Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, se déclare candidat aux élections sénatoriales

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Renaud Muselier, a annoncé, mercredi 8 avril, se présenter aux élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône en septembre. Il quittera, s’il est élu au Sénat, la présidence de la région.

« J’ai servi notre pays en servant notre région. Désormais, je souhaite servir notre région en servant notre pays », a écrit M. Muselier, ex-Républicain qui a rejoint le camp macroniste en 2022, dans une lettre adressée à ses soutiens et consultée par l’Agence France-Presse. Il quittera ainsi ses fonctions « avec le sentiment du devoir accompli, et la certitude que nous avons été un laboratoire de l’innovation politique », ajoute l’élu, à la tête de la région PACA depuis mai 2017.

En parallèle de ces élections sénatoriales prévues en septembre, l’élu de 66 ans souhaite mener depuis Paris le « combat » d’une candidature unique de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027, a-t-il expliqué dans une interview au Figaro. La multiplication des candidats « risque d’offrir un laissez-passer funeste à la victoire des extrémistes », estime-t-il.

Au Sénat, l’ancien député des Bouches-du-Rhône briguera le fauteuil de la centriste Brigitte Devésa, élue après le décès de Patrick Boré, un proche de M. Muselier. Pour lui succéder à présidence de la région, le président délégué des régions de France avance le profil de François de Canson, maire divers droite de La Londe-les-Maures (Var). Ce dernier est vice-président de la région en charge de l’économie.

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Quant à savoir dans quel groupe il pourrait siéger au Sénat, « ce sera pour plus tard. Je vais d’abord porter ma bannière, qui est la bannière du rassemblement et des territoires », affirme-t-il au quotidien. Ce n’est pas la perspective d’élections régionales difficiles à gagner en 2028 qui motive son départ, a assuré M. Muselier : « On m’a toujours prédit les défaites. J’ai toujours ramené les victoires ».

« Le plafond de verre contre le RN existe toujours »

Par ailleurs, M. Muselier a qualifié l’issue des municipales en PACA de « plutôt positive : sur les 93 communes de la région de plus de 10 000 habitants, 69 % sont détenues par le bloc central ou des élus “divers droite” ».

Pour l’ancien adjoint au maire de Marseille (1995-2008), « le plafond de verre contre le RN existe toujours », à l’image de Toulon où la médiatique porte-parole du RN Laure Lavalette a perdu son pari face à la maire sortante Josée Massi. Il reconnaît toutefois une « contre-performance » à Marseille où la droite a été largement balayée au profit du RN.

En cas de victoire aux sénatoriales, l’ancien secrétaire d’État aux affaires étrangères compte rester conseiller régional « attentif au dossier fondamental » des Jeux olympiques d’hiver de 2030. Après une passe d’armes avec le nouveau maire de Nice Eric Ciotti, opposé aux projets du comité d’organisation sur les sites niçois, Renaud Muselier maintient sa volonté de rester sur le « plan A », avec la moitié des épreuves pour les Alpes du Nord et l’autre pour les Alpes du Sud, avec la cérémonie de clôture à Nice.

M. Ciotti « veut garder les Jeux. Je pense qu’on va aboutir, gagnant-gagnant pour la région Sud, Nice compris, et le CIO », a assuré M. Muselier.

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Le Monde avec AFP

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