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  • Prix du pétrole : pourquoi la filière française du recyclage plastique est fragilisée

    Prix du pétrole : pourquoi la filière française du recyclage plastique est fragilisée

    Le paradoxe est brutal : jamais l’Europe n’a autant investi dans le recyclage plastique, et pourtant les usines ferment. En sept ans, les capacités ont plus que doublé, passant de 6 à 13,5 millions de tonnes. Mais depuis 2022, la dynamique s’essouffle, et près de 10 % des capacités ont déjà disparu.

    En cause, la dépendance du marché du plastique recyclé au prix du pétrole. En 2021 et 2022, la crise énergétique a entraîné une flambée des cours, rendant le plastique recyclé plus compétitif pour les industriels qui en produisent.

    Mais, en 2023, le reflux du prix du pétrole a renchéri l’écart de coût avec le plastique vierge, redevenu moins cher et donc plus attractif que le recyclé. D’où une équation économique devenue, pour beaucoup d’acteurs, difficilement tenable. 

    A cela s’ajoute la chute des prix des résines vierges (plastique neuf issu du pétrole), qui tire les prix vers le bas.

    De l’autre, les importations de matières recyclées, notamment asiatiques, qui arrivent jusqu’à 30 % moins chères, souvent dans des conditions opaques. « Pour satisfaire aux obligations d’incorporation définies par la réglementation européenne, on va importer des recyclés faits hors d’Europe… C’est profondément absurde », dénonce Sébastien Petithuguenin, directeur général du groupe Paprec.

    Ce déséquilibre fragilise toute la chaîne de valeur. Alors même que les objectifs européens imposent davantage de contenu recyclé, la demande reste insuffisante pour absorber la production locale. « L’avenir de la plasturgie passe par le recyclage, mais il faut accepter que cela ait un coût », insiste-t-il.

    En filigrane, c’est aussi la question de la souveraineté industrielle européenne qui se pose, face à des concurrents bénéficiant de normes environnementales et sociales moins contraignantes. Malgré la flambée récente des cours du brut liée aux tensions au Moyen-Orient, les recycleurs redoutent un simple « effet d’aubaine » temporaire. L’enjeu, souligne Sébastien Petithuguenin, n’est pas une demande ponctuelle, mais bien « une demande stable et pérenne qui donne confiance aux industriels pour investir ».

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  • Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Mercosur, export, diversification : les banques au secours du secteur viticole

    Dans la crise que subit le secteur viticole de plein fouet, les appellations ne subissent définitivement pas le même sort. « Le vin rouge souffre le plus », introduit François-Xavier Druart, directeur des filières affinitaires à la Caisse d’Épargne Côte d’Azur (CECAZ), en faisant la liste des plus touchés : les vins de Bordeaux, le Côtes du Rhône, les vins du Languedoc. Le rosé, qui représente environ 90% des vins de Provence, résiste bien, admet celui qui était directeur du centre d’affaires multi-marchés de la même banque.

    Pour autant, il est indéniable que les dynamiques de marché sont bousculées par la crise viticole qui sévit. Avec pour raisons, la baisse de la consommation de vin, les aléas climatiques, les bouleversements géopolitiques, l’incertitude économique et politique. « Jusqu’en 2024, sur les Côtes de Provence, nous étions sur un marché avec pas mal de transactions. De gros acteurs achetaient des domaines, le marché était assez actif et nous mettions en place des financements de long terme qui visaient à acquérir ces domaines », se remémore François-Xavier Druart. Mais depuis deux ans, force est de constater que la donne a changé. Moins de transactions, donc moins de financements de long terme. Pour autant, l’établissement bancaire l’assure, devant le vieillissement de la population, viendra le renouvellement de génération et dans son sillon, le financement de reprise des domaines. En attendant, ce sont des financements de courts et moyens termes qui sont favorisés, notamment des investissements matériels : modernisation des équipements, adaptation au climat et à l’environnement « pour que les viticulteurs montent en qualité sur la valeur environnementale de leur exploitation, 30% du vignoble des vins de Provence étant reconnue HVE (pour haute valeur environnementale, NDLR) », mais également le financement des activités de diversification. Enfin, les sujets de trésorerie classique qui incombent à ce secteur qui connaît peu de rentrées de trésorerie mais des charges sur la moitié de l’année, des vendanges de la fin de l’été à la vente au printemps. Un calendrier périodique que soutiennent les banques. « Nos encours de financement restent stables autour de 70 millions d’euros par an. Il y a un changement dans la typologie des financements, mais l’activité de financement ne s’est pas arrêtée », résume François-Xavier Druart.

