phase périlleuse » avec des frappes près de sites nucléaires en Iran et en Israël, a averti dimanche l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
    « Les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale », a affirmé sur la plateforme X le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui a appelé « urgemment toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires ».

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  • Affaibli par la guerre, mais résilient : que reste-t-il du régime iranien ?

    Affaibli par la guerre, mais résilient : que reste-t-il du régime iranien ?

    La liste des assassinats ciblés de hauts dirigeants s’allonge tant depuis le début de la guerre qu’on peut se demander comment le régime iranien tient encore debout. Éliminés, en trois semaines, le Guide suprême et son conseiller, le chef des Gardiens de la révolution (l’armée idéologique), le chef d’état-major des forces armées (régulières), le ministre de la Défense, le chef des renseignements de la police, le commandant de la milice paramilitaire des Bassidjis… Jusqu’au stratégique dirigeant du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Larijani, tué dans un bombardement dans la nuit de lundi à mardi. Samedi 21 mars, c’est le porte-parole des pasdarans qui a été enterré.

    À chaque fois, ces responsables ont été remplacés. Téhéran a appris de la guerre des douze jours de juin 2025 et de l’élimination de certains de ses leaders. Depuis, pour chaque poste important, au moins quatre personnes sont prêtes à prendre la relève. La nomination du successeur au pragmatique et conservateur Ali Larijani donnera une indication de la direction que va prendre le pouvoir, affaibli mais résilient. Le nom de Saïd Jalili circule pour ce poste central. Si le vétéran de la guerre Iran-Irak, pendant laquelle il a perdu une jambe, obtient la tête du Conseil suprême de la sécurité nationale, l’orientation politique de Téhéran sera claire.

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  • EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    EN DIRECT. Second tour des élections municipales : participation de 48,10 % à 17 heures

    Les informations à retenir

    • Environ 17,1 million d’électeurs sont appelés à voter dimanche au second tour des municipales, où le suspense est de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises

    • Le premier tour avait été marqué par la poussée de La France insoumise et du Rassemblement national à un an de la présidentielle.

    • Le taux de participation était de 48,10% à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur

    ⏱️ 17h36. À Nice, les électeurs se sont plus déplacés qu’au premier tour
    La participation est en hausse de deux points à Nice, à 48% contre 46% à la même heure au premier tour. Pour rappel, le résultat du premier tour avait fait l’effet d’un séisme, portant le candidat UDR/RN Eric Ciotti en tête, à 43,43% loin devant son adversaire, Christian Estrosi, étiqueté Horizons, crédité de 30,92% des voix. 

    ⏱️ 17h30. 45,09% de participation à Lyon
    Dans le Rhône, où Lyon est le théâtre d’un duel très serré, 45,09% des électeurs avaient validé leur bulletin à 17 heures.

    🔎 À l’approche du second tour des municipales, la tension monte d’un cran à Nantes. L’accord entre la maire sortante Johanna Rolland et le candidat LFI William Aucant a été pointé du doigt par le candidat de la droite Foulques Chombart de Lauwe qui parle de « l’alliance de la honte ».
    👉 Lire l’analyse de notre journaliste Florence Falvy

    ⏱️ 17h18. À Toulon, la participation est finalement stable
    À Toulon, ville convoitée par le RN, la participation est de 51,07 à 17 heures, un chiffre proche du premier tour à la même heure, alors qu’elle avait progressé de 5 points à midi par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h12. Une participation en baisse à Paris
    À Paris, la participation est de 40,9% à 17 heures, moins de 3 points par rapport au premier tour. 

    ⏱️ 17h10. Le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire ont le moins voté
    Du côté des mauvais élèves, le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et l’Eure-et-Loire sont les départements qui ont le moins voté.

    ⏱️ 17h05. Participation en hausse à Marseille
    À Marseille, la participation est supérieure de 3 points par rapport au premier tour. Une hausse qui peut s’expliquer par l’effet OM, alors que le club marseillais joue à 17h15 contre Lille ce qui pourrait avoir motivé les supporters à se déplacer plus tôt dans leur bureau de vote. 

    🔮 17h03. Selon les projections d’Elabe, la participation devrait s’élever à 57% à 20 heures.

    ⏱️ 17h00. Taux de participation de 48,10% à 17 heures
    Le taux de participation au second tour des élections municipales était de 48,10% dimanche à 17 heures en France métropolitaine, contre 48,90 % par rapport au premier tour le 15 mars à la même heure, selon le ministère de l’Intérieur. Au second tour des élections municipales de 2020, qui s’était déroulé en période de Covid, le taux de participation à 17 heures s’était établi à 38,77 %, un chiffre exceptionnellement bas en raison de la crise du Covid. 

