Depuis le 30 mars 2026, il est possible de visualiser les concentrations moyennes des pesticides dans l’atmosphère, sur la base de données datant de 2022, et ce, dans une vingtaine de territoires en France. Une initiative d’Atmo, le réseau des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air. Avec cet outil baptisé PhytAtmo, l’organisation permet à tout un chacun de vérifier s’il se situe en zone exposée. De quoi nourrir une prise de conscience collective sur les pollutions potentiellement engendrées par les épandages, et “alimenter la décision publique”, comme l’écrit l’association.
Encore faudrait-il savoir à quoi l’on s’expose si l’on fait partie des territoires où l’air est le plus chargé en produits phytosanitaires. Car, comme le reconnaît le réseau, et contrairement à l’eau ou à l’alimentation, il n’existe pour le moment aucun seuil réglementaire à ne pas dépasser en la matière. Résultat : impossible de déterminer si l’on doit se protéger ou même déménager en fonction de ce qu’indique la carte, tant que des recommandations de santé publique n’ont pas été édictées.
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