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  • Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    Santé animale : innovation et acquisition, la stratégie à double effet de Virbac

    C’est un bilan quasi-insolent que Virbac affiche pour l’année 2025 : 7,9% de croissance, une marge opérationnelle de 16,3% et un chiffre d’affaires qui tutoie les 1,5 milliard d’euros à 1,465 milliard d’euros exactement. D’excellentes données financières qui consolident le positionnement du laboratoire français sur un secteur très concurrentiel. Le marché mondial de la santé animale devrait d’ailleurs peser 97 milliards de dollars d’ici 2032 alors qu’il n’en pesait que 41 milliards de dollars en 2018.

    Entre temps, le sujet a pris de l’ampleur, porté aussi par une crise sanitaire qui a joué le rôle d’accélérateur alors que l’on assistait, parallèlement, à une prise de conscience plus ample de la santé animale. Ce qui explique, notamment, la hausse de l’intérêt pour les vaccins. Et tous les efforts des acteurs du secteur pour se positionner sur ce segment.

    Dans ce contexte, la volonté de Virbac d’investir dans la R&D prend tout son sens. D’ailleurs, en 2025, le laboratoire français basé à Carros près de Nice a largement privilégié la recherche et le développement, lui consacrant une enveloppe de 115 millions d’euros, une somme jamais encore investie. Une volonté qui s’est traduite, en partie, par la mise sur le marché, en septembre dernier, de Vikaly, le premier aliment médicamenteux pour chat. Une première qui a demandé des années de développement. Ce qui prouve que l’innovation exige du temps. « Pour nous l’innovation ce n’est pas uniquement la R&D. C’est aussi la collaboration avec les Universités, les autres entreprises. Pour les start-up, les biotech, nous sommes un bon partenaire » souligne le nouveau directeur général arrivé aux manettes en septembre dernier.

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  • Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés

    L’annonce a été faite ce lundi après-midi aux 265 salariés de Dumarey Powerglide Bouthéon, dans la Loire : d’ici fin 2026, ils seront tous licenciés.

    Le groupe belge, spécialisé dans les systèmes de propulsion et d’injection de carburant pour le marché de l’automotive (750 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2.500 salariés dont 600 environ en France) a en effet décidé d’une cessation d’activité de son usine ligérienne.

    En cause, un effondrement du chiffre d’affaires de celle-ci, rachetée en 2023 à l’Allemand ZF et positionnée historiquement sur la fabrication de boîtes à vitesse pour les poids-lourds et les utilitaires : 103 millions d’euros en 2023, 48 millions en 2024 (avec des pertes de 10 millions d’euros) et une projection à 28 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.

    Pour faciliter la transition suite à la vente de cette usine, ZF s’était en effet engagé sur des commandes jusqu’en 2027 mais lui-même en grande difficulté, il réinternalise progressivement, allégeant dangereusement la charge de travail de Dumarey Powerglide Andrézieux.

    Dumarey Powerglide n’a pas réussi à compenser. Deux ans après sa sortie du groupe ZF, l’usine d’Andrézieux-Bouthéon n’a toujours qu’un seul et unique client : son ancien actionnaire. Pourtant, des efforts soutenus de diversification auraient été mis en œuvre, selon Massimiliano Sala, le président de Dumarey Power Glide Boutheon.  

    Une explication qui laisse perplexe les représentants des salariés.