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  • « Si cela dépasse 6 mois »… La mise en garde du PDG de TotalEnergies sur la guerre au Moyen-Orient

    « Si cela dépasse 6 mois »… La mise en garde du PDG de TotalEnergies sur la guerre au Moyen-Orient

    Même le grand gagnant de la hausse des prix du pétrole est inquiet de la guerre au Moyen-Orient. Dimanche, le PDG de TotalEnergies a affirmé qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient sera très négatif pour toute l’économie mondiale.

    Avec le blocage du détroit d’Ormuz, corridor maritime crucial où transitent habituellement 20 % du pétrole et gaz mondiaux, « ce sont 10 millions de barils de pétrole par jour qui ne peuvent pas sortir du Golfe arabo-persique », a-t-il dit, interrogé dans une interview en marge du China Development Forum.

    « Si ce conflit dure trois ou quatre mois, nous pouvons l’absorber », a tempéré Patrick Pouyanné en rappelant que les économies mondiales peuvent puiser dans leurs stocks pétroliers pour « amortir ce choc ».

    « Donc encore une fois, j’espère que nous trouverons rapidement des solutions pour cette guerre », a souligné le patron alors que la guerre au Moyen-Orient a provoqué, dans plusieurs États du Golfe, la mise à l’arrêt de l’équivalent de 15 % de la production mondiale de gaz et de pétrole du groupe français.

    Sauf qu’à présent, rien ne permet de penser que les choses vont s’apaiser.  Au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient, les infrastructures clés de la région sont au coeur du conflit, Washington et Téhéran menaçant de viser des cibles vitales, et l’inquiétude grandit après des frappes près de sites nucléaires en Israël et en Iran.

    À la suite d’un ultimatum samedi soir de Donald Trump menaçant de détruire les centrales électriques iraniennes si Téhéran ne rouvrait pas sous 48 heures le stratégique détroit d’Ormuz, l’Iran a fait monter les enchères. L’armée iranienne a répliqué dimanche en annonçant qu’elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d’eau dans la région si le président américain mettait à exécution ses menaces.

    Le puissant président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf a averti que de telles attaques auraient pour conséquence de faire augmenter les prix du pétrole « de manière durable », alors que les cours des hydrocarbures, source de préoccupation mondiale, flambent avec le blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz. L’Iran a aussi assuré dimanche qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz si Washington mettait en œuvre sa menace de viser des centrales électriques iraniennes.

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  • Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    Spatial : la Russie reprend l’envoi de fusées depuis le Kazakhstan

    La Russie a lancé dimanche un vaisseau cargo depuis un pas de tir du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) ayant été endommagé en novembre et qui constitue le seul site russe pour envoyer des équipages vers la Station spatiale internationale (ISS).

    L’agence spatiale russe Roscosmos a diffusé en direct le lancement de ce cargo de type Progress, le MS-33, envoyé dans l’espace à l’aide d’une fusée Soyouz. Il est prévu que ce vaisseau, qui contient notamment du carburant, de l’eau potable et de l’oxygène, atteigne mardi le segment russe de l’ISS.

    Situé dans les steppes du Kazakhstan, immense pays d’Asie centrale, le cosmodrome Baïkonour est loué par la Russie jusqu’en 2050.

    Le premier lancement depuis novembre

    Il s’agit du premier lancement depuis le pas de tir N° 31, endommagé le 27 novembre lors du décollage vers l’ISS d’une fusée Soyouz emportant un équipage russo-américain. Les dégâts, jugés importants, avaient nécessité plusieurs mois de réparations. Ces installations sont les seules à permettre à la Russie de faire décoller des vols habités.

    Pionnier historique de la conquête spatiale du temps de l’URSS, Moscou a subi depuis la dislocation de l’Union soviétique de nombreux déboires dans ce domaine. Le secteur spatial russe souffre depuis des années d’un sous-financement chronique, de scandales de corruption et d’échecs tels que la perte de la sonde lunaire Luna-25 en août 2023.

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  • Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    Pétrole : la guerre en Iran bouleverse l’économie mondiale et fait grimper les prix

    La guerre en Iran est un séisme dont les répliques se font désormais sentir sur l’ensemble de la planète. Vendredi, le prix de référence du baril de brent était de 112,19 dollars, après avoir flirté la veille avec les 120 dollars. Selon un rapport récent d’Oxford Economics, s’il franchit le seuil des 140 dollars, l’économie mondiale basculera dans une légère récession, avec une contraction du PIB mondial de 0,7 % d’ici à la fin de l’année.

