Start-up et big pharma dans la nouvelle bataille numérique contre le diabète

Alors que le diabète en France ne cesse de progresser, de nombreuses start-up en e-santé se sont lancées sur ce segment. A Montpellier, la medtech Diappymed, accompagnée du géant Sanofi, voudrait faire de son dispositif d’aide au dosage de l’insuline la première thérapie numérique française remboursée dans le traitement du diabète.

D’ici 2050, un adulte sur huit, soit environ 853 millions de personnes dans le monde (contre 589 millions en 2024), vivra avec le diabète selon les dernières projections de la Fédération Internationale du Diabète (FID). En France, la prévalence de cette maladie chronique ne cesse d’augmenter, et on estime à 4,5 millions le nombre de personnes atteintes de diabète, dont 6 % de type 1 (le pancréas ne fabrique plus d’insuline de façon suffisante) et 93 % en de type 2 (maladie due à l’insulino-résistance diagnostiquée souvent tardivement). Près d’un million de personnes vivrait d’ailleurs avec la maladie sans le savoir.

« Plus d’un Français sur deux avoue n’avoir jamais réalisé de test de dépistage, déplore Jean-François Thébaud, président de la Fédération Française des Diabétiques (FFD). Or le diabète est une maladie silencieuse et évolutive, qui met souvent plus de dix ans avant que l’excès de sucre dans le sang soit diagnostiqué. A ce stade les complications sont plus graves. »

Une bombe à retardement qui a aussi un coût en termes de dépenses publiques : 10,2 milliards d’euros pour la sécurité sociale, soit le quatrième poste de dépenses parmi les maladies chroniques.

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La logique de prévention

Adopté en décembre dernier, le projet de loi de financement de la sécurité sociale s’est révélé plutôt décevant en termes d’ambition, selon la Fédération française du diabète (FFD) qui prône une approche résolument préventive sur tous les plans : activité physique, environnement nutritionnel, réduction des inégalités sociales, amélioration de l’environnement de vie…

« L’objectif du traitement du diabète repose sur un triptyque : les thérapies non médicamenteuses (sport, alimentation…), l’équilibre glycémique (dispositifs, médicaments…) et la prescription de médicaments, encore très insuffisante, pour la prévention des complications comme l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque ou les maladies vasculaires associées au diabète », synthétise Jean-François Thébaud.

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