    « 200 devis et zéro concrétisation ? Il faut sans doute se poser des questions sur la stratégie… Certes, l’automobile va mal, mais pour les poids-lourds la situation est différente. Nous voyons d’autres acteurs voisins, comme le groupe Linamar, qui s’en sortent beaucoup mieux. Depuis longtemps, nous alertons la direction sur la nécessité d’une restructuration. Rien n’a été entrepris, pour finalement fermer l’usine brutalement. Ce groupe n’a aucune stratégie industrielle, nous pensons que leur priorité est une optimisation immobilière », dénonce Patrice Chavot, délégué syndical CFE-CGC de l’entreprise et président la branche métallurgie de la CFE-CGC Loire.

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  • Durcissement du cumul retraite-emploi : menace sur la montée en cadence de l’industrie de défense

    Durcissement du cumul retraite-emploi : menace sur la montée en cadence de l’industrie de défense

    C’est une grosse « tuile » pour l’industrie de la défense en recherche active de salariés compétents. De quoi parle-t-on ? Des nouvelles conditions de cumul emploi-retraite passées relativement inaperçues mais qui vont se durcir fortement à partir du 1er janvier 2027 après l’adoption du budget de la Sécurité sociale fin décembre par le Parlement. Ce qui ne va pas encourager l’emploi des seniors en France, dont le taux des 55-64 ans est l’un des plus bas dans l’Union européenne. Il s’élève à 60,4%, contre en moyenne 65,2% dans l’UE. 

    A partir de cette date, une personne qui a pris sa retraite avant l’âge légal (64 ans à terme, selon le gouvernement) et qui reprend une activité verra 100% de ses revenus déduits de sa pension de retraite au-delà d’un seuil de 7.000 euros par an. Ce qui va dissuader tous les retraités – modestes et aisés -, de se remettre au boulot. Car cumuler retraite et emploi avant 67 ans deviendra très peu intéressant financièrement. Et en même temps pour l’anecdote, le pôle de recrutement de France Travail pour l’industrie de défense a été confié à la générale à la retraite Dominique Vitte… Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou avait annoncé fin janvier la création de ce pôle pour répondre aux besoins de l’industrie de défense.

    Des pertes de recettes estimées à 3 milliards

    Actuellement, une personne qui bénéficie d’une retraite à taux plein peut reprendre une activité sans plafond de revenus. Ce cumul concernait, selon la Cour des comptes, 710.000 personnes environ en 2020, qui tiraient en moyenne 9.000 euros par an de leur activité. Avec cette réforme, le gouvernement va encaisser un gain comptable de 1,9 milliard de recettes en 2030 (400 millions en 2027).

    Mais, d’un autre côté, il se prive des cotisations salariales et patronales versées pour faire travailler un senior. En outre, il limite le pouvoir d’achat de ces derniers et bride la compétitivité des entreprises privées de compétences très expérimentées. Certains experts estiment que cette réforme va entrainer pour l’État des pertes d’un montant de trois milliards d’euros environ. Ce qui devrait être in fine une fausse-bonne idée du gouvernement, qui voulait gommer les « effets d’aubaine » générés par ce dispositif jusqu’à présent encouragé par les gouvernements.

    Les bras manquent dans la BITD

    Les nouvelles mesures mises en place vont donc représenter une révolution pour les seniors, qui veulent continuer à travailler pour compléter leur pension, mais aussi pour l’industrie de la défense, qui peine à recruter des compétences pointues depuis le lancement de l’économie de guerre et la hausse des cadences de production. Selon la Direction générale de l’armement (DGA), 10.000 emplois ne sont pas occupés au sein de la Base industrielle et technologique de défense (BITD). Et selon l’Observatoire des métiers de la BITD, neuf métiers sur dix sont en tension. Par ailleurs, selon Bpifrance, 62 % de dirigeants de PME ou d’ETI industrielles rencontrent des difficultés de recrutement, avec des taux de tension supérieurs à 70 % pour certains métiers de la métallurgie.