    Déjà, en Europe, les conséquences de cette nouvelle crise de l’énergie sont visibles. Partout, le prix à la pompe s’est envolé. La réponse à ce mini-choc se fait en ordre dispersé. Si la France a choisi le statu quo, nos voisins, eux, ont pris des mesures d’accompagnement des consommateurs. L’Espagne a annoncé vendredi un plan d’urgence avec une baisse de la TVA sur l’essence (de 21 % à 10 %) et des subventions spécifiques aux secteurs les plus touchés (transport routier, agriculture). Avant Madrid, l’Italie avait pris un décret qui prévoit une baisse pendant trois semaines de 25 centimes d’euro sur le litre de gazole et d’essence.

    En Asie, l’autre partie du monde la plus durement touchée, les États ont mis en place des mesures bien plus drastiques. En Thaïlande, pour économiser l’énergie, impossible de régler l’air conditionné en deçà de 26 °C dans les administrations. Aux Philippines, les fonctionnaires sont passés à la semaine de quatre jours, là aussi pour ne pas gaspiller. Au Sri Lanka, la circulation alternée a été mise en place. Le gouvernement espère ainsi faire baisser la consommation de carburant de 20 %.

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  • +25 % à la pompe : les prix des carburants s’envolent au Sri Lanka

    +25 % à la pompe : les prix des carburants s’envolent au Sri Lanka

    Le Sri Lanka a annoncé dimanche une augmentation de 25 % des prix des carburants, la deuxième en quinze jours alors que le pays est confronté à de sérieuses difficultés d’approvisionnement en hydrocarbures à cause de la poursuite de la guerre au Moyen-Orient.

    Après avoir ordonné une première hausse des prix à la pompe de 8 % en début de semaine, le gouvernement en a décrété une deuxième, qui fait passer le litre de sans-plomb à 398 roupies sri-lankaises (1,30 dollar) et celui du diesel à 382 roupies (1,25 dollar).

    Le Sri Lanka importe la totalité de ses besoins en pétrole, et du charbon pour la production d’électricité. Pour tenter de limiter la consommation et de préserver ses maigres réserves, son gouvernement a en outre rationné la vente du carburant et instauré la semaine de travail de quatre jours.

    « La nouvelle augmentation (des prix) doit permettre de réduire de 15 à 20 % la consommation de carburant », a indiqué sous couvert d’anonymat à l’AFP un responsable de la Ceylon Petroleum Corporation.

    Un pays déjà fragile économiquement

    Le président sri-lankais Anura Kumara Dissanayake a confié aux responsables du secteur qu’il anticipait une guerre longue au Moyen-Orient, a ajouté ce responsable.

    Son gouvernement a averti que le conflit remettait en cause ses efforts pour remettre l’économie du pays sur pied après la crise financière de 2022. Cette année-là, l’épuisement de ses réserves de devises étrangères l’avait contraint à rationner nourriture, carburant et médicaments et causé une grave récession. Des manifestations violentes avaient alors contraint le président de l’époque, Gotabaya Rajapaksa, à la démission.

    Le Fonds monétaire international (FMI) avait accordé un an plus tard au Sri Lanka une aide d’urgence de 2,9 milliards de dollars, en échange d’une sévère cure d’austérité.

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  • Municipales : une participation de 20,33 % à midi, meilleure qu’en 2020

    Municipales : une participation de 20,33 % à midi, meilleure qu’en 2020

    Les Français ont été nombreux à se rendre aux urnes ce dimanche. Plus de 33 000 communes connaissent déjà leur maire, élu dès le premier tour. Mais, ce dimanche, environ 17,1 millions d’électeurs sont appelés à voter dans 1 580 communes et secteurs. Les bureaux de vote ont ouvert à 8 heures, dimanche 22 mars, pour le second tour des municipales, et fermeront à 18, 19 ou 20 heures selon les villes.

    À midi, la participation s’est élevée à 20,33 % selon le ministère de l’Intérieur. Un chiffre de 5,04 points plus élevé qu’en 2020, où seuls 15,29 % des inscrits sur les listes électorales s’étaient rendus aux urnes à la même heure, dans un contexte perturbé par le Covid-19. L’affluence est aussi plus élevée qu’en 2014, où 19,83 % des inscrits avaient voté. C’est d’autant plus notable, qu’au premier tour, la participation a atteint 57,17 %, un taux historiquement faible.

