Qui a gagné la CAN 2025 ? « Le Monde » dévoile les coulisses de l’interminable finale Maroc-Sénégal

Cette nuit-là, en même temps qu’une pluie battante, le chaos et la fureur se sont invités sur la pelouse de Rabat. Il a suffi d’une étincelle pour que cette finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) emporte joueurs, supporteurs, staffs techniques et même journalistes dans une folie soudaine et irrépressible. Le 18 janvier, dans le stade Prince-Moulay-Abdellah, le Sénégal terrassait le Maroc (1-0) et privait le pays hôte d’un deuxième sacre tant espéré, cinquante ans après son premier titre.

Entre les Lions de l’Atlas et ceux de la Teranga, le duel fut extravagant. Si extravagant que les Sénégalais ont quitté le terrain pour contester une décision arbitrale, un penalty accordé au Maroc à la fin du match, provoquant une interruption d’une dizaine de minutes. Le penalty fut tiré et raté avant que Pape Gueye ne donne la victoire à son équipe en prolongation. Le Sénégal avait gagné sur le terrain une CAN qui allait bientôt lui être contestée sur tapis vert.

Les dirigeants de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) n’ont en effet pas tardé à former deux recours auprès de la Confédération africaine de football (CAF) afin de « faire respecter [leurs] droits ». Leur raisonnement est simple : les Lions de la Teranga ont quitté le terrain et l’équipe doit donc être disqualifiée, comme le prévoit le règlement. Cet argument a fini par convaincre, le 17 mars, soit deux mois après les faits, le jury d’appel de la CAF qui a décidé de déclarer « forfait » le Sénégal, et d’accorder à la sélection marocaine une victoire 3-0. Du jamais-vu. La Fédération sénégalaise de football a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), dénonçant « le braquage administratif le plus grossier de l’histoire de [leur] sport ».

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