    Pour la BITD (220.000 emplois directs et indirects non délocalisable), qui regroupe neuf grands groupes industriels d’envergure européenne et mondiale, 4.500 PME-ETI et startups, dont 1.000 sont identifiées comme stratégiques, les seniors sont aujourd’hui de plus en plus recherchés pour leurs compétences. Très clairement, les bras manquent et les seniors sont très utiles pour la passation des savoirs et la sécurisation des programmes complexes. Cette réforme du cumul emploi-retraite va vraisemblablement tarir un vivier de compétences à la fois expérimenté et très souple. En outre, ce vivier est facilement mobilisable pour accompagner les entreprises dans la montée en cadence de la production de l’industrie de défense.

    e vieillissement des effectifs constitue un facteur de fragilisation majeur car les moyennes d’âge de certains métiers dans l’industrie sont parfois élevées. Ainsi les taux de départ en fin de carrière dépasseront 35 % dans certains métiers d’ouvriers dès 2030 (industries graphiques, métallurgie, électricité et électronique, mécanique). « Sans dispositifs structurés de transmission (compagnonnage, tutorat, intérim senior), le risque de perte de savoir-faire non documenté est élevé », estime l’entreprise dans l’intérim..

    Baisse de la natalité

    Cette réforme arrive en outre au plus mauvais moment. Les seniors, qui sortent du marché du travail, sont beaucoup plus nombreux que les nouvelles générations qui y entrent. Et c’est loin d’être terminé. Car la natalité décline en France depuis plusieurs années. En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour, soit 2,3% de moins qu’en 2024 et surtout 24% de moins qu’en 2010, selon l’Insee. Il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Résultat, le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est lui devenu négatif (- 6.000 personnes).

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  • 🔴 Accord entre l’UE et l’Australie, aides pour le carburant, Livret A… L’essentiel de l’actualité ce mardi 24 mars

    🔴 Accord entre l’UE et l’Australie, aides pour le carburant, Livret A… L’essentiel de l’actualité ce mardi 24 mars

    Bonjour à tous, nous sommes le mardi 24 mars 2026. Bienvenue dans l’Essentiel de La TribuneÀ la Une de l’actualité ce matin, l’Union européenne et l’Australie viennent de signer un vaste accord commercial. Pendant ce temps, le gouvernement français vient d’annoncer des aides à la trésorerie de certains secteurs touchés par la hausse des prix du carburant. Enfin, les Français continuent de vider leurs Livret A.

    📍L’Australie et l’UE signent un vaste accord commercial

    L’Australie et l’Union européenne (UE) ont signé mardi à Canberra un vaste accord de libre-échange, conclu au terme d’années de négociations pour stimuler le commerce bilatéral, malgré les protestations d’agriculteurs européens.

    Le texte a été signé lors de la première visite de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans le pays depuis son entrée en fonction, alors que les deux partenaires font face à des incertitudes renforcées par la guerre au Moyen-Orient.

    L’Australie et l’UE sont également convenus de renforcer leur coopération en matière de défense et d’améliorer l’accès européen aux minéraux critiques australiens.

    👉Pour en savoir plus : Von der Leyen à Canberra : l’Europe troque son bœuf contre le lithium australien

    📍Hausse des prix du carburant : le gouvernement va aider les agriculteurs et les pêcheurs

    Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a annoncé lundi soir des mesures de soutien à la trésorerie des secteurs des transports, de la pêche et de l’agriculture, mais sans aide directe à la pompe.

    Il a ainsi demandé aux raffineurs d’évaluer, « dans les meilleurs délais », la capacité de leurs sites en France « à augmenter rapidement et temporairement la production en produits raffinés », dans un courrier consulté par l’AFP.

    📍Les Français vident leurs Livret A

    Les Français ont retiré 740 millions d’euros de plus qu’ils n’en ont déposé sur leur Livret A en février, selon les chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts, l’organisme qui gère la majorité des sommes déposées sur les livrets d’épargne.

    Depuis l’automne et la baisse des taux de rémunération des livrets, les Français vident légèrement leurs Livrets A, mois après mois (sauf en décembre), au profit de l’assurance-vie, un peu plus rémunératrice.