    Suspens à Paris, Marseille et Lyon

    Rarement, en effet, des élections municipales se seront révélées aussi incertaines, après une période d’entre-deux-tours marquée par la conclusion de nombreuses alliances, parfois inattendues, et par plusieurs désistements notoires.

    À Paris, trois listes sont en lice : celle du socialiste Emmanuel Grégoire, celle de Rachida Dati, soutenue par Les Républicains, et celle de l’insoumise Sophia Chikirou. À Marseille, c’est une triangulaire entre le maire sortant divers gauche, Benoît Payan, le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, et la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal.

    Au terme d’une campagne émaillée d’invectives entre Insoumis et socialistes, les deux plus grandes villes de France (Paris et Marseille) font pourtant office d’exceptions dans le jeu des alliances. Car si le PS s’est refusé à tout accord national avec LFI, ses représentants locaux n’ont pas hésité à franchir le pas après un premier tour marqué par les bons scores de LFI dans les métropoles.

    L’un des scrutins les plus serrés a lieu à Lyon : le sortant écologiste Grégory Doucet y est au coude à coude avec l’ancien patron de l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. Autre bastion gagné lors de la vague verte de 2020, Bordeaux pourrait devenir une rare terre de conquête macroniste, si l’ex-ministre Thomas Cazenave parvient à déloger le sortant Pierre Hurmic.

    Alliances à gauche, avancées du RN

    Les socialistes, qui gardent le leadership à gauche au niveau local, ont souvent accepté le ralliement des Insoumis, que ce soit à Nantes, Brest, Clermont-Ferrand ou Avignon. À Toulouse et Limoges, c’est même derrière LFI que la gauche s’est rangée pour tenter de battre la droite. Les Insoumis visent aussi Roubaix (Nord), après avoir gagné Saint-Denis dès le premier tour. Le PS espère lui conserver Lille, après avoir fusionné avec les Écologistes, et prendre à ces derniers Strasbourg.

    Le Rassemblement national, dont la progression se confirme désormais localement sans atteindre les scores de ses responsables nationaux, garde notamment les yeux sur Toulon, Nîmes, Carcassonne. Surtout, il compte bien sur son allié Éric Ciotti (UDR), ex-patron de LR favori à Nice, pour incarner le succès de la stratégie d’union de la droite et de l’extrême droite, que le président du RN, Jordan Bardella, tente d’imposer dans la course à l’Élysée.

    Après une campagne rocambolesque, ce scrutin dans la Cité des Anges symbolise les fractures du bloc central, le patron des Républicains, Bruno Retailleau, ayant refusé de soutenir Christian Estrosi (Horizons) en dépit des accords.

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  • En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    En Italie, l’heure du test pour Giorgia Meloni

    Le texte est un vieux cheval de bataille de Silvio Berlusconi. Et l’un des trois grands chantiers promis par le gouvernement de Giorgia Meloni. Aujourd’hui et demain, les Italiens vont devoir se prononcer par référendum sur une réforme constitutionnelle de la justice. En campagne à Milan, le 12 mars, la Première ministre d’extrême droite a agité la menace que, en cas d’échec « on se retrouvera avec des décisions encore plus surréalistes. […] Des immigrés clandestins, des violeurs, des pédophiles, des dealers remis en liberté ». La virulence du discours en dit long sur les enjeux de ce scrutin.

    La réforme controversée prévoit la séparation des carrières entre les juges et les procureurs, empêchant le passage d’une fonction à l’autre. Elle scinde aussi le Conseil supérieur de la magistrature en deux, avec des membres tirés au sort, et confie les procédures disciplinaires à une autorité externe. Le projet divise jusqu’au sein de l’appareil judiciaire.

    D’un côté, des figures comme l’ancien juge constitutionnel Sabino Cassese et le magistrat Antonio Di Pietro, symbole de la lutte anticorruption dans les années 1990, le soutiennent. De l’autre, les célèbres procureurs antimafia Nicola Gratteri et Antonio « Nino » Di Matteo appellent à voter « non ».

    L’exécutif avance que la loi réduira le poids des courants politiques au sein de la magistrature. Ils « ont compromis sa crédibilité, son prestige et son autorité », a affirmé Giorgia Meloni la semaine dernière. Les opposants estiment que le texte ne résout pas les vrais problèmes de la justice comme le manque de personnel et la lenteur des procès. Ils redoutent aussi une dérive illibérale : le gouvernement diviserait la magistrature pour mieux la contrôler.

