VU D’AILLEURS – Au repas traditionnel de Pessah du Centre communautaire laïc juif, à Bruxelles, familles et responsables communautaires racontent un quotidien marqué par la menace antisémite, entre mesures de sécurité, inquiétude et résilience.
Par Lorraine Kihl (Le Soir)
Lorsqu’on lui demande d’ouvrir la porte pour aérer, Noam* hésite. « Je ne sais pas si la sécurité est OK avec ça. » Un temps. « Bon, en même temps, que la porte soit ouverte ou ouvrable, ça revient au même en termes de sécurité, non ? » Ou bien ? Il est des dilemmes improbables, sauf à faire partie de la communauté juive, un soir de Pessah. Fraîchement rentré de Suisse où il fait ses études, Noam a rejoint sa famille au Centre communautaire laïc juif pour le seder, un repas de fête traditionnel.
Dans la tradition juive, Pessah est la célébration de la sortie d’Égypte, soit la libération de l’esclavage (Moïse qui coupe la mer en deux pour emmener tout le monde dans le désert pendant 40 ans). Symboliquement, il s’agit de la fête de la liberté et d’un rite de transmission important, puisqu’il revient à expliquer aux enfants l’histoire originelle du peuple juif. Une des quatre fêtes majeures qui rythment l’année. La dernière, Hanoucca, a été marquée…

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