    📍Record de demandes de brevets européens

    Les demandes de brevets enregistrées par l’Office européen des brevets se sont établies à 201 974 en 2025, un « record », soutenues par une forte poussée des demandes émanant d’acteurs chinois et sud-coréens, indique l’organisation mardi.

    « C’est la première fois que le cap des 200 000 demandes est franchi, porté notamment par la progression des demandes dans les technologies numériques et les technologies liées aux énergies propres », déclare l’OEB dans un communiqué.

    L’organisation explique que les demandes de brevets « constituent un indicateur précoce des investissements en recherche et développement ».

    👉 Lisez l’article de Marine Protais : l’IA, le quantique et l’Asie redessinent l’innovation en Europe

    📍Les Philippines augmentent leur consommation de charbon face à la hausse du pétrole

    La ministre de l’Énergie des Philippines a annoncé cette nuit vouloir augmenter la production des centrales à charbon afin de maintenir des prix de l’électricité abordables, face aux perturbations causées par la guerre au Moyen-Orient sur les livraisons et le prix du gaz.

    L’archipel de 116 millions d’habitants connaît des prix de l’énergie parmi les plus élevés d’Asie du Sud-Est et dépend déjà du charbon pour environ 60 % de sa production d’électricité. Mais il va devoir « temporairement » s’appuyer encore davantage sur ce combustible fossile très polluant.

    📅​ L’agenda éco du jour
    08h30 | France- Présentation du 9ème baromètre de l’Observatoire des sociétés à mission
    09h00 | France- Point presse annuel des actions climat de Bpifrance
    9h15 | France – PMI Flash – mars – S&P Global
    11h45 | France – Conférence de presse du « Rapport Annuel 2025 de la Banque de France »
    14h30 | BCE: audition devant le Parlement européen de Piero Cipollone, membre du directoire, sur l’euro numérique
    15h00 | Briefing du FMI sur l’économie grecque
    16h30 | France – Audition de Roland Lescure par la commission des Finances de l’Assemblée sur les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie
    Ce jour | Innovation: bilan annuel 2025 de l’Office européen des brevets
    Jusqu’au 26 mars | France – Forum de Paris pour la Défense et la Stratégie
    📊 Résultats d’entreprises
    Iliad : résultats annuels
    Kingfisher: résultats annuels

    (Veille réalisée avec AFP et Reuters)

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  • Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Trump évoque une « résolution complète et totale » de la guerre au Moyen-Orient, les Bourses européennes rebondissent

    Les marchés boursiers européens rebondissent nettement après les propos de Donald Trump. Dans un changement de ton spectaculaire, le président américain a annoncé ce lundi 23 mars que les États-Unis et l’Iran avaient eu de « très bonnes et productives discussions pour une résolution totale » des hostilités et précisé qu’elles « continueraient cette semaine ».

    Le président américain a aussi fait part sur son réseau Truth Social d’un report « de cinq jours » de toute frappe sur des centrales électriques ou des infrastructures énergétiques en Iran, après avoir donné samedi un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

    Après avoir reculé de plus de 2 % dans la matinée, la Bourse de Paris prenait 1,53 % vers 12 h 30 à Paris, Francfort 1,92 %, Milan 1,24 % et Londres 0,18 %.

    Chute des cours du pétrole

    Ce message publié avant l’ouverture de Wall Street a par ailleurs fait chuter immédiatement et fortement les cours du pétrole. Vers 12 h 20 à Paris, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, chutait de 9,63 % à 101,39 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 14 %. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 9,39 % à 89,01 dollars.

    La Bourse de New York évolue également en nette hausse. Vers 14 heures GMT (15 heures à Paris), le Dow Jones prenait 1,87 %, l’indice Nasdaq avançait de 1,92 % et l’indice élargi S&P 500 gagnait 1,72 %. « Le marché est certainement encouragé par la perspective d’une accalmie dans les hostilités » au Moyen-Orient, commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, d’Interactive Brokers. Les contrats à terme sur les principaux indices, qui présageaient un recul avant l’annonce du président américain, évoluaient en nette hausse eux aussi.