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  • OPINION. « Interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ne suffit pas », par Mario Stasi et Shani Benoualid

    OPINION. « Interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans ne suffit pas », par Mario Stasi et Shani Benoualid

    Le 26 janvier dernier, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi visant à interdiction l’usage des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Sans contrôle strict de l’âge ni accompagnement éducatif, cette interdiction nationale risque de rester insuffisante.

    Nous savons à la Licra que ce combat que nous menons depuis des décennies contre le racisme, l’antisémitisme et contre toutes les discriminations ne peut ni ne doit se résumer à la dénonciation, à la vigilance ou à la sanction judiciaire, par ailleurs indispensables.

    Avec la sanction ou l’interdiction, il faut l’éducation ou la formation, que ce soit à l’école, dans les centres de formation sportifs, les établissements secondaires ou supérieurs, les écoles de commerce ou les entreprises dans lesquelles nos bénévoles interviennent régulièrement.

    Plus de 16.000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024.

    L’un des principaux lieux d’échange et de connaissance mais aussi d’invectives ou de haine devient cet espace numérique protéiforme. Plus de quatre jeunes sur cinq, entre 11 et 17 ans, utilisent chaque jour au moins une grande plateforme ; 44 % accèdent aux réseaux sociaux avant 13 ans. Dans le même temps, plus de 16.000 atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été enregistrées en 2024. La haine n’est pas « fabriquée » par un écran mais amplifiée de façon exponentielle.

    Il est aujourd’hui urgent de définir des outils adaptés pour protéger une démocratie que nous espérons encore solide. La question n’est en effet plus de savoir si une majorité numérique est souhaitable, mais ce qu’elle doit effectivement produire. Les parents le formulent désormais sans détour : 74 % d’entre eux se disent favorables à l’interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans.

    Dans ce contexte, l’instauration d’une majorité numérique à 15 ans ne saurait être un aboutissement. L’enjeu décisif est celui de l’émancipation numérique. Protéger les mineurs en ligne suppose de leur permettre d’acquérir, progressivement, une autonomie : ils doivent être en mesure de comprendre une situation, identifier un risque, exercer un choix ou mobiliser un recours.

    L’exigence de sécurité doit valoir partout où des mineurs interagissent.

    La France dispose déjà de bases solides dans l’école. On citera le programme PHARE structure la prévention et la prise en charge du harcèlement ou l’éducation aux médias et à l’information (EMI) forme au décryptage des sources, des images et des récits. Ce qui manque, c’est un parcours continu et identifiable, surtout au collège, à l’âge des premiers usages massifs.

    Enfin, toute politique publique doit s’accompagner d’une exigence d’évaluation. Une part décisive de la sociabilité numérique des mineurs se joue dans les univers de jeu et leurs canaux d’échange, écrits ou vocaux, intégrés aux jeux ou adossés à des services tiers. Ce sont des espaces d’amitié et de coopération ; ce sont aussi, trop souvent, des espaces d’injures, de harcèlement, de prédation, et de banalisation de contenus haineux.

    L’exigence de sécurité doit valoir partout où des mineurs interagissent, avec des paramètres protecteurs effectifs, des signalements accessibles, une modération réactive et traçable. Doit être aussi immédiate la visibilité des ressources d’aide, notamment le 3018, numéro national dédié aux victimes de violences numériques.

    Mais rien ne pourra se faire sans une coalition qui associera éditeurs de jeux, associations de protection des mineurs, autorités indépendantes, chercheurs et acteurs de la prévention. Les signaleurs de confiance reconnus au titre du DSA verront aussi leur mission élargie dans cet univers des jeux.

    Le combat universaliste impose que nos démocraties fondées sur les Lumières ne sombrent pas dans un cauchemar numérique.

    Pour beaucoup d’adolescents, l’information ou les termes du débat passent par des créateurs de contenu. Intégrer pleinement ceux-ci à une politique de protection, c’est reconnaître une évidence. Les pouvoirs publics devront donc créer des espaces de réflexion avec ces créateurs de contenus.

    En définitive, si la majorité numérique à 15 ans a pu ouvrir une voie, il est urgent de mettre en place une politique d’émancipation, à la hauteur du défi. Son efficacité dépendra de la cohérence d’ensemble, de l’école aux plateformes, des univers de jeu aux espaces de création, et de la capacité à mesurer ce qui fonctionne réellement.

    Le combat universaliste impose que nos démocraties fondées sur les Lumières ne sombrent pas dans un cauchemar numérique. Nous avons une responsabilité historique envers notre jeunesse, celle de tout faire pour que nos espaces numériques ne soient pas une promesse de déflagration, de désinformation ou d’incitation à la haine mais plutôt le terrain d’opportunités formidables d’échanges et de connaissance.

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