La France organisera du 5 au 7 avril, le Sommet One Health, labellisé présidence française du G7. Neuvième des One Planet Summit menés chaque année depuis 2017, ce sommet aura pour objectif de mettre en avant la stratégie « One Health » (« une seule santé », ndlr) qui s’appuie sur l’intégration du continuum santé humaine, environnementale et animale dans la recherche en santé. Car, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé animale, (OMSA), 75% des nouvelles maladies infectieuses proviennent d’un réservoir animal.
Le programme Prezode, initiative internationale lancée par la France et Emmanuel Macron en 2021 du One Planet Summit sur la Biodiversité, réunit déjà plus de 400 chercheurs de 50 pays et sur cinq continents, afin de faire progresser la recherche et la collaboration pour mieux prévenir les zoonoses.
Une coopération lancée peu après la pandémie qui avait engendré un regain d’intérêt envers l’approche. Mais l’élan se serait un peu essoufflé depuis et rend ce sommet d’autant plus porteur d’espoir pour le secteur, d’autant que de grands défis doivent encore être relevés.
Faire tomber les silos au plus haut niveau
Si certains silos tombent, les synergies dans les hautes instances du monde de la santé peinent encore à émerger, reconnaît ainsi Bruno Erhard, directeur des affaires publiques du laboratoire Boehringer Ingelheim.
L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) se parlent encore assez peu, explique-t-il. A Lyon, les deux agences ont emménagé dans le même bâtiment, une avancée pour Boehringer Ingelheim France. Celui-ci va même plus loin, militant pour la création d’une « délégation One Health afin d’avoir un acteur clairement identifié ».
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
Du côté du Cluster Lyonbiopôle qui rassemble près de 235 membres dans le domaine de la santé en Auvergne-Rhône-Alpes, son président Erick Lelouche, renchérit : si ce sommet est aussi important et symbole d’espoir, c’est justement parce que « pour la première fois, nous avons un sommet One Health avec une infrastructure de gouvernance claire comprenant l’OMS, la FAO, l’OMSA et le PNUE ».

Leave a Reply