    Les marchés d’actions étaient inquiets de « l’ultimatum de Trump exigeant de l’Iran l’ouverture du détroit d’Ormuz », selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets. Donald Trump avait en effet prévenu que sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes.

    Le gouvernement iranien avait assuré lundi qu’il fermerait entièrement le détroit d’Ormuz, si les États-Unis mettaient à exécution leur menace. Téhéran avait aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l’ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d’Israël.

    Les taux souverains reculent

    Autre conséquence des propos de Trump : les taux d’intérêt des dettes souveraines, qui avaient bondi ces derniers jours à des sommets, repartent dans l’autre sens. Le taux de rendement de la dette française à échéance dix ans reculait à 3,70 %, après avoir atteint au cours de la matinée 3,85 %, son plus haut niveau depuis juillet 2009, et 0,10 point de pourcentage de plus que vendredi en clôture. Son équivalent britannique reculait à 4,90 %, contre 5,10 % avant les propos du président américain, au plus haut depuis 2008.

    Le taux italien reculait de 0,9 point de pourcentage, à 3,87 %, après avoir bondi de 0,13 point de pourcentage dans la matinée. Et le taux allemand, référence en Europe, est repassé sous le seuil des 3,00 %, à 2,98 %, après l’avoir dépassé vendredi et atteint des sommets depuis 2011. Son équivalent américain, qui avait lui aussi grimpé dans la matinée, reculait lui finalement à 4,32 %, contre 4,38 % vendredi en clôture.

    Le gouvernement iranien dément

    Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit « reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne », lors d’une conférence de presse.

    Mais des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti l’affirmation de Donald Trump selon laquelle des négociations étaient en cours entre Washington et la République islamique. « Il n’existe aucun dialogue entre Téhéran et Washington », a rapporté l’agence Mehr, parmi d’autres médias, en citant ce ministère, ajoutant que le propos de Donald Trump visait à « faire baisser les prix » de l’énergie.

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  • Von der Leyen à Canberra : l’Europe troque son bœuf contre le lithium australien

    Von der Leyen à Canberra : l’Europe troque son bœuf contre le lithium australien

    Les informations à retenir

    Pourquoi cet accord transforme l’industrie européenne ?

    • Rupture de dépendance : Sécurisation du lithium et des terres rares pour les gigafactories européennes, limitant l’emprise de Pékin.

    • Expansion commerciale : Suppression des droits de douane sur 90 % des flux, ouvrant des débouchés massifs pour l’automobile et les services.

    • Risque de rupture sociale : Une nouvelle fronde agricole menace la ratification face à l’entrée de 40 000 tonnes de viande bovine détaxée.

    Arrivée à Sydney ce lundi 23 mars 2026, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, commence une visite de trois jours en Australie. Son objectif : valider un accord de libre-échange avant les prochaines échéances électorales. Accompagnée de Maroš Šefčovič, elle rencontre le Premier ministre Anthony Albanese pour lever les ultimes verrous techniques.

    L’Australie détient des gisements de quasi-totalité des minéraux essentiels à la transition énergétique. Elle est le premier fournisseur mondial de lithium. Pour Bruxelles, ce partenariat est une assurance-vie industrielle. Ce métal reste le composant de base des batteries pour véhicules électriques. Le texte prévoit de sécuriser ces flux. L’enjeu est d’éviter que des pays tiers utilisent l’accès aux ressources comme moyen de pression.

    « Cet accord mettra fin aux droits de douane sur la plupart des échanges entre l’UE et l’Australie. Il pourrait faire augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030 », affirme la présidente dans une tribune diffusée ce lundi. L’UE est déjà le troisième partenaire commercial de l’île-continent et sa deuxième source d’investissements étrangers.

