Pourquoi le conflit avec l’Iran est aussi notre guerre, contrairement à ce qu’affirment les dirigeants allemands

VU D’AILLEURS – Le chancelier allemand Friedrich Merz et son vice-chancelier Lars Klingbeil affirment que la guerre contre l’Iran n’est « pas notre guerre ». Malheureusement, il ne s’agit pas d’un choix. Si les Européens veulent préserver leurs intérêts, ils doivent élaborer leur propre stratégie.

Par Daniel-Dylan Böhmer (Die Welt)


Quand une guerre devient-elle notre guerre ? Lorsqu’on la déclenche ? Lorsqu’on la soutient ? Ou dès lors qu’elle nous affecte, même sans participation directe ? Le gouvernement allemand semble réticent à envisager la possibilité d’une mission navale dans le détroit d’Ormuz. Interrogé sur une éventuelle participation à des escortes militaires de navires marchands – allemands ou étrangers – dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale, Friedrich Merz répond que l’Allemagne ne fait pas « partie de cette guerre » et ne souhaite pas s’y engager. Le vice-chancelier Lars Klingbeil se montre encore plus laconique : « Ce n’est pas notre guerre. » La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, tient des propos similaires : « Ce n’est pas la guerre de l’Europe. » Comme si l’on pouvait choisir ses guerres.

Depuis le début des frappes aériennes israélo-américaines fin février…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source link

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *