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  • Actualisation de la programmation militaire : ni Rafale, ni frégates de 1er rang, ni chars supplémentaires

    Actualisation de la programmation militaire : ni Rafale, ni frégates de 1er rang, ni chars supplémentaires

    Comme toujours… Trop peu ou pas assez. C’est tout le paradoxe de l’actualisation de la loi de programmation militaire (36 milliards d’euros supplémentaires), dont le projet de loi a été dévoilé cette semaine par Politico et qui sera présenté mercredi en conseil des ministres. C’est énormément d’argent supplémentaires mais cela reste encore malheureusement très insuffisant au regard des enjeux géopolitiques du moment. Une hausse des crédits qui est demandée par Emmanuel Macron malgré le contexte de finances publiques catastrophique. En dépit de la hausse continue des budgets de la défense voulue et respectée par Emmanuel Macron depuis 2018, la France a encore toute les difficultés à réarmer au bon niveau ses forces armées, qui ont été beaucoup trop rationnées entre 1997 et 2017.

    Avec cette actualisation, les crédits budgétaires dédiés à la défense devraient s’élever à 436 milliards d’euros (hors les recettes extra-budgétaires). Soit 36 milliards d’euros comme l’a annoncé en janvier Emmanuel Macron. Cette enveloppe financière aussi significative qu’elle soit a appelé des arbitrages. Ceux-ci ont été très défavorables au spatial, notamment, et défavorable à l’armée de terre, qui subit des pertes de blindés (- 50 Serval et – 180 VBAE à l’horizon 2030)

    A son son arrivée à l’Élysée en 2017, le budget des armées s’élevait à 32 milliards d’euros. Cette année, il devrait atteindre 57,1 milliards s’il est exécuté à l’euro près, puis 63,3 milliards en 2027 année du départ de l’Élysée d’Emmanuel Macron (76,3 milliards en 2030, sauf si le prochain président de la République en souhaite une nouvelle). En dépit de tous ces crédits, les formats des armées, fixés par le Livre blanc de 2013, ne changent pas. C’était pourtant un autre monde, celui de la mondialisation heureuse et d’un certain déni déjà malgré les crises et les tensions qui commençaient à surgir sur l’ensemble de la planète, et la montée des États puissances de plus en plus désinhibés.

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  • SONDAGE. 74% des Français souhaitent travailler le 1er mai

    SONDAGE. 74% des Français souhaitent travailler le 1er mai

    Il est le seul dans ce cas. Parmi les 11 jours fériés en France, le 1er mai est obligatoirement chômé pour tous les travailleurs avec maintien de la rémunération, c’est la loi. Les employeurs qui ne respectent pas cette réglementation s’exposent à une amende de 750 euros par salarié concerné. Depuis deux ans, certains cas de boulangeries et pâtisseries ouvertes à cette date et sanctionnées ont fait couler beaucoup d’encre, poussant les élus à se saisir de ce sujet.

    Ainsi, une proposition de loi pour « permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai » sera examinée par l’Assemblée nationale ce vendredi 10 avril, dans le cadre d’une niche parlementaire des députés Renaissance. Déjà adopté par le Sénat, ce texte doit permettre aux commerces de bouche de proximité tels que les boucheries, les boulangeries et les pâtisseries, ainsi qu’aux théâtres, cinémas et fleuristes, d’exercer leur activité pendant la Fête du travail et de faire appel à leurs salariés volontaires (avec une rémunération majorée).

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    Un texte rejeté en bloc par les syndicats de salariés. « Cette proposition de loi a été défendue sous couvert d’une prétendue insécurité juridique, alors même que les sanctions prononcées chaque année sont quasiment inexistantes, contestent dans un communiqué commun la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa, Solidaires et FSU. […] L’ouverture de la dérogation au principe du repos rémunéré le 1er mai constitue une première brèche, remettant en cause l’exceptionnalité de cette journée […] Quant au volontariat, ajouté pour rassurer, il n’existe pas réellement du fait du lien de subordination inhérent au contrat de travail, d’autant plus dans les petites entreprises. »

    « Ils sont dans leur rôle, mais au vu de la situation du pays nous ne pouvons pas rester sclérosés à cause de textes qui ne sont plus adaptés aujourd’hui, tacle Michel Picon, président de l’U2P. Ce débat est lunaire! Il faut arrêter d’empêcher les gens de travailler et mettre fin à un excès de zèle de certains inspecteurs du travail. »

    Pas de distinction d’âge

    D’autant plus qu’un sondage commandé par la CPME auprès d’OpinionWay, et dévoilé en exclusivité par La Tribune Dimanche, met en lumière la volonté des Français de pouvoir travailler le 1er mai. À la question « Seriez-vous favorable à ce que les salariés volontaires puissent travailler le 1er mai dans les commerces de proximité, avec une rémunération doublée? », 73,7 % des sondés répondent oui.

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    Fait marquant, cette mesure trouve un écho favorable dans toutes les catégories d’âge : les 18-24 ans disent oui à 67,5 %, les 25-34 ans sont pour à 75,9 %, tout comme 75,4 % des 35-49 ans. Les 50-64 ans partagent aussi cet avis pour 73,6 % d’entre eux, et les 65 ans et plus pour 73,4 %.

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    L’étude d’opinion commandée par la CPME ne décèle pas non plus un clivage de classe : les CSP+ sont favorables au travail le 1er mai à 73,7 %, comme les CSP- à 71,2 %. « C’est le combat des entreprises pour avoir le droit d’exercer leur activité, c’est le combat des salariés pour travailler et gagner plus et c’est le combat des Français pour avoir le droit de consommer, défend Amir Reza-Tofighi, le président de la CPME. Cela dépasse le cadre de l’entreprise, cette question concerne tous les Français. Comme nous le pressentions, ils sont très majoritairement pour. Les organisations qui s’y opposent se trompent de combat. »

    Le président du syndicat des petites et moyennes entreprises espère, grâce à ce sondage, convaincre les députés de voter en faveur de ce texte. « C’est rare, en ce moment, une mesure qui suscite l’adhésion majoritaire des Français », plaisante-t-il, avant d’ajouter : « Nous voulons réparer une injustice. Est-il normal de tolérer la vente de muguet à la sauvette et d’empêcher les fleuristes de travailler? »

    Sans surprise donc, les artisans, commerçants et chefs d’entreprise affichent un soutien de 85,1 % à la mesure, selon le sondage commandé par la CPME. De même, les actifs y sont favorables à 73,6 %, tout comme les chômeurs à 83,6 %. De quoi relancer le débat sur la suppression ou non de certains jours fériés en France. 

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