    Le bras de fer sur les quotas de viande

    Le succès de la mission repose sur un arbitrage délicat. Les négociations achoppent depuis des mois sur l’accès au marché agroalimentaire. Canberra réclame des débouchés massifs pour son bœuf, son agneau et son sucre. Les volumes de quotas détaxés constituent le principal point de friction.

    Bruxelles propose actuellement une limite de 30 000 tonnes de viande bovine par an. L’Australie en exige 40 000 tonnes. Don Farrell, ministre australien du Commerce, estime les gains potentiels de l’accord à 6,1 milliards d’euros pour les exportateurs de son pays. Pour forcer la décision, Canberra propose d’abolir une taxe sur les voitures de luxe européennes.

    Maroš Šefčovič se montre optimiste. Il note un « appétit partagé au sein de la communauté des affaires » des deux côtés. Mais le porte-parole de l’UE, Olof Gill, rappelle la réalité du terrain : « Le dernier kilomètre est toujours le plus difficile. » Les détails techniques sur les appellations d’origine contrôlée (AOC/AOP) restent aussi en suspens.

    La colère des campagnes européennes

    L’ombre du Mercosur plane sur ces discussions. Le lobby agricole Copa-Cogeca s’oppose à toute nouvelle concession. Ses responsables refusent que l’agriculture serve de « monnaie d’échange » pour favoriser les constructeurs automobiles ou les géants de l’énergie. Les syndicats craignent une déstabilisation des prix sur le marché intérieur.

    Les agriculteurs dénoncent une distorsion de concurrence. Ils pointent l’écart entre les normes de production européennes et les méthodes d’élevage extensif australiennes. Pour Bruxelles, le risque politique est réel. Une nouvelle crise sociale pourrait bloquer la ratification du traité par les parlements nationaux.

    Ursula von der Leyen tente de rassurer en insistant sur la sécurité globale. Pour elle, la souveraineté ne signifie pas l’autarcie, mais la diversification des alliés. L’Australie cherche à s’émanciper de la tutelle commerciale chinoise depuis 2020. Elle apparaît comme le partenaire idéal dans la zone Indo-Pacifique.

    Une trilogie commerciale pour contrer Pékin

    L’accord avec l’Australie complète ce que les diplomates appellent la « trilogie de diversification ». Après le Mercosur et l’Inde, ce traité ferme la boucle des grands partenariats de l’UE. L’Europe doit réagir vite face à la concurrence des subventions américaines et à l’agressivité commerciale chinoise.

    Au-delà des matières premières, la coopération s’étend à la défense et à la cybersécurité. La flambée des prix du pétrole au Moyen-Orient pèse aussi sur les discussions. L’Australie, très dépendante des importations de carburant, subit une hausse brutale des prix à la pompe. Cette fragilité commune renforce la nécessité d’un bloc économique solide entre démocraties libérales.

    L’enjeu est désormais d’aboutir à un texte final d’ici à mercredi soir. La présidente de la Commission doit s’adresser au Parlement australien pour sceller ce pacte. Si les quotas agricoles sont validés, l’accord marquera une victoire pour l’industrie technologique européenne, au risque de sacrifier la paix sociale dans les campagnes françaises et allemandes.

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  • Eco-Vallée, tramway, tourisme : à Nice, les projets d’Eric Ciotti qui pourraient rebattre les cartes

    Eco-Vallée, tramway, tourisme : à Nice, les projets d’Eric Ciotti qui pourraient rebattre les cartes

    Le changement à la tête de la cinquième ville de France a clairement provoqué un séisme politique. Mais sur le front économique, le changement de majorité devrait également avoir des répercussions et non des moindres. Eric Ciotti l’a dit, il veut repenser la stratégie économique. C’était d’ailleurs le sens de la réunion menée avec plus de 150 dirigeants, quelques jours avant le premier tour, une façon de sonder les desiderata et les besoins et de contribuer à nourrir la feuille de route économique.

    Certains projets sont existants, voulus ou lancés – selon leur étant d’avancement – par l’ex-maire de Nice, Christian Estrosi. D’autres sont encore en gestation.

