LA TRIBUNE DIMANCHE – Pourquoi avoir attendu un mois après le début de la guerre en Iran pour annoncer des mesures de soutien ?
ROLAND LESCURE – Depuis le déclenchement de cette crise, notre préoccupation majeure consiste à agir vite et juste. Vite, parce que cette crise change tous les jours. Il faut donc la suivre au quotidien. Et juste, en observant au plus près les évolutions sur le terrain. Nous avons mis en place dès le 2 mars un dispositif de suivi à Bercy, où une cellule de crise se réunit tous les matins à 8 heures, ainsi que des entretiens chaque jour avec les représentants des filières pour faire le point sur les informations – des deux côtés – et sur leurs préoccupations. Sans oublier une réunion au moins une fois par semaine avec la filière pétrole-essence, pour vérifier l’absence d’excès à la pompe et suivre de très près les marges et les prix. Avant la mise en place de ces mesures, la libération des stocks stratégiques avait déjà permis de limiter la volatilité des marchés. Et de freiner la spéculation.
Roland Lescure, ministre de l’Économie et des finances : « Nous amortissons le choc pour les filières les plus exposées »

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