Seul le temps fera émerger un vainqueur du brouillard de la guerre américano-israélienne en Iran

ANALYSE – Parce qu’il a réussi à survivre et à prendre le contrôle du détroit d’Ormuz, Téhéran paraît être le principal gagnant de la guerre. Mais cette victoire apparente survivra-t-elle aux négociations et au temps ?

Dans une guerre asymétrique comme celle qui oppose la coalition israélo-américaine à l’Iran, c’est le fort qui perd s’il ne gagne pas et le faible qui gagne s’il ne perd pas, c’est-à-dire s’il se maintient au pouvoir. Si l’on suit cette règle déjà énoncée par Henry Kissinger, l’Iran apparaît comme le principal vainqueur de la guerre après l’accord sur un cessez-le-feu de deux semaines. Si toutefois il tient. Non seulement le régime a réussi à survivre, alors que l’objectif initial de Donald Trump était de l’abattre, mais en étant préempté par les seuls gardiens de la révolution, il s’est radicalisé.

Le programme de missiles balistiques a été durement frappé mais pas démantelé. Les mandataires régionaux de l’Iran, notamment le Hezbollah et le Hamas, ont été affaiblis mais n’ont pas disparu. La question du programme nucléaire, au cœur du conflit avec l’Occident depuis le début des années 2000, n’a pas été résolue. Pour Yair Lapid, le chef de l’opposition israélienne, le cessez-le-feu est un…

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