    Extension du tramway : stop ou encore ?

    A commencer par cette extension du tramway censée relier Nice à la ville de Cagnes-sur-mer, qui fait partie des 51 communes constituant la métropole. Une quatrième ligne longue de 7,3 km, prévue pour être livrée en 2030 après une première tranche à horizon 2028 qui doit délivrer la voisine Saint-Laurent du Var. Un projet dont le coût est estimé à 328 millions d’euros et dont les travaux préparatoires ont débuté voici exactement un an. Mais un projet qui n’est pas du goût du nouveau maire de Cagnes-sur-mer, le RN Bryan Masson, élu dès le premier tour et qui estime que le tramway n’est pas la solution idéale pour cette cité de plus de 53 000 habitants. Eric Ciotti lui-même a émis des doutes. Le projet sera-t-il enterré ? Pas forcément. Car le nouveau Monsieur Économie de la ville et de la Métropole Nice, Pierre Ippolito, est un expert du sujet. Dirigeant du groupe familial Ippolito, spécialiste de la mobilité décarbonée, il tempère, expliquant que le sujet d’une extension ou pas n’est pas « municipale mais métropolitaine et que le choix de poursuivre ou pas ne s’impose pas », qu’il relève du dialogue avec le premier Magistrat concerné et les avis des habitants. « Ce qui nous intéresse c’est rendre le territoire attractif aussi pour les salariés. Ce sera mon rôle de convaincre Bryan Masson et s’il estime que ce projet ne convient pas à ses concitoyens, nous travaillerons ensemble à trouver une autre solution ».

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  • Crise au Moyen-Orient : des portes se referment en Asie et en Jordanie pour le voyagiste Allibert Trekking

    Crise au Moyen-Orient : des portes se referment en Asie et en Jordanie pour le voyagiste Allibert Trekking

    Le 28 février dernier, l’embrasement du Moyen-Orient a mis le gouvernement français comme les agences de voyage sur le pied de guerre. En Isère, le tour-opérateur Allibert Trekking (170 salariés pour 60 millions d’euros de chiffre d’affaires), spécialisé depuis sa création en 1975 dans les voyages d’aventure, encadrait alors deux groupes de voyageurs en Jordanie et à Oman, qu’il a finalement pu rapatrier en utilisant, pour le second, un autre vol via l’Arabie Saoudite.

    « Mais le gros problème a été et demeure la desserte de l’Asie : car, sur certaines destinations, les hubs du Golfe représentent plus de 50 % de l’offre aérienne : on pense par exemple aux Seychelles, au Népal, à la Nouvelle-Zélande, ou encore au Vietnam… », indique le directeur général de l’agence, Frédéric Giroir.

    Au total, près d’une trentaine de voyageurs de l’agence se trouvaient en cours de séjour sur l’une de ces destinations au moment de l’embrasement de la région, jusqu’ici considérée comme une destination « stable »  : « nous avons dû trouver des solutions client par client, afin de les rapatrier dans les meilleurs délais : nous avions par exemple un groupe de 7 personnes en Nouvelle-Zélande. Quatre d’entre eux ont dû rentrer par les États-Unis, mais trois autres ne pouvaient pas obtenir de visa ESTA et ont dû passer par Santiago du Chili, Madrid puis Paris ».

    Avec à la clé, d’importants surcoûts pour les tours opérateurs, qui sont chargés d’assurer le retour en toute sécurité de leurs ressortissants. « L’une des premières exclusions des contrats d’assurances demeure la guerre, c’est notre job que de prendre ce type de situation en charge », glisse Frédéric Giroir.

    Au total, Allibert Trekking estime par exemple que le démarrage de la crise au Moyen-Orient pèsera déjà près de 60.000 à 65.000 d’euros (principalement pour l’achat de nouveaux billets d’avion) sur son exercice 2026. «De son côté, le ministère des Affaires étrangères agit par niveau de risque de criticité, et a focalisé ses premières actions sur les ressortissants du Golfe directement impactés au cœur de la zone », ajoute-t-il.

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